JUSTICE CAJUN

Épisode 11

On entre dans le mess avec nos pantalons, cette fois-ci. Je dis à Latisha :

— C’est en dansant sur le bar qu’on peut se faire les meilleurs pourboires.

— Et tu donnes l’argent à Kelly ?

— Oh, oui… Mais, on partagera. Toi, tu en feras ce que tu veux.

On se dirige vers le grand comptoir. Hélas, ce n’est pas le même garde qu’hier, celui-ci a l’air nettement moins sympa. J’attends qu’il nous regarde pour lui dire :

— Bonjour chef, hier on a dansé sur le bar… On peut le refaire ce soir ?

— Non, ça me dérange pour servir les clients.

— Je vous en prie, chef, c’est très important pour nous.

— À moins que vous ne fassiez quelque chose d’un peu spécial…

Latisha répond :

— D’accord, tout ce que vous voulez, chef.

Elle est folle ! Sans même savoir quoi ! D’un autre côté, j’ai rapporté de l’argent hier à Kelly, je n’imagine pas revenir sans rien. Ou alors, s’il le faut, on filera sous une table, mais je n’ai pas du tout envie. Le garde nous dit :

— Commencez par danser.

On se déshabille, c’est vite fait : tee-shirt et pantalon orange et…. c’est tout. Pas de chaussures. J’ai eu quelques ampoules aux pieds, je n’en ai pas parlé. C’est la seule chose que Kelly vérifie : nos plantes de pieds. Si on a une blessure, elle donne une pommade très efficace. Heureusement, marcher tout le temps pieds nus a endurci nos plantes de pieds.

Nues, on monte sur le bar. Le chef met une musique lente, une chanson du siècle passé, genre I can’t stop loving you. On danse… Le corps de Latisha est chaud et humide, sa peau est douce et son odeur… sauvage. Je crois que cette terrible épreuve dans les prisons Cajuns m’a fait prendre conscience d’une chose : j’aime les femmes. Et j’aime être contre celle-ci, mes seins écrasant ses seins rebondis, sa cuisse musclée entre les miennes. Je cherche sa bouche et on se fait un baiser de cinéma…

Quand nos lèvres se séparent, je me rends compte qu’il y a pas mal de monde devant le bar. Ils sont venus nous admirer. Pourtant, les gardes et les chefs ont l’embarras du choix, ici. Le barman met une musique plus rapide. Dommage… On danse, on se touche quand même… on transpire et son corps devient luisant, on mélange nos sueurs.

Je ne vois pas encore de billets sur la table. C’est pas normal, car manifestement, on plaît aux clients. On danse encore un moment, puis le barman met la musique moins fort. On s’arrête de danser et on le regarde. Il pose deux verres à bière sur le bar et nous dit :

— Pissez !

Eh ! Il est malade l’autre ! Jamais je ne ferais ça ! Sauf que… je vois qu’il prend son aiguillon électrique. Latisha le voit aussi. On sait trop bien ce que c’est, alors on s’accroupit toutes les deux au-dessus du verre. Un des clients nous dit :

— Tournez-vous.

Volontiers, comme ça, on ne verra plus leurs têtes d’abrutis ! Pas facile de pisser en public et dans un verre. Un client fait « pppsssiiii pppsssiiiii ». Les autres, aussi… et… ça marche. Je sens quelques gouttes tomber dans le verre, ensuite, je pisse pour de bon. J’entends un autre bruit de cascades, Latisha se soulage aussi. On remplit presque le verre. On se relève, quelques gouttes coulent le long de nos jambes. Le barman nous dit :

— Échangez les verres et buvez !

Oh, non !! Mais, pourquoi nous faire faire une chose pareille ? Pourquoi, ces gardes sont-ils tous des pervers psychopathes ? Le voilà qui reprend son aiguillon électrique. Message du psychopathe bien reçu : je prends le verre de Latisha et je bois une gorgée. C’est chaud, un peu amer, mais ce n’est pas une horreur. C’est même meilleur que la bouffe de la cantine. Latisha boit aussi. Les spectateurs rient et applaudissent. Pour qu’il ne reprenne pas son aiguillon, je porte le verre à ma bouche, mais un homme me dit :

— Faut pas tout boire, égoïste, laisses-en pour les autres.

