Chausseur pour dames

Chausseur pour dames

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Carlo Vivari




 

Les parents de Benjamin, des traiteurs prospères du quartier chinois, confièrent, à l’adolescence, leur fils unique à une répétitrice de français trouvée sur internet. Ils ambitionnaient pour leur rejeton une grande carrière commerciale…
Or, le hasard, petit dieu aussi capricieux que Cupidon, voulut que l’institutrice en question, Célestine F., affichât des mœurs on ne peut plus dissolues. Elle se montrait d’autant plus libre avec son élève Benjamin que celui-ci ne faisait pas son âge : à seize ans sonnés, on lui en aurait donné à peine treize.
Alors que les étudiantes, qui jusque-là donnaient des leçons à Benjamin, se contentaient de regarder la télévision en sa compagnie, Célestine, qui venait d’être recalée à l’examen d’entrée à l’École normale d’instituteurs, avait une méthode pédagogique bien à elle :
Elle priait Benjamin de s’installer sur le tapis du salon, au pied du fauteuil où elle prenait place, un whisky dans une main, une cigarette dans l’autre. Elle buvait et fumait sans arrêt en parlant d’abondance :
— Tu veux bien étudier mes chaussures, mon mignon ?
Le regard du gamin s’allumait ; il faisait oui de la tête. Célestine, qui avait des goûts de luxe, débouclait ses superbes escarpins à talon aiguille. Elle prenait son temps ; en se déchaussant, elle s’ingéniait à lever le genou, écarter les jambes pour montrer la frange de sa culotte rouge : un modèle de grande griffe bordé de dentelle noire. Elle passait l’un après l’autre ses souliers à Benjamin, sous prétexte de faire son travail d’enseignante :
— Répète après moi, mon chou : « chaussure… talon… bride… semelle… cuir… »
Benjamin caressait les escarpins, qui sentaient bon à l’extérieur, fort à l’intérieur. Il les tripotait en répétant les mots, toujours les mêmes, que prononçait Célestine entre deux lampées de scotch. Ensuite, elle ôtait ses bas, sa robe, son porte-jarretelles, qu’elle tendait au fur et à mesure à son élève.
— Soie… couture… dentelle… ceinture… ourlet… doublure… velours…
Le reste suivait :
— Chemisier… soutien-gorge… bonnets… culotte… empiècement… urine, pisse… cyprine, mouille…
Croisant ses jambes nues dans le fauteuil, elle lui remettait son slip retourné.
— Retire le poil collé au fond de ma culotte, s’il te plaît, mon bichon… montre-le-moi à la lumière !
Benjamin s’exécutait ; la fille reprenait :
— De quelle couleur est ce poil, mon poussin ?
— Ce poil est noir.
— Est-il beau ?
— Oui, ce poil est très beau.
— Quelle odeur a-t-il ?
— Ce poil sent la cyprine.
Elle pouffait :
— Non, mon chaton… ce poil pue la crevette qui a eu trop chaud !
Et elle partait d’un fou rire de femme soûle pareil à une série de chevrotements grinçants. Riant toujours, elle se levait, nue, de son fauteuil. Et elle se présentait devant son élève, bras le long du corps, tête droite, respiration bloquée pour mieux soulever les seins. Elle enregistrait avec satisfaction l’étrange regard plombé que lui adressait le garçon. Elle se penchait sur lui en laissant ses seins lourds se balancer comme des cloches ; son souffle alcoolisé balayait la frimousse juvénile. Elle articulait d’une voix éraillée :
— Répète après moi, mon biquet… seins… nichons… aréoles… sexe… vulve… chatte… bouton… clitoris… petites lèvres… grandes lèvres… vagin…. con… cramouille…
Allongée à plat dos sur le tapis près de son élève, l’institutrice à domicile se faisait alors doigter, branler, lécher, sans cesser de faire son travail entre deux gémissements :
— Masturber… faire jouir… profond… col utérin… trou du cul… anus… enculer… sodomiser… orgasme… pouffiasse… chaudasse… ho là là, ça vient très fort… surtout, t’arrête pas ! Ouch ! Wwwwaaahhh !!! Enjoy !!!
