interview de Mia Michael

Bonjour à tous et à toutes !

Et voici enfin l’intégralité de l’interview que Mia Michael m’a accordé à l’occasion de la sortie du troisième tome des aventures de Mia Sans Dessous !

Bonjour Mia, Pour des lecteurs qui ne vous connaîtraient pas, pourriez-vous vous présenter et présenter votre héroïne ?

Il n’y a qu’une Mia. Moi, 37 ans, mariée. Je mesure 1 m 63 et pèse entre 48 et 50 kg. Je suis soumise, bi, et sexuellement, j’aime les choses compliquées. J’aime l’aventure, les impressionnistes, Rihanna, Hokusai, l’archéologie, les gens qui me rassurent, parce que je suis très angoissée.

Ma devise : si tu veux la lune, demande-la.

La Mia de mes histoires, c’est mon clone, mais avec 12 ans de moins.

Mia porte le même nom que vous. Voulez-vous que les lecteurs vous assimilent à votre personnage ?

Oui.

Votre livre est délibérément fantasmatique, d’un BDSM complètement débridé et sauvage. Je vous vois comme une auteure qui rejette le réalisme au profit d’un fantasme pur. Êtes-vous d’accord ?

Oui et non. Il y a souvent une base de vrai dans mes histoires. Par exemple le début de Mia 1 est vrai. J’ai travaillé un moment chez des gens riches. « Mia en mousse », j’ai été pêcher des requins au large de Sète avec un paléontologue. Les vendanges, je les ai faites deux fois. Mais, bien sûr, je brode sur cette base. Le début de « Les fesses d’Eva L. » est vrai aussi. À 19 ans, je suis partie seule au Cap d’Agde et j’ai fait des petits boulots comme serveuse dans un petit resto au bord de la plage et j’ai vendu des glaces sur la plage. Être nue dans le village, les magasins, le coiffeur, j’ai beaucoup aimé, tout comme mon héroïne.

De la même manière, j’ai trouvé que le rythme frénétique, avec très peu de temps mort, les scènes érotiques et de sadisme s’enchaînant à un rythme presque cartoon, contribuent à dédramatiser la violence de ce qui se passe. Est-ce une manière pour vous de rester dans un registre récréatif et bon enfant, et de ne pas emmener vos lecteurs vers trop de noirceur ?

Il faut savoir que « Mia sans dessous » est publié sur le Net, à raison d’un épisode par semaine. Il faut que chaque fois Bruce Morgan trouve de quoi faire des dessins.

Mia est une vraie « damsell in distress » à l’américaine, il peut lui arriver les pires choses et elle est pratiquement fraîche et dispose dans l’épisode suivant.

Et j’ai noté aussi que votre texte était émaillé de détails vulgaires, d’effets comiques ou d’incongruité, d’effets de réels bizarres, de métaphores qui puisent dans le registre du grotesque. Quelle est votre volonté, en usant d’un tel dispositif, qui appelle à la fois à l’onirisme et à l’absurde, à un sordide étrangement mis à distance et, parfois, presque parodié ?

Il y a toujours un second degré dans Mia, je suis sûr que vous l’avez aperçu ! Mais sinon, c’est mon humour, je suis une fan de Frédéric Dard. Pour moi, la vulgarité est ailleurs, il y a des choses mièvres, que je ne pourrai jamais écrire.

À plusieurs reprises dans le roman, il est question de nourriture et de boisson, ingérée ou rejetée ; j’ai eu l’impression que les passages scatos, uro, etc., dépassaient le simple exercice de style. Est-ce que vous pourriez nous expliquer quelle importance revêt pour vous cette notion de corps qui avale, et de corps qui évacue ?

Vous êtes vachement sérieux, vous, non ? Quand on écrit des relations de domination/soumission il est fatalement question d’uro/scato, ce n’est pas pour ça que ce sont mes goûts personnels.

D’accord. J’avais pensé y voir une référence à Chabrol ou à Rabelais, comme une façon d’utiliser les fonctions basiques du corps comme une métaphore. Formellement, votre écriture est très orale, avec prédominance de points de suspension et de points d’exclamation, interjections, hésitations. Pourriez-vous nous parler de votre style ? Et de l’effet que vous voulez provoquer sur le lecteur ?

J’ai un style, moi ? Chouette ! Disons que j’aime jouer et puis j’aime que ça bouge. Je veux que mon « style » soit vivant, remuant qu’il attrape les lecteurs aux couilles ou à la chatte ! J’ai une formule concernant mes histoires : « Si les aventures de Mia vous font un peu rêver, un peu sourire et un peu rêver (ou mouiller), alors il me sera beaucoup pardonné »

Que pensez-vous des grands anciens de l’érotisme sadique, comme Sade, par exemple (à tout seigneur, tout honneur !) ?

Je ne trouve pas Sade, érotique du tout. J’ai lu Gamiani de Musset, Pierre Louÿs… sans aimer spécialement.

Avez-vous déjà une idée de la suite des aventures de Mia Sans Dessous ?

Normalement il va y avoir Mia 4 et 5. Bruce Morgan. J’écris aussi des livres qui traite de domination/soumission, mais beaucoup moins trash.

Voilà, j’espère que vous allez me donner une bonne note !

Merci beaucoup Mia, et à bientôt pour la suite de vos aventures !

 

Le tome 3 des aventures débridées de Mia Sans Dessous est toujours disponible : http://www.meshistoiresporno.com/produit/mia-sans-dessous-tome-3/

  1. Alfonce le à
    Alfonce

    Est-ce qu’il existe un vrai Bruce Morgan?
    Et est-ce que l’auteur Mia a beaucoup exagéré ses écrits ou pas trop?

    1. Auteurs Musardine le à
      Auteurs Musardine

      Bonjour !
      Tout à fait : Bruce Morgan est un dessinateur reconnu dans le monde de l’érotisme. Vous pouvez en apprendre un peu plus à son sujet dans cet article : http://lebrunf9.free.fr/bdenfer/au_morgan.html

  2. Kalinda de Prieure le à
    Kalinda de Prieure

    Bonjour,

    Je lis les aventures de Mia avec délectation, une fois par semaine, puisque c’est son rythme.
    Oui, ses histoires sont réellement excitantes. Je me suis plusieurs fois trouvée dans des postures délicates à cause des mots de Mia. Notamment dans un train, à lire un de ses chapitres sans pouvoir me retenir.
    Qu’elle continue longtemps, et que Bruce continue de dessiner pour elle.

    K.

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