INTRUSION

Ahmed et moi on s’est glissés dans la propriété sur le coup de dix heures du matin. On était déjà passés devant plusieurs fois, et on avait la quasi certitude qu’elle était inoccupée en cette période. Et aussi que ses propriétaires n’avaient pas pris la peine de bâcher la piscine, dont l’eau bleue nous faisait de l’œil.

Bien sûr, c’était toujours prendre un risque, mais tous les deux, issus des quartiers populaires, on avait envie de notre part de soleil et de plaisir. On vivait habituellement dans des barres de HLM, et là, il n’y a pas de piscine. Rien qu’une baignoire dans une salle de bains… On avait envie, en ce mois de juillet d’un moment d’oubli. De croire pour quelques heures qu’on n’était pas la lie de la terre, ces sous-chiens que l’on montre constamment du doigt.

On a glissé par-dessus le mur d’enceinte. On n’avait pas repéré de caméra, et on espérait qu’il n’y avait pas d’alarme. On le saurait bien vite. Si on se faisait coffrer… Hé bien ça avait déjà été le cas pour l’un comme pour l’autre, même si on n’avait pas de casier…

On avait amené tout ce qu’il fallait. De quoi passer quelques heures heureuses… Maillot de bain, lunettes de soleil, crème solaire, serviette de bain, de quoi lire, mais aussi à boire et manger…

On est retombés sur la pelouse. Au centre de celle-ci un sol dallé… L’eau, qui ondulait, laissait voir le fond de la piscine, déformée. Transparente et fraîche, elle nous appelait.

On n’était pas les seuls à faire ça… Ça s’était d’ailleurs mal passé pour certains d’entre nous qui s’étaient faits coffrer. Ils avaient voulu venir à plusieurs dans des propriétés privées qui regroupaient plusieurs propriétaires. Ceux-ci les avaient laissés venir une fois, puis les avaient attendus le lendemain et leur avaient flanqué une belle raclée… D’autres personnes, plus classiquement, appelaient la police.

Il faisait chaud, en ce début juillet, mais c’était une chaleur douce. Toutefois la fraîcheur de l’eau nous faisait envie à l’un comme à l’autre. On a ôté nos jeans et nos T-shirts. Dessous, on était en maillot de bain. On a plongé, crevant la surface de l’eau, allant jusqu’au fond et y restant pour nous laisser envelopper par le calme, le silence et la sensation de l’eau autour de nous.

On est resté un moment dans l’eau, faisant des allers-retours d’un bout à l’autre, nous laissant glisser au fond. C’était tranquille, et on s’est dit qu’on était bien tombés.

Quand on en a eu assez, on est sortis de l’eau, on s’est séchés. On avait pensé initialement se poser sur le sol, sur les draps de bain, mais il y avait deux transats qui n’attendaient que nous. On a posé les draps de bain dessus. On s’est enduits de crème et on s’est laissé aller sous le soleil. Pour la première fois depuis longtemps, on se sentait vraiment bien.

Je venais de nous verser à chacun un verre de whisky-coca quand je les ai vues sortir de la maison.

Je me suis dit qu’on s’était sérieusement loupés. A vrai dire, on n’avait pas vraiment su bien déterminer si quelqu’un vivait là ou pas, si la maison, avec ses grandes baies vitrées, était occupée ou non. On avait la réponse sous nos yeux, cette réponse nous a fait réagir quasi immédiatement. J’ai senti mon sexe se durcir, et la bosse qui déformait le maillot d’Ahmed disait clairement son désir.

Elles étaient aussi magnifiques que dissemblables. La seule chose qui les unissait, c’était leur maillot de bain, identique, un maillot blanc, deux pièces, soutien-gorge et slip. Celle qui se trouvait à gauche était métisse, la peau sombre, des yeux en amande, un visage aux lignes pures, grande, fine, mais avec des formes marquées. Le soutien-gorge était tendu par une poitrine ronde et ferme, les tétons marqués par le tissu, le slip de bain collait à ses hanches et à son pubis, soulignant le renflement de son sexe, et la fente qui l’ouvrait en deux. Son amie était elle plus petite, plus menue, avec un visage aux traits délicats, et une épaisse crinière brune, plus développée que la coupe, courte, de la métisse. Le maillot la mettait tout autant en valeur.