Quand elle avait joui, elle déshabillait Benjamin, sans cesser pour autant de dispenser son enseignement :
— Tennis… lacets… chaussettes… slip… couilles… queue… pénis… gland… méat… gicler… spasmes… sperme à gros bouillons…
Le pénis de Benjamin, on l’a dit, était remarquablement long et mince. Célestine suçait son élève en lui confiant qu’elle craignait les grosses bites en forme de matraque ; elle ajoutait qu’elle n’était pas la seule dans ce cas. Elle se disait sûre que le collégien plairait aux dames grâce à sa gentillesse naturelle, à son adoration du corps féminin, à son élégante queue bonne à téter sans s’étouffer…
— Toutes les femmes ne raffolent pas des énormes braquemarts pressés de leur défoncer l’utérus… crois-en mon expérience, mon lapin. Nous, les femmes, on n’est pas des juments poulinières ; on est plus raffinées que ça… plus exigeantes… plus complexes ! Il faut savoir nous prendre… et peu nombreux sont ceux qui savent…
On conçoit qu’avec de telles méthodes, Benjamin, à la déception de ses parents, se soit fait bouler aux concours d’entrée des grandes écoles de commerce. À vingt ans, il se retrouva vendeur dans un magasin de chaussures de luxe pour femmes situé sur les Champs-Élysées. C’était logique : Célestine commençait toujours ses « leçons » par les souliers ; c’est par là que le disciple débuterait, avant de tâcher d’aller plus loin, plus haut, avec les clientes. Il était de loin le meilleur commis du magasin ; les vendeuses les mieux stylées ne faisaient que la moitié de son chiffre d’affaires. Sa silhouette de gamin à peine pubère, sa voix de velours, son sempiternel regard d’admiration, sa façon presque « religieuse » de s’agenouiller au pied de la cliente, son « toucher » sur la soie des bas faisaient merveille…
Et le jeune homme commença à se constituer la clientèle spéciale qui devait le suivre pendant toute sa brillante carrière, à la grande satisfaction – enfin de ses braves parents.
Une femme compta surtout, qui constitua autour d’elle le premier noyau de fidèles de Benjamin.
Miranda de San L. était l’épouse d’un ambassadeur sud-américain. C’était une grande brune aux épaules toujours nues sous le vison, aux longs cheveux bouclés jusqu’au milieu du dos, à la bouche pulpeuse fardée en orange.
Elle était stressée, insatisfaite, parlait haut en rencontrant pour la première fois Benjamin dans le magasin de chaussures des Champs-Élysées. Le garçon lui arrivait à l’épaule, mais par son calme, sa compétence, l’intensité de son écoute, il parvint à apaiser la grande dame. Elle désirait des cuissardes en daim de la meilleure qualité. Benjamin sortit avec cérémonie les hautes bottes de leur boîte, en faisant rendre un son musical au papier de soie qui les enveloppait. Miranda le regardait faire, un demi-sourire aux lèvres, déjà conquise. Il lui présenta les chaussures de peau en les caressant de ses paumes moelleuses.
— On voit, dit-elle, que vous aimez ça…
Il s’inclina en l’appelant « Excellence ».
