Déculottée

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Joan Belfort


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DÉCULOTTÉE

Je me souviens très bien du jour où cela a commencé. Je veux parler de mon habitude de me balader sans petite culotte. C’était lors d’un voyage d’études au musée de l’Ermitage, à Saint Saint-Pétersbourg, à l’époque où je terminais mon cursus universitaire. Je peux même vous dire devant quelle œuvre ça a débuté : il s’agissait des Trois Grâces, de Canova, ce trio sublime de jeunes vierges dénudées. Le conservateur du musée, Alexandre, m’avait pris à part et, avec son délicieux accent russe, dit quelque chose comme : « Vous ne trouvez pas que cette sculpture dégage une puissance érotique irrésistible ? » Il avait sans doute raison, parce que le soir même nous couchions ensemble. Au matin j’étais repartie, et comme nous ne devions plus nous revoir, mon russe m’avait demandé une faveur : conserver ma culotte en souvenir de moi. Et je me vois encore, sur le pallier de son appartement, déposer ma valise, remonter ma jupe et faire glisser le long de mes bas un tanga de dentelles noires.

C’était l’hiver à Saint-Pétersbourg et je peux encore ressentir le vent glacial s’engouffrer entre mes cuisses. J’avais passé la journée les jambes serrées, je me sentais tellement nue ; j’avais l’impression que tous les hommes pouvaient deviner que je ne portais rien. En réalité je crois que c’est mon attitude qui le leur faisait sentir. D’ailleurs aujourd’hui c’est souvent lorsque j’ai très envie de sexe que je sors sans culotte. Selon la saison, j’enfile une paire de bas et un tailleur serré, ou l’été, une robe à peine plus ample. Je vais dans les magasins, à la bibliothèque, je m’assieds à la terrasse d’un café… Je laisse mon imagination vagabonder, et peu à peu je desserre légèrement les cuisses. On ne s’imagine pas à quel point le fait d’avoir la chatte à l’air libère le potentiel érotique de chaque situation. Presqu’à tous les coups, voilà qu’un inconnu vient m’aborder. Je ne suis pas du genre à refuser des avances si elles sont formulées avec élégance, et que la personne m’agrée. C’est un peu ce qui s’est passé hier soir, au supermarché. En rentrant de la galerie où je travaille, j’ai senti qu’il me fallait un homme et que je ne pourrais pas passer la soirée sans éprouver la domination d’un mâle. J’ai pris mon panier et je suis descendue faire quelques courses. Auparavant, j’ai pris soin de retirer ma culotte ; elle était déjà trempée.

Ils doivent avoir un sixième sens, c’est ce que je me dis à chaque fois… ou alors c’est moi qui tortille des fesses, sans m’en rendre compte. J’étais en train de peser des aubergines, quand un homme dans la quarantaine a fait mine de déposer au même moment je ne sais plus quel fruit, juste pour effleurer ma main ; ça m’a fait sourire, il n’en a pas fallu davantage. Ensuite, je l’ai sentie sur mes pas dans le magasin ; j’attendais de voir comment il allait s’y prendre et mon excitation ne faisait qu’augmenter, je sentais ma vulve qui suintait le long de mes cuisses. Puis je l’ai perdu de vue, mais sitôt passée la caissière, il est réapparu pour me demander si j’avais besoin d’aide avec mon panier. Il n’était pas bien lourd, mais on ne refuse pas ce genre de service ; je l’ai fait monter dans ma voiture garée au parking souterrain. Aussitôt nous nous sommes embrassés et je me suis mise à lui palper l’entrejambe. J’écartais les cuisses pour qu’il découvre le pot-aux-roses ; ça l’a fait durcir d’un coup lorsqu’il a senti mon sexe nu tout dégoulinant. Je ne pensais plus qu’à l’engloutir dans ma bouche. J’ai dégrafé son pantalon : il ne portait rien dessous.

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