Derrière la porte bleue

Derrière la porte bleue

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Frederic Gabriel




J’ai reçu ce courrier le jour de mes vingt ans, envoyé par un notaire de Seine-et-Marne. J’ai été intriguée. Le message était on ne peut plus laconique. « Je souhaiterais vous rencontrer au sujet d’une succession que vous n’attendez sans doute pas, et que je suis chargé de vous remettre en mains propres. » Un message on ne peut plus mystérieux. J’ai d’abord pensé à un canular. J’ai fini par contacter le notaire, en appelant au numéro indiqué dans l’en-tête. Une femme d’âge indéfini a répondu à mes questions :

Non, mademoiselle, maître Carlet ne s’est pas trompé. Il souhaite vous remettre un héritage qui vous revient de droit. Il souhaite simplement que les choses se fassent de manière discrète. Peut-on convenir d’un rendez-vous ? Croyez-moi, vous ne regretterez rien.

Il me fallait une heure et demi de trajet pour me rendre en Seine-et-Marne. J’étais surbookée, mais j’ai finalement accepté de lui rendre visite un samedi après-midi. On a fixé un rendez-vous pour le surlendemain 15 heures.

Cela faisait dix ans que je n’étais pas venue à R…, et je ne pouvais reconnaître qu’une chose : la principale qualité des petites villes de province, c’est qu’elles ne changent jamais.

Une fois sur la grand place, j’ai avancé jusqu’à la bâtisse de deux étages, épaisse et cossue, qui abritait l’office du notaire. Contrairement à ce que j’avais pu imaginer au téléphone, la secrétaire était une grande brune de 25 ans au corps bien dessiné. Quant au notaire, j’avais imaginé un vieil homme chenu attendant la mort. Il avait la quarantaine, très élégant, diablement séduisant.

Il m’a invitée à pénétrer dans son bureau. Il est rentré tout de suite dans le vif du sujet.

Votre tante Caroline est décédée il y a deux ans, comme vous le savez. J’ai été chargé d’établir sa succession par l’une de ses trois sœurs. Il a fallu beaucoup de temps pour tout mener à terme, car à ma grande surprise, elle possédait beaucoup plus de biens que je ne le pensais. De plus elle avait laissé un testament très détaillé, avec de nombreuses exigences, ce qui a retardé le moment de mettre un point final à la procédure. Parmi ses nombreux biens immobiliers, se trouve cette maison en Seine-et-Marne, où si je ne me trompe pas, elle vous a accueillie très souvent. Elle vous la lègue, avec le souhait que vous puissiez y vivre des moments aussi heureux que ceux vous avez connus durant votre enfance. Vous héritez également d’une somme coquette qui vous permettra de faire quelques réparations et de l’entretenir. Et enfin…

Il se leva et alla chercher dans une armoire un épais coffret en bois.

Je dois vous remettre ceci.

J’ai saisi le coffret. Il était magnifique, en bois rare, orné de magnifiques dessins de fleurs peintes. J’ai tenté de l’ouvrir, mais la serrure était fermée à clef. Le notaire m’a aussitôt tendu une petite trousse.

La clef qui permet de l’ouvrir est là-dedans, au milieu d’autres clefs. Votre tante souhaitait que tout ne soit pas facile et immédiat pour vous.

Je suis reparti. J’avais le cœur gros. Entre ma 5ème et ma 10ème année, tante Caroline s’était occupée de moi comme peu de personnes peuvent s’occuper de vous. Je gardais de ces moments le souvenir d’heures merveilleuses, qui n’avaient pas d’équivalent avec les autres membres de ma famille, pas même mes parents.

Ce qui me consolait un peu, c’est que j’avais hérité de sa maison. Je pourrais y conserver l’esprit qu’elle y avait insufflé. Reprendre le flambeau, en quelque sorte.

Je m’y suis rendue, en sortant de chez le notaire, avec mon coffret sous le bras. J’étais très émue.

