« Amande… »

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initiationromancesoft



Paris, Café de Flore, une belle et douce journée de printemps, 2018…

Je viens de passer un énième entretien d’embauche. Cette fois, c’était pour une boîte qui propose des balades touristiques sur la Seine, à bord de bateaux-mouches, mais aussi des excursions dans la ville Lumière, en Normandie, en Bretagne ou encore dans les châteaux de la Loire.

Il me reste du temps à tuer avant de rejoindre la gare du Nord et de monter dans le TGV qui m’emmènera jusqu’à Lille-Europe. De Lille, je devrai choper un autre train avant de retrouver ma ville chérie de Boulogne sur Mer.

J’ai décidé de faire une halte au célèbre Café de Flore, là où des auteurs illustres comme Hugo, Verlaine ou Apollinaire ont dû fouler les pieds. Moi, ça tenait du rêve de gosse.

Au serveur élégamment habillé (notamment d’un nœud papillon), j’ai commandé une pinte de Guinéennes. Pinte qu’il me sert avec cérémonie, sur un bock. J’en absorbe une gorgée. Le breuvage froid et ambré me descend jusque dans le ventre, me rafraîchit et me décoince. Je peux un peu lâcher du lest et me détendre. J’ai juste envie de ne penser à rien. J’ai juste envie de prendre du bon temps pour moi.

Mais ça, c’était avant… Avant que cette petite blonde n’entre dans le café, avec un petit essaim d’amies à ses côtés. Petite, hum… façon de parler. Plus rien n’a d’importance à présent. C’est comme si les dégâts sont déjà perpétrés.

Elle mesure bien un bon mètre soixante-quinze. Ses cheveux longs, blonds et ondulés me font penser à ceux de l’actrice américaine Jessica Alba quand elles les portait ainsi, il y a encore peu de temps (une actrice pour qui j’avais un faible quand j’étais adolescent…) Un bleu particulièrement turquoise remplit ses yeux. Un bleu semblable à l’eau des lagons, comme dans les océans Pacifique et Indien. Je crois que je vais me noyer dans ces yeux d’un bleu digne des eaux profondes. Je ne vois qu’elle malgré les rires qu’elle échange avec ses amies dont j’entends les prénoms à travers les bribes de conversations qui me parviennent et que j’intercepte : Margaux, Sophie, Maëva… Oh oui, je ne vois qu’elle… Je me noie déjà dans ses yeux bleus, très clairs.

Les ondes de la FM du poste radio du café et relayées par des hauts-parleurs relayent un tube des années 1980 : Corps à corps du groupe Images. Station : RFM. Fréquence : 103.9

Elles s’assoient à une table, juste à côté de la mienne. Margaux et Sophie me tournent le dos. Maëva et la petite blonde aux yeux couleur menthe à l’eau sont dans ma ligne de mire. J’ingurgite une seconde gorgée de bière. Le garçon de toute à l’heure se dirige vers la table des jeunes femmes et prend leur commande :

Café allongé, avec sucre. S’il vous plaît. (minauderie, petit sourire, yeux de biche : Maëva, la grande gueule du petit groupe)

Un chocolat viennois. (Margaux)

Un diabolo menthe pour moi, ce sera. (Sophie)

Quant à toi, ma petite Amande, ce sera quoi pour toi ? Un beau gosse qui a un beau nœud papillon ? (Maëva s’adresse à ma petite blonde aux cheveux blonds ondulés. Mais pourquoi l’appelle t-elle Amande ? Est-ce son prénom ?)

Je voudrais un thé aux fruits rouges, si vous avez… s’il vous plaît. Bien infusé. Avec un seul sucre. S’il vous plaît.

« Je suis tombé sous le charme… » : Christophe Maé est à présent à l’honneur sur les ondes de la FM, et moi… je suis aussi sous le charme. La petite blonde a une texture vocale bien à elle, une personnalité sonore qui lui est propre, et…j’aime ce genre de choses. Et… j’en tombe raide dingue, sans même lui avoir adressée la parole. A cet instant précis, je fais quelque chose qui scelle mon sort : je jette un regard en direction d’Amande. Et… surprise ! Nos yeux sont braqués les uns vers les autres et les miens se retrouvent noyés dans ses yeux bleu océan.

Mes yeux rencontrent les siens. Pareil regard mérite attention. Inconsciemment, je saisis ma pinte et bois une gorgée de bière, pour me donner une relative contenance parce que je suis troublé. Le temps de reposer le verre sur le bock, Amande ne me regarde plus. Elle regarde ses amies alors qu’elles sont dans une discussion 100% filles, et que cette discussion perdure :

Si vous saviez à quel point je suis heureuse avec Esteban. C’est la première fois qu’un mec me fait vibrer et pas seulement au niveau de mon clitoris ou de ma chatte… J’ai envie de lui dire « Te quiero, mi amor ! » à mon bel espagnol. (Maëva)

Moi, je suis comblée avec Dimitri. Je vous jure ! Des petits plats… Des bouquets de fleurs… Des billets doux… De tout petits baisers… Sa main dans mon cou… Son corps contre le mien. Toute cette attention qu’il me porte dans la rue comme dans notre lit… Wouah ! « Ti amo, amore mio ! » (Margaux)

