Jusqu’aux yeux partie 2

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Frederic Gabriel


enceintetabou



JUSQU’AUX YEUX

Partie 2

Je suis monté jusque chez moi, avec au fond du ventre, un mélange de rage, de frustration et de jalousie. Ma queue était dure, et j’aurais voulu être à la place de cet homme, que ce soit moi qui la fouille, qui la remplisse de semence. Pas lui.

J’ai posé mes cabas dans la cuisine et je suis allé me jeter sur le canapé. J’avais la queue en feu et l’envie, pressante de me soulager. J’étais très dur. J’ai fait aller et venir ma main en cercle autour de ma queue. J’étais tellement excitée que j’ai joui au bout de vingt secondes, mon sperme jaillissant à traits épais. L’orgasme m’a rempli.

Je n’avais pas fermé la porte de l’appartement à clef. J’ai senti une présence. Elle se tenait à quelques centimètres de moi, avec une expression de stupéfaction sur le visage. Elle avait tout vu. C’était l’un de ces moments où l‘on souhaiterait plus que tout rentrer 300 mètres sous terre. Même si j’avais encore la queue à la main, et j’étais souillé de sperme, on a fait comme si c’était une conversation normale.

On voulait savoir si vous aviez des sacs à nous prêter pour transporter de petits objets.

J’ai rengainé ma queue et je suis parti chercher les sacs.

Je reviens au moment présent et je lui souris.

Je venais passer un moment avec toi.

Je me suis écarté pour la laisser passer. Illusion ou réalité, je la trouvais chaque jour plus dilatée. A combien de mois en était-elle ? J’aurais dit huit. Son ventre, tendant le t-shirt qu’elle portait, était une montgolfière. Ses seins aussi, relativement généreux au départ, avaient pris une taille démesurée. Elle m’avait confié la veille qu’elle avait renoncé à mettre un soutien-gorge, parce qu’elle ne supportait pas le frottement du tissu contre ses seins. « Un T-shirt, ça va encore… J’aimerais me balader à poil à longueur de journée, et en même temps j’ai envie de cacher ce corps qui est devenu difforme ». J’avais été tenté de lui répondre que bien des hommes étaient attirés par les corps des femmes enceintes. Je n’avais pas imaginé que ce puisse être mon corps. Je m’étais lourdement trompé, et les érections quasi constantes que j’avais en sa compagnie en étaient la meilleure preuve. A son état normal, c’était une très belle femme. Enceinte, elle l’était aussi. Elle était simplement devenue autre, et tout en elle suscitait en moi le désir. J’aimais par exemple cet air perpétuellement fatigué qu’elle arborait. Porter un être dans son ventre ainsi devait effectivement être épuisant, d’autant que pour grandir, il tirait forcément des substances vitales d’elle. Mais ses préoccupations étaient tout autres, et elle me les avait vite révélées.

Le caleçon qu’elle portait dessinait aussi parfaitement son pubis, son sexe, et la manière dont ils avaient gonflé eux aussi. Ça lui faisait une grosse motte, et si on regardait bien, on avait l’impression, pas vraiment fausse d’ailleurs, que son sexe restait constamment semi-ouvert, prêt à accueillir des queues. Quand je portais les yeux sur elle, j’avais l’envie irrésistible d’enfoncer la mienne dedans, envie qui ne s’était jamais vraiment démentie. En même temps, comme c’était ce qu’elle attendait…

Elle est venue se poser sur le canapé. Avant de s’asseoir, elle s’est penchée pour attraper un magazine sur la table basse. Le noir de son caleçon était transparent, je pouvais apercevoir deux fesses plus charnues que quand je les avais vues pour la première fois huit mois plus tôt, un sillon profond les séparant. Elle avait aussi renoncé à mettre une culotte.

Tu veux manger quelque chose ?

Si je lui faisais cette proposition, c’était parce que le fait d’être enceinte, avait totalement déréglé son moral et ses habitudes. A certains moments, elle était euphorique, à d’autres dépressive. Elle ne mangeait pas à heures régulières. Et la fameuse légende selon laquelle une femme enceinte avait des envie de nourritures peu classiques à n’importe quelle se révélait vraie. Je l’ai constaté une fois de plus quand elle m’a dit :

Tu as de la glace ?

