Partie 1

Sans doute parce que j’approche de la retraite, et bientôt de la mort, je repense à certains pans de mon passé, que j’avais totalement enfouis et qui se dévoilent, comme une tempête dans le désert peut enlever le sable déposé sur un objet, un lieu, et le révéler à nouveau.
Mes parents ont toujours vécu une vie bohème. Ils étaient fonctionnaires, côté administratif, mais ils changeaient très souvent de poste, un choix, ils voulaient découvrir le pays avant d’être trop vieux.
Quand ils ont senti que l’âge venait, ils ont décidé de se poser. L’une des sœurs de ma mère avait choisi de se fixer dans l’Aveyron, et mes parents qui venaient parfois passer quelques jours chez elle au moment des vacances d’été ont pensé que ce serait bien d’acheter ici, à la fois pour être près d’elle, mais aussi parce que la région leur plaisait. Ils ont profité de leurs jours de vacances pour chercher une maison. Ils ont répondu à pas mal d’annonces, avant d’avoir un coup de foudre pour une belle demeure dans un petit village. Le cadre les a également séduits, au milieu d’une nature sauvage.
Le village comptait un peu plus de 500 habitants, répartis sur une vaste zone qui mélangeait habitations, champs, prairies et zones plus sauvages. Un cadre idyllique.
Ils avaient trouvé l’annonce sur un journal spécialisé, et fait connaissance des propriétaires. Assez ironiquement, son principal propriétaire aurait pu passer par une agence immobilière puisqu’il en possédait une. Mais il avait un parti, celui de racheter une maison, de la faire reconstruire par des ouvriers, de l’habiter un certain temps, de la vendre, et de recommencer le même processus.
Mes parents ont pris contact, mais je ne les ai accompagnés que lorsqu’on a visité la maison. Celle-ci m’a séduit, mais ce qui m’a surtout séduit, ça a été l’épouse du propriétaire/vendeur. Il ne pouvait pas y avoir de contraste plus grand qu’entre cet homme et cette femme. Lui avait la cinquantaine. C’était le type même de l’homme qui a depuis belle lurette a cessé de prendre soin de lui. Le signe le plus évident, qui m’avait frappé, c’était le fait que son pantalon soit attaché par une ceinture SOUS son ventre. Ça aurait été beaucoup plus difficile dessus, vu la taille de cette protubérance dilatée, au fil du temps par la nourriture et l’alcool. Par-dessus cela, il fumait comme un pompier. Je ne donnais pas chercher de son espérance de vie. Il venait d’entrer dans la cinquantaine, ce serait un miracle s’il atteignait la soixantaine.
Quant à sa femme… Elle devait avoir vingt ans de moins de lui. Grande, blonde, elle était aussi très jolie, mais elle savait aussi se mettre en valeur. En la regardant, ce jour-là je me suis demandé comment ces deux-là avaient pu faire alliance. Je ne l’ai compris qu’après.
Pendant la visite, j’ai porté beaucoup plus d’attention à elle qu’à la maison. Elle avait un jean très moulant, qui mettait en valeur des courbes affirmées, avec une chemise blanche et une veste. Ses longs cheveux blonds dansaient alors qu’elle bougeait. Elle avait une manière élégante de se déplacer, avec de la grâce. J’ai pensé qu’elle avait fait de la danse, ce qui s’est révélé exact par la suite.
J’avais la queue toute dure. À 18 ans, tout ce qui est féminin vous fait très vite réagir. Elle me faisait envie, et j’ai imaginé mille scénarii pendant qu’elle se déplaçait devant moi.
Au moment où nous nous sommes séparés, dans ce moment où les corps se croisent, elle m’a dit au revoir, et me frôlant, dans un moment si bref que personne ne s’en est rendu compte, elle a caressé mon sexe durci quelques secondes. Elle m’a soufflé :
— On se reverra !
Et j’ai pensé que ce « On se reverra ! » était une belle promesse.
Mes parents ont finalement décidé d’acheter la maison. Ils sont passés devant le notaire, et quelques jours plus tard, avant que nous repartions, il a été décidé d’aller fêter la vente, comme le veut la tradition, par un repas au restaurant. Ils ont choisi une grande auberge à la sortie du village voisin, où, selon les termes des vendeurs, ‘on mangeait bien’. Des nourritures rurales tout autant que roboratives.
C’est ce jour-là que ça s’est enclenché. Il y a eu une fenêtre.
Ça s’est fait simplement. Mes parents et le couple s’étaient donnés rendez-vous à onze heures pour aller manger à midi. On devait se retrouver chez eux. Le mari a appelé le matin pour dire qu’il serait peut-être en retard car il devait conclure une vente, mais que le rendez-vous était malgré tout maintenu. On est arrivés sur le coup de 11 heures.
C’est elle qui nous a ouvert. Elle s’était faite belle pour l’occasion. Un tailleur noir, veste et jupe courte, dévoilant des jambes gainées de nylon. Elle avait des talons aiguille qui la grandissaient et la cambraient, elle s’était arrangé les cheveux avec un chignon qui dégageait son visage, en soulignant les lignes de force. Je ne l’ai jamais trouvée aussi séduisante qu’à ce moment.
— Il vient de m’appeler. Il n’est pas encore là. Il fait une visite. Mais venez, rentrez.
— On va en profiter pour descendre chercher l’argent qu’on lui doit.
Ernest avait payé lui-même l’acompte au notaire lors du compromis de vente, et mon père devait le rembourser.
— Tu viens avec nous ou tu restes là ? a demandé mon père.
Puis, comme il le faisait toujours, il a fourni lui-même la réponse :
— Tu seras mieux ici. Ça ne vous gêne pas si on vous le laisse ?
— Mais pas du tout, a-t-elle déclaré.
Et j’ai lu dans ce pas du tout une deuxième promesse, qui s’est révélée tenue quelques minutes plus tard.
Le couple était installé depuis peu dans cette nouvelle maison qui était à la sortie du village, alors que celle qu’on venait d’acheter était à l’entrée.
— Allez viens, je te paye un coup à boire. Je te fais toujours bander ?
C’était la première fois que nous étions seuls ensemble, et la femme que je découvrais n’avait pas grand-chose à voir avec celle, guindée et réservée qu’elle était en compagnie de son mari et d’étrangers.
Elle a tendu la main vers mon jean et a attrapé ma queue à travers le tissu. Ça a été comme si on m’avait envoyé de l’électricité, et mon érection s’est développée.
— Je vois que tu as tout ce qui faut ! Si seulement je pouvais en dire autant de mon mari ! Tu sais qu’il n’arrive plus à bander depuis plusieurs mois. Déjà qu’avant ce n’était pas la joie… Moi qui a besoin d’une queue tous les soirs… Enfin, j’ai son fric, c’est déjà beaucoup, mais j’aurais aimé avoir le fric et sa queue… Il prend des médicaments, si tu veux mon avis, c’est ça qui l’empêche de bander. Je te fais un whisky-coca ? Moi j’adore ça.
Sans attendre ma réponse, elle a été jusqu’au bar installé dans un coin de la pièce et elle a fait deux whisky-coca. Elle m’en a amené un, a gardé l’autre, et s’est installée face à moi sur le canapé. Je m’étais moi positionné sur le fauteuil.
— Si tu veux connaître toute mon histoire, je vivais dans la région parisienne et je travaillais comme costumière dans le milieu du cinéma. Ça fait rêver, sauf quand on est dedans et qu’on n’a pas de travail pendant plusieurs mois. Je voulais me marier, de préférence avec quelqu’un qui avait du fric, pour avoir une sécurité. Sur un journal de petites annonces, j’ai vu l’annonce de celui qui est devenu mon mari. Tu veux que je te montre mes seins, ils sont bien, a-t-elle proposé en sautant du coq à l’âne.
Elle n’a pas attendu une réponse, défaisant les deux boutons qui tenaient sa veste. J’avais été troublé, en arrivant, de remarquer qu’elle avait la veste à même la peau.
— Ne te jute pas dessus, je m’occuperai de ta queue, mais je pense qu’on a largement le temps.
Dessous, elle arborait un soutien-gorge rose. Elle avait une poitrine pleine, ni trop menue, ni trop volumineuse. Elle a défait le soutien-gorge, d’un mouvement souple, faisant tomber les bonnets sur ses genoux. Ses seins étaient ronds et fermes, avec des aréoles roses. Son regard dans le mien, elle a tiré un sein vers elle, venant accrocher un de ses tétons dans sa bouche et tirant dessus pour le faire durcir. Quand elle l’a lâché, il était couvert de salive et tout dur. Elle en a fait de même avec l’autre.
— Ils te plaisent ? Tu sais qu’il ne les regarde même plus. Enfin, je ne suis pas sure qu’il les ait jamais regardés.
Elle a remis son soutien-gorge, et ramène sa veste devant son torse, avant de continuer son histoire.
— L’annonce était libellée comme cela : homme d’âge mûr possédant une fortune personnelle cherche partenaire de vie, confort et sécurité assurées. Tiens regarde, quelque chose d’intéressant…
Très lentement, son regard planté dans le mien, elle a écarté les cuisses, Elle avait des jambes bien moulées, un corps réellement bien dessiné. Je comprenais qu’il ait pu être attiré par elle, même si elle en doutait. Avait-elle été attirée par lui ?
Sous son collant, elle n’avait pas de culotte, et comme il n’y avait pas de parement qui aurait dissimulé son sexe, j’ai eu la première vision de celui-ci. Deux bourrelets couronnés d’une toison blonde, à l’époque, la monde n’était pas au glabre, qui répondait à la question qu’on pouvait se poser, était-elle une vraie blonde ?, avec un petit bout de lèvres qui sortait.
— Elle te plaît ma chatte ? Si tu en as envie, elle pourra être à toi, mon mari n’est plus intéressé.
Et comme pour mettre en valeur ce qu’elle me proposait, elle a glissé a main sous son collant, et, enfonçant deux doigts dans son sexe, elle s’est ouverte, me laissant voir un intérieur rosé dont l’image devait me hanter pendant le repas, tout l’après-midi et encore pas mal de nuits, en attendant d’autres images.
— On a pris contact par téléphone, on a discuté. Je ne vais pas être hypocrite, j’aurais pris n’importe qui, je voulais absolument me trouver quelqu’un pour sortir de cette misère noire qui était la mienne. Travailler trois mois par an, même si on est intermittent, et qu’on a la possibilité de toucher des indemnités, c’est pas la joie. Je suis descendue pour le rencontrer. Il était et il est toujours un homme intelligent, et il a un énorme matelas de billets à la banque. Tout va bien, on dirait. Sauf que moi j’aime le sexe, j’ai été habituée à toujours en avoir, et c’est le néant le plus absolu.
Elle est venue se poser sur le canapé, si près de moi que la chaleur de son corps m’a envahi. J’ai été totalement subjugué.
— Je te plais ? Dis-moi, tu as une copine ? Est-ce qu’elle te suce la queue ? Moi, c’est quelque chose que je réussis particulièrement bien.
Elle n’attendait pas vraiment de réponse. D’ailleurs, je ne lui en ai pas donné. En même temps qu’elle parlait, elle a défait mon pantalon, et sorti ma queue, bandée par l’érection qu’elle suscitait.
— Bon, je vois que tu as tout ce qu’il faut. Ça me fait plaisir de constater que je te fais de l’effet. Tu sais que certains soirs, quand je suis au lit avec mon mari, j’attrape sa queue, et je le branle pour le faire bander, mais il n’y a rien à faire.
Elle m’a attrapé et s’est mise à me branler doucement.
— Ça fait plaisir d’avoir une vraie queue, capable de bander, dans la main.
Elle s’est penchée sur moi et elle s’est mise à promener sa langue sur ma bite. C’était vraiment très bon. Difficile de ne pas se laisser aller à gémir. Elle a glissé le long de ma queue, est revenue sur mon gland, puis m’a pris dans ma bouche, allant et venant sur moi.

C’est à ce moment qu’on a entendu des voix, et des bruits de pas. J’ai rengainé précipitamment ma queue, et elle s’est réinstallée à sa place initiale. La porte s’est ouverte. Son mari est apparu le premier, et une image s’est précisée dans mon esprit, j’ai vu sa queue, sous cet énorme ventre qui était le sien, incapable de s’ériger. J’ai souri, mais je crois que personne n’a compris le sens de mon sourire.

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *