Bazar partie 1

Bazar partie 1

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Frederic Gabriel




Partie 1

Je repense souvent à mon enfance et mon adolescence. Ce sont elles qui ont fait de moi ce que je suis.

J’ai grandi dans un petit village de 3000 âmes, dans le Sud-Ouest, V…, élevé par une mère célibataire sans jamais manquer de rien.

Je n’ai jamais connu mon père. Comme m’a dit ma mère, il est passé, resté quelques temps, puis il est parti, me laissant comme seul souvenir un enfant dans le ventre. Elle n’était d’ailleurs pas amère de cela.

Ça fragilise, bien sûr, de ne pas avoir de père, mais on se fait à tout, et puis le frère de ma mère, mon oncle donc, s’est occupé de moi, ça compensait.

On habitait dans l’un des quartiers résidentiels du village, ma mère et moi, quartier fait de pavillons, qui bien que pas construits au même moment se ressemblaient tous , sans doute parce qu’ils avaient été élaborés par le même architecte local, Jean T…, qui avait régné sur le village pendant près de cinquante ans. Maisons à un étage avec un jardin…

J’étais assez intéressé par tout ce qui était bricolage et mécanique, et je suis logiquement parti dans une section industrielle. Je n’ai pas trop bougé au début, puisqu’il y avait possibilité de faire un BTS et une licence au lycée où j’avais fait mes années de secondaire. Je prenais le bus le matin, une trentaine de kilomètres, et je rentrais le soir.

Je m’étais installé un petit atelier dans la maison, juste à côté du garage, où je bricolais. Ça me détendait. J’avais fabriqué un système, ma mère avait adoré ça, qui permettait d’ouvrir la trappe d’accès pour le chien avec un détecteur, réglé sur son poids. Et d’autres choses encore.

Au centre ville, se trouvait ce que l’on appelait autrefois un bazar. Le terme est peu usité de nos jours. On pourrait parler de droguerie, mais je ne suis pas sûr que le terme soit plus moderne et plus utilisé. Pour en donner une définition claire, c’est un magasin où on peut trouver des articles d’hygiène, d’entretien, de bricolage. Aujourd’hui, les grands magasins de bricolage proposent de tout cela. Pourtant, dans certains villages, les bazars subsistent, parce qu’ils proposent quelque chose que les grandes chaînes ne peuvent pas donner : des conseils.

J’allais régulièrement au bazar en centre-ville chercher un interrupteur, une lampe…C’était le plus pratique pour moi, mais ça allait bien au-delà. J’étais fasciné par ce lieu. Une vieille maison dont je ne savais quand elle avait été construite, j’aurais parié au début du 20eme siècle, et qui sur plusieurs étages, avec un nombre incroyable de coins et de recoins, d’escaliers, de caves et de greniers, proposait une variété rare de produits. Quand on cherchait quelque chose, on était sûr de le trouver ici. J’étais convaincu à l’époque, je n’ai d’ailleurs pas changé d’avis, que le bazar avait, outre le conseil, plus à offrir qu’une chaîne en terme de matériel.

Les souvenirs que j’ai du magasin sont liés à tous mes sens, plus qu’à mon intellect. Le plancher de bois, qui craquait sous mes pieds. Les odeurs des produits, des encaustiques par exemple. Et aussi ce sentiment de paix qui m’envahissait en ce lieu. Je me sentais bien dès mon entrée, convaincu que rien ne pouvait m’arriver, que j’étais ici comme dans un cocon.

Le premier propriétaire des lieux, et je n’imaginais pas qu’il puisse un jour y en avoir un deuxième, s’appelait Pierre G… C’était un homme à qui je n’ai jamais su donner un âge précis, il était pour ainsi dire figé dans le temps. Je le revois encore avec son éternelle calvitie, barrée par une mèche qui ne masquait aucun dégât, mais qu’il gardait peut-être comme un souvenir du temps où il avait eu des cheveux… Il avait sa femme avec lui pour servir, Nadine. Une brune plutôt fine, même si elle avait des seins, qui avait sans doute le même âge que lui, et qui soignait son apparence avec des tenues toujours très serrées. Ils formaient un couple très amoureux, et j’ai touché grâce à eux le mystère des relations humaines et amoureuses. Je me demandais comment une femme comme elle, plutôt avenante, avait pu choisir comme compagnon un homme qui me semblait tout à fait banal… Il y avait pourtant entre eux quelque chose qui passait, quelque chose de profond, dont on se sentait exclu.

Un mardi après-midi, je suis passé au bazar en sortant des cours. Le bus m’avait déposé à 15 heures au centre-ville. Je n’avais que quelques pas à faire pour pousser la porte du magasin. Il y avait deux entrées, la principale, avec sa vitrine, et celle à l’arrière. La différence entre les deux, c’était que quand on passait par la porte principale, cela déclenchait une sonnette, ce qui n’était pas le cas quand on passait par l’arrière… Ça a sans doute été pour cela que…

Je voulais acheter un assortiment de vis, ma mère m’avait demandé de prendre un encaustique pour les meubles qu’on ne trouvait qu’ici, et je savais que j’en profiterais pour, comme à l’accoutumée, discuter de tout et de rien avec Pierre s’il n’avait pas de clients. Il s’était établi entre nous une sorte d’amitié qui s’était consolidée au fil du temps. Et de plus, il était de bon conseil. Sous ses dehors modestes, il avait des connaissances énormes et quand je lui parlais de mes projets, il me donnait d’excellentes idées.

Pourtant, ce jour-là, rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé.

Pierre était un homme méticuleux, ordonné, et à chaque réserve  il avait assigné des matériels spécifiques. Une pour les produits ménagers, l’autre pour les appareils électriques et ainsi de suite…

J’ai avancé dans le magasin. Je n’ai pas appelé. J’ai bien fait. L’instinct sans doute.  J’ai aperçu de la lumière, montant de l’une des réserves, sur la droite. Je me suis approché.

C’est le genre de scène que je n’imaginais pas quand je les voyais. Ce n’était d’ailleurs pas si terrible que ça. Au contraire, ça m’a troublé des les premières secondes… Pierre se tenait debout devant sa femme, qui s’était posée sur un tabouret et qui lui administrait une fellation. Ils étaient dans une des réserves, éclairée par un système d’ampoules installé au plafond qui illuminait parfaitement le lieu. On voyait bien les étagères, qui montaient jusqu’au plafond, et eux deux, éclairés par la lueur crue qui ne masquait aucun détail. Le plus drôle, sans doute, c’était qu’il se tenait debout, devant les étagères, très grand, il faisait près d’un mètre quatre-vingt-dix, et farfouillait dans des casiers,  à la recherches de vis ou de boulons, pendant qu’elle le suçait. Elle n’y allait pas de main morte. On comprenait bien qu’elle ne lui faisait pas une pipe pour le satisfaire ou pour passer le temps, mais parce qu’elle en avait réellement envie. Elle tenait sa queue, et elle baladait sa langue dessus avec une mine gourmande.

Ah, ta queue…Comment je pourrais m’en passer !

Je me suis dit que tout simplement, tout prosaïquement, c’était peut-être là la raison de son attachement à lui, malgré sa laideur… Cette queue énorme qui ne cessait de grossir sous ses caresses, aussi épaisse que longue, vraiment impressionnante. Le jeune crétin que j’étais n’avait pas compris qu’il se tisse entre les hommes et les femmes des rapports qui tiennent pour beaucoup à l’affection, au sexe, et peu au plus superficiel.

Elle portait comme toujours une robe simple, mais qui collait à son corps, tout en dévoilant ses jambes. Dans sa position, j’en voyais plus. Les jambes, bien galbées, ça je l’avais déjà remarqué… Elle avait des bas stay-up qui s’arrêtaient en haut des cuisses, et un slip noir qu’elle avait tiré dans son aine. En même temps qu’elle léchait sa queue, elle promenait sa main libre sur ses lèvres sorties. Elle avait, à l’époque c’était moins à la mode qu’aujourd’hui, la chatte rasée, sauf pour un triangle, au dessus des lèvres, que j’apercevais partiellement, en partie masqué par le tissu de la culotte… Elle avait un sexe incroyable, avec une énorme masse de lèvres sorties, et j’avais l’impression que ça s’accroissait à mesure qu’elle s’excitait. Ce qui était sûr, en tout cas, c’était que des jus sortaient d’elle, qui humidifiaient ses lèvres et trempaient sa chair.

Je me suis rendu compte que j’avais la queue toute dure, et le ventre en feu. J’aurais voulu que ce soit ma queue, et pas celle de Pierre, qui soit dans sa main, et à portée de sa langue. Comme pour m’en donner encore plus l’envie, elle l’a englouti en avalant les trois quarts, puis faisant aller et venir sa bouche dessus.

J’avais envie que tu m’en mettes plein le cul, a-t-elle déclaré, avec un manque total d’élégance, mais un réalisme qui au moins ne laissait planer aucun doute. C’est pour ça que je suis venue te déranger…Ça m’a pris comme ça, et ça ne voulait plus partir.

Pas de problème, on peut toujours s’arranger.

J’ai senti entre eux une complicité profonde, qui m’a rendu jaloux. Connaîtrais-je jamais la même chose ?

Elle s’est redressée, lui a tourné le dos tout en remontant sa robe. Elle s’est pliée en deux en même temps qu’elle tirait sa culotte à ses genoux. Elle s‘appuyait aux étagères, en lui offrant son cul.

Fouille-moi bien avec ta queue. Je veux bien la sentir. C’est tellement bon…

Il a ajusté sa queue sur les muqueuses de son épouse. De là où je me trouvais, légèrement en biais, je les voyais de trois-quarts. J’ai vu le sexe masculin rentrer, centimètre par centimètre jusqu’à être quasi totalement fiché en elle, puis ressortir, luisant des sécrétions qui coulaient d’elle. Il l’a baisée en prenant tout son temps. Inconscients de ma présence, ils étaient seuls au monde. Il allait et venait en elle, sa queue se dilatant encore, et fouillant ses chairs, comme elle le souhaitait. Elle gémissait alors que lui restait silencieux. Sa chatte s’entrouvrait, ses lèvres gonflaient, et ses sécrétions coulaient d’abondance trempant la queue de son mari, ses aines, ses cuisses. Elle se crispait, se tendait, se cambrait. Elle a fini par jouir, en poussant une sorte de hurlement. Il a arraché sa queue de sa vulve et posant son membre plus dilaté que jamais sur ses reins, il a craché toute sa semence sur le bas de son dos. Mon attention était posée sur ce gland rougeâtre qui déversait du sperme à n’en plus finir, souillant le tissu de la robe, mais aussi sur la main qui, sous le sexe que je voyais béant, les parois intérieures visibles, frottait son clitoris pour avoir un second orgasme, qu’elle s’est arraché en hurlant.

Je me suis éclipsé. Après avoir vu cela, je me sentais bien incapable de demander trois clous et deux vis en masquant mon trouble. Ils sauraient que je les avais vus.

Je me suis masturbé cent fois en repensant à cette scène. Je ne savais pas ce qui me troublait le plus. Tout sans doute. Je pouvais me rejouer la scène sous plein d’angles différents. Il y avait les détails les plus crus bien sûr. Sa vulve, ouverte, le sexe qui rentrait et sortait… Le fait que je me mettais à sa place. Je la regardais souvent, et sans doute que malgré moi j’avais fantasmé sur elle, ce n’était pas vraiment difficile, vu ses tenues sexy… Ses positions… Mais elle appartenait pour toujours à un autre homme… Et aussi le cadre… Je me voyais faisant l’amour ici, au bazar, à une femme, dans ce cadre que j’aimais.

Je n’imaginais pas que l’occasion m’en serait un jour donnée. On ne peut jamais imaginer ce qui va arriver.

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