Mais où est-ce que vous les trouvez, vos beaux éphèbes, vos dieux du stade ? Dites-moi enfin quoi ! Sérieux les filles ! Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui récoltent tous les suffrages ? Expliquez-moi ! Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? J’ai un travail qui me plaît et qui paie bien, mon appart’ bah j’ai rien à redire dessus depuis que je l’ai redécoré à mes goûts, je m’efforce d’avoir un beau sourire aux lèvres, mes seins sont gros et je sais que mon cul fait saliver ces pauvres diables. Sérieux, mes cocottes, qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit, moi aussi, d’être avec quelqu’un et d’être heureuse ? (Sophie)

Je crois que c’est parce que tu n’as pas trouvé le bon, celui que tu auras dans la peau et qui saura te faire vibrer… Un peu comme c’est le cas pour moi, avec mon bel hidalgo. (Maëva à Sophie)

Bla bla bla… Bla bla bla…

Si tu croyais que tu allais t’en tirer à bon compte, Amande… Tu te fous le doigt dans l’œil ! Tu ne t’en tireras pas comme ça, ma choupinette. Tu ne nous dis jamais rien alors que nous, on te fait saliver avec tous nos mecs et toutes nos histoires croustillantes. Raconte-nous ! C’est juste pas possible qu’il ne se passe rien dans ta vie. Avec ton beau sourire, tes beaux yeux bleus clairs, ton corps sexy, tes belles fesses… Allez ! Déballe ton sac, ma grande ! Ne me dis pas que tu ne fais pas tourner la tête d’un danseur hip-hop métisse ou d’un de ces guides touristiques qui étalent leur science dans tout Paris… (Maëva à Amande)

Bla bla bla…

C’en est trop pour moi. J’ai besoin de faire une pause, d’échapper à leur conversation. Je me lève de ma chaise, quitte ma table, passe devant l’essaim des filles puis rejoins les toilettes. Je m’enferme dans le WC messieurs. Pourquoi ces bavardages entre filles me font-ils autant d’effet et pourquoi ces sous-entendus sur la petite Amande me plantent-ils ce coup de poignard dans le ventre ? Non… Je ne peux pas succomber si facilement à la petite blonde aux yeux bleu turquoise… alors qu’elle est une inconnue parmi des millions sur Terre !

Pardon les filles, mais… J’ai… J’ai… Je dois aller aux toilettes. Un… Un petit besoin à faire… Je reviens… (Amande) (Elle se lève, s’éloigne, et se dirige vers les toilettes, ses bottines en faux daim aux pieds)

Mes chéries… Combien vous pariez alors ? Moi, je suis sûre que c’est parce que c’est ce morceau de premier choix qui vient à peine de passer devant nous, avec ses lunettes, et ce jean slim gris qui lui fait un beau petit cul. Très joli petit cul appétissant même. Je les toucherais bien, ses fesses, et même plus;)… (Maëva à Margaux et Sophie)

Mais tu ne penses qu’à ça, TOI ! C’est pas possible ! Tu es…incorrigible, Maëva ! Et si notre petite Amande avait juste besoin d’intimité et d’un petit moment à elle ? C’est pas trop te demander, non ? Après tout, rien nous dit que c’est cet homme qui a mis ses hormones en ébullition et que c’est pour ça qu’elle est allée aux toilettes, enfin ! (Sophie à Maëva)

(Dialogue animé entre les trois jeunes femmes, chacune restant campée fermement sur ses positions)

(Dans le même temps, aux toilettes…)

Je reste dans les WC messieurs pendant un petit moment, je ne sais pas combien de temps. J’ai besoin de réfléchir… Non ! Je ne peux pas avoir eu direct un coup de foudre ! C’est impossible ! Non… Si ça se trouve, elle sera partie avec sa bande de copines quand je reviendrai dans la salle… (Allez Benoît ! Ressaisis-toi ! Tu dois l’oublier. Il le faut. Tu n’as pas le choix.)

Au même moment, dans les WC dames…

Il est beau, putain ce qu’il est beau. J’aime qu’il me regarde. Je me sens belle et désirée ainsi. Minute… Je ne serais quand même pas … par hasard ? (Amande parle toute seule, plonge une main dans son shorty Aubade rose bonbon en dentelle) Ce mec… me fait mouiller et me rend chaude comme de la lave en fusion. Et dire qu’il ne m’a pas fait quoique ce soit ! Quand on s’est regardés, j’avais raison : il y avait bien ce quelque chose entre nous même si ça n’a duré qu’une poignée de secondes. Il est beau, putain ce qu’il est beau… Et ses lunettes… Et sa démarche puissante… Et ses belles épaules… Je le déshabillerais bien;) et lui planterais bien mes ongles dans sa chair… Oh oui ! Je ferais bien des cochonneries avec lui;)

(Je fais mes besoins, côté hommes)

(Elle fait ses besoins, côté femmes, et se nettoie vite fait à l’aide d’une lingette intime)

(Je sors des WC hommes et vais vers le lavabo mixte des toilettes pour me laver les mains)

(Elle sort des WC dames et va vers le lavabo mixte des toilettes pour se laver les mains et pour vérifier si son maquillage n’a pas coulé)

« Viens on s’aime / On s’en fout / De l’amour / De la bienséance / Viens on s’aime / Et c’est tout / On f’ra attention dans un autre vie… » : plusieurs chansons ont été diffusées, et c’est au tout maintenant du dernier tube de la nouvelle valeur montante de la chanson française-un certain Slimane-de passer sur la FM.