Oh que oui ! Je lui tends le verre avec un grand sourire. Sauvée par un pervers ! On dirait qu’il s’apprête à boire un grand vin. Il goûte, puis reprend une gorgée, la fait rouler dans sa bouche, apprécie… Puis il vide le verre. Tout le monde rit autour de lui. Le gastronome s’en fout, il prend l’autre verre, le goûte, puis le vide aussi. Il nous dit :

— Pas de sucre, pas d’albumine, vous êtes en bonne santé, les filles.

Il sort un billet de sa poche et le pose sur la table. D’autres clients l’imitent. Ouf ! On a plus d’argent qu’hier. Je partage avec Latisha. On descend du bar et on se rhabille. Je demande au garde qui s’occupe du bar :

— On peut revenir danser demain, chef ?

— On verra. Tenez, vous avez bien mérité une bière.

Il nous en sert deux. On le remercie. Je bois et franchement, entre une bière fraîche et du pipi tiède, même de Latisha, il n’y a pas à hésiter.

On partage l’argent. Je dis à Latisha :

— Viens, je vais donner l’argent au chef Kelly.

Elle est dans un coin plus calme, occupée à discuter avec des gardes et des gardiennes. Je me mets de façon à ce qu’elle me voie. Elle me dit :

— Ne reste pas debout devant moi, ça me dérange. Viens te mettre à genoux à mes pieds.

On obéit. Kelly me caresse distraitement la nuque, là où on m’a rasée. C’est très agaçant parce que la peau est hypersensible, mais je n’ose rien dire. Je suis l’animal domestique qu’elle caresse tout en discutant. Enfin, elle me regarde, puis demande :

— Tu as bien travaillé ?

— Oui chef

Je lui donne l’argent. Elle dit à Latisha :

— Donne-moi ta part.

Elle sait déjà qu’on a partagé… Je lui demande :

— Chef, s’il vous plaît, on peut boire quelque chose ?

— Tu veux dire une autre pisse ?

Trop marrant !

— Non chef.

— D’accord, un ou deux verres et un truc à manger, ensuite vous allez chez le type là-bas…

Kelly nous montre un grand Black au nez un peu cabossé. Franchement, il a pas l’air commode ! Elle termine sa phrase :

— … et vous chantez Happy birthday.

— Oui, chef.

— Ensuite, vous lui dites « On est le cadeau de Kelly ». Il FAUT qu’il accepte ce cadeau, sinon, vous allez passer une mauvaise nuit. Compris ?

— Oui chef.

C’est vraiment injuste ! Je lui rapporte plein d’argent… et elle a encore autre chose à demander. Ce type, il me fait peur ! On va d’abord au bar. Latisha dit au garde :

— La chef Kelly a dit qu’on pouvait vous demander quelque chose à boire et à manger, chef.

— Tequila ?

— Oh ! oui et si c’était possible, quelque chose de sucré.

— Tarte aux pommes, crème fraîche ?

— Oui, merci chef !

On boit un verre de tequila avant de manger la part de tarte… Mmmhhh, du sucre, c’est bon. On n’en reçoit jamais à la cantine. Il nous ressert un verre de tequila. Il doit être vraiment content de notre performance. Putain, ça fait du bien !

La tequila me fait du bien aussi, parce que j’ai le trac de chanter en public. D’accord, j’ai dansé à poil sur le bar et j’ai pissé dans un verre en public, mais aller chanter Happy birthday à ce gars, ça m’intimide vraiment. Comme quoi… Je fais une petite prière pour qu’il soit propre, parce que je me doute qu’on est un cadeau d’anniversaire à consommer. Latisha se lève et me dit :

— On doit y aller.

