Forme de vie extra-terrestre partie 1

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Frederic Gabriel


science-fiction



Partie 1

Le Colonel Mc Guire avait commencé à lire les rapports qu’on lui avait envoyés, préludes à une prochaine mission vers Alpha C, l’une des nombreuses exoplanètes découvertes il y avait cent ans de cela, et dont la NASA avait commencé l’exploration dix ans plus tôt, dans l’espoir de trouver un monde sur lequel l’humanité pourrait s’installer quand sa secrétaire, Julie fit son apparition. Une blonde ravissante de 24 ans qui avait l’habitude fâcheuse de porter, consciemment ou inconsciemment, des hauts trop petits dont sa poitrine, volumineuse, semblait vouloir sortir en faisant éclater le tissu. Elle avait l’une des poitrines les plus pleines qu’il lui avait jamais été donné de voir, de profil elle était impressionnante, et Mc Guire avait souvent rêvé de glisser son sexe entre ces deux véritables obus, pour qu’elle le caresse ainsi. Rêve qui risquait sans aucun doute de ne jamais passer à l’état de réalité. En effet, Julie était mariée, fidèle, et peu portée sur la chose.

Madame Lancaster vient d’arriver.

Comment est-elle ?

Mc Guire avait toujours fait confiance à Julie, non seulement pour le travail, mais également pour analyser les profils des personnes qu’il côtoyait. Il avait remarqué qu’elle mêlait une rare finesse d’analyse à une intuition qu’on disait parfois à tort purement féminine, mais dont il savait qu’il ne possédait pas l’équivalent. C’était donc bien de se reposer sur elle.

Elle me semble très tourmentée.

Il ne s’était donc pas trompé. Quand il avait eu la jeune femme au téléphone, il lui avait semblé qu’elle était rongée par quelque chose qui la dévorait toute entière, un mélange de chagrin et de tourment. Ils se connaissaient déjà pour s’être croisés lorsqu’elle accompagnait son mari à la NASA, l’attendant parfois patiemment quand il faisait des essais, en lisant tranquillement, installée dans un salon d’attente ou lors d’une réception. Indéniablement une femme magnifique, qui lui inspirait autant de désir que Julie. Elle était elle aussi très grande, avec une poitrine plus menue, mais cela n’enlevait rien à sa superbe. Elle avait un corps parfaitement dessiné, et cet espèce d’équilibre atteint, si rare, le fascinait, tout autant que la finesse de ses traits. S’il désirait Julie, sans espoir, il désirait également Eleana Lancaster, sans plus espérer. Elle avait toujours été très proche de son mari. Elle lui vouait une adoration sans limites. Quand elle le regardait, il l’avait déjà constaté, ses yeux brillaient d’amour, d’un amour sans limites. Et ce n’était pas étonnant dans la mesure où son mari était un homme parfait. Suffisamment en tout cas pour être choisi pour la mission d’exploration vers Sagittarius, l’exo-planète dont de multiples études laissaient penser que, non seulement elle était semblable à la leur mais également qu’elle était habitée d’une population très proche, humanoïde en tout cas. Les progrès de la science permettaient à présent d’atteindre la vitesse de la lumière, il n’en restait pas moins que le voyage restait long, hasardeux, et risqué. Suffisamment pour que le volontaire sache qu’il ne reviendrait pas forcément vivant. Lancaster avait malgré tout accepté… Les communications avaient été coupées alors qu’il approchait de l’exo-planète. On l’avait cru mort jusqu’à ce qu’il réapparaisse, six mois plus tard, sur les écrans radar.

Très bien, je vais la chercher, on va voir de quoi il s’agit.

Lancaster sentit quelque chose monter dans son ventre quand il aperçut la magnifique rousse, en même temps que des fantasmes d’une rare crudité s’écrivaient dans son esprit. Il avait oublié à quel point elle était non seulement belle mais aussi hautement désirable.

Installée dans un fauteuil, elle attendait patiemment, pour une fois sans lecture, le regard douloureux et ailleurs. La gravité de son expression ajoutait une touche supplémentaire à sa beauté.

Ce matin-là, elle était particulièrement attirante, pourtant vêtue d’une simple robe de lainage blanc, qui collait étroitement à son corps, et chaussée de bottes couleur fauve qui lui arrivaient sous le genou. Les quelques centimètres de chair visibles entre la botte et la robe étaient gainés d’un nylon quasi transparent, mais qui marquait sa présence.

Madame Lancaster, je suis à vous, l’encouragea-t-il avec un sourire.

Elle se leva. Elle avait toujours des talons, cela la grandissait encore et affinait sa silhouette. Elle lui sourit, mais ce sourire-là n’était pas aussi resplendissant qu’à l’accoutumée.

Elle s’approcha de lui. Il était très sensible aux odeurs, et ses narines furent envahies par un parfum, un nouveau parfum, différent de ceux auxquels il était accoutumé. Cela fit monter d’un degré supplémentaire son désir et lui fit construire des scenarii dans lesquels il la prenait sur l’un des trois fauteuils qui occupaient la pièce, des fauteuils de cuir confortables, avec une assise large et un dossier haut, la faisant gémir. Il aurait aimé passer ses mains dans sa crinière rousse alors que son membre, ou du moins une partie de celui-ci allait et venait dans ses muqueuses offertes.

Revenant à la raison, sans pour autant chasser loin de lui ses fantasmes, il lui fit signe de s’asseoir et vint s’installer face à elle.

Dites-moi donc ce qui vous pose problème ?

Quand elle s’était assise la robe, déjà courte, était remontée le long de ses cuisses, s’immobilisant à ses hanches, et comme elle avait les jambes écartées, il put tout voir : la manière dont les bas gainaient ses cuisses jusqu’ à leur accroche, la peau nue, et le triangle d’un slip blanc qui était tendu à craquer par son pubis. Il allait décidément avoir du mal à se concentrer.

Ce n’est pas mon mari qui est revenu sur Terre il y a six mois.

Il fut totalement décontenancé par sa déclaration.

Pas votre mari ? Pourtant il lui ressemble trait pour trait. J’étais présent le jour de son arrivée, je l’ai revu quasi quotidiennement depuis pour les débriefings, ou de manière plus informelle, et je peux vous assurer que c’est bien lui.

La jeune femme poussa un petit soupir, et ramena sa jambe gauche sur sa jambe droite, ce qui apporta au colonel Mc Guire un moment de répit, même si sa silhouette en elle-même, sans aller sur les parties les plus intimes de son corps, était suffisante pour troubler n’importe quel mâle.

Contrairement à vous, je connais mon mari mieux que quiconque. De manière intime. Et je peux vous assurer que l’homme qui est rentré n’est pas mon mari. Il a son apparence physique. Mais ce n’est pas lui.

 

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