Justice Cajun – 13 Bunny Hunting

12345
Loading...

mia michael


BDSMpolar



JUSTICE CAJUN

ÉPISODE 13 : BOUNTY HUNTING

 

Seigneur ! Qu’est ce que je vais bien pouvoir chanter, moi ? Il faut que je trouve… Miss Inmate commence sa chanson mais rapidement, elle pousse un cri… Elle continue sa chanson et crie à nouveau… On entend aussi les rires des spectateurs. Quand elle revient, c’est pleine d’un truc rouge des pieds à la tête ! Du sang ? C’est ce que je crois d’abord, mais à l’odeur, je comprends : il s’agit de tomates ! Ce crochet n’est qu’un prétexte pour que les gens se défoulent sur nous. C’est mon tour. Je dis au garde,

— Je vous en prie, chef, quelques minutes pour trouver…

Il me pousse sur la scène en disant :

— Le pilori t’attend si tu ne chantes pas !

Et, là, miracle… Je me souviens d’une vieille chanson que j’ai interprétée dans une pièce au lycée. J’arrive sur scène et, d’une voix aiguë et tremblante de trouille, je leur annonce :

— Je vais vous chanter une chanson des Carpenters, Close to you.

Il y a quelques « Ouuuuhhh », ça commence bien ! Je me lance :

Why do birds suddenly appear
Every time you are near?
Just like me, they long to be
Close to you

Why do stars fall down from the sky Every time you walk by ?
Just like me, they long to be
Close to you

Ils ont l’air d’aimer. Cette chanson tellement douce les a rendus…

Splaaach ! Je ramasse une tomate bien mûre en plein visage. C’est vraiment violent… Je me frotte la figure, mais j’en reçois une autre. Ils m’en lancent tous. Le garde me crie :

— Tourne-toi.

Bonne idée… je ne verrai plus leurs sales têtes. Je reçois des tomates sur le dos, les jambes et surtout les fesses. Quand, je suis transformée en vrai bonhomme de tomates, le garde me crie :

— Salue et rapplique.

Je prends encore quelques tomates dans la figure. Vivement que je sois loin de cette foule… de merde !

L’attraction suivante, ils vont nous canarder avec quoi ? Des couteaux ? Ou alors on passe aux armes à feu ? Je redescends le petit escalier de bois et je vois les filles qui étaient avant moi, attendant dans un coin, vêtues d’un uniforme propre ! Un garde me dit :

— Enlève ton maillot.

Il me nettoie au jet. L’eau est très froide mais c’est agréable… On est censées ne pas être vues des spectateurs, mais en pratique, les gens viennent voir et prendre des photos. Ils sont obsédés par les photos.

Quand je ne suis plus couverte de pulpe de tomate trop mûre, le garde me donne un uniforme orange « propre » en disant :

— Quand tu seras sèche, mets ça et rejoins les autres.

Je tourne un peu sur moi-même, les bras levés pour me sécher. Les gens me photographient, tant mieux, un producteur de films va peut-être flasher sur moi et me sortir de cet enfer ou alors le prince charmant arrivera sur son cheval ! Je rejoins les autres… Un autre garde me file une bière ! Mon Dieu, qu’est-ce qui se passe ? Une bière sans devoir lécher des couilles !!

Quand le jet d’eau a enlevé le dernier pépin de tomate sur la fille qui passe la dernière, un garde nous dit :

— Vous vous souvenez de la piqûre qui vous a endormie ?

— Oui chef.

— Vous avez une minuscule puce comme un mouchard. On vous localisera où que vous soyez. OK ?

— Oui chef.

Je sais que c’est tout à fait possible. Au Mexique, pays des enlèvements, beaucoup d’hommes d’affaires ont un mouchard en eux et ils ignorent où il se trouve. Le garde poursuit :

— Vous allez derrière les barbecues et vous aidez à servir. Soyez gentille avec les clients, sinon…

On a compris, pas besoin d’en dire plus.

La suite est moins mouvementée et tant mieux. C’est une tombola pour gagner les objets perdus et tout ce qui a été saisi sur les prisonnières. On ne voit pas de détenus hommes. Pour eux, il y a peut-être une fête au village « gay »…

On passe parmi les gens pour vendre des billets à 1 $. Les gens se prennent en photos avec nous et je me fais abondamment peloter les fesses. Ensuite, on fait le tirage et les gens viennent choisir. Les premiers prennent des bijoux, les derniers des vêtements et des sous-vêtements même et surtout ceux qui ont été portés. Ensuite c’est le barbecue gratuit, on va porter les assiettes…

Seuls points positifs, on reçoit des bières et on peut manger les restes. Pas normal, ça, je pense même « inquiétant », à quelle sauce sera-t-on mangées demain ?

