Des vacances sextraÔrdinaires

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Pierre Triarde


triolismevacancesvieux et jeune



C’est ma mère qui m’a conseillée de prendre des vacances à Copalambre. Faut dire que ces derniers temps, la malchance s’est un tantinet acharnée contre moi. Je perdis tout d’abord mon travail à cause d’une compression de personnel dont je fus, à mon grand étonnement, le seul à être compressé. Ensuite ma femme me fit cocu avec le plombier que j’avais moi-même contacté pour déboucher le siphon de la salle de bain. Je ne sais pas si ledit siphon fut récuré mais ce que je peux vous certifier, c’est que mon épouse fut ramonée très efficacement. Je surpris ma femme allongée sur la moquette du salon, les jambes en l’air et le plombier la pilonnant à grand renfort de clapotements mouillés. La pauvrette glapissait comme un animal pris au piège et plus elle couinait l’ingénue, plus le couard prenait plaisir à la défoncer.

Je t’avais bien dit que cette catin te tromperait un jour ! grommela ma mère en touillant sa potée aux choux. Prends du bon temps fiston et va-t-en passer quelques jours à Copalambre. La maison familiale est vide en ce moment. Et puis comme ça, tu en profiteras pour aérer cette vieille bicoque.

J’écoutai les conseils de ma maman. Je pris le premier vol pour Shundira et m’installai dans notre maison située au sud de l’île.

Ces trois derniers jours à la même heure, je me promenais sur la plage à écouter le vent bruire dans les cocotiers. J’en profitais aussi pour mater les gonzesses couvertes de crème anti-UV. Sur ma droite, deux nanas se doraient nues au soleil en mangeant des sortes de beignets luisants de graisse. J’aurais bien donné une journée de mes vacances pour partager avec elles ces grosses choses indigestes. Mazette ces nibards, lourds et pleins comme des fruits gorgés de sucre… rêve pas ducon, tu es moche comme un poulpe et qui plus est adipeux du bide. Un grand baraqué passa devant les donzelles en bombant le torse. Elles gloussèrent en reluquant l’énorme bosse qui déformait le slip de bain. Elles se passèrent une main fébrile entre les cuisses en écartant au passage les lèvres de leur vulve. Un code ? Une invite ? En tout cas le bellâtre se dirigea vers les demoiselles aussi promptement que s’il avait été attiré par un piège à phéromones. Écœuré par autant d’injustice, je quittai la plage pour marcher sur un sentier de boue sèche encroûté de sel. L’air chaud et humide annonçait l’orage. Le soleil tapait dur malgré l’heure avancée de l’après-midi. Je décidai de m’arrêter du côté de la cabane qui se trouvait à l’ombre d’un banian. En fait de cabane, il s’agissait d’une paillote où on vendait des cocktails. Je m’aperçus assez vite que je n’étais pas le seul sur les lieux. Derrière le comptoir se tenaient un homme et une femme installés dans un rocking-chair. En fait, je ne voyais presque rien de l’homme hormis sa queue plantée dans le ventre de celle qui le chevauchait. La femme, une grande blonde aux cheveux courts et aux yeux bleus cobalt me regardait sans éprouver la moindre gêne.

Choisissez votre cocktail Monsieur, je vous sers dans une minute.

Je ne m’attendais pas à ce genre de réplique. Je pris un tabouret et m’installai au bar en fixant la femme droit dans les yeux. La blonde me fixa à son tour en me toisant avec insolence. L’homme souleva les jambes de sa partenaire pour qu’elle posât bien à plat les pieds sur ses cuisses. Je n’avais d’attention que pour ce chibre plongé dans le con de la blonde. Je trouvais la scène emplit d’une beauté charnelle à couper le souffle. Trouver autant de beauté à un acte d’habitude taxé d’obscène me faisait douter de ma santé mentale. Faut dire que depuis une année, je n’avais pas touché de femme. La mienne de bourgeoise me rejetait comme on écarte un insecte indésirable, elle prétextait à chaque fois qu’elle était fatiguée et qu’il lui fallait dormir pour récupérer des forces. Avec toute l’énergie qu’elle avait mise de côté, cette pouffiasse avait dû me tromper bien plus de fois que je ne me l’imaginais !

La blonde se caressait le clitoris d’un mouvement rapide du doigt. Petit bourgeon deviendra grand, elle me regardait toujours droit dans les yeux en ouvrant spasmodiquement la bouche. Transmission de pensée ou pas, en tout cas son compagnon lui planta toute la longueur de son organe dans le ventre. La femme gémit en malmenant son bouton rose. Elle finit par jouir en projetant le bassin en avant. L’homme grogna en déchargeant la purée. Elle s’arracha du mat en s’essuyant la chatte avec un mouchoir en papier.

Qu’est-ce que Monsieur désire ? demanda-t-elle en inspirant une grande goulée d’air.

Ses yeux bleus cernés de violet lui allaient bien.

Ce que vous voulez ! Quelque chose de fort en tout cas, j’ai besoin de me prendre une cuite.

La blonde s’appelait Sandra et son compagnon Christopher. Sandra habitait sur l’île depuis cinq ans, Christopher depuis six. J’ingurgitais verre sur verre d’une boisson composé de rhum et de sirop de grenadille. Un mélange sucré qui traîtreusement adoucissait le goût du rhum sans en effacer les effets délétères. Je me sentais délicieusement ivre. Le vent chaud qui venait l’océan glissait sur ma peau comme une caresse. Je buvais pour tuer dans l’œuf cette sensation de lourdeur qui prenait ma bite et mes couilles comme dans un étau. J’en étais à mon cinquième rhum lorsqu’une femme d’une cinquantaine d’années vint s’asseoir au comptoir. Ses longs cheveux noirs lui tombaient jusque dans le creux des reins.

Véronique, se présenta-t-elle en me tendant la main.

Ses doigts étaient chauds, secs et légèrement rugueux. Un parfum de fleurs fanées se dégageait de son corps bronzé. Je m’imaginais ce petit bout de femme tout en muscles s’élever dans les airs sous l’effet des deux montgolfières qui lui tenaient lieu de seins. Une créature paradoxale, laide et belle à la fois, que mon regard embué par l’alcool me faisait paraître plus belle que laide.

Stephan, répondis-je d’une voix traînante. Je suis en vacance ici pour profiter du soleil et de la mer.

Je lui cachais que du côté sexe, c’était le désert de Gobie. Véronique me dit qu’elle travaillait dans une salle de remise en forme. Je lui révélai à mon tour ma condition de chômeur, mon licenciement économique, la galère avec ma femme qui n’arrêtait de forniquer avec le premier venu. Presque le silence autour de nous. On entendait au loin le ressac des vagues sur la plage. Sandra et Christopher étaient partis acheter des langoustes au village situé de l’autre côté de l’anse. Nous nous retrouvâmes donc seuls tous les deux dans la lumière blanche des néons. Elle me servit un nouveau un rhum à la grenadille. Elle se choisit un cocktail à base de liqueur d’orange.

Je crois que je suis bourré ! m’exclamai-je en partant d’un fou rire.

Tu me plais bien Stephan, me confia-t-elle en m’ébouriffant les cheveux.

Malgré la dose massive d’alcool que j’avais absorbé, je réussis à poser mes deux mains sur ses épaules tout en plaquant mon front contre le sien.

Tu me plais bien aussi Véronique. Tu crois qu’on va où comme ça ?

Pas loin ! dit-elle en me dépouillant de ma chemise et de mon pantalon.

D’un mouvement souple des hanches, elle laissa tomber sa combinaison sur le sable. Nous nous retrouvâmes nus, assis chacun sur son tabouret à regarder l’autre dans le blanc des yeux. Elle approcha son tabouret du mien puis leva les jambes pour les croiser autour de mes reins. Nous étions collés l’un en face de l’autre, ventre contre ventre, front contre front, ses seins contre mon torse. Je tremblais comme un jeune puceau devant sa première conquête.

Tu as froid ?

Pas froid, dis-je en passant un doigt sur ses lèvres. Juste que je n’ai pas baisé depuis… cela fait plus d’un an !

Mon pauvre minet ! s’insurgea-t-elle en resserrant son étreinte.

Et toi, c’est quand que t’as fait l’amour pour la dernière fois ?

Pas plus tard que le week-end dernier. Un grand connard qui m’a tringlé avec une telle violence qu’il a fallu que je l’éjecte. Ma vie est simple Stephan, je me contente de courir sur la plage, d’entretenir mon corps et de baiser quand l’occasion se présente. Cinquante trois ans que j’aurai demain. Faut fêter ça mon grand !

Je pense que nous avons déjà bien commencé !

Véronique me toisa en se mordillant la lèvre inférieure. Ses doigts me massaient la nuque et les épaules. Je frissonnai de plaisir ; que presque si j’avais été un chat, je me serais mis à ronronner. Je lui pris le visage entre mes mains et lui fourrai ma langue dans la bouche. Sa peau était chaude et humide de transpiration. Je lui léchai les aisselles. Son odeur musquée m’électrisa de la tête aux pieds.

Attends un peu… je vais m’asseoir sur cette chaise et tu vas venir t’installer sur mes cuisses. Faut que je te prenne la température… tu sembles un peu fiévreuse ce soir !

Je me sens en effet un peu patraque ! m’avoua-t-elle en glissant ma queue dans son vagin. La fièvre des tropiques sans doute, j’ai la chatte aussi chaude qu’un volcan. Tu le sens mon gros minet que je chauffe de partout ?

Une fièvre de cheval qu’il va me falloir faire baisser au plus vite !

Je sentis ma queue raide comme un bambou glisser au fond de son ventre. Françoise râla en plaquant ses reins contre mon ventre. Ses cheveux me fouettèrent le visage. C’est alors que Sandra déboula de derrière la paillote en tenant à la main un panier contenant deux langoustes. Elle posa son butin à terre avec un grand sourire sur les lèvres.

