Doudounes partie 3

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Frederic Gabriel


soft



Partie 3

Je rentre chez moi sur les coups de seize heures. On a conclu un arrangement avec la patronne, de telle sorte que l’une d’entre nous fait la fermeture, c’est-à-dire 19 heures 30, tandis que l’autre part à 16 heures, et inversement le lendemain. Je fais une pause. J’ai reçu un appel, en début d’après-midi, d’Andréa. C’est mon petit ami, pas vraiment officiel. On a décidé d’une relation libre. On se voit quand on a envie, quand l’autre est disponible. On tient à notre liberté, et l’idée de vivre ensemble tout le temps nous épouvante. Alors, pour le moment, on se contente de cette relation en pointillés même si on éprouve une réelle affection l’un pour l’autre.

Seule à la maison, dans cet après-midi calme, je sais que je vais succomber à cette envie qui me traverse dès que je me retrouve seule. Une monomanie, sans doute. Mais c’est tellement bon…

Je me rends dans la salle de bains. Je perçois l’épaisseur du silence, seulement troublé par ce qui fait la vie d’une maison, des craquements, des bruits infimes…J’attrape une bouteille de crème hydratante, blanche et parfumée, que je ramène dans la chambre. Le simple fait de tenir la bouteille, suffit pour faire monter l’excitation en moi. Mes seins deviennent chauds, comme mon ventre, ils gonflent, comme mes tétons se durcissent, et mon sexe se remplit déjà d’humidité.

Je défais ma chemise, puis j’ôte mon soutien-gorge. J’examine dans le miroir de l’armoire mes seins, à la recherche d’un éventuel défaut. Ma plus grande hantise c’est qu’ils tomberont un jour, mais pour l’instant ils sont encore parfaitement fermes. Oh, et puis, ce n’est pas si grave. Ce qui est plus important, c’est qu’ils me procurent toujours du plaisir. Et ça je pense que ça ne changera pas.

D’un mouvement doux, je fais remonter mon sein gauche vers ma bouche. J’attrape le téton entre mes lèvres. Il est déjà semi-érigé. J’adore les faire durcir et s’allonger. Le jeu, pour moi, c’est de pousser leur capacité érectile au maximum. J’ai l’impression, mais ce n’est peut-être qu’une impression, que je peux, pas toujours mais la plupart du temps, les allonger encore plus. Surtout, ça me procure un plaisir intense. Je sens l’orgasme monter et je ne fais rien pour le bloquer. Je  crie quand je jouis, resserrant aussitôt la pression autour de mon téton, dans cette obsession de le faire s’allonger encore plus…Je le contemple enfin, épais et long, et je passe à l’autre, avec le but de le faire aussi long. Je repense à la bouche de Marie dessus, le matin même. Mais le plaisir qu’on se donne à soi, et celui apporté par un autre sont deux choses radicalement différentes. Chacun a son charme, et l’un n’exclut pas l’autre, loin de là.

Je me laisse glisser sur le lit. Je commence à lâcher prise. Je bascule peu à peu, insidieusement, de la réalité à un monde où plus rien de ce qui fait mon ordinaire n’a réellement d’importance. Seul compte le plaisir que je ressens, qui s’empare de moi. Moi qui suis tourmentée, je suis vraiment heureuse en de tels moments.

Je défais mon jean et fais descendre mon slip. Je l’examine, il est souillé, et l’odeur de mes sécrétions vaginales monte à mes narines. Je tremperai les draps, il faudra que je les change d’ici quelques jours.

J’ouvre la bouteille de crème hydratante et j’en verse une ration sur ma poitrine. C’est froid, mais la sensation de froid disparaît quand mes mains étalent la crème sur mes chairs. Sensation intense, unique, d’une grande sensualité. Je suis en feu, seins, ventre et mes sécrétions dégoulinent de moi, alors que je parcours ma chair, étalant la crème et la faisant rentrer dans mon épiderme sur la surface de mes chairs, dans le sillon, venant aussi sur mes aréoles et mes tétons. Ici, seule, je peux geindre et crier sans gêne, et je ne m’en prive pas. Ça pourrait durer des heures ainsi, ma seule limite est le temps.

Je me livre à une de mes caresses préférées, j’empoigne mes deux loches, et je viens griffer de mes ongles mes pointes ultra-dilatées…J’explose dans un orgasme, en hurlant. Il est bientôt suivi par d’autres, qui me secouent, comme si j’étais traversée par de l’électricité. Je devrais m’arrêter, mais je me pousse, je veux jouir jusqu’à être épuisée. Mon ventre se contracte et crache spasme après spasme des sécrétions. Je hurle au dernier orgasme qui me procure autant de plaisir que de douleur. Je suis à bout de forces couchée en travers du lit. De l’urine sort de ma vessie, que je ne cherche même pas à retenir. J’ai mis une alèse, et les draps, ça se lave.

Je m’endors.

 

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