GILETS JAUNES

Je quitte la ville avec circonspection ce matin. Je dois faire trente-huit kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail. Quitter la petite ville de province où j’habite, suivre une départementale, traverser une autre ville, encore une départementale, et je suis arrivé.

Je me demande à quel endroit je vais être arrêté, à présent qu’il est évident que ce mouvement des gilets jaunes va continuer. Tous les combats sont bons, ils le sont moins quand vous êtes contraint par un patron exigeant d’arriver à une heure précise, et qu’il se moque bien des problèmes que vous pouvez rencontrer….

Quelle que soit la voie qu’on emprunte pour rentrer sur Gr…, il y a des ronds-points. Je crois bien que les gilets jaunes les occupent tous… Et je dois passer par deux d’entre eux.

Le jour commence à se lever. Ils ont positionné des palettes et des pneus partout, pour ralentir la circulation. Ils sont bien là, une quinzaine qui discutent avec les gens qui passent. Ils n’ont pas l’air de bloquer les automobilistes et je me dis que je vais pouvoir passer et que je n’aurai que quelques minutes de retard. Ça me remonte un peu le moral.

Je m’arrête et j’attends. Je baisse machinalement les yeux sur le cadran de mon téléphone portable. Quand je les relève, elle est devant la vitre. Je vois qu’elle à la main des pétitions à faire signer. Je n’avais pas vu qu’il y avait parmi eux une aussi jolie fille. On s’observe pendant que je baisse la vitre. Rousse, un très joli visage, bien dessiné, des yeux verts pétillants, un sourire chaleureux, un pull tendu par une poitrine bien pleine.

Vous soutenez notre mouvement ?

Je signerai sans hésiter, même si je ne viendrai sans doute pas sur le rond-point avec nous.

L’espace d’un instant, j’effleure ses doigts en saisissant le bloc. Elle a la peau douce et chaude. Je sens mon sexe se durcir.

Ce moment est trop bref, mais je ne sais pas quoi rajouter pour le faire durer. J’ai l’impression qu’elle aussi a envie que ça dure. Je dois finalement  suivre le rythme et avancer.

Je finis le travail sur le coup de quatre heures. Je repasse donc par Gr… Je ne m’attends pas à la revoir et pourtant, elle est bien là, fidèle au poste, près du brasero qu’ils viennent d’allumer

Son pantalon de vinyle noir, extrêmement collant, fait comme une seconde peau et souligne une paire de fesses bombées et charnues, et aussi le dessin du sillon au milieu. Quand elle se retourne, je contemple le galbe de ses cuisses, le bombé de son pubis un gros abricot coupé en deux par une fente profonde.

Elle s’avance vers mon véhicule. On n’échange pas un mot. Nos visages parlent pour nous.

Elle me glisse finalement :

Tu passes le rond point et continues. Sur ta droite il y aura un camion rouge. Tu te gares un peu plus loin, je te rejoins.

Je fais comme elle a dit.

Elle arrive quelques secondes après moi, les talons de ses bottines tapant sur le macadam.

Son camion est ouvert et il y a une grande cabine qu’il m’a montrée ce matin. Il souhaitait qu’on aille y faire l’amour. J’ai jeté un coup d’œil mais j’ai finalement dit non. Il ne m’inspirait pas. Toi si.

Pour mieux me prouver que c’est bien le cas, elle se plaque contre moi. Je sens ses seins pleins contre ma poitrine, son ventre collé au mien.

Hmmm, elle fait avec gourmandise, tu bandes bien.

Elle monte sur le marche-pied, la position cambrant ses fesses, et elle ouvre la portière. On se glisse dans la cabine équipée d’un couchage sommaire.

Il était sur le rond-point, ne te fais pas de soucis, on a largement le temps… Il est parti à pied chercher un peu de ravitaillement.

Notre désir pour l’autre peut exploser sans contraintes. Nos bouches se rejoignent, nos langues s’accrochent. Ce baiser est exquis. Quand elle se détache de moi, elle relève son pull, révélant sa taille et la poitrine lourde, tenue par un soutien-gorge d’une teinte plus claire. Elle glisse ses mains dans son dos pour le dégrafer, dévoilant une poitrine haute et ferme, avec des aréoles tout aussi roses que ses tétons. Je les caresse du bout des doigts. J’effleure avec délicatesse ses tétons qui durcissent. Elle gémit.

Tremblant de désir, je défais son pantalon et fais apparaître un slip blanc moulant son pubis le dessinant de manière précise, mais aussi s’enfonçant dans sa fente. Une large tâche d’humidité s’élargit déjà.

Je la caresse. Elle se cambre et pousse un petit gémissement. Les sensations affluent. Le tissu est souple et élastique, et le renflement de son sexe et de ses lèvres sorties d’elle, sécrète une humidité de plus en plus abondante.

Descends ma culotte… Lèche-moi…

Sa chatte, je la découvre petit à petit, alors que je baisse sa culotte. Je suis un rien surpris de constater que, contrairement à la mode actuelle, elle a gardé une toison, certes taillée au rasoir, mais abondante, triangulaire et fournie, d’un aussi beau roux que ses cheveux.

Je plonge sur elle, ma bouche se sature de son goût alors que je l’explore de la langue. Je trouve au creux de ses chairs son petit clitoris. Elle se tord sous ma caresse buccale, totalement allongée sur la couchette.
Elle défait mon pantalon avec avidité et pose un regard fasciné sur mon sexe en pleine érection. Elle le caresse d’abord timidement, puis avec plus de vigueur. De mon méat coule un filet de pré-sécrétion qui trempe à la fois sa chair et ma main. Elle lape d’abord le dos de sa main avant de se porter sur la source avec une langue habile et avide qui me porte à incandescence.

Baise-moi, elle me dit.

Elle attrape un préservatif dans la poche arrière de son pantalon.

Tu pensais faire des rencontres sur les ronds-points ?

J’ai toujours des capotes sur moi ! Il ne faut jamais passer à côté d’une rencontre…

Elle déchire l’emballage en aluminium et fait coulisser la capote le long de ma tige dure. Puis elle vient se positionner au dessus de moi. Je l’attrape par les hanches, pendant qu’elle se laisse descendre, son sexe ouvert. D’un geste troublant de féminité, elle attrape ma queue et la guide vers ses lèvres.

Nous commençons à baiser.

T’as bien fait de passer par là, elle me dit…

Je glisse mes mains autour de ses hanches et empoigne ses fesses pleines. Sa peau est douce et chaude. Difficile de croire que nous sommes ici, dans ce camion, à faire l’amour, alors qu’à l’extérieur des chauffeurs passent tout près de nous sans se douter de ce qui s’y déroule.

Ses fesses remplissant mes mains. Je la fais monter et descendre sur ma queue, que je sens s’épaissir, durcir et s’allonger, tandis qu’elle se caresse les seins.

Elle est cambrée en arrière et éprouve autant de plaisir que moi. Ses jus intimes arrosent ma queue et dégoulinent sur moi.

Quand elle se met à jouir, ses cris se succèdent à un rythme qui me déconcerte un peu… Elle m’entraîne avec elle dans un orgasme qui restera comme l’un de mes meilleurs. Je gicle dans le préservatif.

Nous restons un moment sans rien dire. Je me rends compte que malgré ma jouissance je suis toujours aussi dur. J’ai encore envie de sexe.

Tu as déjà sodomisé une fille ? elle me demande.

Ma dernière partenaire…

Elle se redresse, s’arrachant à ma queue toute raide, le réservoir rempli de semence. Elle va chercher un deuxième préservatif et dégage le premier, en prenant soin de ne pas laisser perdre une goutte de semence. Elle penche sa tête en arrière et fait couler le sperme chaud dans sa bouche.

J’adore le goût du sperme.

Puis elle enveloppe ma queue d’un deuxième préservatif.

Elle se bascule à quatre pattes, s’offrant à moi. Vision qui me chavire de sa croupe charnue, ouverte sur les plissements de son anus, et plus bas, de sa chatte dilatée, béant sur une muqueuse toue rouge, dont pendent des filets de sécrétions vaginales. 

Je reviens d’abord dans sa chatte, avant de remonter et de glisser sur sa chair jusqu’à son anus. Le préservatif est trempé de ses sécrétions, et je me dis que ça va aider pour rentrer en elle. C’est chaud et serré et ça me procure des sensations très fortes.

Je bouge en elle, sentant son corps réagir et se tendre. Elle se frotte les lèvres et le clitoris tandis que je l’encule. Elle enchaîne plusieurs orgasmes jusqu’à ce que je crache dans la capote, emporté à mon tour par la jouissance.

Dans les minutes qui suivent, alors qu’on se rajuste, on se regarde avec une tendresse qui me surprend. Elle repasse sa culotte, puis son pantalon en vinyle. Je regarde avec regret sa silhouette parfaite. Je rêve d’autres choses, d’un moment plus long. Ou peut-être faut-il rester sur celui-là, qui a été exceptionnel.

Elle descend la première de la cabine. Elle regarde sur sa gauche, semble surprise :

Oh zut, il approche… Il ne faut pas qu’il te voie sortir… Passe par l’autre porte…

Je lui obéis. Je retombe sur le macadam… Je m’éloigne, passant le long du dernier camion. Je monte dans ma voiture et je démarre sans demander mon reste. La dernière image que j’emporte d’elle, c’est son expression mélangeant surprise et panique.

Le lendemain matin j’espère la revoir, mais elle n’est pas. Je regarde avec nostalgie le camion rouge.

Le soir, je ne la vois pas davantage et le camion rouge a disparu.

Si je l’avais vue…Qu’est-ce que j’aurais fait ? Sans doute lui aurais-je proposée qu’on se voie autrement, dans un bar, un restaurant, pour une soirée…

Je n’espère absolument plus rien quand le lendemain matin, je vois une silhouette se détacher du rond-point et avancer vers moi. Le pantalon en vinyle noir a été remplacé par un pantalon rouge, aussi flamboyant que sa chevelure qui bouge, pleine de vie, agitée par le vent.

Je baisse la vitre.

Je ne pensais pas te revoir, je lui avoue. Et pourtant j’en avais très envie.

Hier, j’ai passé quasiment toute la journée à la préfecture.

Elle poser la main sur mon pantalon.

Ça va, je vois que je te fais toujours autant d’effet. Ce soir, je finirai ma journée de revendication plus tôt.

Ah oui ?

On pourrait aller chez toi, qu’est-ce que tu en dis ?

La journée me semble tout de suite plus belle. En m’éloignant, je la regarde dans le rétroviseur. Ce qui reste d’elle, alors qu’elle devient de plus en plus lointaine et petite, ce sont ces deux taches de couleur, le rouge et l’orange.

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