La maison, je l’ai retrouvée comme était dans mes rêves. Une grande demeure cossue, construite dans les années 30, comme on n’en fait plus aujourd’hui, immense, flanquée de dépendances.

Je craignais que le terrain ne soit dévasté, mais de la roseraie au potager, en passant par la magnifique tonnelle, tout était dans l’état.

Un vieil homme est venu vers moi, sortant de la maison voisine. Il devait approcher les 80 ans… Il m’a souri.

Vous devez être la petite nièce de Caroline… Je savais que vous viendriez tôt ou tard. J’ai tout entretenu en attendant ce jour. Je devais bien ça à Caroline. Elle m’a révélé à moi-même… Si vous avez besoin de moi… Je continuerai d’entretenir la propriété, parce que j’imagine que vous ne serez pas tout le temps là…

J’ai avancé sous la tonnelle, touchée par sa gentillesse, en même temps qu’intriguée par ses paroles. Elle m’a révélé à moi-même… Que voulait-il dire par là ?

J’ai ouvert les fenêtres et la maison a repris vie. Je pourrais déjà y passer le week-end. Je me souvenais encore de l’épicerie où nous nous rendions à pied, située au centre-ville. Plus tard dans la journée, j’irais y acheter quelques provisions, et de quoi faire un peu de ménage.

Mais le plus important pour le moment, c’était ce coffret qui m’intriguait tant. Je l’ai posé sur la grande table de la salle à manger, j’ai sorti les clefs, et j’en ai essayé deux ou trois avant de tomber sur la bonne.

Le coffret était plus profond qu’il ne semblait, et il renfermait un épais cahier à la couverture de cuir, deux albums photo et une enveloppe qui m’était adressée.

Émue, j’ai lu la lettre qu’elle contenait :

À l’heure où tu liras ces mots, je ne serai plus. Ne sois pas triste. J’ai vécu longtemps et mon existence a été belle, longue et heureuse.

Je n’ai qu’un seul regret : que nous nous soyions éloignées l’une de l’autre. Il est vrai que tes parents ont été obligés de changer de région pour trouver du travail. Les aléas de la vie…

Je garde un souvenir heureux de ces moments passés ensemble, où nous avons partagé des joies simples, au milieu de la nature.

Tu n’as eu de moi qu’une vision partielle. Tu m’as connue sur mon déclin, à une époque où j’avais du renoncer, avec beaucoup de difficulté et d’amertume, à tout ce qui faisait de moi une femme. Aucune d’entre nous, tu peux me croire, n’est prête à accepter cela.

Ma seule consolation aura été d’avoir eu autant de moments heureux.

Mon autre consolation, c’est de savoir que ce qui faisait mon essence n’a pas disparu, et que cette part de moi-même s’est réincarnée en toi. Les dernières photos que j’ai pu voir de toi m’ont confirmé ce que j’avais pressenti. La roulette génétique a fait que nous nous ressemblons énormément.

Je suis convaincue que la ressemblance s’est également développée sur le plan du caractère !…

Je t’offre dans ce coffret un cadeau unique. Une ouverture sur ce que je suis, la partie de moi que tu ne connaissais pas. Tu seras peut-être choquée par ce que tu découvriras, mais je ne pense pas. Au contraire, je suis certaine que cela te fera découvrir un nouveau monde, riche de possibilités qui pourront être tiennes.

Je crois aux forces de l’esprit, et resterai près de toi, même si en apparence, je suis ailleurs.

J’avais les larmes aux yeux. J’ai malgré tout attrapé le premier album photo et je l’ai ouvert.

J’ai eu le choc de ma vie. Quand on avance en âge, ce qui fait votre spécificité physique se dissout. Les traits, l’allure. J’avais connu Caroline bien trop tard, et elle ne laissait traîner aucune photo d’elle.

J’ai été sidéré de constater notre ressemblance. Elle devait avoir 30 ans à l’époque des photos, moi vingt au moment où je les découvrais. Cette différence mise à part, je m’étais trouvée une jumelle à travers le temps.

Je ne m’attendais pas à avoir sous les yeux ce genre de clichés. Caroline avait été photographiée en noir et blanc et en couleurs, aussi nue qu’au jour de sa naissance, et Sur la première, elle était allongée sur le lit, couchée en chien de fusil, et on voyait les détails les plus intimes de son anatomie, ses lèvres gonflées, clairement visibles et ce regard qui fixait l’objectif, impudique, qui disait clairement « Je m’offre… »

Les autres clichés donnaient à voir son anatomie de manière intégrale, dans des positions qui offraient son corps de la manière la plus impudique qui soit, qu’elle soit accroupie, à quatre pattes, les jambes croisées. J’étais une fille, j’avais parfois été troublée par d’autres filles, mais mon trouble à la voir était démultiplié par notre ressemblance…

Ça n’était rien pourtant comparé aux clichés suivants. On la voyait aux prises avec un corps sans visage. Les photos étaient franchement pornographiques. Elle prodiguait une fellation à ce corps sans tête… Se faisait prendre dans toutes les positions possibles… Installée face à l’appareil, la queue du garçon à moitié enfoncée en elle, en levrette…

Je pouvais parfaitement comprendre qu’elle avait voulu garder des clichés de sa splendeur, même si c’était… Un peu extrême…

Le deuxième album de photos par contre m’a encore plus surprise et troublée. Elle y posait avec tout un attirail et des vêtements sado-masochistes. Le premier cliché la montrait vêtue d’un magnifique corset de cuir comprimant et galbant sa taille tout en laissant son sexe et ses seins à nu, et de cuissardes qui prenaient la jambe et montaient haut. Les autres étaient du même acabit, des gants luisants, cuissardes de toutes sortes, corsets, cravaches… Une expression dominatrice éclairait son visage d’une lueur que je ne lui connaissait pas.

Je suis revenue sur les photos plusieurs fois. Leur puissance me laissait rêveuse, tout autant que notre ressemblance. Aurais-je osé faire de pareilles photos ? Et me voyais-je en dominatrice, cravache à la main, serrée dans un corset ? J’étais encore jeune, mais j’avais déjà appris une chose. On ne se connaît pas bien, et on est parfois surpris par ce que l’on peut faire. Les réactions, les attitudes que l’on peut avoir…

J’étais trop impatiente de découvrir le registre au dos de cuir. Je l’ai ouvert. Des dizaines de pages d’une écriture régulière, ronde. Il y avait une première date, 1955, puis, en le survolant, je me suis rendu compte qu’il s’étendait jusqu’à 1969. Rien de régulier. Elle ne prenait pas des notes tous les jours, mais à intervalles, un peu comme des synthèses effectuées une ou deux fois par mois. J’ai commencé à lire et j’ai vite été absorbée par ma lecture.

JUIN 1955

Je commence à décrire aujourd’hui cette métamorphose qui a eu lieu en moi au cours de ces derniers jours, persuadée qu’il peut être intéressant de garder une trace de ce changement, dont j’ai conscience qu’il n’est pas achevé.

Je crois que je peux le dire, je suis une femme libérée. Nous les femmes, nous n’avons pas suffisamment su profiter de l’ouverture donnée par la guerre et les années qui ont suivi, mais j’ai l’espoir que les années à venir changeront la donne. Très jeune, j’ai décidé de ne pas me marier. J’ai vécu avec plusieurs hommes, et même une femme.

C’est avec Michel que les choses ont évolué. Ici, dans la maison où je rédige ces lignes, il y a plus d’un an. J’y vis depuis 1952. À l’époque je partageais ma vie avec un homme extrêmement riche que j’aimais sincèrement. Il était marié. Je voulais malgré tout croire que les choses puissent être éternelles. Ça n’a pas été le cas. Comme cadeau de séparation, il m’a offert cette maison que nous louions simplement pour venir y passer les week-ends.

