L’amour en musique, épisode 3

12345
Loading...

Mysterious6227


initiationpremière fois



Il faisait nuit noire. La rue de Saragosse était éclairée par un long boulevard de réverbères bien alignés les uns par rapport aux autres. Ce fut dans cette rue que nous nous garâmes. Nous étions arrivés à destination, là où habitait Sarah, l’amie de Laura.

Du quartier de la Paillade (où «ma petite» rousse s’était arrêtée pour me branler et pour me sucer) jusqu’à cette rue, nous avions écouté une compilation des plus belles chansons du Top50, que Laura avait sur clé USB. Comme un peu plus tôt dans la soirée, Laura était restée prudente au volant. Mais alors qu’est-ce qu’elle a une belle voix! Je demanderais bien à mes trois acolytes qu’elle rejoigne notre groupe comme choriste… Que ce fut sur Je marche seul de Jean-Jacques Goldman ou sur Plus que tout au monde de Pascal Obispo, j’ai aimé ce grain de voix qui lui est propre. J’avais particulièrement apprécié son interprétation du Sucré salé de Zazie. J’aime cette voix, SA voix. Cette voix déformée par le désir et le plaisir pendant qu’elle me baisait, un peu plus tôt.

Elle n’avait fait que me branler et me faire une pipe mais je sentais encore sa poigne autour de mon érection, ses lèvres plus sa bouche plus sa langue qui se délectaient de mon désir pour elle. Perverse, elle avait refusé d’aller jusqu’au bout. Ce n’était que partie remise… Elle n’en avait fait qu’à sa tête, et… j’aimais ça. « Ne jouis pas! Remplis-moi! Je…veux…être…à…toi. » : j’entendais encore ces mots dans ma tête alors que nous n’étions plus qu’à quelques encablures de notre destination.

Laura avait plus qu’éveillé le goût du plaisir en moi. Impossible de faire marche arrière. C’était comme ça. J’avais fantasmé sur cette première fois, cette première branlette et cette première fellation qu’une fille me ferait depuis le milieu de mon adolescence et ce moment où ma sexualité avait commencé à pointer le petit bout de son nez… Laura y avait mis du cœur et de son désir. Impossible de refouler mes désirs et de faire taire mon jardin secret un jour, une nuit de plus. Je ne voulais plus que lui rendre la monnaie de sa pièce.

B****t…Nous sommes arrivés. Ça va ? Tu es prêt ?

Elle me tendit sa main, et m’adressa l’un de ces sourires dont elle avait le secret et qui faisaient fondre à coup sûr. Rue de Saragosse : futur théâtre de nos opérations…

Nous ouvrâmes nos portières simultanément. L’air était frais en cette nuit bien que nous fusâmes dans le sud de la France. Nous nous apprêtâmes à sonner à la porte du numéro 79 de la rue de Saragosse.

De la rue de Saragosse à l’amie Sarah, il n’y avait qu’un pas. L’amie habitait avec son compagnon dans un quartier pavillonnaire, un peu en retrait du centre-ville de Montpellier. Elle y vivait depuis quelques mois. Elle était en couple avec Romain depuis l’université. C’était d’ailleurs à la faculté de lettres et de sciences humaines de leur ville qu’ils s’étaient connus. Il était alors en première année de Master enseignement (anglais), alors qu’elle faisait sa timide apparition sur les bancs de la fac, en première année de Licence sciences du langage. Il avait l’intention de passer son MEEF et le CAPES, de devenir professeur d’anglais. Quant à elle… son avenir était encore bien flou à cette époque-là.

Ils s’étaient tous les deux rencontrés un soir d’hiver, au cours d’une séance du club d’écriture qui avait été monté cette année-là au sein de leur faculté, par le département de lettres modernes. Parce que tout commence par un baiser… : tout avait commencé entre eux par cette séance d’écriture autour du thème du baiser. Ce soir-là, l’écriture candide et la voix fluette de Sarah avaient séduit le futur professeur au plus haut point. Ce mélange de candeur, de gêne, d’innocence mais aussi (à certains égards) d’audace… Romain en avait été frappé. Au sortir de la séance, l’étudiant avait proposé à sa nouvelle amie de jouer les prolongations, autour d’un verre en toute amitié, en tout bien tout honneur, chez lui… Ils s’étaient réveillés le lendemain matin, dans ses draps, l’un contre l’autre en tenue d’Eve et d’Adam. Ils avaient fait l’amour pour la première fois ensemble…passionnément. Elle avait profité de son expérience. Et lui, missionnaire des sentiments et de l’amour, il s’était dévoué corps et âme à lui donner un aperçu de ce que pouvaient être le désir, le plaisir et l’orgasme. La devinant curieuse, il avait été soucieux de son moindre désir et avait veillé à les satisfaire, chacun.