La soirée se termine avec un orchestre country : bienvenue chez les ploucs. Vers minuit, les gens commencent à partir. Y a les vaches à soigner demain matin, cré vingt djiu !

On ne rentre pas au camp. Un garde nous conduit un peu en dehors de la ville, dans une grange, on va dormir dans la paille. Je repère Latisha et on s’endort l’une contre l’autre.

***

Le lendemain matin, il faut attendre dix heures pour qu’on se souvienne de notre existence : un garde vient nous ouvrir en disant :

— Déshabillez-vous et mettez vos vêtements sur un tas.

On n’a pas grand-chose, c’est vite fait. La plus courageuse d’entre nous ou la plus pressée,  ose demander :

— Chef, s’il vous plaît, je dois aller… aux toilettes.

— Ah, oui… Y a un trou dehors pour celles qui veulent se soulager.

Oh, mais c’est le grand luxe ! On est quand même vingt et c’est un petit trou. On va pisser et le reste, quatre par quatre, sous les yeux d’ouvriers agricoles ravis ! D’autant plus qu’on est complètement nues…

La suite est mieux : on reçoit du café et des beignets. Vers onze heures, on doit monter dans une camionnette, je m’accroche à la main de Latisha, comme un bébé perdu au sein de la mère qu’il vient de retrouver… D’accord, c’est n’importe quoi, mais ce genre de bêtises, ça diminue mon stress.

On roule une vingtaine de minutes et la camionnette s’arrête. On descend toutes, moi toujours accrochée au sein de Latisha. Devant nous, il y a des centaines de personnes dans un champ, ça fait beaucoup. Ils crient et applaudissent en nous voyant arriver. Ils sont tous derrière une barrière, en haut d’un champ qui n’a pas été mis en culture. Il se termine par une partie de forêt assez dense qui devient une mangrove en approchant des marais.

On attend… Les gens nous photographient à tour de bras, évidemment. Des gardes nous surveillent mollement, en discutant et en buvant de la bière… On parle tout bas entre nous… Latisha essaye de me rassurer, toujours avec les mêmes arguments. Enfin, cette attente prend fin : un hélicoptère approche et atterrit dans le champ. Le shérif Norman Cabello en sort péniblement étant donné son poids, il est suivi de la nouvelle Miss Inmate (dire que je suis deuxième !) et d’une autre jolie fille, ses inmates chouchous. Après avoir planqué leurs bières, les gardes nous crient :

— Mettez-vous debout !

La foule des spectateurs acclame le shérif. Il salue en bon démago. Deux gardes apportent à chacune un casque de protection doré. Ils sont légers, avec une grille qui protège le visage. Ils nous disent :

— Mettez ces casques et interdiction de les enlever. Pour boire, soulevez la grille et puis remettez-la soigneusement.

On obéit toutes et ils vérifient que c’est bien fait. Par cette chaleur, c’est assez pénible d’avoir ça sur la tête. On entend la foule crier et on voit arriver deux groupes de femmes. Le premier se compose d’une vingtaine de filles nues, toutes plutôt jeunes, avec un casque argenté. J’entends un garde dire :

— Elles, ce sont des prisonnières.

Un autre groupe arrive, il est composé d’une trentaine de femmes de… 18 à 68 ans et dont le poids doit osciller entre quarante-huit et quatre-vingt-huit kilos. Le garde dit à son copain, sans doute un nouveau venu :

— Ce sont des femmes et des jeunes filles punies par leurs maris, leurs parents ou même leurs employeurs. Regarde comme elles sont gênées.

Pour être gênées, elles le sont ! Plusieurs d’entre elles cachent leurs seins et leurs sexes avec leurs bras et leurs mains. Alors que nous, la pudeur, on ne sait même plus ce que c’est.