J’étais donc avec Michel. Nous étions en bas, dans le living, et nous flirtions. J’avais sorti son sexe de son pantalon et je le masturbais. Soudain, il m’a demandée :

J’aimerais que tu me gifles ! Plusieurs fois !

Je l’ai regardée, très surprise :

Mais pourquoi ?

Parce que ça me donnera du plaisir.

Je faisais aller et venir ma main sur son membre, qui se rigidifiait.

Autant que la caresse que je te donne ?

Davantage encore.

Pourquoi ai-je répondu de manière si affirmative à sa demande ? J’ai gardé une main sur lui pour le caresser et l’autre a fait plusieurs allers et retour sur son visage.

Ce que j’ai senti au creux de ma main m’a surpris. Son sexe s’est rempli de sang en quelques secondes, gagnant encore plus d’un tiers de sa taille, puis il a été agité de spasmes, et a délivré une semence crémeuse sur ma main. Il s’est aussitôt éloigné pour aller se nettoyer, honteux je crois de m’avoir révélé cette partie de lui-même, sans se douter de ce qui se passait en moi.

Lorsque j’avais commencé à le caresser j’étais moyennement excitée. Ce moment inattendu, ce que je lui avais fait, mais aussi le fait de le voir jouir ainsi, m’avait bouleversée et mis le ventre en feu. Incapable d’attendre qu’il revienne, j’ai retroussé ma robe, et tiré ma culotte à mes cuisses. Sans surprise, je me suis trouvée dilatée, le clitoris sorti de sa gaine, ce qui m’arrivait très rarement, et l’intérieur des cuisses poissé de sécrétions. Je me suis frottée, et j’ai joui quasi immédiatement, mais ça n’était pas suffisant, et j’ai continué de me caresser, incapable de m’arrêter, jusqu’à jouir deux autres fois. Troublée, j’ai remonté ma culotte et rabattu ma robe avant qu’il ne revienne.

Je pensais qu’on n’en parlerait plus, mais le soir il m’a dit :

J’ai toujours aimé la souffrance. J’ai voulu tirer un trait dessus depuis que je suis avec toi, mais j’en suis incapable. Accepterais-tu de m’en donner plus ?

Je me suis entendue dire oui.

C’est le lendemain, dans l’après-midi, qu’il m’a tendu une superbe cravache et qu’il m’a dit :

Frappe-moi avec.

Il a sans doute été surpris de la rapidité de ma réaction – et moi aussi. À peine m’avait-il dit cela que la cravache lui cinglait le visage, lui laissant une balafre sur la joue. Il a souri. Il était torse nu devant moi, et je l’ai frappé, déchirant ses chairs sans la moindre hésitation. Son visage trahissait sa jouissance. J’ai fini par mettre à nu sa queue bandée, une fois que ses chairs ont été déchirées, et je l’ai masturbé, le faisant jouir.

Je me suis éloignée, car je ne voulais pas qu’il soit témoin de mon plaisir. Me troussant, j’ai baissé ma culotte aux genoux, et j’ai enfoncé le manche de la cravache dans mon sexe dilaté, me fouillant pour jouir. Je me suis inondée de mes sucs intimes. Pourquoi de tels moments me procurent-ils un plaisir aussi fort ? Plus rien ne sera jamais comme avant, je ne le sais que trop bien.

MAI 1958

Michel et moi avons aménagé une pièce de la maison pour nos plaisirs. Il y a une clef pour la porte bleue, et nous sommes les seuls à l’avoir. C’est ici que nous nous retrouvons pour des expériences que d’autres ne comprendraient pas.

Trois ans déjà que j’explore les joies de la souffrance et ne m’en lasse pas. Hier, j’ai attaché Michel soigneusement. Il était à genoux, les mains nouées dans le dos. Il m’a appris à faire des liens serrés, mais aussi à pousser le corps dans les limites de la contorsion. Je suis venue promener sur sa chair le talon aiguille de ma cuissarde, appuyant sur sa peau pour la marquer, la déchirant même par endroits. Il était en extase, son sexe dressé entre ses jambes. J’ai amené le cuir de ma botte contre sa queue et j’ai frotté son sexe.