Ça faisait au final des années qu’ils étaient en couple, et tout juste quelques mois qu’ils avaient emménagé dans leur nid d’amour.

Native de l’année 1989, Sarah était une jeune femme aux cheveux bruns, longs. Elle avait le teint hâlé, méditerranéen. Quand elle parlait, elle avait un accent bien du sud, prononcé mais mélodieux. Comme ma Laura, elle avait une bouche pulpeuse. En revanche, sa poitrine était petite mais son 85A ne la faisait pas du tout complexer. Au contraire ! Elle les aimait bien, ses deux petits seins mignons. Elle avait de beaux mamelons aux aréoles brunes. À une certaine époque, quand elle était plus jeune, elle s’était faite percer les tétons. Ce n’était plus le cas aujourd’hui. Ses yeux étaient marrons et pouvaient se faire coquins et… cochons, dans l’intimité de la chambre nuptiale. Elle mesurait un tout petit peu plus d’un mètre soixante. Elle avait une taille fine, un corps normal mais harmonieux, des fesses généreuses.

Elle était comme son amie d’adolescence Laura à certains égards: elle avait des manières directes et elle n’avait pas froid aux yeux. Peut-être était-ce ce que Romain avait décelé en elle au moment où ils s’étaient rencontrés… Leur amour était resté aussi fort, leur désir mutuel aussi intense, et ils adoraient explorer de nouveaux territoires sensuels et sexuels, même avec les années.

A présent, ils étaient fiancés et cochaient sur le calendrier les jours qui les rapprochaient de la date de leur mariage. C’était peut-être pour ça que Sarah se réjouissait de la présence de son amie Laura à Montpellier… même si elle-même était en week-end amoureux à Marseille. Si seulement Laura avait pu rester une journée de plus… Tant pis. Ce n’était pas grave. Elle n’aurait qu’à l’appeler pour lui annoncer… qu’elle comptait l’inviter à son mariage.

Sarah et Laura s’étaient connues lors de ce fameux été, en colonie de vacances, où Laura avait perdu sa virginité avec Antoine. Sarah, de son côté, était célibataire à ce moment-là. L’amour et les garçons étaient le cadet de ses soucis et elle ne se doutait pas du tout qu’elle rencontrerait, à l’université, quelques mois plus tard, LA personne qui bouleverserait son existence à tout jamais.

De deux ans plus jeune que Sarah, Laura était née en 1991. Elle avait fait la rencontre de son aînée, et très vite, le courant était passé entre les deux jeunes femmes. Sarah avait en quelque sorte sa cadette sous son aile. Les années avaient beau se succéder, et de même qu’entre Sarah et Romain, un lien indéfectible liait la jeune héraultaise et ma petite rousse. Il n’y avait pas une seule semaine sans qu’elles passent du temps à se parler au téléphone. Laura était heureuse pour son amie, et maintenant que j’avais tapé dans l’œil de Laura et que celle-ci ne cessait jamais de parler de moi à son amie montpelliéraine, Sarah, elle aussi, se réjouissait de la joie de Laura. Elle était donc ravie de lui prêter sa maison le temps d’une nuit.

Pour une raison que j’ignorais à ce moment-là, Laura ne sonna pas. Elle ne toqua même pas à la porte. Elle se contenta de faire un mouvement sur la clenche de la porte, et celle-ci s’ouvrit.

La maison était plongée dans une quasi obscurité. Seules quelques bougies trônaient sur une table où des pétales de roses semblaient avoir été dispersées avec soin et amour. Elle alluma les bougies. Je humai une odeur d’encens. Une musique lancinante et sensuelle émergea de la chaîne hi-fi.

De l’encens ? Des bougies ? Une table avec des pétales de roses? De la musique sensuelle ? Que pouvait donc bien mijoter ma belle petite rousse…?

Quand nous entrâmes dans la maison, je n’entendis aucun bruit. À l’exception de quelques bougies que Laura avait allumé dans ce qui semblaient être la cuisine et le salon de la maison, l’endroit paraissait… sans vie, silencieux. Je ne comprenais pas. Laura ne m’avait-elle pas dit que son amie serait là, avec son copain ? Ne m’avait-elle pas dit qu’on s’amuserait bien en compagnie de Sarah ? Avais-je alors mal compris ?

Laura a donc allumé une poignée de bougies, et plus je foulais les pieds dans cette maison, plus j’avais l’impression d’être là où je ne devais pas l’être. Un peu comme en territoire inconnu, hostile et ennemi, en quelque sorte. Tout d’un coup, je ne savais pas/plus ce que je faisais ici. À l’aide des bougies, j’essayais de me repérer à l’intérieur de cette maison. Sarah et son ami semblaient vivre un amour très fort d’après ce que je pouvais voir à travers les cadres photo qui étaient omniprésents dans cette partie de la maison dans laquelle nous étions à ce moment-là : Sarah et Romain qui s’embrassent… Romain qui enlace Sarah, par-derrière, en passant les bras autour de sa taille… Sarah qui lèche le lobe de l’oreille de son fiancé, etc. Je ne voyais, à priori, aucun cliché explicite mais ça semblait être le bonheur absolu, l’amour fou entre ces deux-là. Et moi… je me trouvais en plein cœur de leur nid d’amour, comme un parfait inconnu, tel la cinquième roue du carrosse et je me demandais ce que j’y faisais à ce moment précis. Le couple semblait s’être absenté… alors que la jeune femme rousse m’avait dit qu’ils seraient là et que sa proposition, ce n’était pas ce à quoi je pensais. Pourtant, j’étais seul avec elle. De quoi me poser quelques questions, quand même !

L’encens fumait et dispersait dans l’air une senteur sauvage, comme de fruits rouges. Une senteur sauvage, mais délicate et agréable. Et quand vous y combinez les bougies qui dansaient au contact de l’air, dans des verres comme ceux dans lesquels on sert le whisky. Impossible non plus d’ignorer toutes ces pétales de roses rouges sur la table. For You, de Rita Ora et de Liam Payne, extrait de la B.O. du dernier volet de la trilogie Cinquante nuances, avait été le premier morceau qui était sorti des baffles de la chaîne hi-fi, quand nous étions entrés. A présent, c’était au tour du Can’t Stop Loving You de Phil Collins. Hmmm… des chansons teintées d’amour, de sensualité, et de sexe ? Que pouvait bien mijoter ma petite rousse? Hmmm… je crois que je commençais alors à comprendre… C’est alors que j’adressai un regard à Laura. Un regard perplexe. Un regard où je lui exprimai mon incertitude, mon manque d’assurance, mais aussi, en un sens, ma peur. Peut-être que le moment fatidique, MON moment fatidique n’allait pas tarder à se passer. J’aurais pu être davantage à l’aise parce qu’elle m’avait masturbé et sucé auparavant. Ça avait été à sens unique. Tandis que là… Ce serait à moi de m’occuper d’elle, et toute entière! L’atmosphère devint peu à peu inconfortable pour moi: mon esprit était envahi de questions, ma respiration était plus courte, mes mains devinrent moites, et pour couronner le tout… je bandais de nouveau, fort. J’étais tout dur, enfermé dans mon boxer.

Je sentis alors une main sur mon épaule. Des lèvres qui se posaient tout doucement dans mon cou. Laura me regardait et me faisait face, les yeux brillants, pétillants d’amour… et de désir (?)