Au moment où je m’apprête à quitter les toilettes, qui je vois ?… Ma petite blonde aux yeux très clairs ! Je m’apprêtais à faire un mouvement vers la clenche de la porte, mais la jeune femme se met soudain en travers de mon chemin.

Excusez-moi, mademoiselle, mais j’aimerais sortir des toilettes, s’il vous plaît, et vous…vous m’en empêchez.

Excusez-moi mais si je n’en ai pas envie, moi ?

Pardon ? Vous plaisantez, j’espère ?

Vous croyez que je suis en train de plaisanter, là ?

Écoutez…

Taisez-vous ! VOUS, écoutez-moi ! C’est vous qui allez m’écouter ! Vous m’avez dévorée des yeux toute à l’heure. Ne dites pas le contraire ! J’ai vu vos yeux dans les miens, je les ai vus s’y perdre. Ne mentez pas ! Qu’aviez-vous en tête ?

Mais rien, voyons !

Vous mentez ! Vous rêviez de vilaines choses ? De vilaines choses avec moi ? De votre visage entre mes cuisses ? De vos mains sur mes seins ? De vos lèvres sur mes seins ? De votre queue en moi ? Ne mentez pas !

Je… Je…

Ne mens pas ! Toi, avec tes lunettes… Moi j’ai envie de vilaines choses avec toi.

(Mais qu’est-ce qui lui prend de me tutoyer, comme ça, on ne se connaît ni d’Ève, ni d’Adam !)

(Elle me prend la main, me fait relever l’ourlet de son chemisier blanc en soie et aux boutons de nacre, glisse nos mains à l’intérieur de son jean, sous la dentelle…humide de son sous-vêtement, contre son clitoris, fait mes doigts effleurer puis taquiner puis masser ses grandes lèvres avec mes doigts.) (Dans le même temps, nos lèvres se rencontrent. Premier baiser… Baiser violent, baiser mouillé. Nos dents s’entrechoquent. Nos langues dansent ensemble un tango labial, buccal, lingual sensuel. Nous râlons, émettons des bruits de plaisir, nos deux voix s’unissent. J’aime ce baiser.)

Ça, c’est toi. C’est ton regard qui m’a rendu et me rend encore toute chose. Tu le sens mon liquide d’amour sur tes doigts ? Tu le sens chaud et doux sur ta peau ? Je mouille pour toi. Et… je n’ai pas envie que mon désir reste vain et insatisfait.

(Elle me prend de nouveau la main et la mène hors de son jean. Elle me fait de nouveau relever l’ourlet de son chemisier. Je le lui enlève.)

Surprise… Elle est nue sous son chemisier. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Elle a une peau de lait, pâle, crémeuse. Son nombril n’est pas orné d’un piercing. Son ventre est plat. Elle me prend un main et la pose sur son sein droit.

-Tu les aimes, mes seins ? Mes petits seins… Enfin, pas si petits que ça.

(Ses seins sont parfaits pour mes mains. Ils sont en poire. Ses tétons pointent de désir. Elle a de beaux mamelons aux aréoles roses. Je…les…aime.)

Tu vois comme ils pointent ? C’est toi qui me rends folle de désir.

Ni une, ni deux : d’un doigt, j’effectue un mouvement de haut en bas sur le téton droit alors que je prends avec précaution son sein gauche dans la paume de mon autre main. Sa respiration en devient plus saccadée. C’est alors que je donne un, puis plusieurs petits coups de langue sur le téton gauche (elle en gémit, elle halète) tandis que je titille celui de droite de mon doigt.

Mes lèvres prennent le relais de ma langue sur le sein gauche. Ses tétons n’en sont que plus dressés encore. Elle commence à prendre son pied, je l’entends aux chants d’amour qui jaillissent de sa gorge. Ainsi donc, je peux la faire jouir rien qu’en me focalisant sur sa poitrine menue ? Intéressant… Mais… Ne dit-on pas que le plaisir est plus intense que lorsqu’il est différé ? Je me fais pervers, et je remonte… Je remonte en direction de son front, de ses oreilles (j’en profite pour lécher et mordiller ses lobes), de son nez, de ses joues, de ses lèvres au goût…pêche… Hmmm… Je tombe raide dingue de son gloss qui rend ses lèvres plus brillantes et plus délicieuses encore à goûter – de sa mâchoire et de son menton (où je dépose de tout petits baisers légers), de son cou (que je lèche jusqu’à atteindre un point sensible qui la fait tanguer et presque voyager au septième ciel.)

Encore ! S’il te plaît… Encore ! Je vais… Je vais jouir ! S’il te plaît… Je veux jouir ! Reviens sur mes seins et fais-leur l’amour comme ils le méritent ! Je veux que tu me tètes. Je veux sentir tes lèvres et ta langue sur moi…

Les hauts-parleurs du café, eux aussi présents jusque dans les toilettes, diffusent She Drives Me Crazy (tube certifié millésime 1989) du groupe Fine Young Cannibals. Par-dessus la voix du chanteur, je chantonne en français : « Je vais te rendre folle, hou hou… »

Rends-moi folle ! Encore ! Encore ! Jamais personne n’a autant aimé et honoré mes petits seins autant que toi. Encore !

(Elle pose sa main sur l’arrière de ma tête pour me rapprocher de sa poitrine, comme pour que j’y goûte un délicieux nectar.)

