Julie bonne à tout faire : Lait partie 1

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Frederic Gabriel


enceinte



PARTIE 1

Héléna en était à son huitième mois de grossesse. Allongée sur le divan, en début d’après-midi, elle lisait un magazine, en songeant que son milieu professionnel était tellement loin d’elle qu’il lui semblait avoir basculé dans un autre monde, et qu’elle ne retrouverait jamais ce qui faisait son quotidien, le centre de ses pensées pendant des années. C’était qu’elle s’était retrouvée enceinte, à l’âge de 35 ans, alors qu’elle n’espérait plus rien. C’était un rêve d’adolescente, de devenir maman, en parallèle à sa carrière professionnelle, comme un accomplissement qui n’avait certes rien d’original, elle le savait très bien, mais très vite la réalité s’était rappelée à elle. Il y avait eu tous ces garçons qui rentraient dans sa vie, avec lesquels, bien sûr, dans les premiers jours, par prudence, on utilisait un préservatif. Et souvent on n’allait jamais au-delà, parce qu’au quatrième mois, au moment où il aurait été envisageable de faire un test et de se débarrasser de la capote, ils étaient déjà partis.

Ensuite, il y avait ceux avec qui la relation se faisaient plus longue, mais qui estimaient qu’ils étaient trop jeunes pour avoir un enfant, alors qu’elle en voulait un à tout prix. La plupart, même si elle leur disait qu’elle prenait la pilule, ce qui était vrai, couvraient quand même leur queue de latex par précaution. Elle haïssait ce manque de confiance, qui était suffisant pour la faire partir.

Puis, enfin, alors qu’elle n’y croyait plus, elle avait trouvé un homme avec qui s’entendre. Ils étaient suffisamment en harmonie pour envisager d’avoir un enfant ensemble, bien que dans un premier temps, ils avaient voulu être deux. Mais un soir, il lui avait dit :

Si on s’y mettait sérieusement ?

Et elle avait bien compris qu’il ne s’agissait pas de faire le ménage. Ils étaient encore  sur le mélange pilule/capote, mais ce soir-là avait été différent. Pour la première fois le sperme avait giclé contre les parois internes de son vagin, et elle avait eu un orgasme incroyable, tellement cette sensation était délicieuse. Bien sûr, elle sentait quelque chose même quand la semence jaillissait dans la capote, mais là, le contact chair à chair était un délice qu’elle regrettait de ne connaître qu’aujourd’hui. Elle avait toujours aimé le sexe, mais c’ avait été un renouveau qui l’avait rendue collante, et l’avait poussée à réclamer avec plus d’insistance, plusieurs fois par jour.

Et le miracle avait eu lieu. Un moment sans avoir ses règles, un test de grossesse, et elle avait eu la merveilleuse confirmation qu’elle était enceinte. Un moment magnifique pour l’un comme pour l’autre.

Elle avait tout fait pour que le miracle ait lieu. Si la première fois, stupidement, elle s’était redressée, et tout le sperme avait coulé d’elle, maculant l’intérieur de ses cuisses, après qu’une copine l’ait conseillé, elle multipliait les astuces pour que cette semence qui avait jailli en elle reste en elle, et remplisse son utérus. Elle avait trouvé une position qui lui plaisait bien, proche de celle du poirier, qui permettait au sperme de rentrer dans ses chairs les plus intimes.

8 mois après, elle se disait que si elle avait eu le choix, elle aurait encore attendu. Elle se sentait atrocement lourde, avec cet énorme ventre (les autres filles enceintes n’avaient pas ce ventre aussi dilaté, ce n’était pas possible, c’était tombé sur elle !) il lui tardait d’en finir, même si elle ne se faisait pas d’illusions, elle aurait des kilos à perdre, et ça s’étalerait sur des mois, avant qu’elle ne retrouve sa finesse habituelle, et il y avait tout le cortège des maux associés,  elle se pissait dessus sans s’en rendre compte, elle avait constamment des nausées, et elle vomissait régulièrement…Elle était constamment fatiguée, et certains jours, elle n’avait qu’une envie, rester allongée du matin au soir et dormir…En plus de cela elle était déprimée, et l’idée de devoir s’occuper d’un enfant l’angoissait énormément, car elle réalisait à présent qu’elle n’en serait pas forcément capable.