B****t, tu as compris. Je l’ai senti, tu sais, quand je te voyais marcher tout autour de toi. Tu semblais te poser beaucoup de questions. Je me trompe ? Tu semblais te demander ce que tu pouvais bien faire ici. Alors oui, nous sommes bien chez mon amie Sarah et son ami. Mais non, ils ne sont pas là. Je t’ai menti, je l’avoue. Sarah et Romain ont décidé de s’accorder un week-end en amoureux, hors de Montpellier. C’est juste que… que…

Mais… Mais… Pour… pourquoi? Pourquoi tu ne m’as pas dit la vérité dès le début, Laura ?

Pourquoi ? Pourquoi ?? Dois-je te rappeler à quel point je t’ai pris au dépourvu dans votre loge ? Quand j’ai commencé à te parler ? Quand je t’ai demandé de venir avec moi ici ? Quand je t’ai embrassé ? Quand je t’ai pris sur le fait alors que tu croyais me mater en secret et que tu bandais comme un jeune étalon qui ne sait pas quoi faire de la sensualité qu’on lui a donné ? Paradoxalement , tu l’étais moins quand tu m’as demandé de te sucer. Alors, je t’ai branlé et je t’ai fait une pipe. Et ça t’a plu, je me trompe ? Il est où, le problème ? Hein ? Tu peux me le dire ? Je ne te plais plus, c’est ça ? Réponds-moi !

Je… Je… Je…

J’ai envie de toi, B****t ! J’ai envie que tu me fasses l’amour ! J’ai envie que tu me baises comme jamais je n’ai été baisée ! Ici, dans cette maison, maintenant !

Je déglutis en entendant ces mots. Mes yeux devaient une fois ressembler à deux grosses soucoupes. Voilà pourquoi la mignonne petite rousse m’avaient emmené jusqu’ici! Son fantasme était de coucher avec moi ! Et même si elle m’avait menti, je dus reconnaître qu’elle s’était donnée les moyens pour parvenir à ses fins. Et, plus que les autres filles que j’ai pu connaître, elle est la seule qui ait su les mots pour me parler, qui se soit intéressée à moi et faire en sorte que je sois en retour intéressé… et excité. Elle a été la seule à avoir percé la combinaison secrète qui maintenait ma boîte de Pandore fermée… et vierge. Et… je voulais que ce soit ELLE, la première femme avec qui/à qui j’allais faire l’amour.

Je sentis quelque chose sur mon cou. Non plus des lèvres, mais une main. Les lèvres, SES lèvres, ses lèvres au goût cerise, je les sentais de nouveau : dans mon cou, sur mes lèvres. Délicates et prévenantes. Douces. Sa langue recherchait la mienne. Nous gémîmes en chœur. Sa main se posa sur mon érection, et insista le mouvement de la caresse.

Chut… Ne dis rien… Savoure juste l’instant…

Truly Deeply Madly, de Savage Garden… J’abandonne. Il faut que je m’abandonne, et que je lâche du lest. Il faut que je savoure l’instant. Cette maison, cette nuit, Laura.

À première vue, Laura ne semblait plus être capable de me surprendre parce que je m’étais à priori habitué. Et pourtant… Quand elle posa sa main sur mon cou, quand nos lèvres se rencontrèrent et se touchèrent, elle prenait bien soin de ne pas me brusquer. Elle avait de l’emprise sur moi, et elle le savait. Elle en avait parfaitement conscience, mais elle n’en abusait jamais. Ou bien… Elle en abusait, mais par toutes petites touches, pour que je réagisse positivement et agréablement. Oui, peut-être qu’elle en abusait, mais elle connaissait mes limites. Elle avait peut-être su voir l’adolescent que j’avais pu être à travers l’homme que j’essaie d’être aujourd’hui. Elle sentait que j’avais besoin de tout un contexte pour n’appartenir qu’à ELLE. Elle ne jouait pas les allumeuses, comme bon nombre de ces collégiennes, lycéennes et autres jeunes femmes dont j’avais malheureusement fait la connaissance, au fil des années.

Un petit sourire… Une main sur mon cou ou bien sur mon visage… De tendres mots doux, délicieux et savoureux, audacieux parfois, chuchotés à mon oreille… Laura savait ce qu’il fallait faire pour me rassurer… et m’exciter, pour que je me sente (ENFIN) en adéquation avec elle. Et pourtant… Me sachant maintenant sans expérience, mais curieux, elle eut envie de prendre son temps, et sut le prendre. Elle sut contenir, un temps, le désir de plus en plus irrépressible qui avait pris possession d’elle. Elle se savait trempée. Elle n’attendait plus que moi, que le contact de mes doigts et de ma bouche sur elle, en elle. D’habitude, la plupart du temps, c’est un homme qui tourne autour d’une femme, nous sommes d’accord ? Là, les rôles étaient inversés. Elle me tournait autour, et j’étais sa proie, sa chasse gardée.

Plus le temps défilait, et plus ma résistance pliait et rompait. Laura posait la main sur mon cou. Sur mon visage. Tenait mon visage entre ses mains, comme pour savourer l’instant qu’elle partageait avec moi. Elle me caressait les cheveux, et glissait sa main en eux. Elle laissait balader ses mains plus bas: dans mon dos, sur mes fesses. Sur ma queue. Je me foutais par-dessus tout de mon groupe de rock. Des paroles que j’écrivais. De ces chœurs que j’assurais sur scène. Là, j’avais chaud. Ma queue- je le sentais – n’avait jamais été autant en fête, en verve. Même Stéphanie ne m’avait pas autant fait bander, d’aussi loin que je me souvienne. Laura, elle, avait conscience, de plus en plus, qu’elle avançait en terrain conquis. Je souriais. Elle gloussait au fur et à mesure qu’elle me touchait partout. Je profitais de l’instant. Je SAVOURAIS L’INSTANT.

B****t… Quoique ces salopes t’ont dit ou fait, je ne suis pas comme elles. Il faut que tu le saches. Je suis honorée d’être celle à qui tu es sur le point d’offrir ta première fois. J’en mouille ma petite culotte, mais j’en ai presque les larmes aux yeux. Car c’est toi que je veux, et pas un autre que toi. J’aimerais juste que tu te lâches, que tu t’abandonnes et que tu savoures l’instant. Je veux faire de ta première fois un souvenir que tu ne vas pas être près d’oublier et que tu ne voudras pas oublier. Je n’ai jamais voulu jouer avec toi. C’est juste que tu me plais. Je ne sais toujours pas grand-chose sur toi, et je ne sais pas tout de ce que tu peux encore cacher. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu es sur la défensive, sur la réserve, à douter autant de toi. Je veux dire… Regarde-toi ! Tu es beau. Tu as plus de classe que tes copains de scène. Tu ne m’as pas sauté dessus… Tu n’y es pas allé la main la première sur mes seins ou sur mes fesses. Je sais déjà que tu prendras soin de moi, et que j’aurai du plaisir. Oh mon B****t ! Qu’est-ce qu’elles t’ont fait pour que tu sois si peu sûr de toi ??? Tu n’as aucune honte à avoir de toi-même. Tu es beau à l’intérieur comme à l’extérieur, et si je suis avec toi, c’est que… (Elle réfléchit.) C’est que je me sens bien avec toi et que tu me fais vibrer. Si, si, je t’assure ! Tu n’en as pas conscience mais j’ai chaud, moi aussi. Une chaleur est née sous ma culotte. Et quand tu découvriras ma poitrine, tu verras… Et tu comprendras ce que je veux dire par là. Tu as eu droit à des « Je préfère qu’on reste amis… », c’est ça? Elles n’ont pas cherché à savoir ce que tu pouvais bien cacher, et… donner, c’est ça ? Moi, trop de fleurs, de chocolats, et trop de délicatesse, c’est pas pour moi, je te préviens, mais… Derrière tant de pudeur et d’humilité, je ne m’imaginais pas tant de douleur et tant de secrets. Oh… (Elle essaie de réprimer un sanglot, mais elle n’y arrive pas.)

Laura… Si tu voulais qu’on s’arrête là, je comprendrais. Je ne suis pas pour toi. Un colosse. Un mec. Comme ces acteurs porno. Je n’ai que des pieds d’argile. Pas étonnant qu’aucune fille n’ait craqué pour moi pendant toutes ces années. Je ne suis pas pour toi. Tu devrais me planter là, et m’oublier…

Chut, chut, chut… (Elle m’embrasse.) Ne dis rien… Tu es fait pour moi. Tu ne te la pètes pas. Quant à ces mecs qui se prennent pour des acteurs porno, crois-moi, j’en ai connu quelques-uns, au lit. Et je n’y ai pas pris le moindre plaisir. Ils ne pensent qu’à eux. Toi… Quelque chose me dit que ton fantasme est de donner du plaisir à ta partenaire de jeu avant de penser au tien, c’est ça ? Tu n’es que pure sincérité. Dans ce monde de 2018, ce serait tabou. Pourtant, je suis sûre que des femmes rêvaient de tomber sur quelqu’un comme toi. Mais moi, je suis chanceuse, car tu…es…à…moi. Tu… m’appartiens. Et je compte bien en profiter. C’est toi que je voulais. C’est toi que je veux. Toi, et toi seul. Toi, et toi seul dont les yeux se ferment quand les paroles sont intimes. J’étais une parmi des millions de femmes, mais tu m’as touchée. Et visiblement, tu m’as choisie puisque tu m’as laissée te caresser et te sucer…

Laura…

Chut… Ne dis rien… Tu caches beaucoup de choses, et je ne suis pas qu’une amoureuse transie. Je n’ai pas envie de passer que des moments cul-cul la praline, avec toi. Hmmmm…. Abandonne-toi, B****t ! Fais le vide dans ta tête… Je ne suis pas une fan dans la foule de vos concerts. Je veux que tu me fasses l’amour, et que je veux te sentir t’abandonner pour que tu puisses prendre ton pied avec moi.

Sur ce, elle passa sa main sur l’ourlet de mon T-Shirt. Elle le passa au-dessus de ma tête, et me le retira.

On enlève ça, d’accord ?

Il n’était plus question de paroles ou de mélodies. Il n’était plus question que de deux personnes, se rendant désir pour désir.

Because the Night de Patti Smith : Laura, la tête la première, plongea en direction de mon visage. Elle prit mon visage entre ses mains, et picora mes lèvres. Elle trouva ma langue. Plus elle descendait, elle trouva successivement mon cou, ma gorge, puis ce fut au tour de mes tétons. Elle y passa les doigts. Elle les pinça. Puis, elle y posa les lèvres, et la langue. J’émis un gémissement. Je haletai. Je m’abandonnai à la caresse. Je m’abandonnai tout court, au fur et à mesure que la petite rousse poursuivait sa progression vers le sud.

Laisse-moi t’entendre, B****t… J’aime t’entendre. Parce que ça m’aide à savoir si ce que je te fais te fait de l’effet. Et visiblement, c’est le cas. Hmmmm… Mes rêves les plus secrets et les plus inavouables deviennent réalité, et je ne compte pas m’arrêter. Tu… es… à… moi.

Sourire diabolique aux lèvres, ses mains continuaient de descendre. Sur mon thorax… Sur mes abdominaux… Sur mes flancs… Sur le bas de mes reins… Puis, jusqu’au pubis. Sa langue, elle, jouait un peu avec mon nombril. Ses doigts, elle s’amusait à les faire glisser sur mon pubis. Même sourire diabolique aux lèvres qu’il y a quelques instants, ses mains s’emparèrent de mes fesses.

Elle posa ensuite ses mains sur la boucle de ma ceinture, et s’apprêta à l’enlever… Sourire diabolique aux lèvres, et regard plein de défi: elle me fit comprendre qu’elle n’était plus là pour jouer. Elle allait, d’un instant à l’autre, passer aux choses sérieuses, passer à l’attaque… et j’aimais ça.

Mais je la pris de court en posant mes mains sur sa taille. Une main ensuite posée sur sa joue, de l’autre main, un doigt touchait ses lèvres. Elle ouvrit la bouche, et mordit mon doigt. J’étais prêt à lui rendre la monnaie de sa pièce…

You Came de Kim Wilde… J’allai à la rencontre de ma Laura. J’allai la « prendre » à son propre jeu…

********

Découvrir les autres épisodes de L’Amour en musique :

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/lamour-en-musique-episode-1/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/lamour-en-musique-episode-2/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/lamour-en-musique-episode-3/

Découvrir les autres textes de Mysterious6227

http://www.meshistoiresporno.com/author/mysterious6227/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *