Hotesse du tour partie 2

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Frederic Gabriel


lesbien



PARTIE 2

C’est un de ces hôtels de province typiques, un bâtiment épais, sombre et silencieux, cossus, qui respirent l’ennui et dont on comprend bien en les voyant qu’ils ont derrière eux des années, sinon des siècles d’existence, qu’ils ont vu passer les générations, qu’ils les ont vu disparaître, mais que eux sont encore là.

Je me dis en rentrant dans le grand hall, où mes pas sont étouffés par des tapis épais que, si le lieu a véritablement une mémoire, il doit chercher dans le passé des points de comparaison avec un présent où la débauche règne en maître. Quand nous arrivons, il n’y a personne derrière le comptoir, par contre, deux filles, que je reconnais comme étant deux des hôtesses que j’ai côtoyées il y a peu sont fort occupées. La grande brune est installée dans un fauteuil, mais pas dans une position classique. Elle a les jambes qui dépassent, le buste plaqué au siège. Il y a une raison à cela, une grande blonde est installée à califourchon sur les bras du fauteuil. Sa jupe et son slip sont posés sur le tapis. Dans cette position, elle a le sexe largement ouvert. J’aperçois bien ses lèvres, sorties, allongées, ainsi que la béance de son vagin, que la brune travaille de la langue. Je vois aussi des filets de mouille coulant de la blonde, qui se cambre en arrière, sa belle chevelure souple et brillante frottant contre ses reins.

Ghislaine a un petit sourire blasé.

Quelque chose que tu ne sais pas et que tu apprendras… Le public pense souvent que le soir, on rejoint les coureurs et qu’on va se les taper. La vérité, c’est ce que tu as sous les yeux. Il y a une terrible pression dans la journée, et le soir on la relâche comme ça. On a tous des petits copains, voire des petites copines, mais le Tour, c’est un monde à part. Une bulle, pendant laquelle nous sommes totalement coupées du monde. Ce que nous faisons dans cet hôtel ou dans d’autres, nous ne le ferions pas dans la vie de tous les jours. Et nous n’avons aucun regret après.

Il y a un planning sur le comptoir avec des prénoms, et des numéros de chambre. Elle passe derrière pour prendre la clef de la chambre que nous allons partager. On monte dans l’escalier. On est au troisième. A chaque étage, pendant quelques secondes, avant que nous poursuivions notre montée, j’aperçois des couples, dans le couloir, couples exclusivement féminins qui se pelotent ou s’embrassent, gagnant leur chambre, ou étant trop impatients pour attendre d’y arriver.

On est enfin à notre chambre. Elle est on ne peut classique, chambre d’hôtel qui ressemble à toutes les chambres d’hôtel, un papier peint à fleurs, un rien passé, de la moquette, un grand lit, un mobilier minimum, armoire, table.

On balance nos sacs sur et autour d’un fauteuil. Je m’assieds sur le bord du lit. Après cette longue journée, la fatigue me terrasse. Je n’ai pas encore l’entraînement. Mais il y a quelque chose qui me ressuscite. Elle vient se camper face à moi et elle roule le tissu de sa robe à sa taille, dévoilant ses cuisses et un slip blanc qui met la grosse bosse de son sexe en relief et s’enfonce profondément dans sa fente. J’ai une réaction très étrange, je me dis à ce moment que j’aimerais que ce soit la brune qui me fait fantasmer depuis un an qui soit là devant moi, que Ghislaine est un pis-aller. Et puis je trouve cette pensée profondément injuste. Non seulement elle lui ressemble beaucoup, mais en plus c’est une très jolie fille. Comment ne pas être satisfaite ? Et pourtant, c’est bien moi, ça, ne jamais me contenter de ce que j’ai.

Et puis je ne pense plus à rien, sinon à profiter au maximum du moment, plaisant, quand je pose un doigt, puis encore un autre contre le tissu, et que j’ai un premier contact avec le relief de son sexe et la fente au milieu. Il n’y a rien de meilleur. Comment vivre sans ça ? Je sens que le tissu est humide, et tandis que je la caresse, du liquide coule d’elle, abondant, saturant le tissu. Je ne fais pas grand-chose, et pourtant, elle gémit déjà. J’amène ma main libre à mon sexe, et je me caresse aussi, me frottant à travers ma culotte, trouvant le même état ou à peu près. Je la touche un moment comme ça, le tissu s’enfonce dans ses lèvres encore plus, si cela est possible. Je finis par descendre le slip, dévoilant une moule imberbe, toute gonflée, ouverte, clitoris saillant, luisante de sécrétions. L’attrapant par les fesses, je l’amène près de moi, et je plonge sur elle de la langue, la bouche immédiatement remplie par le goût de ses sécrétions qui coulent dans ma gorge, à mesure que je parcours ses chairs, dehors et dedans. On finit par se retrouver sur le lit, tête-bêche, se fouillant mutuellement et faisant tressauter le corps de l’autre d’orgasme en orgasme.

Quand je me détache d’elle, la bouche remplie de ses liquides les plus intimes, elle me suggère :

On va descendre manger. Je crois qu’ils nous ont préparé un buffet. Ensuite, on pourra passer la soirée ensemble.

On descend jusqu’à la salle à manger. Effectivement, de copieux buffets ont été mis en place. La plupart des filles se sont mises en couple, même si c’est un couple éphémère qui ne durera que le temps du tour. Elles se servent et vont s’installer à une table, mangeant et se pelotant.

Quand on remonte, je me déshabille et me glisse sous les draps. Ghislaine me jette :

Je passe par la salle de bains et je te rejoins.

Je me rendrai au compte au réveil que j’ai immédiatement sombré dans les bras de Morphée, et qu’elle a du rester sur sa faim.

Dès lors, mon existence d’hôtesse du tour suit ce rythme précis. Le matin, lever aux aurores, petit déjeuner dans l’hôtel que nous quittons pour rejoindre la caravane. Un briefing, puis on démarre, pour une longue journée, qui se termine quand le soir nous arrivons dans une ville-étape suivante, un hôtel suivant. Mais les mêmes filles, et la même envie de sexe. Je me coule tellement dans ce style de vie que j’oublie ce qu’était mon existence avant, et je n’arrive même plus à penser qu’il puisse y avoir un retour à une autre vie.

Ghislaine et moi nous nous entendons parfaitement, pour le travail comme pour le sexe. Chaque soir, chaque nuit, sont différentes. Quand je suis plus habituée à ce rythme, je ne m’endors plus, et on s’envoie en l’air jusqu’à sombrer dans les bras l’une de l’autre. J’ai oublié mon rêve. Je ne verrai pas la fille qui me hante. D’ailleurs, ai-je réellement besoin de la voir ? Ghislaine est magnifique, imaginative, elle me comble, et c’est sur que quand la séparation viendra, ça sera très difficile. Je ne me fais d’ailleurs pas d’illusion. Une fois le Tour fini nous reprendrons notre vie d’avant, et nous n’aurons même pas envie de nous recontacter.

Je garde  beaucoup de souvenirs de ces moments passés avec Ghislaine, comme d’un rêve. Souvenirs convoqués dans des moments de rêveries éveillées, en me caressant, ou les deux. L’un des meilleurs, des plus forts, sans doute, c’est le soir, ça doit être le deuxième ou le troisième soir, où elle s’éclipse dans la salle de bains, et elle revient équipée d’un gode ceinture majestueux.

Ça te dit ?

Je suis un peu surprise de la trouver ainsi harnachée. Je n’ai de goût que pour les amours saphiques, et j’ai souvent utilisé des godes avec mes copines, mais c’est la première fois que je vois une fille appareillée ainsi, avec cet ensemble de liens qui entourent sa taille, et cette grosse bite en plastique qui se dresse, orgueilleuse, indécente et obscène.

Ghislaine me jette simplement :

Tu as envie ?

Je lis un magazine, allongée en culotte sur le lit. En guise de réponse, je balance le magazine au loin, je descends ma culotte, je la balance aussi, et je me mets à quatre pattes, cul tendu vers elle et offert :

Viens, bourre-moi et va bien au fond. Je veux que le gode vienne taper contre mon utérus.

