Partie 1

C’est à la suite d’une promotion que je suis arrivée sur le côte. 800 kilomètres, mais c’était ça où ne pas bénéficier de cette promotion, et j’y tenais trop. J’ai commencé il y a cinq ans dans le groupe Promodès en remplissant les rayons dans un supermarché, et je suis aujourd’hui la dirigeante d’un supermarché de taille moyenne, poste obtenu à force de travail et de cours du soir, alors, non, je n’allais pas y renoncer.

J’ai pourtant vu, dès mon arrivée, l’isolement social que cela pouvait représenter. Ma famille, mes amis, j’ai laissé tout cela derrière moi. Par chance, je n’ai pas de liens affectifs marqués, pas de petit copain, de fiancé, de mari, donc partir a été moins difficile. Mais j’ai du vague à l’âme quand je repense aux sorties avec les copines le vendredi ou le samedi  soir. Alors bien sûr, on reste en contact, et aujourd’hui, en plus du téléphone portable, les réseaux sociaux permettent pas mal de choses, mais, comme on dit, loin des yeux, loin du cœur.

C’est en lisant le journal que je tombe sur un article. Une appli pour les filles qui ne veulent pas sortir seules. Immédiatement, je me dis que ça, c’est pour moi. Je parcours l’article. Déjà, la photo est engageante. Une dizaine de femmes, ensemble, dont la créatrice de l’appli. Des filles comme moi, la trentaine, blondes, brunes,rousses…

La créatrice, Patricia, raconte dans l’article comment elle a eu, revenant en France après plusieurs années à l’étranger, l’idée de créer d’abord une page Facebook, puis une appli, pour permettre à des filles ayant peu de liens sociaux de se retrouver et partager une sortie. Très rapidement, 2700 filles, explique l’article, se sont inscrites sur la page Facebook. La majorité a entre 30 et 45 ans. Filles célibataires, mariées, en couple, nouvelles arrivantes sur la côte. C’est ensuite que Patricia a développé l’application disponible sur toutes les plates-formes et permettant plus de souplesse, avec des sous-chapitres. Boire un verre, aller à la piscine, à la salle de gym…Autant de situations dans lesquelles on peut ne plus être seul.

C’est parfait pour moi. Je m’empare de mon téléphone portable et je m’inscris. J’opte pour boire un verre et je lance une demande pour le vendredi soir. Les deux soirées du week-end sont les plus dures pour moi. Je déprime ferme. J’ai d’abord essayé de sortir seule, mais je me suis trouvée tellement isolée, face à mon verre, avec tout le monde qui rigole autour que j’ai finalement décidé de rester chez moi. Et ça n’est pas mieux.

Je me demande ce que ça va donner. J’ai la réponse au bout d’une demi-heure. Un message avec une photo. Salut, je m’appelle Jessica. Je suis libre vendredi soir. Je suis sur la Côte depuis cinq ans. J’adore sortir le week-end. Si ça te dit, je te ferai découvrir la ville.

La photo montre une belle blonde, la trentaine, en robe de soirée de satin noir au décolleté généreux. Sans hésitation, avec l’attitude du naufragé à qui on tend une bouée, je réponds oui. Je reçois un message en retour.

Alors demain soir, on se retrouve sur la Promenade à 20 heures. On se reconnaîtra puisqu’on a la photo de l’autre. Je te propose qu’on s’attende devant le monument qui représente les lettres de la ville.

Je ne pense plus trop à ce rendez-vous avant la fin d’après-midi de vendredi. J’ai de nouvelles responsabilités, et énormément de boulot. Il faut gérer tout cela. Le vendredi, la pression retombe petit à petit. Le magasin est ouvert le samedi et le dimanche matin, mais ce n’est pas la même clientèle, et surtout il y a moins de stress que le vendredi, jour de consommation maximum. Je repense à ma sortie, et ça me remonte le moral. Passer quelques heures avec quelqu’un, alors que mes soirées se résument à un plateau devant la télé, et découvrir la ville, ce sera bien. Quand j’étais dans le Nord, j’aimais la vie nocturne, avec ses codes totalement différents. C’est une parenthèse dans laquelle je me sens bien.

Le magasin ferme à dix-neuf heures. Mais bien sûr, il y a toujours des clients retardataires auxquels on ne peut pas dire non, et tous les rituels de fermeture. J’arrive chez moi à dix-neuf heures trente. Pas le temps de faire grand-chose pour me préparer, mais après tout, ça n’est pas vraiment important. On sort entre filles. Il n’y aura pas de mec et de besoin de séduction. J’ abandonne mon jean, mon chemisier et ma veste sur le lit pour passer une robe de soirée que j’ai achetée deux jours plus tôt en solde dans un magasin de la ville. Elle est rouge et tombe bien sur moi, moulante sans l’être trop. J’apprécie son côté coquin, avec les deux fentes sur le côté qui montent haut et dévoilent les jambes. Jambes que j’ai gainées de bas stay-up. Mon ultime geste avant de quitter l’appartement est de remplacer mes baskets de la journée par des escarpins à talons aiguille.

Je loue un petit appartement avenue R… Il me suffit de remonter celle-ci pour déboucher sur l’avenue. En ce vendredi soir, déjà beaucoup de personnes, après le stress de la semaine, se retrouvent pour passer un moment agréable, entre amis. Les bars qui s’alignent le long de la promenade se remplissent d’hommes et de femmes qui ont fait un effort de tenue et rejoignent leurs amis.

Je l’aperçois près des lettres en acier du nom de la ville. Une photo donne une vision incomplète d’une personne. Elle est grande, beaucoup plus que je ne l’avais imaginé, et encore grandie par ses talons, près d’un mètre quatre-vingt dix. Elle me tourne le dos, fixant la plage toute proche. Une crinière qui semblait être d’un blond naturel coule sur ses épaules. Elle porte un tailleur noir, veste et jupe, courte, dévoilant des jambes gainées de nylon. Sentant une présence, elle se retourne quand je m’approche. Elle est magnifique, bien plus que ne le disait le cliché du message, et ça me fait un pincement au ventre. En arrivant sur la côte, je n’avais pas laissé ma bisexualité derrière moi. La dernière personne avec qui j’ai vécu, pendant six mois, était une fille. Nous nous sommes séparées parce qu’au fil du temps, nous nous sommes éloignées l’une de l’autre, même si j’étais toujours attachée à elle, une séparation qui m’a fait du mal. Un visage bien dessiné, d’immenses yeux bleus, et un corps plein, ce genre de corps que j’aime, parce que, sans doute comme les hommes, j’aime les femmes qui ont des seins, des fesses, des cuisses, à empoigner, tripoter, et elle a tout cela. Son décolleté et la manière dont sa robe colle à ses formes le crie. J’ai cette envie, immédiate, de poser mes mains sur elle, sentant mon sexe s’ouvrir et commencer à suinter. Trois mois sans sexe, ça a des conséquences, et ce d’autant plus quand on pense maîtriser la situation ou ne pas souffrir du manque, pour se rendre compte au final que ce n’est pas du tout le cas.

On se serre la main. La sienne est douce et chaude.

Je suis heureuse qu’on sorte ensemble. Viens, je vais te faire découvrir la ville. Tu verras, avec moi, tu ne t’ennuieras pas. Je t’emmène dans un café que j’aime bien, c’est un peu plus loin, dans une petite rue.

On avance un peu plus loin jusqu’à une rue de commerces divers dans laquelle elle s’engage. Elle m’a guidé jusqu’à un café qui n’était guère différent de ceux de la promenade. Un grand comptoir en arc de cercle auquel certains consommateurs ont choisi de s’accouder, alors que d’autres optaient pour  une table. La salle est beaucoup plus grande que l’on ne pourrait le penser de l’extérieur, avec un premier espace, puis un deuxième auquel on accède en montant un escalier d’une dizaine de marches. Il y a beaucoup de monde et les serveurs sont occupés. Elle semble connaître les lieux, car elle est partie au comptoir commander. Elle y est accueillie chaleureusement par le barman. Ils échangent quelques mots, puis elle me rejoint.

Tu es connue comme le loup blanc ici ?

J’ai mes habitudes. J’aime sortir la nuit, et c’est un de mes lieux de prédilection. Mais j’en ai d’autres. J’ai commandé deux cafés, mais si tu veux autre chose…Pas d’alcool en tout cas, je vais te faire faire un tour de la ville, et il faut que tu puisses en profiter.

L’une des serveuses, une jolie blonde au look androgyne nous les amène deux minutes plus tard.

Ça va Carole ? lui demande mon interlocutrice.

Tout en parlant, elle vient passer sa main d’un geste négligent sous la jupe courte que celle-ci porte, et elle glisse sur ses fesses. Je me dis que j’interprète mal les choses, qu’il s’agit d’un simple mouvement affectueux, mais la main reste sous la jupe, tout le temps qu’elle parle avec Carole, laquelle lui donne des nouvelles de sa sœur, et de son frère, pour esquisser une caresse. Ça me donne chaud au ventre d’imaginer cette main, se glissant sous un slip, sous un collant, pour effleurer la croupe qui tend la jupe, se glisser dans le sillon, venir effleurer la muqueuse de son anus. Je me dis que j’aimerais bien qu’elle me fasse la même chose. Carole finit par s’éloigner, après deux, trois minutes de discussion. Je la suis du regard, sa silhouette souple, ses jambes gainées de nylon dévoilées par la jupe courte autour de laquelle est attaché un petit tablier de devant qui vient se nouer derrière, au dessus de cette croupe qui bouge sous le tissu. Sont-elles si proches qu’elle puisse ainsi lui caresser les fesses ? Sans doute parce qu’elle lit en moi avec habileté, Jessica me répond avec franchise :

C’est une copine… On se retrouve de temps en temps, quand on n’a personne, et on passe la nuit ensemble… J’aime les garçons mais aussi les filles…

Des images s’imposent à moi… Je la vois retroussant la jupe de Carole, baissant ce qu’elle porte dessous, venant plaquer sa bouche sur son sexe en même temps qu’elle attrape ses fesses à pleines mains.