Je t’interdis de jouir !

Bien entendu, il a été incapable de s’en empêcher, et très vite le blanc de la semence a souillé le cuir de la cuissarde. Je l’ai giflé, et j’ai amené la botte à sa bouche. Il a sucé sa propre semence, jusqu’à ce que je vienne me caler au-dessus de lui. Mon corset me laissait le sexe à nu.

Lèche-moi, esclave.

Sa langue habile est venue sur mes lèvres dilatées, lapant mes sécrétions jusqu’à la moindre goutte, se glissant en moi et me pénétrant autant qu’il le pouvait, remontant agacer mon clitoris. J’ai joui sur lui plusieurs fois.

SEPTEMBRE 1962

Je réfléchis à tous ces bouleversements qui ont transformé ma vie. À ce que je suis devenue. Michel m’a présenté il y a deux ans celle qui l’avait initié à la souffrance. Nous sommes devenues elle et moi étonnamment proches.

Michel a fait le choix de me quitter. « Notre relation me déstabilise. Je suis entièrement tourné vers le plaisir et la souffrance que tu me donnes. J’ai besoin de respirer. » Telle ont été ses raisons.

J’ai été effondrée par son départ, mais j’ai repris du poil de la bête depuis. J’ai cette terrible certitude que je ne peux plus avoir de relation qu’avec des gens qui comprennent et aiment la souffrance, qu’elle soit donnée ou reçue.

NOVEMBRE 1963

Drusilla, la maîtresse de Michel, m’amène régulièrement des filles ou des hommes à dresser. Elle est passée hier avec une petite blonde qu’elle m’a laissée pour le week-end. Entièrement nue, avec un collier et une laisse que tenait Drusilla, elle est descendue de voiture et a rampé jusqu’à moi à quatre pattes. Je m’étais bien entendue préparée. Elle a léché mes bottes en signe de soumission.

Je crois qu’on pourra faire quelque chose de toi, lui ai-je dit.

J’ai attrapé la laisse, et je l’ai emmenée derrière la porte bleue.

Le cahier se terminait par une unique phrase. En 1969.

J’ai fait le choix de renoncer à tout cela. Je suis trop vieille. Pourtant, cela restera la meilleure période de ma vie.

La nuit était tombée sans que je m’en rende compte.

À la page de garde du cahier était collée une clef. Je l’ai prise et je suis montée jusqu’à l’étage. Je me souvenais parfaitement qu’il y avait quatre portes, trois donnant sur des chambres, et la fameuse porte bleue. « Oh c’est un débarras », m’avait-elle dit à l’époque.

La clef s’insérait parfaitement dans la serrure. Je l’ai tournée. J’ai été un rien déçue de trouver le local vide. Mais ça n’était pas forcément un mal. Si je voulais me construire une expérience, je devrais tout réinventer.

Je suis partie me coucher, la tête et le ventre en feu.

J’étais au restaurant avec Olivier, mon petit ami du moment, quand il m’a dit :

C’est très curieux, mais je te trouve changée ces derniers temps. Très différente. Tu dégages quelque chose d’autre, quelque chose de fort…

Je ne lui ai pas répondu tout de suite. Je lui ai finalement dit :

Ça te dirait un séjour à la campagne ? J’ai hérité une maison de ma tante. J’y vais tous les week-ends…

Pourquoi pas ?

On pourrait faire des choses… Différentes,..

Tu penses à quoi ?

Devant moi s’est dessinée la nouvelle configuration de la pièce à la porte bleue, et de ce que j’y avais installé.

Oh, tu verras bien quand on y sera.

J’ai pris sa main et l’ai placée entre mes cuisses. Il a autant été surpris par mon geste que par l’état d’excitation dans lequel je me trouvais.

Tu peux m’expliquer pourquoi tu t’es mise à mouiller autant ?

Il n’a pas compris quand je lui ai répondu :

Parce que je suis devenue ce que je devais être.

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