S’il est avéré que Benjamin se conduisit de façon obséquieuse avec son ambassadrice, il ne se sentait pas pour autant dans la peau d’un soumis. C’était un jeu entre la grande dame et lui. Quand le bizarre regard de plomb du chausseur se posa sur les genoux serrés de Miranda, elle les écarta…
Benjamin jubilait intérieurement :
« Je sens les femmes, moi… je sais ce qu’il faut leur dire… comment il faut le leur dire… avec quelle expression du visage… à quel moment. »
Son succès auprès d’elles lui donnait à réfléchir :
« Ce n’est pas à la cliente que je m’adresse, ni même à la femme, mais directement à son… sexe. Ce sexe féminin que je connais… ce sexe en manque… affamé… pas seulement de jouissance… d’amour aussi, d’idolâtrie même… Les femmes ont toujours senti que je les connaissais d’abord par le fond de la vulve. C’est pour ça qu’elles me trouvent irrésistible. »
Benjamin à genoux gainait de daim les longues jambes nues de Miranda. Ses doigts courts, lisses, frôlaient la peau en remontant. Il parlait sans cesse, à mi-voix, dans un murmure de source, louant ensemble les qualités du produit et celles de la femme. Les yeux mi-clos, renversée dans son fauteuil, Miranda se laissait bercer, manipuler, contempler jusqu’à l’échancrure du slip. Quand elle s’aperçut que la patronne de la boutique l’observait d’un drôle d’air, elle se ressaisit, annonça qu’elle prenait les cuissardes, demanda que le vendeur les lui livre le lendemain matin, à domicile, à l’ambassade du Guatemala, rue Villebois de Mareuil…
Miranda attendait Benjamin en peignoir semblable à un nuage rose, assise sur un bas tabouret de fourrure, au fond de son boudoir le plus privé. Elle demanda un nouvel essayage. La scène de la veille recommença. Sauf qu’à la place de la culotte de soie blanche, Benjamin aperçut un large triangle de poils noirs, qui frisaient comme de l’astrakan. Enchaînant des gestes calmes, dardant des yeux lisses comme des têtes de clou, il psalmodiait d’une voix égale à propos des charmes des bottes et de ceux de la cliente. Miranda, tourneboulée, écartait les cuisses. Sous les yeux du garçon, la forte touffe se divisait en deux… la fente étirée sur la motte rebondie, bordée de chairs couleur saumon apparaissait… les poils frisaient davantage en s’imbibant de mouille…
Penché sur la vulve béante, Benjamin récitait ses litanies avec des accents de prêtre louant son Seigneur.
Sans crier gare, Miranda saisit Benjamin aux oreilles. Elle lui plaqua le visage contre sa chatte en se renversant violemment en arrière. Benjamin léchait avec une avidité contenue, attentif au plaisir qu’il dispensait. Lui ouvrant largement la fente avec le rebord des pouces, il buvait la mouille épicée en observant les réactions intimes du vagin, à l’écoute aussi des manifestations de la femme :
— Mmmmhhh… oui, comme ça… plus profond… plus haut… mordille… encore… oh, querrido… c’est trop… tu vas me…
Il appliquait des coups de dents de velours à la racine du clitoris. Miranda donnait des coups de reins, avançait d’une ruade le bassin à la rencontre de la langue, de la barre des incisives… Quand le servant lui enfonça deux doigts bien raides au fond du vagin, elle se cassa en deux dans le fauteuil en émettant un cri rauque. Elle jouissait en soulevant le cul et en poussant des râles. Quand son agitation se fut calmée, elle sortit la queue du garçon, la prit en bouche pour achever de la faire durcir, puis l’enfila dans son vagin.
Habituée à la pine de cheval de son mari Don Alonso, elle ne sentait pas grand-chose. Elle qui, par peur de la douleur, avait toujours refusé la sodomie, se jeta à quatre pattes sur le tapis pour tenter l’expérience avec le jeune chausseur. Benjamin se tenait figé, en contemplation face à la croupe cuivrée de pouliche qui s’offrait à lui. Impatiente de se faire pénétrer, l’ambassadrice cambrait les reins pour faire saillir davantage son arrière-train entrouvert :
— Viens me l’enfiler… ta queue de singe… entre mes grosses fesses de jument !
Le pénis de Benjamin s’était encore allongé depuis l’adolescence, tout en conservant une minceur qui le faisait ressembler à un tronçon de bambou bien lisse. C’était la première fois qu’il avait une relation avec une femme du monde. Ayant du mal à croire à sa chance, il hésitait. Elle l’appelait avec véhémence en agitant le cul de bas en haut et de droite à gauche :
— J’ai envie… enfonce-la-moi… en plein dans mon petit trou… regarde comme je le fais s’ouvrir pour toi !