Je me lève aussi et elle me prend par la taille. On va près du grand Black cabossé. Quand il daigne nous regarder, elle lui dit :

— Bonsoir chef, on est le cadeau du chef Kelly. On peut vous chanter quelque chose ?

Pas mal comme formule. Il regarde Kelly qui lui fait un signe auquel il ne répond pas. Il nous dit :

— Je ne veux rien de cette salope de Kelly, dégagez !

Merde !! Latisha insiste :

— Je vous en prie chef, si vous refusez,  elle va nous tuer. On chante et puis on vous suce toutes les deux. On passera la nuit avec vous, on vous enverra au 7e ciel. Je vous chanterai des gospels. Je suis une sœur, le Seigneur vous récompensera.

Qu’est-ce qu’elle a besoin de mettre le Seigneur dans une histoire de pipes ? Mais curieusement, ça marche. Le Noir costaud la regarde et lui dit :

— C’est vrai que tu es une sœur qu’on a envie de baiser… Par contre, ta copine ne m’inspire rien, j’aime pas les putes blanches !

J’ai envie de lui dire qu’il est un connard et un raciste. Il ajoute :

— Quoique sentir sa petite langue me lécher le trou du cul pendant que tu me suces, ça ne doit pas être déplaisant. Tu aimes lécher les culs des Blacks, Miss Yaourt ?

NON ! Je n’aime lécher le cul de personne. Sauf celui de Latisha, peut-être… Je réponds :

— J’adore ça, chef, ma langue va vous violer le cul.

Il rit puis nous dit :

— Allez-y, chantez.

— Happy birthday to you…

Latisha a une belle voix, moi, nettement moins et je suis très gênée. Plus que de danser nue, comme je l’ai déjà dit. Les clients tapent dans leurs mains… Le grand Black dit à ses copains :

— Je vais aller ouvrir mes cadeaux dans la pièce du fond. Si le cœur vous en dit…

Il se lève, nous met face à lui, puis nous prend par dessous les fesses et nous met sur ses épaules, comme si on était des sacs de… plumes, vu la facilité avec laquelle il fait ça. Je me sens vraiment une femme-objet ! Mais c’est aussi un peu troublant, un homme tellement costaud. Il faudrait que je m’en fasse un allier ou un ami… toute Blanche que je sois. Il pourrait me défendre si Kelly me persécute. Comme il a l’air de nettement préférer sa sœur Latisha, c’est pas gagné.

La salle du fond, c’est une pièce avec deux matelas, pas besoin de demander à quoi elle sert. Il se déshabille en nous disant :

— À poil les filles.

— Oui chef.

Nu, il est beau, si on aime les muscles et les cicatrices. Il a eu une vie aventureuse, je me demande ce qu’il fait ici comme garde… Peut-être pour se planquer. Nues, on va près de lui. Il nous prend par la taille, pas pour nous coller sur ses épaules, mais pour nous embrasser… C’est agréable, je me frotte à ses muscles surs et glisse une main vers son bas ventre. Ouch ! Quelle matraque ! Il pourrait assommer n’importe qui avec sa bite. On s’embrasse. Je voudrais être seule avec Latisha, hélas, une grosse langue participe au baiser. Quand il arrête de nous embrasser, il dit à Latisha :

— Toi, ma bite.

Puis à moi :

— Et toi, mon cul !

Je sais que je me répète, mais il y a des gens qui sont vraiment crades, ici. Heureusement, lui est propre. Latisha se glisse sous lui et prend son sexe en bouche. Moi je me mets à quatre pattes derrière lui, un peu comme si une gazelle se trouvait derrière un rhino. Je pose mes mains blanches sur ses fesses noires et musclées et je les écarte. La suite s’appelle poétiquement « feuille de rose » en français. Il s’agit de faire quelque chose qui n’est pas vraiment poétique : lécher un trou du cul… Avec lui, ce n’est pas trop désagréable. Il a une vague odeur de parfum un peu masquée par une odeur virile. Je lèche son anus et y enfonce le bout de ma langue. Je sens ses fesses frémir. C’est troublant de sentir une telle masse sensible à vos caresses…

En me reculant un peu, je vois le visage de Latisha qui suce le bout de son gland. Difficile de le prendre complètement en bouche. Notre… partenaire apprécie au point qu’il nous dit :

— Oh putain ! Vous êtes super bonnes, les filles.

On ne répond rien, étant donné que Latisha a une bite dans la bouche et moi la langue dans un cul. Je me rends compte qu’il est très excité et qu’il va bientôt inonder la bouche de Latisha ! Je continue à faire virevolter ma langue sur son anus et à l’y enfoncer, ce qui le fait frémir chaque fois. Il me dit d’une voix un peu rauque :

— Serre mes couilles, Blanchette.

Voilà autre chose, c’est le nom d’une chèvre ça. Bon… Blanchette lui empoigne les couilles. Il crie :

— Plus fort, bordel !

OK ! Blanchette lui tord les couilles. Il a un rugissement et Latisha avale frénétiquement. Je quitte son anus, il est encore plus propre que tout à l’heure, mais ce n’est quand même pas là que j’aurais envie de passer le week-end. Il se lève et je vais contre lui en disant :

— On peut dire au chef Kelly que vous êtes content, chef ?

— Oui.

— Latisha et moi, on est toutes prêtes à partir avec vous… où vous voulez.

Il lui faut un moment pour comprendre qu’on est prêtes à s’évader avec lui, alors, il éclate de rire.

On se rhabille et on l’embrasse avant de retourner dans le bar. Kelly regarde vers nous, le Black lui fait un signe de tête, qui doit signifier : « C’est bon, salope, je ne t’ouvrirai pas le ventre cette fois-ci ! » Il est l’heure de retourner à la tente. Kelly va sûrement nous remercier… ou pas !

 

À suivre.

Si vous voulez me dire quelque chose de gentil, je suis ici : mia.michael@hotmail.fr

Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 Mia sans dessous sont ici :
http://www.lamusardine.com/P31501-mia-sans-dessous-4-morgan-bruce-michael-mia.html … …

Mes 6 livres non illustrés, ici : https://www.amazon.fr/Mia-Michael/e/B01MRVYT44/ref=ntt_dp_epwbk_0

********

Retrouvez les autres textes de Mia Michael  : http://www.meshistoiresporno.com/author/mia-michael/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

  1. jeanphi le à
    jeanphi

    avec sa nouvelle partenaire d’infortune Jill prend un peu d’assurance mais ça ne change rien à la perversité de ses geôliers, et Mia nous régale encore et toujours avec cette histoire

  2. Exes69 le à
    Exes69

    J aime bien cette aventure, où l héroïne finit par devenir une vraie pute de fil en aiguille… plus ça va , plus cela lui semble normal… Et Mia continue à laisser parler son imagination érotique pour amener son héroïne à devenir le p’tit esclave sexuel dans son environnement…. Merci Mia d alimenter nos fantasmes masculin avec ton imaginait féminine.

  3. Exes69 le à
    Exes69

    J aime bien cette aventure, où l héroïne finit par devenir une vraie pute de fil en aiguille… plus ça va , plus cela lui semble normal… Et Mia continue à laisser parler son imagination érotique pour amener son héroïne à devenir le p’tit esclave sexuel dans son environnement…. Merci Mia d alimenter nos fantasmes masculin avec ton imagination féminine.

  4. Blonq le à
    Blonq

    Jolie petite histoire.
    J’adore la facilité de Mia, plutôt la magie qui est sienne pour dépeindre la scène telle qu’elle l’imagine; telle une photo. Si bien réussi que l’on s’y croirait vraiment. De plus , ce n’est vraiment pas aisé de créer une animation lucrative en ce milieu carcéral.
    Bonne continuation Mia. Merci.

  5. Marc Micaux le à
    Marc Micaux

    En disposant de deux magnifiques « cadeaux d’anniversaire » celle méchante de Kelly a trouvé la façon de neutraliser un de ses ennemis.

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *