Casting

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Asclepios


exhibition



« Incroyable ! C’est incroyable ce que cette fille est belle ! »…

Bien calée dans mon fauteuil, ne laissant rien paraître de ma satisfaction, je posais par-dessus mon bureau des questions de routine à cette splendide jeune femme dont je savais déjà qu’elle serait embauchée pour le rôle.

Ce casting n’en finissait pas.

Les filles, recrutées par petites annonces et publipostage adressé aux agents spécialisés, avaient défilé toute l’après-midi dans mon bureau dont l’atmosphère était devenue irrespirable, infect mélange de sueur et de fumée de tabac.

J’avais évalué un nombre faramineux de postulantes, soupesé du regard un nombre incalculable de seins, des gros, des petits, des lourds, des fermes, des pointus, estimé des dizaines de culs, des ronds, des plats, des en goutte d’huile, des musclés, des avachis…

J’ai même vu une petite jeune, jolie comme un cœur et enceinte jusqu’aux dents, à qui je promis un rôle subalterne.

Toutes ces jeunes femmes avaient tourné un bout d’essai, certaines même avaient accepté une scène avec notre acteur principal, mais rien à faire, je n’étais pas satisfaite, aucune ne convenait vraiment…

Et je commençais à franchement désespérer lorsque, sirotant un enième café, j’aperçus cette flamboyante crinière au-dessus de la longue file qui attendait encore. Même de loin, j’étais sûre de la vraie rousse. Impossible d’imiter ce roux irlandais, qui était exactement ce que je cherchais pour mon héroïne.

Des murmures désapprobateurs s’élevèrent lorsque j’allai la chercher et lui fis squeezer la file.

Et maintenant qu’elle était en face de moi, j’étais certaine de mon affaire…

« Vous savez de quoi il s’agit exactement ?

L’annonce était claire…

C’est bien. Pourquoi êtes-vous venue ?

Je suis étudiante, et dans une passe un peu difficile…

Bien sûr, nous voyons beaucoup d’étudiantes… »

Les deux émeraudes qui ponctuaient son visage lançaient des regards pénétrants, et, à vrai dire, je n’en espérais pas tant pour mon personnage. À tous les coups, on n’aurait même pas besoin des effets spéciaux que j’avais concoctés.

Il ne fallait pas la laisser passer, et je devais donc lui exposer convenablement et complètement ce que j’attendais d’elle. Si ça marchait, le film ferait un tabac !

J’étais troublée, et à vrai dire un peu honteuse de ce que j’allais lui demander, ma conscience me commandait de protéger cette merveille, de ne pas la livrer aux regards concupiscents des spectateurs.

Mais il y avait la Production…

Et une scène du film à laquelle je devais participer…

J’en mouillais déjà.

« Dans notre métier, on se tutoie…

Aucun problème. Ça veut dire que j’en fais partie ?

Déshabille-toi… »

Elle ne s’est pas déshabillée, elle nous a offert un strip-tease lascif et sensuel, ponctué de petits pas de danse sur une musique imaginaire. Dans un ordre savamment calculé, elle ôtait ses vêtements un à un, sans se presser. En temps normal, je l’aurais fait activer un peu, mais là !

Sébastien, à côté de moi, bavait sur sa caméra, et en eût oublié de filmer si je ne l’avais rappelé à l’ordre…

Il se passait de drôles de choses entre mes cuisses, et je dus me faire violence pour ne pas glisser une main sous ma jupe…

Pas idiote, cette petite. Je suis sûre qu’elle l’a remarqué. C’était peut-être à cause de ma respiration qui s’était accélérée. Et adroitement, tout en me tournant le dos, elle a balancé sur mon bureau sa mignonne petite culotte de dentelle blanche.

Il me fallut un moment pour me reprendre. J’essayais de redevenir la professionnelle que je n’aurais pas dû cesser d’être, et appréciais le dessin parfait de ses hanches bien larges, la fine musculature de son dos cambré, parcouru de ce profond sillon qui conduisait immanquablement le regard vers ses fesses de sportive, campées sur des jambes interminablement fuselées.

Bronzage intégral, qui plus est. Un must.

Elle s’est tournée lentement, les mains plaquées sur le bas-ventre comme dans un dernier réflexe de défense ; œil coquin, sourire en coin, elle a écarté les doigts, puis caressé son ventre vers le haut, empaumé ses seins, et je n’ai alors plus eu le moindre doute.

Cette jeune femme était une rousse authentique, pas trafiquée. Elle avait ménagé son effet, c’était le moins qu’on pût dire. J’ai pris en pleine poire sa toison d’un roux soutenu, au maillot impeccable, coupée juste assez court pour laisser deviner sa petite fente rose protégée par de belles grosses lèvres soigneusement épilées, et juste assez long pour ne pas faire désordre ni diluer son incroyable couleur.

Comprenant que c’était devenu inutile, Sébastien avait arrêté de filmer et s’était assis, scié autant que moi.

Une seconde encore pour me repaître de ses seins, posés un peu bas sur sa poitrine, ronds et fermes, avec une aréole immense, très pâle, translucide, centrée par un mamelon très long et fin, une pure merveille.

Je n’osais plus bouger, de peur qu’à des lieues d’ici on entende la déliquescence gluante qui consumait ma vulve irritée…

Je fis signe à la fille de se rhabiller et de s’asseoir.

« Il te faudrait un nom de scène, Sandrine. Sandrine quoi ?

Ça veut dire que vous me prenez ?

À ton avis ? Tu as vu l’état du cameraman ? »

Je la vis glisser un œil vers l’entrejambe de Sébastien. Bien que professionnel et en ayant vu des centaines, le pauvre était tout rouge, et le haut de son pantalon, porté large, bombait copieusement…

« Je ne pensais vraiment pas…

Allons, allons, tu le savais dès le début, tu avais exactement le profil de l’annonce. Alors, un nom de scène…

On pourrait laisser tomber mon vrai nom, et j’avais pensé à « Dinah Devil », ou quelque chose comme ça. Qu’est-ce que vous… Qu’est-ce que tu en penses ?

Hé, « Dinah Devil », à croire que tu le fais exprès ? C’est parfait, absolument parfait ! Qu’est-ce que tu en penses, Seb ?

Ah oui, oui, impeccable, Leïla, impeccable… Dinah Devil… Très bien, très très bien.

Alors voilà, tu es engagée pour le film. Le contrat est prêt, on met juste ton vrai nom et ton pseudonyme, et tu signes.

Et je commence quand ?

Bientôt. Quelques jours. Le temps pour toi de bien potasser le scénario, que voilà. »

Je me retournai pour attraper la chemise rouge posée sur l’étagère derrière moi, et la lui tendis. Dans ce mouvement, mes cuisses ont glissé l’une contre l’autre et, crois-le ou non, j’ai presque joui, tant l’excitation était intense…

Dinah Devil ouvrit à peine le dossier.

« Je le lirai à tête reposée ce soir.

Je suis sûre que ça te plaira. Une petite chose, encore… Tu ne te rases pas sous les bras ?

Non, je trouve que c’est plus joli comme ça, mais s’il faut vraiment…

Surtout pas, surtout pas ! Justement, je te le dis pour que tu ne le fasses pas inconsidérément. Le film se passe à une époque où on ne s’embarrassait pas de considération esthétiques de ce type. De plus, beaucoup de gens trouvent une petite touffe comme celle-là très excitante. Alors, tu laisses comme ça, d’accord ?

D’accord ! Euh, Leïla…

Oui ?

Merci ! »

Je lui souris de toutes mes dents, en lui assurant que c’était moi qui la remerciais de m’avoir tiré une sacrée épine du pied…

« Dinah, veux-tu faire un bout d’essai ?

Là, maintenant ?

Oui, la caméra est installée, il suffit d’appeler Igor…

Comme tu voudras. Je me re-déshabille ?

Non, attends. Seb, tu veux faire venir Igor ?

Ça marche ! »

Quelques instants, et Igor et Sébastien revinrent dans mon bureau. Il était bien un peu tard, mais je n’en pouvais plus d’attendre, et je voulais la voir à l’œuvre.

« Mets une autre cassette dans le caméscope, s’il te plaît. »

Et Igor s’est approché de Sandrine-Dinah, Sébastien a lancé son appareil, et j’ai commencé à mater.

Du grand art. L’impression d’avoir affaire à une professionnelle. Elle déshabilla lentement Igor, le caressa langoureusement, descendit son pantalon et posa des yeux gourmands sur le bâton qui gonflait le slip de coton. Je connaissais bien Igor, il ne bandait jamais avant que sa partenaire eût commencé à le sucer, mais là, il était prêt… Ça commençait bien, tout ça, très bien…

Dinah passait et repassait la main sur cette trique démente, faisait courir un doigt sur sa bouche plantureuse entrouverte en une invite sans ambiguïté, fermait les yeux lorsqu’Igor soupesait l’un de ses seins, et entreprit de se débarrasser de ses vêtements. Il ne s’agit alors plus de strip-tease, Sandrine était apparemment décidée à nous montrer ce que valait Dinah Devil.

Entièrement nue, elle descendit enfin le slip d’Igor et empoigna la tige dressée, son autre main parcourait le ventre de l’homme, s’égarait entre ses jambes, serrait ses couilles dures et pleines.

Sa langue parcourait la hampe, titillait le frein, Igor soupirait et ahanait de plaisir, les yeux clos.

Soudain, il arrêta Dinah, s’accroupit à son tour et passa une main rapide entre les cuisses écartées de sa partenaire. Par sa mimique et son roulement d’yeux, il nous fit comprendre que c’était particulièrement intéressant, et il porta ses doigt à son nez, avant de me les montrer : ils étaient luisants, enduits d’une mouille abondante, dont le parfum m’emplit les narines.

« Tudieu, mais c’est que ça a l’air de lui plaire, à cette petite ! »

Sandrine se tourna vers moi, rouge de confusion, attrapa à deux mains le sexe d’Igor, et murmura à mon intention :

« C’est dingue, je crois que c’est la caméra…

Filme, Seb, filme !

Mais je fais que ça !

Tu cadres sur ce qu’il faut, hein ?

T’inquiète. »

En ma qualité de réalisatrice, je ne pouvais rien faire d’autre que regarder, évidemment, il était hors de question que j’intervienne. Mais bon sang, quelle éruption au fond de mon ventre, tout en bas ! Mes mains me démangeaient de me caresser…

Igor s’était étendu à même le sol ; carrément assise, Dinah frottait sa vulve proéminente et son clitoris rose sur le sexe monstrueux de son partenaire, dans un ondoiement dément de son bassin, en se tenant les seins et en poussant de petits cris ou de longues plaintes.

« Stop, Seb ! Arrêtez, les enfants ! Vous changez de position, maintenant ! »

Sandrine se leva avec regret, des interrogations plein les yeux.

« Hé oui, ma fille, c’est le boulot ! Faudra t’y faire ! »

Malgré toute mon affection naissante pour Sandrine, malgré le lance-flammes qui me carbonisait l’entrecuisses, je devais reprendre la direction des opérations, et soumettre Dinah à la volonté du réalisateur.

« Bon, Dinah, tu t’appuies sur le bureau. Voilà, jambes bien écartées, reins cambrés, tu poses la joue et la poitrine sur le bureau, tant pis si tu t’écrases les seins.

Non, non, ça ira.

— …Et Seb, tu me fais une contre-plongée. »

Sébastien s’étendit de tout son long entre les jambes de Dinah, le camescope vissé à l’œil, pendant que, sous mon injonction, Igor prenait Dinah par derrière, en levrette.

Concentré, faisant attention de ne pas jouir, il commença à pistonner le vagin dilaté de Dinah, qui se tortillait sur le bureau, le visage crispé en une mimique de souffrance et de plaisir mêlés, qui couinait son plaisir, criait, parfois. Avant même qu’Igor le lui ordonne, elle avait passé une main entre ses cuisses, cherchait les couilles ballottantes, étalait sa cyprine partout et en profitait pour se bricoler le bouton.

