Julie bonne à tout faire : Mains partie 2

Julie bonne à tout faire : Mains partie 2

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Frederic Gabriel




Partie 2

Tout avait démarré il y avait près de six mois de cela. Gaëlle s’était installée avec son chéri dans une grande demeure que lui avait laissé sa tante qui l’adorait et réciproquement. Il avait fallu faire quelques travaux et depuis c’était une maison blanche et lumineuse dans laquelle elle se plaisait. Mais, en partie parce que son travail l’occupait, elle n’arrivait pas à gérer tout ce qui était ménage. Elle avait demandé à une voisine si celle-ci pouvait lui recommander quelqu’un. Celle-ci lui avait parlé de Julie. Il y avait eu dans son regard une lueur étrange, et quand elle lui avait dit vous verrez, elle est exceptionnelle, elle avait semblé vouloir en dire plus. Ce n’était que maintenant que Julie comprenait.

Elle avait d’abord eu Julie au téléphone. Elle l’avait identifiée comme une femme qu’elle avait imaginée jeune, raisonnable et logique, avec une voix dont les tonalités l’avaient séduite. Elle lui avait expliqué ses besoins, elles avaient convenu qu’elle passerait un vendredi matin pour travailler, et si elle donnait satisfaction à Gaëlle, elle reviendrait tous les vendredis matin.

Ç’avait été quelques jours plus tard que Julie avait frappé à sa porte pour la première fois, sans qu’elle imagine que la jeune femme allait à ce point bouleverser son existence, au moins en  faisant monter et exploser en elle une sexualité qu’elle croyait, sinon inexistante, du moins enfouie en tout jamais dans les tréfonds de son âme.

Dès les premières secondes, elle voulait bien le reconnaître maintenant, elle avait été troublée par Julie, trouble qui avait été grandissant. Elle était sortie d’une longue période de glaciation, et la chaleur avait envahi son corps. Ça avait été un processus très lent qui avait d’abord émergé de manière inconsciente.

Julie l’avait séduite dès la première seconde. Quand elle se masturbait en pensant à elle, ce qui était fréquent, elle faisait tourner dans sa tête des images dont celles de cette toute première fois. Julie s’était présentée à elle enveloppée d’un grand manteau noir, avec un sac à main dans la main droite, et dans la gauche un cabas qui contenait des ustensiles de nettoyage. Gaëlle avait immédiatement remarqué la chevelure rousse abondante et épaisse, et le visage agréablement dessiné. La jeune femme avait posé son regard sur elle, et il lui avait semblé qu’elle lisait en elle, tout ce qu’elle était, ses rêves, ses désirs, ses envies…

Elle ouvrit finalement la manteau, pour l’enlever et l’accrocher à un porte-manteau. Ce fut comme un coup de poing qui frappa Gaëlle en plein estomac. Sans doute la première fois qu’elle éprouvait, même si elle n’en était pas vraiment consciente, du désir pour quelqu’un.
La jeune employée de service était habillée simplement, un pull et un caleçon. L’un comme l’autre étaient extrêmement moulants, collant à un corps aux formes généreuses, sur lesquelles, Gaëlle le comprit le plus tard, elle avait eu envie aussitôt de poser les mains.

Elle portait de plus des escarpins noirs très classiques, mais avec des talons de plusieurs centimètres. Gaëlle pensait qu’elle allait les remplacer par quelque chose de plus confortable pour travailler, mais elle les garda tout du long. Sans doute fallait-il y voir là un signe, parmi d’autres du fait que Julie était quelqu’un qui ne rentrait pas dans les normes.

Elle se mit immédiatement au travail. Elle était d’évidence courageuse. Gaëlle resta quelques temps avec elle, autant pour lui donner les consignes, pour la voir travailler que parce qu’elle éprouva malgré tout du plaisir à parler avec quelqu’un qui avait de la conversation et n’était pas sotte. De plus, elle la matait discrètement, fascinée par la croupe pleine, tendue vers elle alors que la jeune femme passait l’aspirateur ou le renflement de la vulve que le caleçon dessinait d’une manière très précise. Ses charmes étaient renforcés par la cambrure qu’imposaient les talons.

Elle finit par s’éloigner.

