Aéroport partie 1

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Frederic Gabriel


lesbien



PARTIE 1

Je suis arrivée à l’aéroport à huit heures du matin, en repensant à la nuit que je venais de passer. Je n’avais certes pas eu mon nombre d’heures, mais je me sentais en pleine forme.Sans doute parce que je venais de passer une nuit comme on n’oublie pas. Rien que d’y penser, je mouillais, et j’avais envie de me toucher.

La veille au soir, j’allais partir, après une journée au comptoir, j’étais sur le parking, quand ma collègue Fatima m’avait interpellé. Je m’étais retournée. Elle m’avait fait un petit signe.

Ça m’avait tordu le ventre de la voir. Si je faisais souvent l’amour avec des hommes, à la base, j’avais un goût immodéré pour les filles, et ce depuis mon adolescence. Si on m’avait la question de savoir si je préférais aller avec un homme ou une femme, j’aurais eu bien du mal à répondre, j’éprouvais beaucoup de plaisir dans les deux cas, mais j’aurais sans doute choisi une fille parce qu’il y avait là quelque chose de plus profond, d’ancré en moi.

Cela faisait trois mois que Fatima était au comptoir avec moi. Elle avait fait comme moi une école, mais avec deux ans de décalage, et comme moi, elle se chargeait de l’accueil des passagers pour les mêmes raisons : elle était trop petite. Il fallait faire plus d’un mètre soixante-et-onze pour être affecté en cabine. J’en faisais soixante-neuf. J’avais un moment pensé faire des étirements avec des poids, puis renoncé. C’était mon rêve que de travailler dans un aéroport depuis que j’étais toute petite. Le sol c’était bien aussi.

Au début, il n’y avait rien eu entre elle et moi. On avait simplement commencé à travailler ensemble. Puis, j’avais été accrochée par une multitude de détails, la joliesse de son visage, ses cheveux, noirs, épais, et luisants, qu’elle attachait pour le travail, mais qu’elle détachait le soir, spectacle qui me fascinait que de voir couler cette masse sur ses épaules, et aussi ce corps aux courbes voluptueuses auquel son uniforme rendait hommage, et pourtant moins que ce qu’elle portait en civil, ces pantalons moulants, ces petits hauts décolletés sous des vestes ou des blousons…

J’aimais la voir ainsi.

Ces derniers temps, quelque chose se passait entre nous. Elle me regardait autrement. Le regard brillant. Elle me frôlait. Un soir, je l’avais regardée du coin de l’œil. Elle me jetait un regard énamouré. Qu’est-ce qui avait déclenché ça ? Peut-être simplement le temps qu’on passait ensemble, depuis trois mois, avait-il permis qu’on se connaisse mieux, qu’on s’apprivoise, et cela avait débouché sur certains sentiments, une certaine attraction.

Et il y avait eu aussi cette scène que j’avais surprise dans les vestiaires, il y avait trois semaines de cela, qui tournait dans ma tête depuis. On avait tous un casier, dans lequel on entreposait nos affaires, et la possibilité de se changer dans cette pièce. Beaucoup d’entre nous faisaient le choix d’arriver en tenue de travail, mais ce n’était pas toujours le cas, et le cas pour tout le monde.

Je m’y étais rendue ce matin-là pour poser mes affaires dans mon casier. La pièce était immense. Je me trouvais  devant les lavabos, à un bout, et je me brossais les cheveux avant d’aller me positionner au comptoir. Je voulais être impeccable, c’était important pour moi. Je l’avais vue passer, à l’autre bout, dans le reflet du miroir, encore en tenue civile. Des talons de près de dix centimètres, des collants et une jupe courte et serrée, un chemisier blanc et un blouson de cuir, les cheveux coulant sur ses épaules…Elle était irrésistible.

Elle ne m’avait pas aperçue, sans grande surprise, puisque j’étais dans l’ombre. J’avais décidé d’aller vers elle, une fois que j’avais eu fini de brosser mes cheveux, qu’ils étaient lisses et brillants.

Je savais qu’elle avait son casier juste derrière le mien, dans la rangée suivante. J’étais reparti dans la ligne de mon casier, pour contourner celui-ci. J’avais entendu les petits gémissements trois secondes avant de tourner pour m’engager dans la rangée. Si je les avais perçus plus tôt, je serais sans doute demeuré en retrait. Mais il était trop tard.

Fatima était installée sur le banc calé en plein milieu du couloir entre les deux lignes de casiers. Elle avait roulé sa jupe courte à sa taille, tiré son collant à ses genoux, et sa main fouillait sous la culotte blanche qu’elle portait dessous. Elle avait les jambes bien écartées, et yeux clos, elle se caressait avec vigueur, en gémissant. Sa main bougeait rapidement et c’était comme s’il y avait une petite bête dessous… J’ai vu, nettement vu le tissu de la culotte se saturer de l’humidité des jus qui coulaient d’elle. Je ne voyais pas son sexe, sa main dessus, mais c’était encore plus excitant ainsi. Mon corps s’est embrasé, et j’ai basculé de la raison à la folie. J’avais une folle envie de me caresser moi aussi. Le mieux ça aurait été qu’elle me caresse d’une main, pendant que de l’autre, elle se donnait du plaisir.

Mais plus simplement, et parce que la vie est mal faite, elle a joui seule, dans un long orgasme qui l’a tendue, cambrée.

Je me suis éclipsée, le ventre en feu. Je n’avais même pas le temps de me donner du plaisir, de me soulager. Je suis partie travailler.

Quand elle est arrivée au comptoir, dix minutes plus tard, je l’ai regardée, si nette, ni éthérée. Je me suis demandée si elle avait mis une autre culotte ou si elle avait gardé celle-ci. J’ai eu un instant envie de lui poser la question, et si elle en avait mis une propre, qu’elle me donne l’autre comme support à mes rêveries intimes.

Le temps avait coulé, et elle était derrière moi, dans son uniforme d’hôtesse, qui courait vers moi, enfin qui essayait, parce qu’avec ses talons, ce n’était pas facile.

Tu veux me ramener ? Je viens de louper le bus.

Elle habitait à une demi-heure de chez moi. Je lui ai dit :

D’accord.

Et j’ai débloqué les portières. On a grimpé à l’intérieur. Quand elle s’est installée, sa jupe, qui lui arrivait quand elle était debout à mi cuisses, a largement remonté, jusqu’au haut de celles-ci, me donnant à voir l’intégralité de ses jambes, particulièrement bien dessinées, mais ça je l’avais déjà remarqué. Ce qui m’a le plus surpris c’est que ce jour-là, elle n’avait pas de collant, mais des bas stay-up, qui laissaient le haut de ses jambes à nu. J’ai nettement vu aussi le triangle rouge de son slip. J’ai senti mon ventre devenir tout chaud, et en même temps, mes sécrétions se mettre à couler. Très stupidement, sans doute, je lui ai demandé :

Mais tu mets des bas stay-up ?

Et pourquoi pas ? Toi, tu as un collant ?

Elle s’est redressée, penchée sur moi. Elle a posé sa main sur ma cuisse. Moi j’avais un collant plus classique. Sentir la chaleur de sa main sur moi, à travers le lycra,  m’a fait tourner la tête. De cette main, la chaleur est remontée en moi, envahissant tout mon corps.

Tu es belle m’a-t-elle dit.

Elle  remonté doucement sa main, plus haut sur ma cuisse, passant à l’intérieur, dans l’aine, puis elle a effleuré ma culotte, un bref instant, mais un instant suffisant pour que je sente sa caresse sur moi, appuyée…Ça a été tellement bon que j’ai failli jouir, et senti qu’un grand trait de mes sécrétions venait tremper le tissu… J’ai poussé un long soupir. Sa main a continué sa course sur mon autre aine, venant sur la cuisse opposée.

Si tu veux, je te donne tout. Mes jambes, mon ventre, mes seins. Tout. Qu’est-ce que tu en dis ?

Elle s’est tournée plus vers moi pour me faire voir ce qu’elle m’offrait. Elle m’a souri, le regard en feu, le sourire sans équivoque. Pour mieux vendre la marchandise, elle a défait un bouton de son chemisier, l’a écarté, me donnant à voir un soutien-gorge bien rempli, assorti au slip que j’apercevais entre ses cuisses. Elle a plongé la main dedans et en a extrait un sein, qu’elle a mis à l’air libre, le soutenant par en dessous, pour m’en faire voir la rondeur, ornée d’une auréole rose et d’un téton que l’air a fait durcir. Elle l’a rangé.

Je me suis tournée et j’ai lancé le moteur, les mains tremblantes.

Je te ramène.

Je ne sais pas très bien ce qui m’animait à ce moment. J’étais sans doute partagé entre l’envie d’elle et le souhait de ne pas y succomber, du moins immédiatement. Je ne me voulais pas aussi prévisible. J’avais le ventre en feu, et l’envie qu’elle me caresse, de ses doigts et de sa bouche, et sans aucun doute, de lui rendre la pareille.

Je me suis engagé, hors du grand parking, sur le périphérique. Restée dans la même position, elle a entrepris de se caresser, promenant la pointe de ses doigts sur le tissu du slip que tendait son sexe. Ça lui faisait une énorme moule, et on voyait distinctement la fente au milieu. Pour m’aguicher, elle avait du mettre un slip trois fois trop petit. Un œil sur la circulation, l’autre sur elle, j’ai vu les premières tâches d’humidité faire leur apparition, et son visage changer, reflétant le plaisir qu’elle pouvait éprouver.

Ce serait mieux si c’était ta main…Ou ta langue…

Je me suis dit que, décidément, le trajet allait être difficile.

On a passé un quart d’heure sur le périphérique, avant que je n’arrive aux embranchements qui nous permettraient de revenir chez nous. Si je prenais le premier, je pouvais la ramener chez elle. Le deuxième c’était pour aller chez moi. Mais je pourrais passer par des petites rues et des avenues pour revenir.

C’est quand je me suis engagé sur l’embranchement qu’elle a amené ses mains à sa taille, et qu’elle a commencé à faire descendre son slip, l’arrêtant à ses genoux. J’ai eu ainsi la première vision de sa vulve, et j’ai du faire un énorme effort pour continuer à fixer ma direction. Elle avait une grosse moule, deux babines épaisses, entre lesquelles sortait un impressionnant paquet de lèvres qui, libérées, se sont étirées à l’extérieur, toutes roses. Elle ruisselait avec une abondance impressionnante, un liquide visqueux et luisant coulant d’elle, qui avait inondé le tissu, et faisait briller ses chairs intimes.

J’ai freiné, pour me garer devant un entrepôt fermé.

Je crois que je ne vais pas tenir plus longtemps.

Viens sur moi, je n’attends que ça.

J’ai coupé le contact et j’ai plongé sur elle. Son goût, amer, m’a rempli alors que je promenais ma langue sur elle. Après des semaines, ce désir, refoulé, mal formulé, aboutissait enfin. Elle s’est mise à gémir, alors que mes doigts et ma bouche s’activaient sur elle. Ma langue sur ses lèvres, mes doigts remplaçant la remplaçant, alors que je venais sur son clitoris, mon index remontant pour le décapuchonner, la pointe de ma langue appuyant dessus, la faisant crier. Son clitoris a grossi, s’est allongé. Je l’ai travaillé de la pointe de la langue, en même temps que je griffais, de mes ongles, l’intérieur de ses lèvres. Quand j’ai réuni deux de mes doigts et que je les ai glissés en elle, elle a poussé une sorte de long cri étouffé. Ça a été comme ça, ma langue sur son clitoris et deux doigts bougeant en elle que je l’ai faite jouir. Il y a eu un premier orgasme, puis un autre, et encore un autre…Le dernier s’est accompagné d’un crachement de sécrétions qui m’a éclaboussé…Je me suis redressée, maculée… J’en avais sur le visage, le cou, le chemisier et mon tailleur. Heureusement qu’on avait un panel d’une dizaine de tenues, veste et jupe ou veste et pantalon… J’ai glissé ma main sous mon collant et dans ma culotte, trouvant mon sexe dans le même état, dilaté, coulant, mon clitoris tout gonflé…Je me suis caressée…Je n’en pouvais plus. Mon orgasme m’a traversée, me remplissant de chaleur et de lumière.

Elle s’est redressée, me proposant :

Viens chez moi… On passera une soirée intéressante.

Ça a été le cas. Le lendemain, je suis repartie tôt chez moi. On s’était endormies à deux heures du matin, dans les bras l’une de l’autre. Je me suis dégagé de son étreinte, la tête pleine d’images. Ça avait été…Exactement ce que j’avais espéré. Un véritable feu d’artifice. Des moments allaient tourner en boucle dans ma mémoire… Quand nous avions collé nos sexes l’un à l’autre et que nous nous étions caressées ainsi, en sentant le relief de l’autre et en jouissant  je ne sais combien de fois, nos jus se mêlant…Quand elle avait sorti le long gode violet d’un tiroir et qu’elle s’était harnachée pour me pénétrer, me le laissant ensuite pour que je lui rende la pareille une fois qu’elle m’ait eu fait jouir jusqu’à l’épuisement. Non je ne risquais pas d’oublier de tels moments…

Chez moi, j’ai pris une bonne douche, et je me suis changée. J’ai mis mon tailleur au linge sale, après l’avoir reniflé. Il puait les sécrétions de Fatima. J’espérais qu’on pourrait remettre ça ce soir, mais ça n’était pas évident car nos horaires, qui changeaient constamment, n’étaient pas toujours en harmonie.

Je me suis changée, je me suis maquillée et parfumée. J’étais de nouveau présentable. Je me suis examinée, critique, dans la glace. Une fille de vingt-trois ans qui avait fait une école agréé par la Direction Générale de l’Attestation Civile, et qui avait passé sa CCA tout en sachant qu’elle devrait rester au sol, mais qui ne désespérait pas de devenir un jour PNC, personnel navigant commercial. Une petite brune d’un mètre soixante-neuf, soit deux centimètres de moins qu’il n’aurait été nécessaire, au minois et au corps fin, avec des formes pleines sur lesquelles beaucoup posaient leurs yeux.

Il était temps pour moi de repartir à l’aéroport.

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