Doudounes partie 2

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Frederic Gabriel


lesbien



Partie 2

C’est en avançant dans la rue que je regrette d’avoir sacrifié mon plaisir. J’ai les seins et le ventre en feu. J’ai une folle envie de me toucher, pas le sexe, mais les seins, et de me faire jouir. Je dois me faire violence, simplement parce que je ne peux pas m’isoler. Et puis je me dis qu’on peut s’arranger avec Marie. On n’a pas encore conclu, mais comme pour le garçon, c’est aujourd’hui la bonne journée. Autant continuer sur le chemin sur lequel je me suis engagé.

Je débouche sur la petite place en cul de sac qui accueille une dizaine de commerces, parmi lesquels le magasin de fleurs où je travaille, et j’aperçois la silhouette de Marie, à travers la vitrine. Elle dispose des fleurs coupées dans des vases. Fidèle à elle-même elle est habillée près du corps. Elle porte une robe noire ultra-collante et courte qui met ses charmes en valeur. Elle est de plus, comme toujours, perchée sur des talons qui galbent sa silhouette.

Quand je m’approche, et je suis convaincue que le hasard n’y est pour rien, même si elle ne semble pas m’avoir aperçue, Marie se plie en deux pour remplir un vase, en me tournant le dos. La robe se relève, de manière implacable, révélant un cul parfaitement visible sous le collant transparent et ce d’autant plus qu’elle ne s’est pas encombrée d’un sous-vêtement supplémentaire. Je vois parfaitement sa croupe haute et pleine, impeccablement fendue en deux, mais aussi les replis de sa vulve, nichée en haut de ses cuisses. SI c’est fait pour m’allumer, hé bien ça marche parfaitement.

Je rentre dans la boutique, je la salue, je vais dire bonjour à la patronne, et je me glisse dans l’arrière-boutique, pour attraper ma blouse. Il est temps de se mettre au travail et de laisser mes fantasmes derrière soi. Il y a beaucoup à faire. Les livreurs ont déposé leur cargaison, il faut maintenant tout organiser.

Une fois qu’on a garni le magasin, on charge la camionnette. On fait deux livraisons, une le matin, une l’après-midi. Particuliers, entreprises, commerces…Le matin, c’est la patronne qui s’y colle, l’après-midi, l’une de nous deux.

La patronne vient de partir, il est près de dix heures, quand Marie propose qu’on prenne un café. On fait toujours une petite pause, d’autant que les clients viennent plutôt l’après-midi.

Le magasin est installé dans un vieil immeuble et dans son bail, pour un loyer identique, la patronne a aussi obtenu  l’étage, un appartement autrefois habité, aujourd’hui inoccupé où l’on a aménagé le coin pause. Rien à installer, il y a une cuisine, des toilettes…

Marie passe devant moi pour escalader la dizaine de marches. Ses fesses, charnues, rebondies, ondulent devant moi au rythme de ses hanches. J’ai une poussée de désir qui me fait plaquer mes deux mains sur cette croupe que je vois tourner autour de moi depuis des semaines.

Elle s’immobilise. C’est certainement ce dont elle rêvait depuis un bon moment. Elle se cambre, et me dit :

Ah, c’est bon tes mains sur mes fesses. C’est ma partie la plus sensible. Caresse-les. Longtemps.

J’obéis et je les pelote. Ses fesses sont fermes et chaudes, chaleur qui traverse le collant et le lainage de la robe pour remonter dans mes mains. J’appuie sur le creux du sillon. Elle se cambre, comme si elle voulait encore plus projeter son cul vers moi. Je vais pour soulever la robe quand elle me dit :

Viens, on va poursuivre là-haut. Il y aura de la lumière. Et puis on va quand même prendre un café.

Le dernier locataire de l’appartement est parti en laissant du mobilier, flottant dans le local comme d’autant d’épaves abandonnées. Je mets le café en route et j’attrape l’un des croissants qu’elle a déposés sur la table en formica surannée. Un jour sur deux, c’est elle qui les amène, l’autre c’est moi. On en mastique quelques bouchées, pendant que le café chauffe. Elle sert deux tasses. En attendant que le café refroidisse, on a quelques minutes. Elle se laisse tomber sur le canapé, à quatre pattes, retroussant la robe, m’offrant son intimité. Elle me jette un regard sans équivoque.

Je ne me le fais pas dire deux fois. Je m’approche et je descends son collant, mettant sa chair à nu. Une main sur chaque fesse, je masse sa chair ferme, appuyant finalement dessus pour ouvrir le sillon. Je distingue parfaitement ainsi les replis de son anus. Elle gémit sans équivoque quand j’appuie ma langue dessus, envahie par un goût amer. Elle me guide :

Oui, là, continue, c’est là que c’est le meilleur, et que ça me fait jouir… Tourne sur mon anus, et après pousse ta langue dedans, aussi loin que tu peux…

Je me débrouille en me laissant guider par mon instinct. J’obéis à ses injonctions, en même temps que je glisse un doigt, puis encore un autre entre ses lèvres largement dilatées. Ça fait un bruit visqueux, et je sens qu’elle coule sur moi. Sa muqueuse anale se décontracte et je parviens à pousser ma langue en elle. Je n’ai encore jamais fait ça à une fille, et c’est une expérience qui me plaît. Il y a toujours à découvrir. Je n’imaginais pas forcément que ma relation à Marie, si elle se développait, prendrait ce chemin.

Je trouve un équilibre qui semble lui convenir. Deux doigts dans sa vulve, un troisième qui frotte un clitoris tout dur, et ma langue qui fouille son anus…Très vite, elle lâche prise, et son corps est agité par les spasmes de la jouissance. Je suis habituée à tout, mais quand même très surprise quand, sur le dernier, elle crache un jet de liquide, comme un homme éjaculerait sa semence, qui éclabousse mon visage et le canapé.

Elle s’effondre, comme un pantin dont on a coupé les ficelles. Quand elle se redresse, elle me dit :

Je voulais que ce soit toi qui me fasse jouir. J’y pense tous les soirs quand je me caresse. Je voudrais que ce soit comme ça tous les jours.

Je défais les boutons de ma chemise et je lui suggère :

Toi, ta partie sensible, ce sont tes fesses. Moi, ma poitrine. On apprend à se connaître. Je me suis occupée de toi. A toi de t’occuper de moi, maintenant.

Elle s’est redresse.

Ils me font envie depuis très longtemps, mais je n’imaginais pas qu’ils étaient plus qu’un ornement, la source de ton plaisir…Tu veux savoir quand je suis véritablement tombée amoureuse de toi ? C’est il y a quelques mois…Un après-midi, tu étais à contre-jour, près d’une vitre, toute rêveuse, perdue dans tes pensées, et tu te tenais les seins… Tu avais les mains juste en dessous, en coupe, et je t’ai trouvée à la fois belle et troublante ainsi… Je me suis tripotée un nombre incalculable de fois en repensant à ce moment…

Il faut parfois cesser de rêver et passer à l’action…

C’est ce qu’elle fait. Elle défait bouton après bouton ma chemise, efficace et pas trop fébrile. Ensuite, elle vient dans mon dos et détache l’agrafe de mon soutien-gorge. Mes seins, libérés, jaillissent à l’air libre. Elle les empaume, et les caresse doucement. Je fonds littéralement, plus brûlante et liquide que si elle ne touchait une autre partie de mon anatomie

Ça te va comme ça ?

Je pousse un grognement alors que je devrais parler. Lui dire qu’elle est plus habile que bien des amants et maîtresses que j’ai pu avoir jusqu’à présent, qui malaxent maladroitement et brutalement mes seins. Elle au contraire sait les traiter avec fermeté et délicatesse et c’est cette caresse-là qui me fait monter vers le septième ciel.

Elle penche sa bouche sur moi, sort sa langue, et vient la promener sur ma chair. Elle trace des arabesques sur ma poitrine, tourne, monte, descend, se glisse dans le sillon entre mes seins. Elle vient finalement envelopper l’un de mes tétons de ses lèvres, et fait tourner la pointe de sa langue sur le petit bout de chair. Ce dernier, sous l’effet de sa caresse buccale, s’érige. Ce que je ressens à ce moment, c’est sans doute ce que peut ressentir un homme quand une bouche va et vient autour de son pénis.

Pour accompagner sa caresse, je défais le bouton qui tient mon jean à ma taille, et je glisse ma main dans ma culotte, à la rencontre de mon clitoris, qui est aussi érigé que mon téton gauche. Elle passe ensuite au droit. Elle se cale finalement sur un rythme qui me convient, excitant un téton de sa langue et caressant l’autre du bout du doigt. Moi je frotte mon clitoris. Je mouille tellement que j’ai l’impression de me faire pipi dessus. Je sens le premier orgasme arriver sur moi, comme une vague, suivi par d’autre, et je crie. Je ne suis plus qu’un corps agité par des spasmes de jouissance qui se succèdent, jusqu’à ce qu’à bout de forces, je parte en arrière sur le canapé. Elle se donne de nouveau du plaisir, retroussant sa robe. Le collant est resté à mi-cuisses. Elle frotte un sexe dilaté et se fait facilement jouir, éjaculant sur ses cuisses et sur le lycra.

Après il faut se nettoyer et se changer. Dans mon grand sac, j’ai toujours de quoi parer aux incidents de la vie quotidienne, quels qu’ils soient, même les orgasmes. Une culotte sèche, et un jean roulé serré qui remplacent ceux-ci. Ma culotte est littéralement trempée de mes sécrétions, quant à mon jean, une large tâche d’humidité, qui couvre le devant, une partie à l’arrière, ainsi que les aines, fait que celui—ci est non seulement pas présentable, mais aussi inconfortable. Elle, elle éponge la partie interne de ses cuisses avec un torchon, puis elle remplace son collant par un autre, qu’elle avait dans son sac. On est de nouveau présentables.

Quand on redescend, elle me souffle :

Demain j’amènerai un gode-ceinture. Je veux que tu me prennes par le cul !

Mais demain est un autre jour, et pour le moment, nous reprenons notre routine, avec à l’esprit le moment qui vient de se passer, comme un rêve.

 

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