Je suce ses petits seins puis je la regarde le temps d’un instant : sa confiance me bouleverse. Ses yeux sont en forme d’amande. Amande ? Je comprends mieux à présent…

Comment t’appelles-tu ?

Pas de prénoms.

Puis-je t’appeler Amande ? Et moi, comment m’appelleras-tu quand je te ferai perdre pied ?

Ça n’a pas d’importance. Je t’appellerai comme je voudrai.

(Je me délecte des seins de ma petite blonde aux yeux océan. Je me délecte de ses gémissements. Elle halète. Elle me maintient encore plus la tête contre sa poitrine.)

Jamais… je… n’aurai… pensé… que… ma… petite… poitrine… rendrait… un… homme… dingue. C’est… bon… Con… ti… nue ! Oui ! Oui ! Oui ! (Elle soupire entre chaque mot. Je sens qu’elle va bientôt jouir.)

Elle tremble. De plus en plus. Elle gémit. Elle gémit. Et soudain… Elle se cambre violemment. Son dos se courbe violemment alors qu’elle pousse un cri libérateur de tous les diables. Un…

Ne t’en vas pas. S’il te plaît. Tu ne vas pas t’en tirer comme ça. Je vais te rendre la monnaie de ta pièce. Tu sais t’y prendre avec les femmes… Laisse-moi te montrer mes talents à moi… Détends-toi…

(Pour plus d’intimité, elle me prend la main et m’entraîne avec elle, dans les WC dames)

(Elle ferme la porte des WC dames à double tour pour que personne ne rentre et ne nous surprenne)

(Elle me retire ma ceinture, abaisse la fermeture éclair puis ouvre le bouton de mon jean. Elle descend mon jean puis mon boxer)

(Mon sexe en érection jaillit) (Elle me regarde dans les yeux, avec des yeux malicieux et diaboliques. Elle s’agenouille)

Que tu es bien membré ! Ta queue, elle…est…à…moi !

(Elle m’empoigne de sa main droite et effectue de petits puis de rapides mouvements de va-et-vient, avant de donner des coups de langue rapides sur le gland. Une toute petite goutte de sperme perle sur le méat de mon gland. Elle la lèche, puis lèche mon pénis de haut en bas et de bas en haut. Ma queue en est lubrifiée. Elle me saisit à la base. De temps à autre, elle me foudroie de ses yeux, comme pour être sûre de l’effet qu’elle produit sur moi. Elle taquine et titille mon gland. Elle sait me caresser comme j’aime. Elle sait prendre mes bijoux de famille dans la paume chaude de sa main et les faire rouler. Ça me fait gémir tellement c’est agréable. Elle va même jusqu’à stimuler mon périnée du bout des doigts et avec le plat de sa langue, pour atteindre ma prostate. Ciel ! Mon Dieu ! D’habitude il n’y a que moi qui sache me procurer CE plaisir… Pitié ! Qu’elle continue…)

Tu aimes mes seins ? (Elle me prend dans sa main et me tapote le gland sur ses tétons) Moi, j’aime ta queue. Elle n’est pas trop longue. Elle est comme je les aime. J’ai du plaisir à la prendre dans ma main et à la voir s’épanouir. Le plaisir que tu viens de me donner… Je suis toute trempée. Ne laisse pas mon désir vain et insatisfait ! Je VEUX sentir ta bouche et ta langue sur moi. Encore ! Encore !

(Elle me reprend dans sa bouche, contre sa langue. Je glisse une main dans ses cheveux ondulés, pour les caresser…et pour la guider)

(Elle arrête sa fellation. Elle se remet debout. D’un air de défi, elle me regarde…)

Je ne t’ai pas fait jouir… C’est fait exprès… Hmmm… Hmmm… C’est parce que je te veux en moi… Remplis-moi ! Satisfais-moi ! Je t’en prie…

You and I du groupe disco anglais Delegation résonne… Amande fait un demi-tour sur elle-même. Elle me présente ses fesses, ses belles fesses. D’un regard lourd de sens, elle me fait comprendre qu’elle me fait confiance. Alors je pose (je dois dire…timidement) mes mains sur son fessier. (Je fantasmais sur les chanteuses R&B américaines des années 2000 dont on voyait souvent les fesses se déhancher sur MTV ou sur MCM. Amande, ELLE, est bien réelle.) Je lèche l’une de ses fesses d’un petit coup de langue, puis gratifie l’autre fesse d’un second coup… Elle halète.

Ne laisse pas mon désir vain et insatisfait !

J’embrasse ses deux fesses, l’une après l’autre. Elle me regarde, sa tête tournée en arrière, vers moi. Dans ses yeux, je lis la confiance, le désir, le plaisir. Alors, j’écarte ses jambes, ses belles jambes légèrement musclées et agréables à regarder. Je pose mes mains sur ses fesses et les palpe. Je les caresse avec le plat de la main. Puis, comme si je l’entourais de mes bras, telle une pieuvre qui attrape une proie avec ses tentacules, j’atteins le bouton de son jean et l’ouvre. Je descends la fermeture éclair. Puis, c’est au tour du jean bleu de descendre. Que vois-je ? ? ? Le bas du corps de ma belle n’a rien à envier au haut. Elle a de belles jambes, musclées jusque comme il faut. Elle porte un shorty en dentelle, d’un rose bonbon et… coquin. Elle porte une paire de bas autofixants noirs. Sexy girl… J’ai envie de goûter sa peau crémeuse. Je suis sûre qu’elle est un délice pour les papilles… Je recommence mon manège d’il y a quelques instants, mais, ce coup-ci, sur sa peau nue et offerte.