Puis-je me joindre à vous ? demanda-t-elle mutine. J’ai une de ces soifs !

Viens donc te désaltérer à la source ma belle ! l’invita Véronique.

Elle projeta avec violence son ventre vers l’avant. Mes couilles buttèrent contre les lèvres de sa vulve. Jusqu’au manche, ma lame se trouva planté dans les chairs. J’écartai les cuisses, ce qui imprima du coup un mouvement d’ouverture des jambes de ma partenaire.

Bouffe lui la chatte, grondai-je à Sandra.

Je ne reconnus pas ma voix. Étais-ce bien moi qui avait proférer une telle obscénité ? En tout cas la blonde ne se fit pas prier. Elle s’agenouilla face à Françoise puis amena sa bouche à ce point de jonction ou queue et vulve fusionnent en une espèce de gros mollusque frémissant. J’imprimai un lent mais puissant mouvement à mes hanches. Sandra dévorait le sexe de Françoise. Cette dernière grognait de plaisir tout en débitant un chapelet de jurons. Sa sueur se fit plus huileuse, plus odorante aussi. De nouveau, un féroce coup de rein pour bien lui montrer qui était le Maître ici !

Ô oui vas-y… va au fond… déchire-moi…

Françoise subit la torture du pal d’un râle rauque qui me refila la chair de poule. Sandra suçait, aspirait, léchait la cyprine de notre suppliciée comme si elle lapait un bol de lait parfumé à la vanille.

Je n’ai jamais vu une nana mouiller autant ! commenta-t-elle en connaisseuse.

Et bien achève-moi cette arrogante cavalière, dis-je en essayant de retenir mon foutre.

La blonde s’activa de plus belle et ce qui devait arriver arriva. Françoise jouit en hurlant au ciel comme un daman. Elle retomba inerte contre moi, vidée de ses forces.

Putain ! tonna-elle tremblante de plaisir. Vous êtes des diables tous les deux !

C’est bien la première fois que l’on me fait un tel compliment ! lâchai-je en me répandant dans les profondeurs équatoriales. Ma femme m’a toujours dit que je n’étais qu’un piètre baiseur doublé d’un sinistre branleur !

Ta femme est une conne ! lança Françoise qui frémit de sentir autant de semence lui arroser les tréfonds. Laisse-là se faire tringler par le premier venu et toi, profite de tes vacances pour éliminer toutes tes pensées négatives. Le principe ici est qu’il faut copuler au moins une fois par semaine… si c’est plus c’est mieux, faut pas cracher sur les choses qui font du bien !

J’enregistrai les conseils de Françoise en me retirant. Mon chibre réapparut tout luisant et violacé en émettant un petit flop mouillé. Une coulée de sperme s’égoutta de sa vulve en gouttes sirupeuses. Sandra goutta l’ichor chaud et laiteux. Les deux langoustes avaient profité de nos ébats pour se carapater sous les tables. Elles n’eurent pas le temps d’aller bien loin les vagabondes, Sandra les récupéra et les enferma à nouveau dans leur panier. Les deux femmes disparurent dans la cuisine pour préparer le dîner. De la langouste au menu, je dois admettre que je n’étais pas habitué à autant d’attention. Je me servis à nouveau un rhum, pur celui-ci, que j’avalai cul sec ! La lumière rasante du soleil traçait sur les vagues de l’océan d’étincelantes drapures sanguines. Je pris la bouteille et alla m’installer dans le fauteuil qui faisait face à la plage. Combien je mesurais à cet instant, le temps que j’avais perdu a essayer de contenter ma bourgeoise! Je bus une longue rasade au goulot. L’alcool m’incendia les boyaux. Au pied du banian centenaire, un grand gaillard tout bosselé de muscles copulait avec une femme à la peau aussi blanche que sa peau à lui était noire. L’homme prenait sa partenaire en levrette tout en buvant au goulot d’une bouteille de rhum. Les avant-bras posés bien à plats sur le sable, la nana bombait la croupe en hurlant à la mort. Un tantinet étourdi par l’alcool, je ne possédais plus que mes oreilles pour entendre le couple se battre et se débattre dans un corps à corps sauvage. Tout sur cette île semblait gorgé de sève et de sang ! Je m’identifiais ce soir à une chenille sur le point de se transformer en un beau et somptueux papillon. Sea, Sex and Sun ! Jamais je n’avais rêver un jour pouvoir associer ces trois mots dans les activités d’une seule de mes journée. Alors vous vous doutez bien chers lecteurs, que des tas de questions se bousculent désormais dans ma tête. Vous vous doutez bien aussi que les réponses à ces questions se trouveront au centre de mes piquantes et futures aventures. D’autres histoires pour sûr, que je vous conterai en toute intimité le soir sous la tente. Mais en attendant, soyez patients, aimez-vous les uns les autres et surtout… sortez couverts !

 

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