Julie bonne à tout faire : Mains partie 1

Julie bonne à tout faire : Mains partie 1

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Frederic Gabriel




Partie 1

Gaëlle était dans un rêve parfait, ce genre de rêve qu’elle faisait  toujours la nuit qui précédait la venue de Julie, mais dont ses autres nuits étaient absentes. Julie lui rendait visite, elle remontait sa robe, courte comme toujours, et elle exhibait son absence de culotte, ça, ça n’était pas une surprise, mais aussi l’appendice qui lui était poussé au dessus d’une chatte toujours présente, une queue qui grossissait sous ses yeux comme le nez de Pinocchio lorsqu’il mentait. Prosaïque et réaliste, Julie lui disait :

Je vais te la mettre !

Elle se calait à quatre pattes, le ventre tordu d’envie, de désir et d’excitation. Le premier orgasme venait quand la queue glissait en elle, frottant le long de ses muqueuses, puis elle perdait totalement le contrôle alors que le membre bougeait, dans des rythmes qui différaient, la bouche et le sexe bavant…

Un rêve qu’elle aurait voulu prolonger, mais il y avait toujours un moment où elle revenait à la réalité. Si le rêve était toujours différent, la réalité était elle toujours la même : un corps en feu, les nerfs à vif, un ventre crispé. Cette fin de nuit-là, comme d’autres fins de nuit, elle fit descendre sa main le long de sa nuisette jusqu’à son sexe nu. Autrefois, elle mettait la culotte qui accompagnait la nuisette à l’achat avec, mais depuis Julie, la culotte restait dans le tiroir. Ainsi elle pouvait plus facilement avoir accès à son ventre.

Sans surprise, elle trouva son sexe largement ouvert, lèvres gonflées, et sorti, clitoris ayant échappé à la chair qui le gainait, chairs inondées par ses sécrétions qui avaient aussi coulé entre ses jambes et trempaient les draps. Elle se souvenait encore que Julie, quinze jours plus tôt, qui lui avait changé les draps, les avait reniflés, et avait déclaré :

Ça pue la cyprine ! Tu passes ton temps à te branler !

Le pire que c’était vrai. Elle avait vécu jusqu’à l’âge de 28 ans une sexualité inexistante, mais l’arrivée de Julie dans sa vie avait bouleversé les choses. Elle ne pensait plus qu’au sexe, matin, midi et soir, comme si elle voulait rattraper le temps perdu. Au travail, prise par une envie soudain, elle partait aux toilettes et se masturbait avec férocité, se faisant jouir en se mordant les lèvres pour ne pas crier. Le soir en rentrant, elle regardait des pornos. C’était d’ailleurs de là que venait l’inspiration qui avait modelé son rêve, car pas plus tard que la veille au soir, elle avait maté une série de court-métrages pornos où des femmes en baisaient d’autres après s’être harnachées de godes ceinture. Elle découvrait des aspects de la sexualité qu’elle n’aurait même pas imaginés, elle qui avait jusqu’alors avait été une oie blanche.

Elle savait qu’elle avait joui pendant le rêve, et elle était encore tellement excitée que le premier orgasme vint simplement parce qu’elle s’effleura. Il la traversa, la faisant hoqueter. C’était bon de jouir, comment avait-elle pu vivre sans cela ?

Elle continua d’activer sa main sur elle-même. Elle n’avait pas de manière privilégiée pour jouir, tout était bon, et c’était bien d’alterner. Ce petit matin-là, elle ficha simplement un doigt, puis un autre en elle, et les fit aller et venir. Ça fit des bruits visqueux qui l’excitèrent autant que les doigts bougeant en elle, et contribuèrent à faire monter plusieurs orgasmes en elle, jusqu’au dernier, qui la laissa épuisée.

Elle resta ainsi, allongée sur le drap trempé en repensant au passé. Elle avait tellement changé… Elle comprenait maintenant qu’elle avait de la chance d’avoir enfin éclos. Ça aurait pu être plus tôt, c’était certain, mais ça aurait pu aussi être plus tard, ou jamais.
Elle avait passé une adolescence d’une infinie banalité, entre une mère enseignante en collège et un père inspecteur des impôts. Elle était leur seul enfant, et ils s’étaient occupés d’elle du mieux qu’ils le pouvaient. Ils étaient, comme on le dit, des taiseux et certains sujets ne devaient pas être abordés. Le sexe en faisait partie. Ça avait été aux alentours de 13 ans que le corps de Gaëlle avait commencé à changer. Elle était partie en vacances d’été plate et petite, elle était revenue de 15 centimètres plus grande et avec des formes nettement accentuées, une poitrine bien marquée et des fesses rebondies. Elle s’était retrouvée avec un corps dont elle ne savait que faire, un peu comme si elle avait eu entre les mains un objet sans mode d’emploi. Ses copines parlaient énormément de sexe. A la maison on n’évoquait jamais la question, alors même que certains autres parents abordaient le sujet avec délicatesse pour évoquer changements corporels, possibilités de rapprochements garçons/filles et risques éventuels. Le sexe lui apparaissait comme un continent mystérieux qui lui faisait peur. Quelques paroles auraient sans doute tout changé, mais elle ne les entendit jamais.

Quand elle eut 16 ans, elle tomba éperdument amoureuse d’un garçon qui était lui aussi attiré par elle. Ils se mirent à sortir ensemble. Ils commencèrent à flirter, échangèrent baisers et caresses, mais elle refusa toujours d’aller plus loin par peur d’une catastrophe. Comme au-delà du sexe, il y avait une affection réelle, ils finirent par se marier quand elle eut terminé ses études de préparatrice en pharmacie, et qu’elle eut un premier poste. Lui finissait ses études de droit.

Il avait du tenir toutes ces années. Elle se haïssait de refuser de lui en donner plus, mais elle avait évolué, toutefois. Il lui avait demandé un soir, lors d’une sortie, si elle acceptait de le masturber. Terrifiée à l’idée de mal faire, elle s’était rendu compte toutefois que l’instinct était un précieux atout, et elle avait su allier ce qui était inscrit dans son ADN à une certaine imagination pour le faire jouir efficacement. Il semblait apprécier cela, et avait réclamé régulièrement des caresses. Cela ne déclenchait aucune réaction en elle, pas la moindre chaleur dans le ventre, pas la moindre humidité.

Parce qu’elle avait compris que si elle ne faisait pas plus, elle le perdrait, elle s’était décidée un soir à lui faire une fellation. Elle s’était surprise à être efficace et à éprouver une certaine satisfaction à lui donner du plaisir, même si c’était plus cérébral qu’autre chose. La seule surprise, ç’avait été quand, calé dans sa bouche, il avait eu un spasme et lâché un premier trait de sperme. Décontenancée, elle avait laissé la queue sortir de sa bouche, recrachant le liquide amer. Comme le membre était tout près d’elle, la semence avait giclé sur son visage. Cette déconvenue ne l’avait pas empêché de renouveler l’expérience. Il lui avait dit un jour :

Putain, tu suces bien !

Ce qu’elle avait jugé comme un compliment. Et c’était vrai qu’elle se débrouillait bien, changeant régulièrement de technique tout au long de la fellation.

Le soir du mariage, toutefois, elle avait compris qu’il allait falloir basculer sur un autre chose qui lui faisait peur. Les choses se passèrent pourtant plutôt bien, après une de ces fellations qu’il lui réclamait souvent, elle bascula à quatre pattes et il vint en elle. Elle n’eut aucune douleur quand il déchira son hymen. Il bougea en elle longtemps avant de jouir, mais elle n’éprouva absolument aucun plaisir. Elle se rasséréna en se disant que lui en avait, et que c’était l’essentiel.

Les années qui suivirent furent la répétition de ces actes, auxquels elle s’adonna avec de moins en moins d’enthousiasme. Il venait la chercher, et elle le caressait, le prenait dans sa bouche, ou lui donnait son sexe. Parce qu’il la guida, elle changea de position, mais, quel que soit l’angle, son absence de plaisir était identique. Elle pensait que cela viendrait qu’elle évoluerait mais elle demeurait froide, le regrettant, mais restant crispée sur cette situation.

Cela faisait six ans qu’ils étaient ensemble quand la situation se précipita. Tout se joua en une journée.

C’était un mercredi après-midi et tous deux étaient présents  à la maison. Il travailla sur son ordinateur avant de sortir. Il créait des programmes pour une boite de logiciels.

Elle cuisinait. Il passa lui dire au revoir, déposant un baiser sur ses lèvres. Elle se dit plus tard que ç’avait été le calme, l’ultime moment de calme avant la tempête.

Ce fut en traversant la maison qu’elle se rendit compte, en passant devant la petite pièce où il avait aménagé son bureau qu’il n’avait pas éteint son ordinateur avant de partir. La lumière typique qui émanait des écrans d’ordinateur attira son attention. Elle s’approcha avec l’intention de l’éteindre, et se trouva nez à nez avec une photo, sans aucun doute amateur, d’une ravissante blonde, grande et fine, allongée sur un lit avec pour seul vêtement un soutien-gorge. Elle regardait fixement l’objectif, c’est-à-dire la personne à qui elle envoyait la photo, et les deux doigts plongés dans ses muqueuses, elle ouvrait son sexe, laissant voir un intérieur rosé, avec  sur le visage un sourire pervers et sans équivoque.

Par curiosité, elle revint en arrière, réintégrant la photo dans le dossier, et découvrit dans celui-ci des séries de photos qui constituaient une suite. Celle-ci était par exemple était intégrée dans un dossier dont la première photo montrait la ravissante blonde intégralement habillée, et la dernière entièrement nue, avec un gode enfoncé dans le sexe, et un autre dans l’anus.

L’ordinateur, elle l’explora petit à petit, contenait une quinzaine de fichiers qui avaient tous un prénom féminin, Clotilde, Géraldine, Susie, et chaque fichier contenait des sous-fichiers, photos et vidéos. Les photos étaient celles que les filles avaient prises d’elles-mêmes pour lui envoyer. Les vidéos par contre étaient souvent des vidéos qu’ils avaient tournées ensemble. Elle ouvrit la première, dans le dossier de la blonde et la regarda, avec un mélange de curiosité et de culpabilité. Comment lui reprocher quelque chose alors que, d’évidence, elle n’avait pas su lui donner des jeux sexuels qui le retiennent à la maison ?

La vidéo le montrait lui assis à côté de la somptueuse blonde, vêtue cette fois d’un corset, qui laissait son ventre à nu et dont ses seins, volumineux, étaient sortis. Elle avait deux godes dans le ventre, l’un fiché entre les lèvres de son sexe, l’autre planté dans son anus, et son mari, installé à son côté faisait successivement aller et venir l’un et l’autre en elle, la faisant jouir, ou alors c’était une très bonne comédienne, jusqu’à ce qu’elle finisse par lui rendre la pareille, sortant une queue plus dilatée qu’elle ne l’avait sans doute jamais vue de son pantalon, exerçant sa bouche dessus avant de venir s’empaler dessus, après avoir arraché les deux godes d’elle. La chair avait remplacé le plastique, dans un orifice, puis dans l’autre.

Le SMS était arrivé un peu plus tard alors qu’elle ouvrait d’autres dossiers, et regardait d’autres vidéos.

Je ne reviendrai pas à la maison. J’ai pris l’essentiel en plusieurs fois. Je ne souhaite pas continuer à vivre avec moi. Tu n’es pas un bon coup.

Et elle s’était rendu compte effectivement, dans les jours à venir qu’il avait emporté, sans qu’elle s’en rende compte, ce à quoi il tenait, c’est-à-dire pas grand-chose. Elle se retrouvait seule, sans rancœur, sans amertume, sans tristesse, bien consciente qu’elle était en partie responsable si leur relation ne s’était pas épanouie. Le sexe comptait pour beaucoup dans une relation et elle n’avait pas su lui donner suffisamment.

Elle s’était dès lors habituée à vivre seule dans la grande maison, se forgeant ses petites habitudes, et finalement soulagée de ne plus avoir à se forcer pour des rapports sexuels qui n’étaient pas vraiment pour elle. Certains êtres étaient sexués, d’autres ne l’étaient pas, elle appartenait à la deuxième catégorie.

Elle n’imaginait pas que les choses changeraient le jour où elle croiserait la route de Julie.

  1. Claude Fréjaville le à
    Claude Fréjaville

    Ceci est très bien amené et l’on imagine la suite perversion à foison mais la présentation est plus excitante la suite vite

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