Ça fait un moment qu’on vous regarde…Vous en profitez bien, les gars…Vous pensiez qu’il n’y avait personne ?…

Non, a avoué Ahmed, tout penaud…On avait envie d’être au soleil, et de se rafraîchir…

Pas de souci, a dit la petite brune, on n’a pas appelé les flics…Par contre, la location des lieux n’est pas gratuite…

On n’a pas de ronds…On vient des quartiers…

Oh, mais on ne pensait pas à ça, a répondu la petite brune. Au fait, moi c’est c’est Caroline, et ma copine, c’est Mélissa.

Son regard était posé sur la bosse qui déformait le slip de bain d’Ahmed, et j’ai compris ce qu’elle attendait comme compensation pour notre usage des lieux. D’ailleurs Mélissa avait le regard posé sur moi, et elle partageait apparemment totalement les ambitions de son amie…

Caroline s’est laissée glisser sur le transat d’Ahmed, et Mélissa sur le mien. Elles n’avaient pas froid aux yeux, c’était clair. Dans un ensemble qui disait clairement leur complicité, et que ce n’était pas la première fois qu’elles séduisaient des hommes ensemble, elles ont tiré nos maillots bas et attrapé nos queues roides de désir.

Deux belles queues, s’est exclamé Caroline. Vous avez bien fait de passer par là.

Il y a des moments dans la vie où on se sent béni des Dieux. Sans nul doute, c’est ce qu’on a éprouvés ce jour-là l’un et l’autre. Deux filles belles, qui aimaient le sexe, et maîtrisaient le sujet. Chacune avec son style, elles se sont mises à nous caresser de leur bouche. Mélissa a choisi de parcourir ma queue en donnant de grands coups de langue dessus, un peu comme elle l’aurait fait avec une glace. Jamais aucune fille ne m’avait fait ça avant, et c’était très troublant…Je devais me maîtriser pour ne pas jouir…Caroline, elle, faisait une fellation plus classique à mon ami Ahmed, rentrant tout ce qu’elle pouvait de sa queue dans sa bouche, mais elle a ensuite basculé sur quelque chose de plus audacieux, venant faire tourner sa langue sur le gland violacé de son partenaire d’un moment.

Elles nous ont laissé les caresser. La peau de Mélissa était douce et tiède. Elle ne s’est pas opposé à ce que je dégrafe son soutien-gorge, et mette ses seins à nu. Ils étaient ronds et fermes, et ses tétons étaient tout durs d’excitation. Une partie sensible pour elle, peut-être plus que chez d’autres filles. En tout cas, quand je suis venu dessus de ma bouche, elle s’est cambrée et a gémi de plaisir.

Caroline a glissé une main dans son décolleté et elle en a tiré deux préservatifs. Les filles avaient du nous observer un moment avant de sortir, partagées entre appréhension et envie de venir vers nous. Une fois leur décision prise, elles savaient ce qui allait se passer…

Mélissa a gainé ma queue du préservatif une fois qu’elle a sorti celui-ci de l’emballage d’aluminium…Ma queue était dressée, roide de désir, semblant devoir rester ainsi. Mais on aurait pu en dire autant d’Ahmed…C’est une chose de regarder des filles passer dans la rue et de les désirer, c’en est une autre de les avoir à quelques centimètres de soi, de poser un regard sur leurs formes féminines, de sentir leur chaleur contre soi, de savoir qu’on peut avoir à disposition tout ce qui fait leur féminité.

Elles ont, l’une comme l’autre, amorcé une manœuvre qui nous a fait bouillir le sang… Caroline a pris Mélissa par la main, puis avec un petit rire, elle l’a entraînée sur le transat sur lequel était posé Ahmed. Elles se sont collées l’une à l’autre, hanche contre hanche, tendant leurs croupes enveloppées par les slips des maillots de bain vers nous. Mélissa avait une croupe généreuse, mais celle de Caroline n’était pas en reste, plus rebondie…Je me suis dit qu’elles attendaient de nous qu’on descende leur slip et qu’on vienne se planter en elle. Mais ça n’était pas ça…Mélissa s’est redressée et, son visage au niveau de la croupe de son amie, elle a descendu le slip, nous offrant la vision de l’intimité de son amie. Il n’y avait sans doute pas de vision plus excitante que celle d’une fille offerte dans cette position, tendant ses muqueuses vers un homme. Elle donnait tout, elle offrait tout, sa croupe rebondie, son sillon et les plissements de son anus, qui, dans cette position étaient nettement visibles, et le boursouflement de sa vulve en haut de ses cuisses.

On était déjà dans l’extrême limite de notre excitation, pourtant celle-ci a encore grimpé d’un cran quand Mélissa est venue la parcourir d’une pointe de langue bien dardée qui n’occultait aucune zone, même la plus intime. Caroline s’est mise à gémir, alors que sa langue descendait dans son sillon fessier, venait appuyer sur sa muqueuse anale, puis glissait plus bas, pour parcourir le double bourrelet de sa vulve. Son sexe, encore relativement clos, s’est ouvert, ses lèvres sont sorties d’elle, se sont gorgées de sang, développées, et de la mouille a poissé ses chairs, et est venue dégouliner à l’intérieur de ses cuisses, pendant en filets de ses lèvres. Dans un réflexe, Ahmed et moi on frottait nos queues, pour calmer notre excitation, mais en même temps, on s’efforçait de ne pas jouir, se voyant déjà gainé par les muqueuses humides et chaudes.

C’était dans l’ordre des choses que Caroline lui rende la pareille. Elle s’est redressée et a descendu le slip de Mélissa. Une croupe beaucoup plus charnue, une vulve déjà bien dilatée, qu’elle a fouillé de la langue et des doigts. Ce jour-là, on a appris pour la première fois de nos jeunes vies à attendre et à maîtriser nos désirs.

Enfin, à quatre pattes, elles se sont offertes, leurs visages tournés vers nous, portant notre désir à incandescence. Il y avait dans leur expression un abandon absolu, une manière de s’offrir totale, un appel au sexe. C’était le moment où les paroles étaient superflues, où il y avait juste les corps, l’appel des corps… Une muqueuse ouverte, dilatée, un sexe en pleine érection, dur comme de la pierre… On s’est approchés l’un comme l’autre, avec le sentiment d’être extrêmement maladroits dans notre désir…Et cependant aiguillonnés par celui-ci… J’ai posé mes mains sur les hanches de Mélissa, et sa chaleur est montée dans mes bras, puis dans mon corps, me traversant, me remplissant… La tête de mon sexe, gorgée de sang, était à quelques centimètres de ses muqueuses, elles aussi gorgées de sang… J’observais Ahmed du coin de l’œil… Il avait posé sa queue là où le sillon fessier s’amorçait dans la chair de la fille, et il descendait sa queue en appuyant son gland contre ses parties les plus intimes…Caroline laissait échapper un mélange entre cri, gémissement et soupir comme je n’en avais jamais entendu avant… Il s’est finalement décidé à la pénétrer, sa queue glissant dans sa muqueuse vaginale jusqu’à être totalement en elle… Moi j’étais encore dans une sorte d’entre deux, partagé entre bonheur et stupéfaction, jusqu’à ce qu’elle vienne chercher ma queue, sa main entre mes jambes, et qu’elle la pousse vers l’entrée de sa muqueuse. Il y a eu un premier contact qui m’a remplis de chaleur et d’électricité… Et j’ai glissé en elle, entouré de la chaleur et de la douceur de sa muqueuse… J’avais déjà eu plusieurs filles, mais cette fois c’était différent… Il y avait ce sentiment de perfection qui faisait que ce moment était unique…

La chaleur du soleil sur moi et le vent frais sur ma peau, le calme du lieu, cette fille ravissante dans laquelle j’étais planté… Il fallait que je mémorise pour les jours à venir qui risquaient d’être moins beaux…

Baise-moi bien, m’a-t-elle encouragé.

Je me suis mis à bouger en elle, changeant de rythme… Je ne devais pas trop mal me débrouiller, parce qu’elle gémissait avec constance… Et c’était aussi le cas d’Ahmed, dont la partenaire était plutôt bruyante…

Il est arrivé un moment où on s’est regardés, Ahmed et moi… On avait la même idée… Envie de profiter de l’une et de l’autre…On a arraché nos queues des vagins qu’on fouillait, le latex dégoulinant des sécrétions des filles, pour échanger nos places. Dans l’immédiat, elles ne se sont rendu compte de rien. J’ai glissé entre les lèvres de Caroline. Des deux, c’était celle qui avait le sexe le plus ouvert, ses parois internes visibles en profondeur, et qui mouillait le plus. Sortaient d’elle des sécrétions grasses qui pendaient d’elle en une multitude de filaments. Je suis rentré en elle alors qu’Ahmed se fichait dans le vagin de Mélissa.

Je n’avais pas encore beaucoup vécu, mais j’avais compris que, si chaque fille était différente, c’était aussi vrai d’une manière plus intime. Les sensations que j’avais, fiché en elle, n’étaient pas les mêmes que celles que j’avais pu avoir planté dans Mélissa, ne serait-ce que parce que son sexe était plus serré autour du mien, et ses sécrétions plus abondantes et plus grasses…

On approchait de midi et le soleil tapait plus fort sur nos peaux, nous faisant nous sentir incroyablement bien, en harmonie avec les filles sous nous mais aussi avec l’univers. Plus de rancœurs, plus de frustrations, le simple fait de connaître un moment de bonheur.

Nous sommes parvenus à maîtriser notre jouissance… Elles nous ont repoussé, et nous ont fait basculer sur les transats pour venir au dessus de nous, s’asseoir sur nos queues…Positions différentes, plaisirs différents…On a tenu longtemps comme cela avant qu’elles ne jouissent, le plaisir de l’une déclenchant le plaisir de l’autre. Elles ont eu des orgasmes puissants, qui les ont tendues et secouées, et ont crié sans retenue, nous arrosant de leurs liquides intimes.

Ahmed et moi, on s’était tellement retenus qu’on ne pouvait pas jouir. Elles s’en sont rendu compte, et elles se sont dégagées, ôtant les capotes et nous caressant de leurs bouches et de leurs langues, jusqu’à ce que dans un hurlement, nous jouissions, en crachant de multiples traits de semence, comme si nous n’avions pas vraiment joui avant et nous avions retenu notre semence en nous pendant des semaines, attendant une bonne occasion de la libérer.

On avait envie de profiter de ce moment, alors on est restés ensemble tout l’après-midi, le temps que le soleil décline… On a plongé ensemble dans la piscine, unis par une complicité dont on était bien conscients qu’elle ne durerait pas au-delà de cette journée, mais pour le moment elle était intense, et on avait envie d’en profiter. On a mangé  à nouveau, avant de se rendre compte qu’on avait encore envie de sexe…On a mis nos dernières énergies dans ce rapprochement avant de réaliser qu’il était vraiment temps de partir. Il y a eu pas mal de regret de part et d’autre, alors qu’on passait cette fois par le portail, nos regards s’accrochant.

On est rentrés au quartier, conscients d’avoir vécu une douce parenthèse qui sans doute ne se représenterait pas de sitôt.

Là-bas le soleil, même s’il est le même, ne brille pas pareil et ne se pose pas sur nous de la même façon.

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