Elle s’approche, mais avant de le rentrer en moi, elle me contourne, et me le présente. D’instinct, je le prends dans ma bouche, et je fais coulisser celle-ci-dessus, comme je le ferais si je faisais une fellation à un garçon. Situation étrange et décalée, et ce d’autant plus que je n’ai eu jusqu’à présent que des partenaires féminines. A vrai dire, j’ai la conception étrange d’une sorte de troisième sexe, d’une fille équipée d’une queue, une forme de transsexualité.

Quand elle vient enfin derrière moi, je suis toute frémissante, le ventre en feu. Elle met d’abord un doigt, puis ensuite un autre encore en moi.

Ben dis donc ma cochonne, tout ça c’est bien ouvert et bien visqueux ! Que tu coules ! Ça t’excite, hein !

A cet instant, je ne suis plus qu’un cul, qui a envie d’être pris, envahi par le gode de plastique.

Rassure-toi, je vais te donner ce que tu veux !

Elle vient frotter le bout du gode contre mes lèvres. Je ne peux pas m’empêcher de gémir. Je souris intérieurement en imaginant une sorte de plan pris du haut de l’hôtel, avec les filles gémissant toutes au même moment, dans des positions différentes. Quand je n’en peux, elle rentre enfin en moi, écartant mes parois les plus intimes pour s’enfoncer en moi. Dans un geste de possession, elle tient mes hanches. Elle accède à ma demande, venant  bien au fond de moi, jusqu’au dernier centimètre, jusqu’à ce que le socle soit contre mes fesses.

Alors, ça te convient ?

Mmmm, je fais.

Tu n’as encore rien vu.

Non, c’est certain, je n’ai encore rien vu, je m’en rends compte dans les minutes qui viennent quand elle va et vient en moi, alternant les rythmes, me faisant gémir. De mes chairs intimes malmenées, je sens quelque chose de fort monter en moi, je me dis « Non, pas déjà ! » et je jouis en hurlant.

Et par là, tu as déjà essayé, me demande-t-elle quelques secondes plus tard ?

Je me rends compte que le gode n’est plus fiché dans mon vagin, mais qu’il appuie contre ma muqueuse anale.

Je lui donne la permission d’un simple « Vas-y ! »

Elle pourrait manifester la volonté de rentrer n’importe où dans mon corps, je lui dirais oui, à la fois parce que j’ai confiance en elle, et aussi parce qu’elle me donne du plaisir. Je me dis un instant que ça va être douloureux, mais elle est déjà en moi que je ne m’en suis même pas rendu compte. J’éprouve des sensations différentes, avec la certitude, qui me surprend, que cet orgasme que je sens, déjà, monter en moi, est plus fort que tout ce que j’ai pu connaître par la chatte. Je me demande pourquoi je ne me suis pas déjà laissée prendre par le cul. Certaines filles me l’ont proposé, m’ont offert de venir en moi des doigts, ou d’un gode, mais je n’ai pas voulu aller plus loin qu’une langue sur l’anus, ou un doigt qui tourne dessus. Je n’ai que des regrets à avoir. Enfin, plus maintenant, parce que je me dis que dans les jours qui vont suivre, je vais souvent me faire prendre par là. Parce qu’elle aime ça, et parce qu’elle sent que j’aime ça, m’arrachant orgasme après orgasme jusqu’à ce que je ne sois plus qu’une misérable chose pantelante, qui s’effondre sur le couvre-lit. Elle sort de moi, défait le harnachement, et me le tends en me demandant :

Et si tu me rendais la pareille ?

Je vois les derniers jours arriver avec tristesse. Je donnerais tout pour que ce Tour de France ne finisse jamais. Je me dis que je pourrai toujours postuler l’an prochain, si on estime que j’ai donné satisfaction. Sinon…Ce sera un souvenir unique.

Ce qui termine mon tour sur les Champs-Élysées ? Parmi la foule, j’aperçois une magnifique brune…Celle de mes rêves. Je me dis qu’elle n’a pas été sélectionnée, mais qu’elle est quand même revenue comme simple spectatrice. Je me précipite, prête à n’importe quoi. Mais je n’arrive pas à la rattraper. Dépitée, je reviens auprès de Ghislaine. Il me restera au moins une dernière nuit près d’elle, elle me l’a promis, même si le tour est fini.

 

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