Ce fut une heure plus tard, alors qu’elle revenait voir où en était Julie dans la série de tâches qu’elle lui avait confiées qu’elle la surprit dans une situation qui déclencha tout. Plus tard, en y réfléchissant, elle se dit que ce n’était pas le hasard, mais que Julie s’était sans doute mise en scène pour la faire venir vers elle. Elle y avait réussi.

Elle la trouva dans la cuisine. Elle s’était installée sur une chaise, appuyée contre le dossier de celle-ci, le ventre projeté en avant, nu, car elle avait son caleçon descendu à ses genoux et un slip blanc tendu entre ses cuisses un peu plus haut. Gaëlle eut ainsi la première vision de ce sexe qu’elle connaissait aujourd’hui par cœur, de manière si précise qu’elle pouvait dessiner dans les airs le renflement de son pubis, les deux gros bourrelets entre lesquels jaillissaient quand elle était excitée des lèvres aussi longues que le clitoris qui sortait très facilement de son capuchon, gonflait et s’allongeait,  qu’elle devait prendre dans sa bouche et sucer très souvent, comme elle avait sucé le sexe de son copain, mais en éprouvant infiniment de plaisir.

Julie avait récupéré dans un tiroir l’une de ces longues cuillères en bois qu’elle utilisait pour faire de la pâtisserie, et, la tenant par le bout rond, elle la faisait rentrer dans son sexe. Elle poussait de quelques centimètres puis s’interrompait, et, sur une longueur donnée, elle la faisait bouger en elle. Ensuite elle reprenait sa progression. Ce qui marquait la différence entre la partie qui était rentrée dans son sexe et celle qui était encore neutre était qu’un morceau du manche était sombre, alors que l’autre était de la couleur du bois.

Gaëlle se tenait sur le seuil de la pièce. Julie aurait du la voir, mais son regard était ailleurs, yeux fixes et révulsés.

Saisie par une envie irrésistible, une pulsion à laquelle elle aurait été bien incapable de résister, elle avança dans la pièce et vint se positionner plus près de Julie. Ce n’était pas seulement qu’elle voulait mieux voir en étant plus près, mais aussi qu’elle voulait participer.

Julie avait un corps de femme magnifique, épanoui dans ses rondeurs. Gaëlle était littéralement fascinée par les rondeurs des hanches, le dessin du sexe, mais aussi le galbe parfait des seins qu’elle avait extirpés de son soutien-gorge.

Le regard de la jeune femme, qui était ailleurs vint se stabiliser sur elle, et Gaëlle y crut, ou crut y lire un assentiment qui lui permit de faire ce qu’elle avait le plus envie de faire au monde : prendre le bout de la cuillère et remplacer dessus les doigts de Julie, qu’elle effleura alors que celle-ci lui laissait la place. Gaëlle n’eut pas une seconde d’hésitation, et elle se cala sur le rythme qu’avait adopté Julie, enfonçant le manche de quelques centimètres puis faisant rentrer et sortir la partie enfoncée, avant de pousser à nouveau. Était-elle plus efficace que la jeune femme ou bien était-ce le prolongement de la jouissance qu’elle avait elle-même amorcé ? Toujours était-il que l’état de Julie se transformait. Son souffle devenait plus court, elle tremblait, elle gémissait.

Sa jouissance surprit Gaëlle. Julie se crispa poussa un grand cri, en même temps qu’elle crachait une véritable fontaine d’un liquide intime, blanc et crémeux, qui l’éclaboussa, souillant la chair des deux femmes, et leurs vêtements. Julie resta immobile un long moment. La cuillère était fichée en elle, quasi totalement enfoncée à l’exception du bout rond. Elle finit par se redresser. Sans un mot, elle vint plaquer ses mains sur les fesses de Gaëlle, qui sentit leur chaleur à travers son jean. Elle les caressa doucement, faisant monter la chaleur de cette zone, chaleur qui rejoignit celle qui lui remplissait le ventre, elle s’en rendait compte à présent, depuis qu’elle avait vu Julie à sa porte, chaleur qui n’était au départ qu’un point minuscule, de la taille d’une pièce de 1 centime, et avait grandi jusqu’à occuper tout son ventre, avec son corollaire, du liquide avait coulé d’elle, trempant le tissu de sa culotte puis débordant sur celui de son jean une fois le tissu saturé. Elle n’avait jamais éprouvé de telles réactions auparavant, avec son époux. Il le lui disait d’ailleurs souvent tu es désespérément sèche, alors même que Julie faisait remarquer :

Tu es détrempée !

C’était un peu comme si elle s’était enfin libérée de la froideur de toutes ces années.

Julie défit le bouton qui tenait son jean à sa taille, tira sur la fermeture éclair, descendit le jean jusqu’à ses genoux, puis la culotte trempée suivit le même chemin.

Elle se rassit sur la chaise et plongea sur le sexe de Gaëlle. Le premier contact de la langue avec ses lèvres lui fit pousser un gémissement, en même temps que de l’électricité traversait son corps à partir de ce point. Dieu que c’était bon… Si seulement un garçon avait eu l’idée de lui faire ça auparavant. Mais la plupart d’entre eux n’avaient qu’une idée, elle l’avait bien compris fourrer leur queue dans un vagin de fille, bouger et jouir sans même se soucier de ce que leur partenaire pouvait ressentir.

Elle tourna sur elle avec une habileté consommée qui disait clairement qu’elle avait déjà travaillé ainsi des sexes de fille des dizaines de fois, y gagnant une expérience qui faisait qu’aujourd’hui, elle savait donner du plaisir à une femme. Elle vint d’abord sur ses lèvres, puis fit darder sa langue et la rentra dans sa muqueuse, aussi loin qu’elle le pouvait, tournant, léchant la partie interne des muqueuses. Sans doute pour la première fois de son existence, Gaëlle perdit véritablement le contrôle. Elle n’était plus qu’une chair gémissante, qui prenait du plaisir, et elle n’en éprouvait aucune honte, elle qui s’était si souvent dit qu’elle était une erreur de la nature, incapable de rien éprouver.

Elle remonta enfin sur la partie de son corps qui était supposée lui faire éprouver le plus de plaisir, son clitoris, qu’elle décalotta, et qu’elle parcourut de l’extrémité de sa langue. Sensation exquise.

Gaëlle sentit qu’elle perdait totalement pied, sous l’effet de cette caresse buccale, rapide et variée, qui tournait sur elle. Elle sentit l’orgasme monter en elle, d’abord surprise d’expérimenter quelque chose qu’elle n’avait jamais connu auparavant. Quand il éclata en elle, remplissant ses chairs et son cerveau. Elle eut cette pensée qu’elle trouva ensuite puérile, oh, mon Dieu que c’est bon, puis c’est donc ça un orgasme, avant de se mettre à pleurer, parce qu’enfin, elle éprouvait du plaisir, alors qu’elle n’avait jamais pensé que cela puisse être possible. Pourtant, Julie s’acharnait sur elle, qui ne la lâchait pas, et vint un deuxième orgasme, puis encore un autre…Sur le dernier elle hurla.

Depuis, Julie venait régulièrement, et si elle faisait AUSSI le ménage, elle se souciait de lui faire explorer les chemins d’une sexualité épanouie, ce dont elle lui était infiniment reconnaissante. Elle ne pourrait jamais lui payer totalement la dette qu’elle avait envers elle. D’autant qu’elle l’avait encouragé à vivre sa vie, à aller vers d’autres. ‘Je ne serai pas éternellement là pour toi. Trouve-toi quelqu’un.’  C’était d’ailleurs ce qui s’était produit. Sans doute parce qu’elle avait changé, elle avait trouvé une copine, une grande blonde croisée au supermarché, après une collision de chariots, qui l’avait invitée à prendre un verre. Elles ne vivaient pas ensemble, mais passaient de nombreux moments l’une avec l’autre.

Pourtant rien n’aurait pu la convaincre de renoncer à la relation qu’elle avait avec Julie. Là, c’était particulier, unique. Et chaque moment était différent.

La sonnerie la tira de ses souvenirs. Elle jeta :

Entre, c’est ouvert.

Elle pensait à la porte, mais aussi à son sexe. Mais Julie l’avait sans aucun doute parfaitement compris.

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