UNE PETITE HISTOIRE DE LA PIPE Deuxième épisode : Le diable au corps !

Pour ceux qui ont raté l’épisode précédent, l’article se trouve ici : http://www.meshistoiresporno.com/2017/02/22/une-petite-histoire-de-la-pipe-et-du-cunni/

La fellation a souvent été sujette à débats, à controverse et à fantasmes.

Pour rester un instant dans l’antiquité, et contrairement à ce que Pascal imaginait, c’était la langue de Cléopâtre et pas son nez qui faisait fureur. L’impératrice des fellatrices assouvissait en effet ses gourmands penchants sur de nombreux amants (qui en mourraient quelquefois : on ne se fait pas sucer impunément par une reine, fût-elle surnommée « la grande bouche »), sur la garde (on raconte qu’une nuit, c’est sur une centaine de soldats, à la queue leu-leu si j’ose dire, qu’elle exerça ses talents), sur tout le monde, vous dis-je ! De quoi faire tourner la tête !… Et déchaîner les fantasmes…

Parfaitement interdite au moyen-âge mais utilisée comme sexualité alternative quand on voulait se faire du bien sans risquer d’avoir d’enfant (et puis, tout le monde n’aime pas la sodomie), et taboue entre hommes mais tolérée, par exemple chez les marins ou les templiers, la pipe connaît une légère perte de vitesse, et c’est au XVIIIème siècle qu’elle fait son grand retour dans les mœurs, grâce à la littérature ! On peut en effet lire ce croustillant passage, dans Le Diable au Corps (écrit par Andréa de Nerciat à la fin du XVIIIème siècle, et à ne pas confondre avec l’œuvre éponyme de Radiguet), à l’origine de maintes vocations : « Une comtesse est avec un ancien amant, Bellamour : Elle est pour lors à genoux, et si près de son hochet qu’elle ne peut se retenir d’y porter la bouche. C’est un de ses caprices favoris ; Bellamour, qui ne s’en souvenait plus, n’a pas le temps de prévenir cette brusque attaque. Quand il reconnaît qu’il s’agit de plus d’un baiser, il fait un léger effort pour faire démordre la dame ; mais si elle quitte prise pour un moment, ce n’est qu’en demeurant maîtresse du rebelle boute-joie ».

Alléchant, non ?

La semaine prochaine, je conclurai cette petite histoire de la pipe (et du cunni !) par un tour d’horizon de ce qu’est devenue cette agréable pratique au vingtième siècle.

Et d’ici là, pour en savoir plus, plongez-vous dans La fabuleuse histoire de la fellation, de Thierry Leguay, publiée bien sûr à La Musardine, dans la collection Lectures Amoureuse, disponible ici : http://www.lamusardine.com/P15550-la-fabuleuse-histoire-de-la-fellation-leguay-thierry.html

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