De la glace à neuf heures du matin… J’avais l’impression qu’elle ne mangeait plus que ça. Je lui avais déjà préparé des plats plus équilibrés pour midi. Je les lui avais amenés. Je n’avais jamais su si elle les avait mangés.

Quand je suis revenu avec le bac de glace, et cela ne m’a pas vraiment surpris, elle avait baissé son caleçon et elle se masturbait. J’apercevais un tiers de son ventre, tout rond, parce que son T-shirt s’était légèrement relevé, ainsi que son sexe. Il était ouvert, mais j’avais l’impression que son état faisait qu’il n’était jamais clos, et un gros paquet de lèvres  bistres, toutes pales, étaient déjà sorties, qui gonflaient de minute en minute, pour ne pas dire de seconde en seconde, arrosées par des liquides dont je me demandais la vraie nature. Les jus de son excitation, sans doute, mais j’avais toujours peur que quelque chose d’autre coule d’elle, que la poche placentaire ne commence à se vider, sans qu’elle ne s’en rende compte, et que l’accouchement ne commence.

Ce qui était impressionnant, aussi, c’était la taille de son clitoris qui jaillissait de sous les chairs qui le recouvraient habituellement. Il était long et épais, et aucune des copines que j’avais pu avoir de par le passé n’en avait un aussi gros. Quand je l’avais vu pour la première fois, cela faisait trois mois à peu près qu’elle était enceinte, et je m’étais toujours demandé si sa dimension était naturelle ou due à son changement d’état. Mais comme il n’avait pas évolué, j’avais pensé qu’en fait il était de même taille depuis toujours et ainsi quand je l’avais vue pour la première fois, dans l’escalier.

Viens sur moi avec ta bouche. J’ai la chatte en feu, ça me calmera.

Mon envie d’elle était à l’égal de son envie de sexe, constante et sans cesse renouvelée. Je voulais déjà me glisser en elle, me glisser entre ces lèvres qui m’attiraient irrésistiblement, mais il était encore tôt. Je me suis approché d’elle. Elle a tendu le bras, est venue descendre mon pantalon de survêtement et mon slip, a mis ma queue dilatée à nu. Elle a poussé un petit soupir.

J’ai besoin de ta bite. J’ai toujours peur qu’elle soit molle quand je viens, mais je vois qu’elle est toujours bien raide…

Je suis venu entre ses cuisses. J’ai promené ma bouche et ma langue sur elle avec un plaisir toujours renouvelé, voyant et sentant ses chairs encore gonfler sous l’effet de ma caresse. Ses jus coulaient dans ma bouche, et je voulais la boire toute entière. Elle a gémi. Elle avait à présent remonté son tee-shirt et elle se caressait les seins. Si son clitoris était resté à l’identique, sur lequel je suis venu et que j’ai sucé, sa poitrine, elle avait doublé de volume. Ses aréoles s’étaient étendues, et ses tétons étaient tous durs. Elle est venue les masser. Elle a gémi. Je me suis demandé ce qui la faisait le plus gémir, si c’était ma bouche sur son sexe, ses doigts sur ses seins, ou les deux.

Ça me fait du bien, elle gémit. Ça m’apaise.

Je savais que, d’ici quelques minutes, je la pénétrerais. Elle en était au huitième mois, mais cela faisait longtemps, et heureusement pour moi, que j’avais été au-delà de cette angoisse qu’ont certainement tous les hommes concernant une femme enceinte, que leur queue, en se glissant dans leur vagin, déchire quelque chose, et cause un désastre, vision qu’un bon cours d’anatomie efface de manière radicale..Dès qu’ils savent que leur compagne, leur amie, leur femme, attend un enfant, les hommes choisissent de ne plus lui faire l’amour, alors que paradoxalement, l’explosion des hormones dans son corps fait qu’elle a plus que jamais envie de sexe. Elle se voit ainsi imposer une frustration permanente. Par contre, lorsque l’enfant est né, ils pensent que ce peut être l’occasion de reprendre le sexe, mais le blues post-partum fait qu’à ce moment-là, elle n’a plus envie.