Pourtant tout n’était pas négatif… Ou peut-être si après tout… Une de ses copines, au tout début de sa grossesse, lui avait parlé de son expérience (elle avait eu trois gosses) et elle lui avait expliqué ce par quoi elle était passée, et surtout POURQUOI elle était passée par là :

Ce sont les hormones… Attends, tu vas voir… Très vite, tu ne penseras plus qu’à une seule chose : au sexe. Matin, midi et soir. Tu auras des envies constantes. Tu auras des images qui s’imposeront à toi… Ce que les autres font, ce que tu pourrais faire… Tu auras envie de te jeter sur tout ce qui bouge, et pas seulement des mecs…Tout ce que à quoi tu n’aurais même pas pensé, ce que tu n’aurais même pas imaginé, alors tu y penseras… Tu sais ce que j’avais comme envie, moi, entre autres ? Je voulais me faire sodomiser. Six mois plus tôt, mon mec m’aurait proposé ça, je l’aurais assommé… Mais là… Je me masturbais dix fois par jour… Je m’étais même acheté un coffret de godes. Comme je restais à la maison, bien évidemment, je passais des heures à me caresser. J’avais le chatte constamment dilatée et coulante, et le clito dur. Le gros problème, c’est que les hommes ont peur de te baiser, « pour ne pas faire mal au bébé » alors que, c’est médicalement prouvé, il n’y a aucun risque…C’est au moment où tu as le plus envie que tu dois te passer de sexe… Tu sais ce que j’ai fait ?

J’imagine que tu vas me le dire, lui avait-elle répondu, intriguée par son expérience.

Après quelques recherches, j’avais trouvé un site sur lequel il y avait des hommes qui étaient fascinés par les femmes enceintes et qui les recherchaient pour leur faire l’amour. On avait pris rendez-vous avec un mec dont le profil me plaisait bien. Un grand brun. Je craignais que la photo soit trompeuse, comme c’est souvent le cas, mais non…

Il est passé un après-midi. La manière qu’il a eu de regarder mon corps que je trouvais difforme, mais qui lui plaisait ainsi a confirmé qu’il ne m’avait pas menti quand nous avions correspondu. Il était plus que fasciné, obsédé par les femmes enceintes. Il m’avait d’ailleurs demandé l’autorisation de toucher me ventre. Et cette caresse, qui paradoxalement n’était pas forcément sexuelle, sauf pour lui, avait fait monter l’envie en moi. Deux minutes plus tard, j’avais sa queue dans ma bouche. Évidemment, ce n’était pas comme d’habitude, et, incapable de me mettre à quatre pattes, je m’étais posée sur une chaise. Dix minutes plus tard, j’étais à quatre pattes sur le lit, et il fourrait sa queue dans mon vagin, accroché à mes hanches…

Cette bite… Je ne l’ai jamais oubliée. Quand elle a glissé dans mon vagin, j’ai ressenti une joie, et un soulagement. Ça m’avait trop manqué de sentir une queue frotter contre ma muqueuse. Lui, au moins, n’avait pas peur de blesser le gosse qui poussait dans mon ventre.

Il est revenu tous les après-midi. On ne se parlait même pas, on baisait immédiatement, poussés par cette envie qui nous taraudait.

Je crois bien qu’on a fait tout ce qu’un homme et une femme peuvent faire ensemble. Les positions, les situations…

Ça a été trois jours avant mon accouchement qu’il m’a dit :

Tu sais, on se voit pour la dernière fois aujourd’hui. Notre relation n’avait de sens que parce que tu étais enceinte.

C’était une réalité, et je n’en prenais conscience que maintenant. Je l’ai vu partir avec un pincement au cœur, mais je savais qu’il avait raison.

Tu veux que je te dise ?, avait conclu la copine d’Héléna. Jamais je n’ai été aussi heureuse. Ce moment a été une merveilleuse parenthèse. Après je suis revenue celle que j’étais avant. Je n’étais plus obnubilée par le sexe, j’ai retrouvé ma vie, où le sexe avait peu de place.

Héléna s’était dit que ça ne passerait pas par elle. Mais au-delà des premières semaines, elle avait commencé à voir surgir des fantasmes dans sa tête, auxquels elle n’était pas habituée, et avoir des envies de sexe.

SI certaines de ses copines disaient ne jamais se tripoter, elle le faisait, mais de manière plus intermittente, quand elle se sentait bien, ou quand elle avait envie de se détendre. Elle s’était mise à se caresser de manière plus fréquente. Elle  avait envie de se toucher, elle se sentait des fourmillements dans le bas-ventre.

Elle avait compris qu’elle commençait à basculer quand une après-midi, au bureau, tenaillée par l’envie de se caresser, elle était partie aux toilettes. Elle avait remonté sa jupe, baissé son collant, et son slip, et elle s’était mise à se toucher. Elle avait été surprise de sentir l’orgasme monter si vite, puis exploser en elle, lui faisant énormément de bien, sans pour autant l’apaiser totalement. Prise dans une spirale, elle avait continué de se frotter, enchaînant les orgasmes, jusqu’à ne plus avoir de force. Épuisée, elle se sentait malgré tout merveilleusement bien, apaisée par cette chaîne d’orgasmes, semblables et différents.

Ça avait été quelques jours plus tard que, poussée par une envie de sexe qui allait grandissante, elle avait, un soir, au lit, tendu la main vers la queue de son compagnon. Celle-ci, molle, s’était rapidement durcie sous l’effet de la caresse manuelle, devenant longue et épaisse comme elle aimait qu’une queue soit. Il s’était mis à grogner, à ahaner, en même temps que son sexe prenait une belle dimension.

J’ai envie que tu me la mettes dans la chatte.

Elle sentait déjà presque la queue en elle, écartant ses muqueuses pour rentrer au plus profond d’elle. Aussi était-elle tombée de haut quand elle l’avait entendu lui répondre, en même temps qu’il débandait :

Mais tu es folle ! Tu es enceinte !

Et alors ? Tu as peur de quoi ?

Il l’avait regardée comme si elle avait sombré dans la folie, mais il n’avait pas formulé les choses clairement. Déchirer le placenta avec la tête de sa queue ? Que la semence pénètre dans la poche fœtale ? Elle s’était levée, et était partie dormir dans une chambre d’amis. Ils n’en avaient jamais reparlé, même si elle était revenue dans la couche conjugale la nuit suivante avant la certitude qu’il ne la toucherait pas, alors même qu’elle avait une envie grandissante de sexe.

Elle s’était jurée qu’elle ferait tout pour assouvir ses besoins, quitte à le trahir. Elle n’aurait aucun scrupule, face à ce refus qui lui avait fait si mal.

Deux jours plus tard, au bureau, lorsqu’elle vit, sur le coup de seize heures, passer un jeune collègue qui la matait depuis un moment, pour aller boire un thé, dans la salle de détente, comme il le faisait toujours, elle n’hésita pas. Elle se leva et partit à sa suite dans le couloir. Juste avant la salle de détente, il y avait une petite pièce dans laquelle étaient stockées des fournitures. Elle se précipita derrière lui, et l’attrapa par les épaules, pour le tirer vers cette pièce. Un  coup magistralement réussi. Il la regarda avec surprise.

Tu passes ton temps à me mater, sans jamais te décider à venir vers moi.

C’est parce que j’ai appris que tu étais mariée.

Ce n’est pas un obstacle, crois-moi.

Et, sans doute pour le lui prouver, elle s’était accroupie (heureuse époque, elle y pensait aujourd’hui, où son ventre lui permettait encore ce genre d’exploit) et elle avait défait son pantalon, en sortant une queue déjà aux trois quarts érigée, qu’elle avait regardée avec les yeux brillants, comme un gosse pauvre qui regarde les gâteaux dans une vitrine, et qui se voit offrir le plus beau d’entre eux. Elle avait plongé dessus, l’engouffrant dans sa bouche pour le sentir gonfler dedans, la remplir, ce qui se produisit, puisqu’elle dut bientôt laisser la queue sortir de la bouche, sous peine d’étouffer. En même temps, elle descendit sa main le long de son ventre, la glissa sous sa robe, pour trouver l’étoffe de sa culotte trempé d’humidité, sous laquelle elle se glissa sous caresser son sexe dilaté. Mais il l’était quasi constamment, dans cet état d’excitation dans lequel elle vivait ces derniers temps. Avoir enfin une queue à portée la rendait à moitié folle. Elle enfonça son majeur et son index en elle, comme un simulacre de bite, et fit aller et venir ces deux doigts se soulageant ainsi, en même qu’elle promenait sa langue sur la bite qu’elle avait recrachée. Elle aurait voulu le sucer longtemps mais elle savait qu’il fallait faire vite. Elle promena encore sa langue sur lui une ou deux fois, lui qui était tout raide, dilaté autant qu’il puisse l’être à ce qui lui sembla, puis elle se redressa. Elle releva le  pan de sa robe noire qu’elle portait (elle ne portait pourtant pas encore des robes spéciales grossesse) et le glissa dans sa ceinture pour descendre son slip à mi-cuisses. Il lui jeta un regard terrifié.

Mais tu es folle ! Tu veux que je mette ma queue dans ta chatte ? Tu es enceinte !

Elle crut que le sol se dérobait sous ses pieds ! Les hommes étaient-ils donc tous aussi stupides ? Ne pouvaient-ils pas comprendre que l’enfant ne risquait rien et qu’une fille enceinte était obnubilée par le sexe, et avait besoin d’une queue dans le ventre ?

Elle dut faire un effort sur elle-même pour ne pas l’insulter. Elle réfléchit quelques instants, avant de lui dire :

Et si je frotte ton gland contre mes lèvres, sans faire rentrer ta bite en moi, ça tu l’accepteras ?

Il acquiesça, se disant qu’au moins ainsi il n’y aurait pas de dégâts. Elle amena la tête de la queue contre ses lèvres, ne s’attendant pas à un miracle. Pourtant, dès que la grosse tête rouge appuya contre ses lèvres, de la chaleur et de l’électricité remontèrent dans son ventre, et elle se dit que cette solution, parent pauvre de ce qu’elle avait espéré, n’était finalement pas si pitoyable que ça. Elle sentit quelque chose de monter en elle, un orgasme délicieux, qui la déchira au moment où le sperme jaillit et vient arroser, saccade après saccade, ses lèvres.

Elle crut trouver une autre échappatoire quelques jours plus tard, quand elle retrouva sa meilleure amie, Caroline pour une soirée entre filles. Elles se voyaient régulièrement, plusieurs fois par semaine, très proches. Elles s’étaient connues en Fac, et elles étaient toujours restées proches. Pourquoi ? A bien y réfléchir, elles n’avaient pas beaucoup de points communs, et pourtant, elles s’entendaient parfaitement, passant des heures à discuter, rire, partager des petits riens,  ces moments qui semblent insignifiants mais dont on se rend compte plus tard qu’ils ont de la valeur, plus que tout le reste.

Caroline était une petite brune avec un très joli visage, au corps menu mais pourvu de formes bien marquées à défaut d’être plus épanouies.

Ces derniers temps, Héléna sentait qu’il y avait quelque chose qui basculait dans leur relation. Caroline la regardait avec une intensité qui la surprenait. Elle avait tendance à la toucher plus fréquemment, posant ses mains sur elle, sur ses avant-bras, sa taille…

Ce fut ce soir-là que ça éclata. Caroline la regardait avec la fixité d’un animal qui cherche à en hypnotiser un autre. Elles étaient toutes proches, assises sur le divan, quasiment face à face. Héléna se surprenait à considérer son corps avec la fascination de l’obsédée qu’elle était devenue, en particulier les jambes gainées de nylon, remarquablement bien galbées, et le triangle blanc du slip qui apparaissait, la jupe courte s’étant retroussée quand elle s’était assise. Elle se disait qu’elle devait avoir un slip trois tailles en dessous de celle qu’elle aurait du porter, car son pubis tendait le tissu à le faire craquer, et autant le renflement du mont de Vénus que la fente au milieu se dessinaient avec une rare netteté. Héléna se rendait compte qu’elle avait chaud au ventre, que de l’humidité commençait à sourdre d’elle, mais aussi qu’elle avait envie de se toucher.

Elle ne se sentait pas de faire la moindre proposition à son amie, même si elle avait envie d’elle. Elle fut légèrement déboussolée quand celle-ci lui dit :

J’ai envie de voir ton corps de femme enceinte. Tu me le montres ?

Tu peux me déshabiller. Mais il y a un prix à payer. Moi aussi je te déshabillerai.

Ça ne sembla pas contrarier Caroline, qui porta la main sur la chemise d’Héléna, et entreprit d’en défaire les boutons.

Tu sais, mon corps n’a pas tant changé que ça.

Et c’était vrai, elle se regardait abondamment, sans narcissisme aucun dans la glace, pour guetter les transformations, mais à l’aube du troisième mois, ses seins avaient un peu gonflé,  il lui semblait aussi, sans qu’elle en soit vraiment sûre, que ses aréoles s’étaient distendues, et bien sûr, son ventre s’était tendu, mais sous ses vêtements, rien n’apparaissait encore, même avec du relativement ajusté.

Aussi fut-elle surprise quand, avec des mains qui devenaient tremblantes, après avoir défait le dernier bouton, Caroline écarta les pans de la chemise, puis vint dégrafer le soutien-gorge, et le fit tomber, pour dévoila sa poitrine, s’extasiant enfin sur la poitrine :

Comme ils sont beaux !

Et sans plus attendre, elle plongea de la bouche sur ses seins. Sa bouche en enveloppa l’extrémité, et elle balada sa langue sur la pointe de ses seins. Héléna ne se souvenait pas qu’avant, cet avant dont elle se demandait s’il avait même existé, elle soit aussi sensible des seins. Elle se mit à gémir, incapable de se contrôler, le feu se répandant dans son corps le long de ses veines, et son sexe se mettant à couler avec tellement d’abondance qu’elle crut un instant qu’elle se faisait pipi dessus.

Continue comme ça…L’autre aussi, gémit-elle.

Le regard mi-clos, elle se rendit compte que Caroline glissait sa main sous son collant et dans sa culotte pour se caresser, en même temps qu’elle lui suçait les seins avec un mélange d’avidité et de désir de lui procurer du plaisir.

Quand elle lâcha enfin ses seins, ses pointes étaient longues, dures. Elle se recula, invitant Héléna à lui rendre la pareille. Cette dernière ne se fit pas prier, et elle souleva le T-shirt de la jeune femme, dévoilant une poitrine qui remplissait le soutien-gorge mauve de dentelle qu’il enveloppait. Elle défit le soutien-gorge, mettant les seins à nu, et lui rendit la pareille. Si elle n’était pas enceinte, elle était malgré tout très sensible des seins et elle gémit très vite. Héléna faufila une main dans le collant et sous le slip, rejoignant la sienne. Elle eut un premier contact confus. Il y avait des doigts, la délicatesse d’une muqueuse ouverte et très humide, le renflement d’un clitoris. Elle massa ce qu’elle avait au bout des doigts.

Caroline se dégagea, lui disant :

J’ai envie d’examiner ton ventre de plus près, et de le caresser.

Héléna la laissa venir sur elle.

Je ne sais pas si j’ai envie d’être enceinte…Ça me fait peur…Mais je suis fascinée par tes nouvelles formes…

Elle caressa le ventre plus tendu qu’à l’accoutumée de la bouche et des doigts. Elle finit par redresser la tête, et lui demander :

Et ta chatte, elle est comment ? Il y a une de mes copines qui me disait que depuis qu’elle était enceinte, elle avait l’impression que sa chatte était béante, et qu’elle n’allait jamais se refermer. Ça te fait comment ?

Tu veux savoir ? J’ai la sensation d’un vide à l’intérieur, qui demande désespérément à être rempli, par des doigts, une langue, une bite…

Caroline prit cela pour une invitation, elle n’avait pas tort, et elle passa ses doigts dans l’élastique de sa culotte pour mettre son sexe à nu. Elle plongea dessus de la langue. Héléna se mit à crier alors que celle-ci  parcourait ses chairs avec avidité. Elle s’interrompit pour dire :

Si tu voyais ta chatte… Je ne sais pas comment tu la ressens, mais elle est bien comme me la décrivait ma copine… On voit tes muqueuses à l’intérieur, tellement tu es ouverte… Attends, je vais pousser ma langue dedans aussi loin que je peux…

Ce n’était pas qu’une promesse car elle sentit effectivement la langue rentrer en elle, s’enfoncer aussi loin que possible. La sensation répétée, car la langue sortait et revenait, d’autant plus troublante qu’elle était inédite, fit monter en elle un orgasme qu’elle ne chercha même pas à retenir, car elle savait qu’il y en aurait d’autres.

Elle sentit que Caroline se redressait. Elle ôta hâtivement ses bottes, arracha son collant, son slip, et le ventre nu, un ventre glabre orné d’une fente dilatée, qui laissait sortir des lèvres longues, brillante des sécrétions qui coulaient d’elle, elle vint se placer en travers d’elle, de telle sorte que, sa jambe en travers de son torse, sa main accrochée à son poignet, elle puisse appuyer son sexe contre le sien.

Héléna avait eu son lot d’amours homosexuelles à l’époque de l’adolescence, elle avait même pensé un moment qu’elle ne serait jamais attirée par les hommes. Cela faisait loin… Une chose était sûre, elle n’avait jamais fait comme cela auparavant… Sentir le sexe de Caroline contre le sien lui procura une sensation qui l’amena au bord de l’orgasme. C’était comme si elle s’était regardée dans un  miroir, comme si elle avait eu son double contre elle, et en même temps le sexe qu’elle avait contre elle était différent du sien, elle le sentait bien. Cette dualité dans la différence, en même temps que ce frottement que Caroline esquissa, d’abord léger et lent, puis plus rapide, et plus appuyé lui fit perdre la raison. Elle se mit à gémir, puis à hurler, explosant dans des orgasmes successifs dans lesquels elle entraîna Caroline, qui la rejoignit dans ses cris, mais aussi dans ses jaillissements de liquides qui les firent se souiller l’une l’autre, crachant leurs foutres qui se mélangeaient à ceux de l’autre et poissaient leurs corps. Elles se relâchèrent finalement, épuisées et poissées de leurs liqueurs intimes et de celles de l’autre.

Ainsi dans les premiers mois, elle avait trouvé une sorte d’équilibre entre Frank le garçon du bureau qu’elle kidnappait régulièrement dans le placard à ramettes, même s’il ne voulait toujours pas rentrer sa queue en elle, et Caroline, qui fascinée par son corps gonflant, se prêtait à tous les jeux lesbiens envisageables.

Mais les meilleures choses ont une fin, et en quelques jours, elle perdit tout. Elle dut prendre son congé maternité, quitter le bureau, et s’éloigner de Frank. Quant à Caroline, elle partit pour Singapour pendant trois mois, pour représenter la compagnie pour laquelle elle travaillait. Héléna se retrouva chez elle, et, si son ventre suivait une courbe exponentielle, ses envies aussi. Sans plus aucune partenaire, elle passait ses journées à se caresser, avec l’impression qu’en fin de journée, son sexe était aussi gonflé qu’une montgolfière à force d’avoir été frotté.

Ce fut parce qu’elle avait de plus en plus de mal à faire le ménage qu’elle chercha une bonne.

Ainsi, une après-midi, elle en était au cinquième mois, Julie fit son entrée dans sa vie.

Laquelle changea du tout au tout.

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