De deux doigts plutôt timides au début, j’effleure sa vulve toute trempée, sa vulve qui gonfle, rougit et se dilate de par le désir. J’embrasse ses cuisses à travers le shorty en dentelle qu’elle porte encore et toujours. Je dépose un petit baiser sur son intimité, à travers la dentelle délicate, sur ses grandes lèvres. Son liquide d’amour n’entre pas directement en contact avec ma bouche. Le petit morceau de dentelle est encore un Rubicon qui nous sépare, elle et moi.

Je me décide de l’écarter de mon chemin, alors je le descends lui aussi, le long de ses jambes, avant de le lui ôter, et je lèche tout doucement ses grandes nymphes, rougies par le désir et gonflées par le plaisir. Mon nez contre sa toute profonde intimité… Du sucre, des fleurs… Je devrais en prendre discrètement un échantillon, y mettre ma marque et y déposer un brevet. Son minou a un vrai parfum.

Pour moi, lécher une femme, ça demande de l’intimité, du désir, un je-ne-sais-quoi. Elle est Eve. Elle me tente. Blonde, tout sourire, offerte… Elle n’a gardé qu’une toute fine toison pubienne. J’y glisse mon nez pour la humer, j’y glisse mes doigts pour me faire une idée de sa texture. Ses poils sont doux. Ça se voit qu’elle les entretient avec soin. Je les aime. Et elle… elle me plaît. De plus en plus. Alors, mon visage est encore entre ses cuisses. Ses jambes sont écartées. Dans un premier temps, j’ignore son clitoris, et je me doute bien que c’est là qu’elle veut que je mette la langue. Non… Avec le plat de la langue, je lèche l’entrée de son intimité. Je masse, lèche et suce ses lèvres intimes avec gourmandise. (Elle halète. Elle gémit.) Je me décide alors à écarter ses grandes lèvres. Et là, que vois-je ? Des belles petites lèvres gonflées et rougies. Un petit bouton dressé. Le petit bouton magique de mon Amande. Son pénis (enfin, l’équivalent chez les femmes du pénis masculin) féminin est gonflé, lui aussi, et même si mes caresses buccales et linguales la font de plus en plus mouiller et donner de la voix, j’attends le moment propice et qu’il soit à ma merci pour que je veuille enfin y porter toute mon attention. J’aime ce parfum féminin intime, si enivrant, si sexuel. J’aime SON goût à elle. Si ma queue est devenue sa sucette préférée, alors Amande est la friandise dont je raffole à compter de ce jour.

Mon visage est entre ses cuisses, et même si je la lèche par-derrière, elle tourne parfois la tête vers moi, pour me regarder faire. Je peux voir ses yeux tantôt clos, tantôt en amande. Et quand elle ne me regarde pas, elle me maintient la tête tout contre sa féminité chaude, sucrée, trempée. Je la lèche avec plaisir, avidité et délectation… Tantôt des petits coups de langue sensuels, tantôt des coups de langues plus rapides. Amande y prend visiblement du plaisir à ce que je vois et à ce que j’entends : elle s’efforce à me maintenir contre elle… son bassin et son derrière vont à la rencontre de ma bouche… sa respiration est plus brève et davantage haletante… sa chair rougit… elle inspire et expire… sa poitrine se soulève… C’est A CE MOMENT que je décide de taquiner timidement (dans un premier temps) le bouton d’or de ma belle. Si je m’y étais pris plus tôt, ça n’aurait pas été forcément agréable pour elle. Tandis que là… Amande halète, soupire, gémit longuement. Elle remue ses belles fesses contre mon visage. Son bassin ondule. Elle savoure le plaisir que je commence tout juste à lui procurer. Elle imprime son rythme. Elle sécrète encore plus de cyprine. Jamais une fille n’avait autant mouillé à mon contact, pour moi (je me remémore ces filles que j’ai connu avant la petite blonde aux yeux lagon. Elles avaient froid aux yeux. Elles étaient sur la réserve. Elles voulaient qu’on reste au final amis… J’ai perdu mon temps avec elles. Si seulement Amande ou bien une FEMME comme elle avait croisé mon chemin beaucoup plus tôt…)

Toi… Toi… Tu sais ce que j’aime. Tu as de l’instinct. Tu t’y prends comme il faut. Tu me comprends. Tu sais ce que dont j’ai envie, ce que j’aime. Allez ! Allez ! Oui ! Oui ! Encore ! Encore ! Encore ! Tu la sens ma mouille sur ton palais ? Tu le sens mon bouton d’amour vibrer sous les coups de ta langue ? Mon corps est tombé amoureux du tien… Mon corps est à toi… Ne t’arrêtes pas ! Ne t’arrêtes pas ! Ne t’arrêtes pas ! O mon dieu ! O mon dieu ! Merde ! Je vais… Je vais jouir !

Le mouvement de ses fesses contre mon visage devient plus frénétique, plus rapide, plus rythmé. Elle pousse encore un cri libérateur de tous les diables. Deux… Le petit coup de langue de trop que je donne sur son clitoris la fait grimacer. Il redevient trop sensible. La moindre caresse, la moindre pression, la moindre succion sur son clitoris pourrait lui faire mal. Je me consacre alors encore un peu à son vagin.

Je plonge un premier doigt, puis un second. Je caresse la paroi de sa grotte d’amour d’un mouvement circulaire de mes doigts. Je récolte un petit peu de sa cyprine et m’en vais tout timidement titiller et faire la rencontre de son petit trou en utilisant la pointe de ma langue. Je ne l’avais jamais fait à aucune fille jusqu’à aujourd’hui. Je suis…curieux. Amande me donne envie d’oser. Je sais que c’est très intime, beaucoup plus intime encore qu’un cunni. Mais voilà… Je me sens bien avec Amande. Elle me fait confiance. Et puis j’ai aimé et j’ai pris pas mal de plaisir quand elle m’a pris dans sa bouche, entre ses lèvres. Moi, je suis curieux, et je veux découvrir les petits recoins de son corps. C’est comme ça. Je ne me contente que de poser ma langue. D’en utiliser le plat et la pointe. De la faire tournoyer autour et sur son petit trou. De titiller ma petite blonde. D’ailleurs… Elle se cambre. Elle halète. Elle pousse de tout petits gémissements, de temps à autre. Elle a l’air sensible du cul. Et moi, j’aime lui faire cette feuille de rose. Mais, et même si nous en avions envie, je ne la sodomiserai pas aujourd’hui. Parce que ça demande beaucoup, beaucoup plus de confort, de confiance et d’intimité. Trois choses dont nous ne disposons pas A CET INSTANT, dans les WC dames de ce café.

C’est ce moment que Amande choisit pour se détacher de cette étreinte buccale et linguale par-derrière. Elle reprend son souffle lentement. Elle me reprend dans sa main pour me donner encore un peu de vigueur. Ses mouvements rapides suffisent à me remettre au summum de mon érection. Elle desserre encore notre étreinte. Elle ouvre son sac à main, y prend une capote.

J’ai toujours des préservatifs avec moi. Au cas où si le mec n’en a pas sur lui. On sait jamais. Je suis célibataire, je suis libre comme l’air. Si un mec me plaît, je n’hésite pas. C’est comme ça. Je n’ai pas froid à mes yeux bleus très clairs. Et, j’aime faire l’amour. Un moment comme ça, ce n’est pas très raisonnable, n’est-ce pas;) ?

Pas du tout. (Je lui réponds d’un ton conspirateur)

De ses dents, elle déchire l’emballage du préservatif. Après un énième va-et-vient sur ma verge, elle le déroule. Ma queue était déjà bien lubrifiée. Le latex me couvre jusqu’à la garde.

Il est perlé et nervuré. Je l’ai choisi exprès. Tu verras… Tu vas kiffer… J’ai hâte de te sentir en moi, que tu plonges dans mes eaux profondes…

Elle se retourne. Elle me présente de nouveau ses fesses. Elle veut donc que je la prenne par-derrière, en levrette… Très bien… Elle cambre son bassin. De mes mains, je lui caresse les fesses. Je dépose un tout petit baiser mouillé sur chacune d’elles.

Je me guide jusqu’à l’entrée de son vagin trempé. Elle meurt d’envie que la pénètre. Ça s’entend à sa respiration. C’est comme si elle retenait son souffle. Pervers, à la limite du sadisme, je fais durer son attente. Je me contente de me frotter à elle. Je me contente de frotter mon gland et la tige de mon pénis contre sa chatte humide, sa chatte qui n’attend plus que moi…

(Lonely Together de Avicii et Rita Ora… Et, au même moment…)

Je t’en prie ! Ne me fais pas languir plus longtemps… Prends-moi ! Je veux te sentir en moi…

Tu… Tu me veux comment ?

TOI. Je te veux TOI, en moi. TOI, tout entier. Je veux que tu te perdes et que tu t’abandonnes en moi. La capote, fais-en abstraction. Concentre-toi sur les sensations. Concentre-toi sur ce réceptacle doux et chaud qu’est mon minou. Je veux que tu ne penses qu’à TOI, qu’à MOI, qu’à NOUS.

Sur ces mots, j’entre doucement en elle, mais pas complètement. Elle enserre étroitement et doucement ma queue. Pitié…

Putaaaaaiiiiiiin…

Oh oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Encore ! Continue ! C’est bon ! Merde ! Que c’est bon ! Que c’est bon quand tu es en moi…

Je me retire, puis je la pénètre de nouveau. Et ce, plusieurs fois. Je n’entre pas tout entier en elle. La sensation de sa chatte douce, chaude et humide sur ma queue n’est que pur plaisir. Exquise. Sa chatte est la nouvelle maison de mon pénis. Nous nous complétons. C’est agréable. C’est parfait. Tantôt je pose mes mains sur ses hanches ou sur ses fesses. Tantôt je caresse son clitoris de mes doigts. Tantôt je l’embrasse sur l’épaule, sur la nuque. Tantôt je mordille délicatement sa peau. Tantôt je me fais pieuvre et mon bras (tel un tentacule) passe autour de sa taille. Je m’arrime à elle.

Putain ce que c’est bon… Hmmm… Putain ce que c’est… bon. Oh oui… Continue ! T’arrêtes pas ! Oui… Oui… Oui… C’est bon… Comme ça… Oui ! (Par moments, ses mots sont entrecoupés de soupirs. Par moments, elle parle dans une langue bien à elle parce que je ne comprends pas ses sons inintelligibles. Parfois, elle ne dit rien mais je sais qu’elle prend du plaisir parce qu’elle gémit.)

Je prends ses petits seins dans la paume de mes mains. Je pince doucement ses tétons dressés. Elle halète de plus belle. Elle a besoin de retrouver un second souffle. Mais… Ce n’est pas pour tout de suite. Non… Je me mets à bouger vraiment contre elle, en elle. Mes pénétrations sont tantôt de quelques centimètres seulement, tantôt profondes. Tantôt elles sont rapides, tantôt elles sont lentes. Je me mets à instaurer (avec son aide bienveillante) un rythme varié, et bien à nous. Elle va à la rencontre de mes coups de reins par des mouvements de son bassin.

Nous nous emboîtons parfaitement. Elle avait raison toute à l’heure et elle ne plaisantait pas : elle aime faire l’amour. Ça se voit au plaisir qu’elle prend, à son lâcher-prise, au sourire qu’elle a aux lèvres, à ses yeux mi-clos, à sa peau qui rougit de plus en plus, à sa poitrine qui n’en finit plus de gonfler et devenir ferme. Ça s’entend à ses chants d’amour et autres mots qui émanent de sa gorge. Ça se sent à la senteur intime qui émane de notre corps-à-corps. Nos sueurs mêlées… Sa mouille délicate, capiteuse et sucrée. J’aime ce parfum de femme.

Je suis amoureux de son corps. Je la baise davantage avec frénésie maintenant. Mes couilles claquent contre les belles fesses de Amande. Un bruit (un peu comme un clapotis) s’entend de plus en plus à mesure que le miel doux et sucré de ma belle coule entre ses cuisses. Nous n’en sommes que plus et mieux lubrifiés, tous les deux. J’ignore ce qu’est vraiment l’anatomie féminine intime. J’ignore donc l’effet qu’ont les nervures de ma capote perlée sur elle. En ce qui me concerne, je me sens bien en elle. Les nervures du préservatif me stimulent bien, que ce soit au niveau du gland ou bien à celui de la tige. Je n’avais jamais, au grand jamais, autant bandé de ma vie.

Je commence à sentir une boule, un frisson, un courant au niveau de ma colonne vertébrale. Je la sens descendre alors que je continue de prendre Amande avec énergie et plaisir. L’orgasme est en train de pointer le bout de son nez, petit à petit, lentement mais sûrement. Si Amande continue de bouger à l’unisson avec moi et de répondre à mes coups de butoir comme elle le fait, le point de non-retour sera inéluctable.

Tu as la plus belle peau du monde, Amande. J’aime…être…en…toi. (J’ai de plus en plus de mal à respirer. Mon cœur bat la chamade. Mes veines sont congestionnées.) D’une main, j’étreins ma petite blonde. Je glisse mon autre main au niveau de son entrejambe pour y chercher, y toucher et y caresser la petite bombe sexuelle qu’est son clitoris. Et là, je trouve sa main. Elle se caresse déjà. De ses doigts, elle effectue de doux mouvement circulaires. Je pose ma main sur la sienne. Je l’aide à atteindre ce paroxysme, ce nirvana, cette petite mort.

Elle tourne la tête vers moi. Elle me cherche du regard. Elle me regarde avec le regard d’une jeune fille qui tomberait amoureuse et qui ferait l’amour pour la toute première fois. Elle n’a pas besoin de me parler. Ses yeux à eux seuls me crient la confiance qu’elle me donne. Sa bouche recherche la mienne. C’est un baiser violent. Le baiser de deux corps et de deux âmes affamées, bientôt épuisées. Nos salives se mélangent. Nos langues fricotent ensemble. Nos lèvres se moulent entre elles. Qui embrasse qui ? Nous nous faisons des petits smacks.

T’arrêtes pas ! T’arrêtes pas ! Oh… Oh… Putain ce que c’est bon… Oh… Oh… Oh… Encore ! Encore ! Encore ! Oh… O mon dieu… O mon dieu… Je vais jouir… Je…vais… PUTAIN ! PUTAIN ! Aaaaaahhhhh………………………………………………………………….

Elle ne se retient plus, et pousse un grand cri. Son vagin se contracte violemment, et enserre encore plus ma verge. ELLE JOUIT… Trois…

La violence de son orgasme provoque irrémédiablement ma perte et me conduit, moi aussi, au septième ciel. Après encore deux coups de reins puissants où mes testicules claquent fort contre son postérieur, je m’abandonne. Je vois des étoiles. Je pousse un cri libérateur, presque bestial. Je jouis en elle en remplissant la capote de mon sperme.

Nous nous sourions comme des adolescents qui viennent à peine d’avoir fait l’amour pour la première fois. Je me retire en douceur d’elle. M’enlever de son fourreau d’amour me fait pousser un tout petit gémissement. Je retire la capote, et je la jette à la poubelle.

Nous ne nous quittons pas des yeux. Je remarque que sa peau est encore rouge. Que ses yeux turquoise brillent d’une lueur que je ne lui connaissais pas encore. Elle doit être encore en train d’émerger et de savourer les effets secondaires de son orgasme. Pour ma part, je me sens épuisé, et limite, je me demande comment je vais réussi à aligner deux pas correctement. Mais, au moins, je me sens bien. Apaisé. Repu.

