Celles que l’on ne regarde pas partie 1

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Frederic Gabriel


à plusieursadultèreexhibition et voyeurisme



PARTIE 1

C’était il y a trois ou quatre ans. À l’époque, j’avais trouvé un emploi qui me demandait peu d’efforts et qui était bien payé. J’étais le subordonné du gérant d’un entrepôt qui recevait, par train, des colis, à charge pour nous de les dispatcher à travers tout le département chez les dépositaires. On avait, selon les horaires des trains, deux ou trois arrivages par jour. On pointait tout soigneusement et ensuite, on allait amener les colis à travers ce petit département rural où je vivais depuis l’âge de dix ans. J’en avais vingt-six à l’époque. Mon patron cinquante, et plus de cheveux alors que moi, c’était tout le contraire, j’en avais trop. Comme il m’avait dit un jour, « tu pourrais m’en passer, ça ferait une répartition plus équitable ».

Même avec tout cela, on avait quand même la possibilité de prendre du temps pour nous.

On était installés sur une vaste zone, qui prolongeait la ville, ou l’amorçait, c’était comme on voyait les choses. Ça mélangeait tout, sans une réelle cohérence, des commerces, des maisons, des pavillons, et  si on partait sur la droite, il y avait cette zone qui longeait la voie ferrée. Nous, et plus loin la gare.

Celle-ci avait été totalement transformée les mois précédents. Les bâtiments vieillots et le parking mal adapté avaient  été reformatés. Un coup de peinture, sur les locaux, et puis on avait ajouté des bancs, des arbres, et redispatché les places, pour le personnel, les clients.

Quand je suis arrivé, j’ai mes pris mes marques. On commençait par aller récupérer de la marchandise le matin au train de 5 heures 30, on vérifiait que tout correspondait par ordinateur, et on se lançait dans une tournée alors que les premières boutiques ouvraient. On revenait, et on faisait une longue pause avant de reprendre sur le coup de neuf heures.

Cela faisait trois ou quatre jours que j’étais là quand il m’a dit :

Viens je te paye un café…

On a remonté la longue avenue qui menait jusqu’à la gare. Il était sept heures cinquante et plusieurs personnes se garaient. Alors qu’on longeait le parking, une petite brune est descendue de sa voiture. On s’est regardés. Elle m’a souri. Elle avait une jupe noire très courte, avec des collants sombres et des bottes luisantes. L’espace d’un instant, quand elle a posé une jambe sur le macadam, l’autre encore à l’intérieur, elle a eu les cuisses ouvertes. La jupe remontée, j’ai aperçu son pubis, enveloppé du lycra noir, mais transparent, laissant voir une culotte blanche tendue par le gonflement de son pubis. J’ai eu le sentiment que, son regard rivé au mien, elle prolongeait plus longtemps que nécessaire le spectacle. J’ai senti mon sexe se durcir. Je me suis vu un instant, dans un fantasme qui ne se matérialiserait jamais m’accroupissant devant elle, figée dans cette position, faisant courir mes mains sur le lycra électrique, remontant jusqu’au blanc du slip, appuyant sur elle à travers les deux matières superposées, lycra et coton, la faisant gémir alors que son sexe se dilaterait, s’ouvrirait, coulerait, la travaillant longtemps ainsi. Et ensuite ? Peut-être descendre le collant. Être assailli par l’odeur de ses secrétions, écarter le tissu de la culotte, pour venir poser ma langue, mes doigts, ou les deux dessus.

On a continué d’avancer. Il m’a guidé jusqu’à la gare. Au moment de franchir les portes coulissantes, je me suis retourné. La petite brune avait continué sa route derrière moi. Nos regards se sont accrochés, l’espace d’un instant, et elle m’a souri. Elle avait un joli visage, rond, les cheveux coupés courts, et j’aimais le bleu myosotis de ses yeux. Certains étaient attirés par les blondes aux yeux bleus. Pour moi, ce qui avait infiniment de charme  et était bien plus rare, c’étaient les brunes aux yeux bleus.

Je l’ai regardée s’éloigner, certain que je ne la reverrais jamais.  

Dedans, un mini hall commercial avait été installé. Il n’y avait que trois commerces, ce n’était pas une grande gare. Un marchand de journaux, une boutique de fleurs, et un café. Quelques personnes s’y trouvaient, voyageurs en attente, arrivant, ou des personnes qui travaillaient ici. Paul m’a demandé ce que je voulais. J’ai opté pour un café. Il a ramené un panier de croissants. Le matin, au lever, avant de venir, je me contenais d’un simple premier café, et j’avais faim. J’ai mordu les croissants à pleines dents.

Je m’étais calé près des baies vitrées. On a pris le temps du petit déjeuner. Il était huit heures, et les gens arrivaient, déposés par le train, ou qui se garaient sur le parking de la gare, et allaient rejoindre leur poste.

Il y avait essentiellement des femmes. Ce n’était pas vraiment surprenant. La ville était essentiellement composée de fonctionnaires, dans diverses administrations, et statistiquement la majorité des employés des administrations étaient des employées.

Certaines, sans doute en avance, qui se connaissaient, profitaient du cadre agréable, pour se rejoindre, faire une pause, se saluer, éventuellement allumer une cigarette. Je laissais mon regard glisser sur elles. Femmes ordinaires, de celles que l’on ne regarde pas forcément dans la rue, qui ne correspondaient pas forcément aux critères de ce que l’on qualifie de beauté, petites et rondes, grandes et trop minces, ne sachant pas forcément se mettre en valeur, avec des chignons, des lunettes, des vêtements pas forcément bien coupés.

Je mordais dans un croissant mais j’ai oublié de mastiquer quand j’ai vu le groupe de filles, installées dans une sorte de niche. Il y en avait plusieurs, des niches, aménagées par l’architecte-paysagiste, un banc et autour des buissons. C’était un isolement trompeur, car ces alcôves donnaient sur la place et la gare. Mais, je l’ai compris par la suite, celles qui s’y étaient installées ne souhaitaient nullement se cacher. Au contraire, elles se fichaient bien d’être vues.

Il y avait là une femme dans la quarantaine, le visage plutôt masculin, assez dur, avec malgré tout une belle crinière, des cheveux noirs, sombres et brillants, qui coulaient sur ses épaules. Elle tirait sur une cigarette.Elle avait quelques kilos en trop, et n’était pas vraiment attirante. Ce n’était pourtant apparemment pas l’opinion de la fille qui est arrivée, une jeune femme d’environ vingt-cinq ans, très mince, à la limite de la maigreur, avec de grosses lunettes et des cheveux blonds filasse. Elle avait un visage aux traits délicats. J’ai remarqué deux gestes qui marquaient leur intimité, le fait que la petite blonde pose sa main sur le ventre de la brune, dans un geste réflexe, et le fait que la plus âgée tende sa cigarette à l’autre qui a tiré une longue taffe. Une fois qu’elle a eu recraché la fumée, elle s’ est collée contre la brune. Celle-ci était plus grande qu’elle, encore grandie par des talons, elle s’est penchée et les deux filles se sont embrassées longuement.

Je n’ai pas trouvé cela très excitant, j’avais déjà vu bien des filles s’embrasser. La suite l’a été nettement plus. Je ne sais laquelle des deux à entraîné l’autre vers le banc à quelques mètres, sans doute qu’elles ont esquissé le même geste quasiment au même moment. Toutefois, c’est la petite blonde qui a basculé sur le banc. Elle avait une courte jupe noire, qui a remonté quand elle s’est assise. Sans se soucier du monde autour, la brune s’est assise près d’elle, elle a remonté la jupe encore plus haut, aux hanches de sa petite amie. Dessous, elle avait des bas stay-up, qui gainaient des jambes fines, presque maigres, et un simple slip blanc. La brune s’est mise à caresser sa petite copine à travers le tissu. Même d’où j’étais, j’ai vu la petite blonde se cambrer en arrière, son visage manifester du plaisir. J’étais à présent en pleine érection, excité par le spectacle qui s’offrait.

Mon patron continuait de parler.

Ce sont de modestes employées qui vivent une existence terne. Un boulot routinier qui ne les passionne pas vraiment. Elles se sont souvent mariées jeunes, pour ne pas être seules, avec un homme dont elles se rendent compte dix ans après qu’elles ne l’aiment pas vraiment. A la maison aussi, c’est une morne routine. Elles ont un ou deux enfants, et des tâches, plutôt des corvées à accomplir. Amener les enfants au sport, les récupérer, faire la cuisine, la vaisselle. Quand leur mari les baise, c’est sans passion, une fois par semaine, il jouit vite, et ne se préoccupe pas de savoir si elles, elles ont ressenti grand-chose. Souvent, elles le savent, même si elles n’ont aucune preuve, il va voir ailleurs. Quand elles se regardent dans la glace, elles se trouvent sans attrait, pour ne pas dire moches. Alors ces moments qu’elles vivent ici, c’est une sorte de parenthèse, un moment de grâce qui les aide à tenir, à supporter le reste.