Je suis remonté en arrière, au tout début.

Très vite, après son emménagement, elle est venue frapper à ma porte, pour discuter, me demander quelque chose. Je l’avais trouvée magnifique dès le premier jour, mon impression ne s’est pas démentie, bien au contraire. Mais je n’aurais pas pensé une seconde qu’elle puisse être mienne. Pour moi nous étions simplement partis pour être amis, et c’était déjà bien. Elle était chaleureuse, et plutôt intelligente, on s’entendait bien. On prenait plaisir à discuter et rire ensemble. Et puis je la voyais régulièrement avec des hommes. Il y avait bien sûr l’aide au déménagement. Je l’ai revu plusieurs fois, et les larmes sur son visage, un matin, même si elle n’a rien dit, m’ont fait comprendre que ça ne connaît pas entre eux. D’ailleurs il n’est jamais revenu. Après, il y a eu d’autres hommes, aperçus deux ou trois fois, mais rien de solide apparemment. 

Je n’ai jamais cherché à lui faire du plat. Ce n’était pas trop mon style. Ça ne l’avait jamais été. Je me disais, c’était ce qui s’était produit à chaque fois, que, si quelque chose devait se produire entre nous, ça arriverait. Si ça n’était pas le cas…Pourtant elle me plaisait énormément, plus que les femmes que j’avais pu connaître auparavant.

J’ai toujours eu pas mal de femmes dans ma vie, élevé par ma mère et deux tantes, son mari avait déserté la maison, et j’étais le seul garçon dans une fratrie, je devrais plutôt dire une sororité, de trois filles. C’est sans doute pour cela que je me suis rendu compte très vite qu’elle était enceinte. Un jour, j’ai remarqué que son ventre commençait légèrement à marquer. Soit elle avait pris du poids, soit…Mais elle était très pale, avec l’air fatigué, et j’ai pensé que je pouvais être dans le vrai.

Il s’est passé encore une paire de semaines avant qu’elle ne me dise, un soir où elle était avec moi, dans mon appartement :

Je suis enceinte. Je suis très heureuse, c’est ce que je voulais plus que tout.

Et le père, j’ai demandé ?

Je n’aurais peut-être pas du. Elle a éclaté en larmes.

Il est resté cinq mois avec moi avant de partir. Juste après, j’ai fréquenté trois garçons, aucun n’est resté. Il n’aura pas de Papa. Mais je l’élèverai seule. J’ai du courage !

Si je me rapportais au peu que je savais, le père devait être celui qui l’avait prise dans l’escalier le jour où elle était arrivée. Si ça se trouvait, mais je n’en saurais rien, et elle-même non plus, le moment de la conception avait été ce moment. J’avais été témoin du moment zéro, celui où l’enfant avait été conçu.

Il s’est passé encore quelques semaines avant que notre relation ne bascule sur autre chose.  Trois semaines précisément, qui ont été suffisantes pour que le fait qu’elle soit enceinte ne devienne visible. Si je me souviens bien, le moment zéro, celui où ça a vraiment commencé, a été celui où elle est arrivée chez moi un matin, et elle m’a déclaré : « J’en peux plus, mets-moi de la crème sur les seins, ils sont tellement douloureux que j’ai envie de hurler. »

Elle avait le tube de crème à la main, une marque que je ne connaissais pas, un carton bleu et blanc, un tube à l’identique. Sans attendre, elle a soulevé son T-shirt, me donnant un aperçu de son torse et des changements de celui-ci, qui m’avait causé une érection massive. J’avais aimé ce ventre déformé, tout gonflé, et ces seins dilatés, agrandis par un phénomène naturel. Ses tétons pointaient, et je me suis demandé si c’était de douleur, de sentir l’air dessus, ou d’excitation.

J’ai enduit mes mains de crème, et j’ai entrepris, comme elle le souhaitait, de la masser, d’abord mal à l’aise, puis de moins en moins mal à l’aise à mesure que les minutes passaient. Sous mes doigts, j’avais sa chair, douce et ferme à la fois… J’ai parcouru la surface de ses seins…Je ne suis pas sûr que j’ai réellement voulu l’apaiser quand je suis venu sur ses aréoles, et ses tétons. Je crois qu’on avait déjà basculé sur autre chose. D’autant plus qu’à ce moment, sans de réelle pudeur, elle avait glissé sa main dans son caleçon, et elle se caressait, sa main bougeant sous le tissu d’une manière particulièrement équivoque. Sous mes yeux, et à quelques centimètres de moi, elle a explosé dans un orgasme qui l’a traversée, mais qu’elle a masqué en déclarant quelques secondes plus tard : « Oh, ça m’a fait du bien, ça m’a apaisée… »

La crème avait pénétré dans son épiderme… Elle a attrapé son tee-shirt et l’a passé masquant cette anatomie autre pour laquelle, je le comprenais maintenant d’une manière évidente, j’éprouvais un désir forcené, sans doute plus fort que celui que je pouvais éprouver pour son corps à l’état normal. La meilleure preuve en était sans doute que, et je ne l’ai compris qu’après, au moment où elle jouissait, j’avais moi aussi eu ce qui s’apparentait à un orgasme, et j’avais le caleçon rempli de sperme.

Je comprenais bien qu’ainsi nous avions fait le premier pas, et le reste allait suivre d’une manière très naturelle. C’est ce qui s’est produit quelques jours plus tard. Je l’avais invitée pour qu’on partage un goûter. Elle est arrivée dans un caleçon rouge hyper-collant, avec une chemise ouverte sur son ventre rebondi. Elle s’est installée devant le thé et les gâteaux.

J’ai tout le temps faim, a-t-elle déclaré, en lorgnant les tartelettes aux fruits que j’avais préparées. Et pas que de nourriture.

J’ai compris qu’il s’agissait d’une amorce, avant d’arriver à plus sérieux. Ça n’a d’ailleurs pas tardé. Je suis parti chercher la théière, j’ai versé l’eau bouillante. Me regardant droit dans les yeux, elle m’a déclaré :

Mon sexe me brûle… J’ai envie que tu mettes la langue dessus… Ça m’apaisera.

Elle n’a même pas attendu que je réponde, dans un sens ou dans l’autre. Elle s’est redressée, a descendu le caleçon et s’est rassise, ouvrant ses cuisses au maximum pour me présenter son sexe. Le pubis d’une femme est naturellement gonflé, j’avais l’impression que le sien l’était dix fois plus, en harmonie avec son ventre. L’état de son sexe, en tout cas, manifestait une excitation qui le transformait. Il était ouvert, lèvres sorties et remplies de sang, et du jus coulait d’elle, arrosant ses chairs. Le plus troublant sans doute, était la manière dont son clitoris saillait, en haut des lèvres, une partie recouverte par de la chair, l’autre sortie. Elle bandait comme l’aurait fait un homme. Je n’avais pas vu, et c’était normal vu sa position, qu’elle avait un clitoris aussi gros dans l’escalier, qui semblait disproportionné par rapport à son corps. Ou alors avait-il gonflé dans la ligne du reste de son corps ?

Tu ne peux pas savoir ce que c’est, a-t-elle commenté, alors que je la regardais, amenant sa main sur son sexe et se caressant dans un mouvement circulaire, tournant sur ses lèvres, puis remontant sur son clitoris pour le frotter, dans un mouvement de haut en bas. J’ai toujours aimé le sexe… Mais là… Je ne fais que penser à ça, du matin jusqu’au soir. Une copine au travail m’a dit que la même chose lui était arrivée, son médecin lui avait dit que c’étaient les hormones. La nuit, je fais des rêves érotiques… Je suis avec des garçons et des filles… Tout ce qu’on peut envisager, et même ce qu’on ne peut pas envisager, je le fais… Quand je me réveille, je suis dilatée, et j’ai envie de me toucher… Généralement, je ne résiste pas très longtemps, et je me masturbe jusqu’à ce que je sois sans forces… Alors j’ai un peu de répit, mais ça revient très vite… Je passe tous mes moments libres à moitié dénudée, une main sur le sexe, l’autre sur les seins, à me toucher…

Et s’il y avait que ça…

Elle se pinçait le clitoris, d’un geste spasmodique. Ça le faisait s’allonger. Je suis venu sur elle, donnant un premier coup de langue sur ses lèvres, retrouvant ce goût de sécrétions vaginales que j’avais déjà expérimenté sur d’autres filles…Mais elles n’avaient certainement pas le sexe aussi dilaté ni le clitoris aussi gros. Pendant qu’elle frottait son clitoris et continuait de parler, j’ai parcouru ses lèvres avec la volonté de lui procurer du soulagement.

J’ai envie de queues… Et j’en suis privée… Plus de copain… Et pour en trouver un… Les femmes enceintes ça fait fuir. Et pas seulement parce qu’on se dit qu’elles sont avec quelqu’un… A partir du moment où notre ventre se met à gonfler, plus question d’avoir une bite… Vous avez tous trop peur que rentrer votre queue en nous fasse des catastrophes. Mais ça ne pose pas problème, même au neuvième mois. Sauf pour la taille du ventre, mais à ce moment-là, on change de position.

Pendant que je la léchais, et les premiers gémissements qu’elle a poussés, en même temps que son discours se tarissait m’ont fait penser qu’elle commençait à éprouver du plaisir, j’ai eu une vision étrange qui était tout sauf catastrophiste, celle d’un enfant grandissant dans son ventre, témoin du plaisir qu’éprouvait sa mère, et qui se disait qu’il ferait aussi bien plus tard, retenant les positions, la montée vers le plaisir… Vision qui ne m’a plus jamais quitté. C’est peut-être cela qui, quelques minutes plus tard m’a amené à me redresser et à lui proposer :

Tu veux prendre ma queue dans ton ventre ?

Elle s’était mise à pleurer, de soulagement et de gratitude.

Oui… Oui… Je veux que tu rentres en moi et que tu frottes bien mes parois internes… Longtemps… Ne jouis pas tout de suite… J’utilise un gode, mais ça n’a rien de commun avec une vraie queue, bien chaude…

Plus rien n’aurait pu m’empêcher de rentrer dans son sexe. J’ai couru jusqu’au tiroir d’un buffet, j’y avais une boite de capotes, j’ai vérifié la date de péremption, puis je me suis gainé d’une en revenant vers elle…C’était vrai, et pourquoi le nier, faire l’amour à une femme enceinte m’excitait. C’était tellement différent d’avoir à disposition ce corps métamorphosé.

Je me suis laissé tomber sur le canapé, près d’elle. Elle a jeté un regard avide à ma queue encapotée.

Elle est belle, ta queue. Il me la faudrait tous les jours jusqu’au dernier moment, pour me donner du plaisir et m’apaiser.

Elle s’est penchée, et tout en continuant à frotter son clitoris qui, déjà gros quand mon regard s’était posé sur lui, avait doublé de volume, elle s’est mise à donner de petits coups de langue dessus. Malgré la présence du latex, je sentais tout. Deux secondes plus tard, elle venait au dessus de moi. Elle a ajusté la tête de ma queue contre ses lèvres. Un instant, j’ai eu très peur, je me suis dit que j’allais effectivement la blesser. Elle s’est laissée descendre en poussant un long gémissement, jusqu’à ce que ma queue soit entièrement en elle, la racine seule visible. Je m’attendais à une catastrophe, au lieu de cela, avec une expression de ravissement, elle s’est exclamée :

Que c’est bon d’avoir cette queue en moi…

La suite s’est passée comme un accouplement normal, à ceci près qu’on était très excités l’un et l’autre. Je lui ai enlevé son tee-shirt parce que je voulais voir son corps, son ventre tendu et ses seins gonflés. J’ai posé mes mains dessus et je les ai caressés, venant appuyer sur les pointes pour les faire s’allonger… Elle a poussé un râle de contentement, avant de poser ses mains sur mes cuisses, et de se faire monter et descendre sur ma queue qui apparaissait et disparaissait. Elle mouillait abondamment, dégoulinant sur mes cuisses, me trempant de ses sucs vaginaux. Je sentais son sexe autour de moi qui me frottait, comme à l’inverse je frottais ses parois internes. On y trouvait tous les deux notre compte. Elle s’est soudain mise à crier :

Oh ! Je crois que je vais jouir…

Elle s’est mise à hoqueter… Elle a ramené sa main vers son clitoris, et elle s’est mise à le frotter… Plusieurs orgasmes l’ont traversée, la déstructurant jusqu’à ce que moi aussi je jouisse, en remplissant la capote de sperme, ce qui l’a fait jouir encore une fois. Elle s’est écroulée contre moi, le poids de son ventre pesant sur moi de manière émouvante. Elle a fini par se redresser, faisant sortir d’elle ma queue qui n’avait pas débandé, encore gainée du plastique qui retenait le sperme contenu dans le réservoir. Elle a baissé les yeux sur moi et s’est rendu compte que je bandais encore.

Je vais te prendre entre mes seins. Ils sont gros et doux, tu vas voir, ils vont bien te caresser.

Je n’en demandais pas tant ! Elle s’est penchée sur moi. Elle est venue me défaire de l’enveloppe de plastique. Elle l’a fait précautionneusement, j’ai compris pourquoi quand elle a ouvert la bouche et vidé son contenu dans son palais, venant ensuite étirant le latex, le lécher pour ne pas perdre la moindre goutte, le moindre débris.

C’est bon le goût du sperme, je pourrais en boire des litres…

Une fois momentanément rassasiée, elle s’est penchée sur moi pour me prendre entre ses seins, là où sa peau était délicate et soyeuse.

Je n’ai jamais fait ça avant, mais en ce moment, je pense tellement au sexe que ça me donne des idées. Et puis je regarde des films pornos en me tripotant, c’est plein de situations auxquelles je ne penserais pas.

Si elle était métamorphosée, je l’étais aussi, et tout le temps qu’ont duré nos rapports, mon excitation était elle que moi aussi j’étais autre, dévoré par le désir, la queue constamment dure, plus dure que d’habitude, et capable de jouir plusieurs fois. Elle m’a caressé doucement, au creux de sa poitrine, avant de baisser la bouche sur mon gland qui dépassait, et de promener sa langue sur moi. La jouissance est venue bien trop vite. Je ne pensais pas avoir autant de sperme en moi, ce sperme qui a arrosé son cou, son visage, et l’a fait rire.

Ça aurait pu être un moment unique, mais il y en a eu bien d’autres. Quelque chose s’était enclenché entre nous. Elle était devenue pour moi, quasiment une obsession. Je n’avais qu’une envie, la retrouver, et je n’étais vraiment heureux et apaisé que quand j’étais avec elle. Moi qui avais connu cela de manière occasionnelle, j’étais ravagé par le désir, qui courrait dans mes veines en bouillonnant. La meilleure preuve, le meilleur témoin, c’était sans doute ma queue qui n’était jamais vraiment au repos. Je la voulais, et je n’arrivais pas à être rassasié.

Était-ce le cas également pour elle ? Il y avait dans ses yeux une lueur, quand ils se posaient sur moi, qui pouvaient laisser penser qu’elle me voyait avec un mélange de fascination et de reconnaissance que je ne méritais pas, comme celui qui lui donnait ce dont elle avait désespérément besoin dans sa grossesse, du sexe à outrance. Mais il n’y avait de ma part aucune notion de sacrifice. Je la désirais, je désirais ce corps métamorphosé et le plaisir que je pouvais éprouver quand je rentrais mon sexe en elle, dans ce sexe qui n’était jamais au repos, pas plus que le mien, qu’elle caressait du matin au soir, ou dans sa bouche, n’était rien en comparaison de ce que j’avais pu connaître avant avec d’autres personnes. C’était elle, et il n’y avait plus qu’elle. Que seraient nos relations, une fois qu’elle aurait eu son enfant ? La réponse n’était que trop évidente : elles n’auraient plus de raison d’être. Mais pour le moment, nous en profitions,  dans quelque chose de fusionnel.

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