Le souffle court, les joues chaudes, le chausseur s’agenouilla derrière la cliente. Il voyait tout ; sous la raie des fesses, la vulve poilue s’ouvrait ; une mouille abondante, à odeur fauve, suintait des poils crépus. La croupe de la femme était plus large que le torse du garçon. Elle avait les jambes si longues que la bite se trouvait située plus bas que la raie du cul. Benjamin se redressa, demeura accroupi en l’air, comme un jockey en selle. Son gland frôlait le pinceau noir de l’anus. Miranda suivait la scène dans un miroir de côté. D’une voix sourde, pour s’exciter encore davantage, elle chuchotait des obscénités en espagnol…
– Tomame por culo ! Jode muy profundo… hasta el hueso ! Ay que puerco indecente !
Et en français :
– Encule ta pute en rut ! Monte ta pouliche en chaleur ! Pisse-moi ton lait au fond du trou du cul, petit salaud !
Avec son gland semblable à un œuf oblong fixé au bout d’une tige effilée, Benjamin n’avait pas besoin de vaseline. Quand la bite pénétra, Miranda poussa un gémissement, creusa les reins davantage, coucha sa joue sur la laine du tapis persan. Sans rencontrer de résistance, comme s’il enfournait un thermomètre, Benjamin s’introduisit jusqu’aux couilles. C’était trop bon, trop chaud, au fond de la croupe mulassière ! Au bout de quelques va-et-vient, il éjacula. À la première giclée brûlante, la femme eut un orgasme…

Bientôt, Miranda amena des amies de la meilleure société au magasin des Champs-Élysées. Ces dames invitaient le jeune homme chez elles, lui glissaient de généreux pourboires. Au bout d’un an, le petit vendeur put s’acheter sa propre affaire, à Chinatown.
Désormais, Benjamin a les moyens de ses vices. Quand une élégante lui plaît, le plus souvent une grande brune dans la trentaine, un poil arrogante, il lui fait cadeau des chaussures qu’elle désire. Et pour les lui essayer en personne, il la conduit vers l’arrière-boutique.
Là, il a aménagé un luxueux cabinet de toilette-boudoir en s’inspirant de celui de l’ambassadrice. Dans une ambiance feutrée musique douce, parfums entêtants , la pénombre est percée de spots au pinceau étroit, qui tous aboutissent à de vastes poufs de fourrure. Des miroirs noirs courent le long des murs de la pièce, où on ne remarque pas tout de suite le coin toilettes-salle de bains, que le maître des lieux a décoré en marbre, dans des tons de jade.
De sa voix insinuante, mais distante, le chausseur commence par proposer à boire à sa cliente. Ses portos blancs, ses champagnes frappés sont de grande cuvée. Le plus souvent, la cliente accepte en prenant place. Au demeurant, elle se sent en confiance auprès du petit homme fluet qu’elle dépasse d’une bonne tête, et qui ne lui ménage pas les paroles et les regards d’adulation. Du ton de la compétence, il lui assure qu’elle est très bien faite, et qu’avec les chaussures qu’elle a choisies, et qu’il se fera un plaisir de lui offrir, elle se montrera irrésistible. Elle sourit, rassurée sur son pouvoir de séduction…
Aux yeux de la visiteuse, Benjamin n’est pas dangereux comme les hommes qu’elle a l’habitude de rencontrer : il s’est mis au service de sa beauté. Avant d’officier, le chausseur expert passe ses mains sous un jet d’air chaud, comme s’il se purifiait avant d’oser toucher aux longues jambes soignées. Se sentant l’objet d’un véritable culte, la dame se détend sur son pouf en levant son verre, qu’elle vide sans façon. Et comme ce que son hôte lui a servi est excellent, elle en redemande. Lui s’abstient de boire. Pas de familiarité : il est le grand prêtre qui arme une femme en vue de futures conquêtes. Ce qui se passe entre elle et lui dans la pénombre ne compte pas.