La brune a tiré le slip de sa petite copine dans son aine, mettant son sexe à nu, et elle l’a léché  avec avidité, pendant que la blonde se tordait et gémissait. Mon regard a glissé vers l’autre alcôve. Deux filles étaient calées là, deux brunes, dissemblables, une très grande et fine, avec un air triste, l’autre plus menue.

Un homme est arrivé, descendant par l’un des passages qui permettaient de venir du centre ville. Sec, le cheveu court, une trentaine d’années. Il s’est penché vers la grande brune, et ils se sont embrassés fougueusement. La petite était sur son portable, elle semblait envoyer des SMS, à en juger par les mouvements de ses doigts.

Je pensais que le couple allait échanger quelques paroles et quelques câlins, comme tous les amoureux. Je ne m’attendais pas à ce que les choses basculent aussi rapidement. La grande brune, avec une mine gourmande a défait le pantalon du garçon, et sorti sa queue, semi-gonflée. Ça n’a pas paru déranger ou même choquer la petite brune qui a jeté un œil absent à la scène avant de continuer à textoter. Sa copine a entamé une fellation avec ardeur. J’ai vu, sous ses doigts et sa main, la queue s’allonger et s’épaissir de manière spectaculaire. Elle qui semblait plutôt morose quelques instants plus tôt affichait une réelle joie, avec cette queue à la main et à la bouche.

Elle a donné un petit coup, de la main, sur l’épaule de sa compagne. Cette dernière, qui avait apparemment  fini d’envoyer des messages, s’est penchée sur la queue et l’a prise dans la bouche, faisant quelques aller et retour dessus avant de la laisser à sa copine.

Mon patron a terminé son café.

Si tu veux te trouver une copine, tu peux venir te balader ici le matin, tôt ou le soir à partir de seize heures. Crois-moi, elles te sauteront dessus. Il y en a qui préfèrent rester entre elles, mais d’autres sont en chasse d’un mâle. C’est toujours très éphémère, mais elles ne demandent pas plus. Du sexe rapide, un flash, ça les aide à se sentir mieux dans leur peau quelques heures, en attendant le prochain moment, et ainsi de suite.

Le copain de la grande brune s’était à présent métamorphosé. Sa queue avait largement doublé de volume, sinon plus, longue et épaisse. La fille a soufflé quelque chose à sa copine. Elles ont toutes les deux éclaté de rire. La petite s’est rapprochée d’elle. Alors, elle s’est mise à masturber le garçon d’un geste vif. Il a rapidement éjaculé, balançant des traits de semence qui ont atterri sur le visage des deux filles au petit bonheur la chance, joue, front, lèvres, cheveux. Pendant que la queue rabougrissait, elles ont bouffé mutuellement le sperme qui s’était déposé sur le visage de l’autre. Le type s’est rajusté et s’est éloigné sans demandé son reste.

Si j’avais été seul, probable que j’aurais été vers les deux filles, qui, après avoir cueilli le sperme sur le visage de l’autre, échangeaient un baiser qui avait forcément le goût du foutre qu’elles avaient avalé. Probable qu’elles se seraient occupé de ma queue. Mais j’étais avec mon patron.

Elles se sont finalement redressées et elles sont parties travailler, pendant que mon patron et moi, on regagnait l’entrepôt.

Chemin faisant, croisant d’autres femmes, je laissais mon imagination travailler. Ce qu’elles auraient pu me faire, ce qu’elles auraient pu se faire mutuellement, ce qu’elles auraient pu faire avec un mec. Un champ de possibles. Mais je repensais aussi  à la jolie brune dont j’avais croisé la route. Elle, elle me plaisait plus que toutes les autres. Il y avait en elle un charme, une fraîcheur…Même si les autres, ‘celles qu’on ne regardait pas’, avaient bien du charme, pour qui savait regarder. Ça n’avait pas été mon cas avant. Ça l’était maintenant.

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Retrouvez les autres épisodes de Celles que l’on ne regarde pas :

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-1/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-2/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-3/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-4/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-5/

Retrouvez les autres histoires de Frédéric Gabriel :

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