Je repense aux filles avec qui j’ai fait l’amour ces derniers temps, et aux garçons dont j’ai accueilli la queue dans ma bouche et dans mon ventre. Curieux comme ce simple geste qu’elle a eu a ouvert la boite de Pandore et fait remonter pas mal de souvenirs en moi.

En sirotant nos cafés, on évoque nos vies, dont je me rends compte qu’elles ne sont pas si différentes au final. Deux jeunes femmes dans la trentaine, qui ne se sont pas encore fixées, qui profitent de leur liberté en prétendant que c’est bien ainsi, mais qui dans un même temps, sont plus malheureuses qu’elles ne voudraient l’admettre de cette situation. Je découvre qu’elle est comme moi dans le commerce. Elle tient un magasin de vêtements dans le centre ville avec sa sœur.

C’est pendant qu’on discute qu’elle vient poser son pied dénudé contre ma cheville. Un long frisson me parcourt. J’ai envie l’espace d’un instant de lui dire que ce n’est pas bien qu’elle ne devrait pas faire ça, qu’elle réveille en moi des envies que j’ai refoulées ces derniers temps, mais j’en suis incapable. Ce simple pied qui bouge sur moi, caresse ma cheville un instant avant de monter un peu plus haut réveille mon corps, le remplit de chaleur en même temps que mon sexe s’ouvre, et commence à secréter, qui accueillerait sans problème, si elle voulait me les prêter quelques minutes, des doigts, sa langue. Elle ne va pourtant pas plus loin. Je comprends que ce n’est pas, pas encore, le moment.

Mon regard glisse sur le couple le plus proche de nous. Une petite blonde avec une robe blanche très courte qui regarde le garçon assis en face d’elle, un jeune type bien bâti avec une envie non dissimulée. Je l’entends clairement lui dire :

J’ai envie de prendre ta queue dans ma bouche…

Et il lui répond :

Qu’est-ce que tu attends ?

Avec une frénésie tremblante de la personne qui s’est retenue trop longtemps, elle contourne la table et vient se poser sur la banquette près de lui. Elle extirpe son sexe à moitié érigé de son pantalon, le caresse doucement pour le faire durcir. On comprend, à sa manière d’être qu’elle attend ce moment depuis le début de la soirée. Il n’est pas totalement dur quand elle le prend dans sa bouche, mais ses caresses buccales feront le reste. Je remarque qu’elle amène sa main entre ses cuisses pour se caresser en même temps qu’elle le suce, et aussi l’expression du beau brun, qui ferme les yeux et pousse un soupir de satisfaction.

Tu as envie de sucer des queues ?

Je me retourne vers Jessica, qui n’a rien perdu de ma fascination.

Ça fait longtemps que je n’en ai pas eu une dans la bouche, j’avoue.

Il ne faut jamais désespérer. Allez viens, je vais te faire découvrir la ville la nuit. On va passer de l’autre côté. Celui qui ne prend forme qu’au moment où le crépuscule tombe et s’évanouit quand revient le jour.

Elle se lève. Je suis le mouvement. Nous sommes à quelques centimètres l’une de l’autre. Son parfum, sucré et envoûtant, envahit mes narines en même temps que la chaleur de son corps me remplit. Elle a un geste qui me trouble, celui de venir appuyer la pointe de ses doigts contre mon genou et de remonter le long de ma jambe, haut, jusqu’à l’endroit où la fente se termine, remplacée par le tissu. Cette caresse, simple, me trouble plus que si elle était venue entre mes cuisses, fouiller mon slip.

Elle m’entraîne vers le fond du café. On s’engage sur la dizaine de marches qui conduisent au plateau supérieur. En passant, je remarque que des couples se donnent l’un à l’autre, sans grande retenue et sans que cela paraisse choquer qui que ce soit. Une brune à la poitrine opulente a mis sa poitrine à nu et l’offre à une petite blonde qui elle est nettement moins dotée, et qui avale ses seins à pleine bouche, comme si cela lui permettait de compenser ce qu’elle n’a pas. A la table d’après, deux garçons se branlent mutuellement. Et un peu plus loin, une fille est installée au dessus d’un garçon, la jupe roulée à la taille, le string enfoncée dans l’aine. Le garçon la fait monter et descendre, en la tenant par les hanches, sur sa queue en pleine érection, de fort volume. Je commence à comprendre le chemin que Jessica veut me faire parcourir, et qu’il y aura du sexe à chaque étape. Mais je suis tout sauf choquée. Nuit et sexe font bon ménage. Et puis j’ai refoulé trop longtemps mes pulsions.

On prend dans un large escalier qui peut conduire soit vers le sous-sol, soit vers les étages. Elle part vers le haut, et je la suis. Vers le Paradis ?

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Les autres épisodes de Copine de sortie :

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http://www.meshistoiresporno.com/histoire/copine-de-sortie-partie-2/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/copine-de-sortie-partie-3/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/copine-de-sortie-partie-4/

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Retrouvez les autres histoires de Frédéric Gabriel :

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