Celles que l’on ne regarde pas partie 5

Celles que l’on ne regarde pas partie 5

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Frederic Gabriel




PARTIE 5

Il y avait pourtant quelqu’un qui ne quittait pas mon esprit. Je l’apercevais parfois, je la croisais souvent. Elle ne se mêlait jamais aux autres, froide et inaccessible. J’avais d’ailleurs bien conscience que, si je pouvais avoir toutes les filles de la zone, elle je ne l’aurais jamais. Et par un paradoxe propre à l’être humain, c’était elle que je voulais par-dessus tout.

Sans doute d’ailleurs que son inaccessibilité lui donnait toute sa valeur. Même si je pensais qu’il y avait autre chose. Quand nos regards se croisaient, ils ne se détournaient pas, et surtout, je lisais dans le sien des choses que je comprenais pas bien, mais qui, me semblait-il, faisaient écho à ce qu’elle pouvait lire dans le mien. Son image, les images que je pouvais prendre d’elle, si brèves soient-elles, tournaient dans ma tête.

Les moments que je passais sur le périmètre de la gare étaient pour ainsi dire une drogue. Et cette drogue n’était-elle pas, comme c’est le cas pour certains camés, le moyen de l’oublier, et d’oublier l’impossibilité de notre relation.

Ça s’est résolu sans doute d’une manière étrange. Mais qui m’a prouvé que les choses pouvaient être positives. Un soir, je finissais, mon patron était parti rejoindre son amante, quand j’ai entendu le bruit de talons à l’entrée de l’entrepôt. On y accédait par une volée de marches, il fallait avancer sur un sol de béton jusqu’à l’intérieur. On pouvait pousser l’immense panneau et juste laisser une petite porte, qui faisait partie de ce panneau, ouverte, ou bien laisser grand ouvert. C’était le cas ce soir-là.

J’ai d’abord aperçu sa silhouette, à contre jour, et je n’ai pas immédiatement réalisé que c’était elle. Juste une fille de taille moyenne. Et puis elle a avancé, est venue près de moi, et j’ai compris de qui il s’agissait. Mon cœur n’avait jamais battu aussi vite ni aussi fort dans ma poitrine, et ma queue s’est gorgée de sang. J’étais assis devant l’ordinateur, j’ai été paralysé, songeant que je devais avoir l’air ridicule à la regarder ainsi.

Je n’avais jamais même imaginé qu’elle puisse venir me chercher comme cela. Mais c’était bien elle, à quelques centimètres de moi, jupe noire moulante et très courte, les jambes gainées de nylon, avec un chemisier noir en haut, et une veste en jean, et de classiques escarpins à talons aiguille aux pieds. Elle avait un parfum que je ne connaissais pas, elle embaumait le muguet.

Elle m’a souri.

Il fallait bien que quelqu’un fasse le premier pas. Pourquoi pas moi ?

Et ça a explosé. On s’est rués l’un vers l’autre, attrapés, enserrés, embrassés, tripotés.

Viens, maintenant, j’attends depuis trop longtemps. J’ai envie. Ça ne sera pas parfait, mais ça sera quand même bien. Ça scellera notre rapprochement.

Elle s’est approchée de la table, et s’est pliée en deux,  retroussant sa jupe, exhibant ses jambes fines, gainées par des bas stay-up, et un slip noir. Elle a tiré d’une des poches de sa veste une capote.

Tiens j’en ai achetés pour toi, chaque fois que je te croisais, je me demandais avec tristesse quand on les utiliserait. J’en ai une boite dans la voiture. Viens en moi et fouille moi bien.

Elle a descendu sa culotte et m’a offert sa nudité. Sa croupe ronde, ouverte, laissant voir le plissement de son anus, et plus bas, la boursouflure de ses lèvres.

Je crois que rien n’aurait pu m’arrêter. J’ai déchiré l’emballage d’alu, récupéré la capote, et je m’en suis gainé. La queue enveloppée de plastique jusqu’à la racine, je suis venu derrière elle, et je suis rentré en elle. Je me suis rendu compte que c’était ce dont j’avais envie depuis sans doute la première seconde où nos regards s’étaient croisés. C’était moins un acte physique, qu’une manière de m’unir à elle. Rien à voir au final avec mes jeux sur la zone de la gare. Accroché à elle, j’ai varié, selon ce que je sentais, mes mouvements, lents, rapides…Elle a gémi, crié, et moi-même, j’ai rapidement perdu le contrôle, jusqu’à ce que des orgasmes traversent nos corps. Ensuite, je me suis rassis, vidé de toute énergie, et elle est venue se poser sur moi. Nous avons noué nos bouches.

J’avais bien profité des moments passés sur cet immense terrain de jeux, mais un autre monde s’ouvrait à moi.

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http://www.meshistoiresporno.com/histoire/celles-que-lon-ne-regarde-pas-partie-2/

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