(Elle s’agenouille. Elle tend la langue, et lèche le peu de ma jouissance qu’il me reste sur le bout de mon sexe. Elle ne prend pas le risque de me prendre dans sa main. Je suis redevenu trop sensible.)

Merci. Merci. C’était… délicieux. C’était parfait. Toi… Tu savais ce que j’aimais. Tu sais t’y prendre avec les femmes. A aucun moment je n’ai eu peur ou mal. Je savais que je pouvais te faire confiance. C’était comme si tu connaissais mon corps et ses moindres petits recoins depuis toujours. Tu es plus qu’un petit bon coup. Ça, je tâcherai de m’en souvenir quand je serai seule, dans mon lit, dans mes draps glacés, le soir, avec mon vibro en faux cristal comme amant, et que je me ferai jouir. Beau brun aux lunettes rouges et noires, je ne veux pas savoir ton prénom, mais je veux que tu continues à me faire jouir, même si nous sommes à distance et même si tu es loin de moi. Dis : tu veux pour moi ?

(Bien sûr que je veux !)

Avec toute la sensualité dont elle est capable, elle s’approche sa tête lentement vers la mienne. Elle me regarde dans les yeux, mais plus du tout de la même manière que toute à l’heure. Là, c’est comme si elle est soudainement devenue timide voire carrément vierge effarouchée. C’est comme si elle me demande la permission pour m’embrasser. D’un petit sourire, je lui fais comprendre qu’elle l’a, ma permission. Ses lèvres se rapprochent, lentement. Elle glisse sa main autour de mon cou. Je place la mienne sur sa gorge. Nous nous embrassons, petite touche par petite touche. Est-ce qu’elle moule ses lèvres sur les miennes, ou bien est-ce moi ? Peu nous importe. Je respire son désir post-orgasme sur ses lèvres. Sa langue glisse dans ma bouche. Elle part sans doute pour la dernière fois à la rencontre de la mienne. Entre elles, elles dansent la salsa, le tango, le merengue ou je-ne-sais-quelle danse de l’été. Elles dansent NOTRE danse à nous. Elle prend mon visage entre ses mains. Elle m’embrasse successivement sur le front, sur le nez, sur les joues, puis et enfin sur la bouche.

Sur ce, elle desserre notre étreinte. Elle se rhabille. J’en fais de même. Cela ne nous empêche pas le moins du monde de continuer à nous sourire et à nous lancer de tout petits regards en coin. Regards lourds de sens et qui valent tous les (beaux) mots du monde. Après un dernier passage par la case miroir des WC pour vérifier si son maquillage n’a (toujours) pas coulé, et éventuellement pour se recoiffer (je remarque que quelques-unes de ses mèches blondes sont collées sur son front pour cause de sueur et de sport intime). Elle quitte les WC après m’avoir demandé de les quitter après elle, à quelques minutes d’intervalle.

Lorsque je reviens à ma table, il me semble que les quatre filles ont repris leurs conversations, apparemment, comme si de rien n’était. En tout cas, Amande y participe avec plus d’entrain et je peux entendre son rire se mélanger à celui de ses consœurs. Je ne sais pas pourquoi mais… quand je me refais le film de l’heure qui vient de s’écouler… La jeune femme blonde aux yeux bleus très clairs n’est plus tout à fait la même mais pas tout à fait une autre non plus. Dès que je suis dans sa ligne de mire, elle semble s’absenter de la conversation 100 % girl power en cours. Nous n’avons pas besoin de mots. J’ai lu ou entendu une fois que les mots en disent long parfois. Là, je trouve que c’est tout à fait le cas.

Il me reste encore un peu de Guinness dans mon verre. Elles, elles ont apparemment l’air d’en avoir fini avec leurs cafés, chocolats et autres thés. Elles se lèvent de leurs chaises. Maëva (la grande gueule mais amie de mon Amande) insiste pour régler l’addition et pas de discussion !) Les jeunes femmes remettent leurs sacs-à-main sur leurs épaules et s’en vont. Elles s’en vont dans Paris, en cette belle et douce journée de printemps.

Moi, je m’enfile une dernière gorgée de cette bière brune irlandaise délicieuse. Je fais venir le serveur au nœud papillon de toute à l’heure, et je lui règle mon addition. Une fois que c’est fait, je me lève et je remets mon manteau. Je remets ma sacoche de l’A.S. Saint-Étienne. Mais, avant de partir, il y a un rituel auquel je ne manque jamais : je vérifie si mon ordinateur portable, mon cahier, mon stylo-plume, mes papiers, la carte professionnelle qui me permet d’exercer mon métier de guide touristique-sont bien à l’intérieur.

Et… en plongeant la main dans la plus petite des poches de ma sacoche, je fais une trouvaille… Un petit morceau qui a été visiblement et grossièrement arraché d’une feuille de papier… J’y lis : Pour que nous puissions faire plus ample connaissance, et pour que tu continues à me faire jouir même si tu es loin de moi… Ton désir nommé Amande. (Elle me laisse son adresse e-mail, son Facebook ainsi que son numéro de téléphone). Je ne sais pas pourquoi mais je serre le petit bout de papier contre moi, et je souris (béatement). Ce n’était peut-être pas qu’un moment pas très raisonnable finalement…

Amande : quand tu me tiens… Et moi, je t’ai dans la peau.

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