Benjamin est aux pieds de sa cliente renversée dans le siège qui épouse ses contours. Il manipule avec le plus grand respect les précieuses chaussures, ainsi que les pieds, les chevilles, les mollets, les genoux. Il frôle, caresse, sans insister, mais n’hésite pas à retrousser haut la robe pour évaluer à quel point l’escarpin met la jambe en valeur. Sans cesse, sa voix susurre, assure, rassure…
La femme enivrée de paroles bienfaisantes se laisse aller, s’ouvre comme une fleur… Benjamin pourrait toucher, il s’en abstient ; en revanche, il regarde… tout : la lisière des bas, la bande de peau nue des cuisses, la culotte de luxe translucide qui révèle les poils taillés par l’esthéticienne. Il constate l’humidité qui se répand, l’odeur de femelle excitée qui monte, en parle avec ses mots à lui, sur le ton de l’évidence, sans que sa voix déraille… C’est un maître hypnotiseur.
Quand il demande à la cliente de se lever pour fouler le profond tapis avec ses nouvelles chaussures, elle obéit. Lui demeure à genoux. Il la fait aller et venir ; insidieusement, il la guide, la pousse à s’admirer dans les miroirs qui multiplient son image. Et quand, de son ton le plus détaché, il lui demande de se déshabiller à l’exception des chaussures  en arguant qu’elle doit s’aimer toujours davantage  elle obtempère encore.
Le rituel se déroule sans anicroche. Benjamin chuchote, la femme écoute… et exécute. Benjamin s’allonge sur le tapis, elle accepte de marcher sur lui. Il sort son sexe, qu’elle piétine avec des petits rires de gamine vicieuse. Tout ça ne compte pas… Elle s’accroupit sur lui, pour faire semblant d’uriner sur son visage glabre d’éternel adolescent. Il renifle, lèche, ouvre la fente moite à deux doigts, y plonge la langue… la dame se trémousse. Quand il lui enfonce le doigt dans l’anus en lui mordillant le bouton, le plus souvent, elle jouit à grands cris. Certaines, alors, lui sucent la queue, ou se l’enfoncent, qui dans la chatte, qui dans l’anus.
Benjamin, très maître de ses nerfs, se retient de jouir… en vue de la suite.
Il conduit la cliente toujours nue, juchée sur ses chaussures neuves, vers le coin-toilette. Un lavabo, un bidet, un siège de W.-C., une baignoire s’alignent dans la pénombre.
Benjamin allume des spots qui éclairent les bons endroits. À cheval sur le bidet de précieux marbre vert, la femme se lave la fourche devant lui, ou accepte de le laisser la lui nettoyer. Et quand, dans la foulée, elle urine, toute penchée en avant, il enjambe le rince-cul dans son dos et, sans prévenir, la sodomise. Là, tout son corps d’homme tremble sur place… il gémit en s’agitant comme un dément, serrant aux hanches la grande femelle pliée en deux, qui vacille sur ses hauts talons en étreignant à deux mains les bords du bidet. Il la défonce à grands coups jusqu’aux couilles, pendant qu’elle se vide par saccades, que ses nichons tressautent, que ses fesses s’écartent sous les pénétrations brutales.
En éjaculant, il râle au bord de la perte de conscience ; la femme jouit en se masturbant dans ses ultimes giclées de pisse…

Et Miranda ? La femme de l’ambassadeur a suivi son mari dans sa nouvelle affectation. Mais le noyau des fidèles demeure, et Benjamin ne se lasse jamais de recruter de nouvelles adeptes. Il est vrai que les chaussures délirantes qu’il fait venir des quatre coins du monde ont de quoi aguicher les plus exigeantes. Du Japon, où son mari est en poste, Miranda lui fait parvenir des catalogues et des modèles. Elle compte passer l’été prochain à Paris… et compléter sa panoplie de cothurnes de luxe. Benjamin se prépare à l’accueillir dans son « Palais de la Femme ».

 

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