« Fantastique, fantastique ! chuchotait Sébastien derrière son objectif, fantastique ! »

Et j’étais bien d’accord. Spontanément, Dinah avait eu ce geste de professionnelle filmée par en-dessous…

« Stop ! Igor, retire-toi, Dinah, écoute. Tu t’es déjà fait sodomiser ? »

Non, j’ai un peu peur.

Bon, ce n’est pas grave, tu as été sublime jusqu’à maintenant. Je crois qu’on va briser là. Igor ?

Oui ?

Si tu veux, vas-y.

Oh, oui, je veux. Viens là, Dinah, agenouille-toi, et suce, suce bien !

Dernière prise, Seb, l’éjac ! »

Dinah s’est confortablement installée, le visage de niveau avec la luisante bite violette, et a repris son ballet de langue.

Je ne sais pas laquelle, mais il y en a une des deux qui a fait durer le plaisir.

Sandrine, ou Dinah ?

Elle arrêtait l’orgasme d’Igor avec de diaboliques manœuvres dès qu’elle le sentait monter, et Igor avait abandonné, complètement laissé tomber la carapace du hardeur pour se laisser faire, pour s’octroyer un peu de vrai plaisir, et pour m’en offrir au passage…

Sébastien bichonnait son close-up, et j’espère pour lui qu’il n’a pas raté une seule goutte de la fantastique giclée de crème qu’a provoquée Dinah, et qu’elle a prise en plein visage, dans les yeux, dans les cheveux, dans la bouche, sur les seins, avec un immense rire de contentement…

« Stop ! Fini ! Merci, Seb. Passe-moi la cassette, veux-tu ? »

Dinah s’essuyait la figure avec le morceau d’essuie-tout que lui avait passé Igor, et je lui montrai le petit cabinet de toilette attenant où elle put se remettre en ordre.

Rhabillé, Igor m’enlaça tendrement, déposa un baiser sonore sur ma bouche, et me complimenta pour mon choix.

« Je crois que Dinah et moi, on fera de l’excellent travail !

Je compte sur toi !

Allez, salut, je file. Suis déjà en retard. Salut, Seb ! Salut, Dinah ! À bientôt ! »

Après quelques minutes, Sandrine émergea du cabinet, discrètement maquillée, pomponnée, nette comme s’il ne s’était rien passé. Je lui tendis la cassette.

« Tiens, elle est pour toi, tu te la repasseras, ou tu la montreras à ton petit ami…

Pour le moment, je suis seule, mais bon, on verra.

Sandrine, tu as été superbe !

C’est vrai ? Je ne me rendais compte de rien, qu’est-ce que ça a donné ?

Tu jugeras sur la cassette. Ah, autre chose. Tu verras dans le scénar de quoi on aura besoin. Il te faudra un peu d’entraînement… À toutes fins utiles, je te prête ça. »

Je lui tendis le petit objet pris dans mon tiroir.

« Voilà, c’est un peu délicat… C’est un truc pour dilater progressivement l’anus, il faut bien lubrifier, enfin bon, tu vois ce que je veux dire…

C’est absolument nécessaire ?

Pour ce film, oui. Ça fait partie du métier, en fait, mais toi c’est différent.

D’accord, je ferai mon possible. Oh là là, il faut que j’y aille, moi ! »

Le rendez-vous sur le plateau fut immédiatement fixé, Sandrine était assez libre, même le dimanche.

Je la pris par les épaules et fus saisie encore une fois par l’ardeur de son regard, qui ne devait pas être étranger à la fascination qu’elle avait exercée sur tous ceux qui l’avaient vue dans ce bureau… Prise de vertige, je collai ma bouche tremblante à ses lèvres charnues, goûtai un instant les parfums mêlés de sa salive et de la semence d’Igor, fermai les yeux sur mon désir brûlant, et lui plaquai une claque sur la fesse.

« Allez, file, à dimanche !

À dimanche, Leïla, à bientôt, Seb ! »

Le martèlement sec de ses mocassins sur le parquet s’était éteint depuis un bon moment, que je hurlais encore la violence de mon désir et que ma chatte se liquéfiait dans la bouche brûlante de Sébastien…

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