Le shérif Norman Cabello monte sur une petite estrade et prend la parole :

— Mes amis… vous allez assister et même participer, si vous le désirez, à un bunny hunting (chasse à la lapine). Les bunnies ayant un casque doré sont celles qui ont concouru au titre de Miss Inmate. Avec un casque argenté, ce sont des jeunes détenues et enfin, avec un casque noir, il s’agit de femmes et de jeunes filles qui ne sont pas des prisonnières. Dans leurs cas, ce sont les maris ou les parents qui pensent nécessaire de leur donner une bonne leçon. Par exemple parce qu’elles se sont montrées insolentes ou paresseuses. Il y a aussi des épouses infidèles ou flirteuses. L’effet de la participation à un « bunny hunting » est magique, une épouse infidèle devient un modèle de vertu, tandis qu’une jeune fille ayant raté ses examens se met à réussir brillamment, l’année suivante. Si vous avez envie de tirer des bunnies, des fusils contenant vingt paintballs sont en location pour 10 $ le quart d’heure.

Applaudissements, cris….

Ensuite, il s’adresse aux bunnies, c’est-à-dire nous :

— Des chasseurs vont tirer sur vous avec des paintballs. Le jeu, pour vous, c’est d’essayer de leur échapper. Tout sera filmé par plusieurs caméras, celle qui n’essaye pas d’échapper aux chasseurs participera à une autre battue, au taser cette fois-ci. Pour vous inciter à vous bouger les fesses, des gardes vous stimuleront aussi. Amusez-vous bien…

Le cynisme de ce type est un monde ! Ah, s’il pouvait faire le gros lapin et nous les chasseresses ! Les détenues en casques dorés et argentés encaissent. Par contre, les femmes en casques noirs, celles qui sont ici sur un caprice de leurs maris, parents, patrons, amoureux éconduits… que sais-je encore, se mettent à gémir ! Beaucoup d’hommes et de femmes louent des fusils. Ils sont impatients de tirer sur les pauvres lapines. Dans le micro, le shérif Norman Cabello nous dit :

— Attention les lapines, trois, deux un, zéro. Détalez !

En même temps, des gardes arrivent avec de longs fouets et les font claquer en l’air. Des lapines casquées courent dans tous les sens. Des coups de fusil éclatent. Les spectateurs poussent des cris de joie. Rien n’a changé depuis les jeux du cirque !

Je cours vers les arbres, et paf ! Je suis touchée à la fesse droite. Je pousse un cri. Oh putain ! Ça fait mal. Une fille me percute, on tombe, on est touchées à nouveau, jusqu’à ce que les fouets claquent sur nos jambes, je me dégage à quatre pattes et un bon tireur atteint la cible : entre mes fesses ! Je fais un bond en avant en criant…

Enfin, on entend :

— Stop !

Le quart d’heure est passé, les nouveaux chasseurs sont prêts. On s’est toutes dirigées vers les arbres en bordure du champ. Les chasseurs arrivent en courant et bientôt, on est toutes constellées de taches rouges. On file dans tous les sens sous les balles, tandis que les fouets claquent. Quand le temps est passé, on a droit à quinze minutes de repos et plusieurs gardes nous distribuent un cola pour qu’on retrouve un peu de punch.

Par deux fois, on recommence à courir… On est toutes épuisées et couvertes de marques rougeâtres et vu le mal que ça fait, ça va devenir des bleus. Même le fouet et la menace de chasse au taser ne suffisent plus à nous faire courir. Enfin, une sirène retentit pour indiquer la fin de la chasse. La plupart d’entre nous se laissent tomber sur le sol, épuisées. Le Shérif parle encore dans le micro :

— Chers amis, merci d’avoir participé à cette chasse. Toutes les filles vont être lavées. Celles avec les casques dorés seront marquées sur la grand-place et demain après-midi, il y aura une vente aux enchères.

Je me redresse, il a dit « marquées » ?!

À suivre…

Si vous aimez mes histoires, soyez gentil de me mettre des étoiles. C’est un petit lien entre vous et moi…

Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 Mia sans dessous » sont ici :
http://www.lamusardine.com/P31501-mia-sans-dessous-4-morgan-bruce-michael-mia.html … …

Mes 6 livres non illustrés, ici : https://www.amazon.fr/Mia-Michael/e/B01MRVYT44/ref=ntt_dp_epwbk_0

********

Retrouvez les autres textes de Mia Michael :

http://www.meshistoiresporno.com/author/mia-michael/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

  1. Cple hédoniste le à
    Cple hédoniste

    Super bandant !

  2. Blonq le à
    Blonq

    Hmmmm quelle agréable partie de chasse çà dut être. Jj’adorerais aussi les tirer ces petites lapines, avec fusil ou d’autres manières.

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *