Justice Cajun – 16 Le péril jaune.

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mia michael


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JUSTICE CAJUN – ÉPISODE 16

Arrivée derrière le podium, le garde attache une laisse en cuir à l’anneau de mon collier. Il tend la laisse à la fille qui la prend, puis me montre le sol devant elle. Compris, je me mets à genoux.

De la main, elle ébouriffe la grosse touffe de cheveux blonds. Tout ce est en dessous des oreilles a été soigneusement coupé, puis rasé. Manque de chance, j’ai les oreilles un peu décollées, ce qui fait que je ressemble à une jolie petite guenon, d’après les gardes ! Elle me demande :

— Quel est ton nom ?

Jill, Mademoiselle.

— C’est pas un nom de servante ça. Dorénavant, tu t’appelleras Lili… non, Lilou.

Sa mère lui dit :

— Tu auras tout le temps de jouer avec elle, on doit y aller, Feng.

— Oui M’man.

Elle tend la laisse à un Chinois grand et costaud, sans doute leur garde du corps. Il a l’air aussi commode qu’un crotale qui vient de se faire marcher sur la queue. On traverse la foule sur la place, d’abord la mère et la fille, ensuite le garde du corps et puis moi, au bout de ma laisse. Seigneur, pourquoi est-ce que je me trouve toujours du mauvais côté de la laisse ?

On arrive devant une Porsche Cayenne. Le garde ouvre la portière pour la mère et la fille, puis le hayon arrière pour que je saute dans le coffre. Il n’est pas fermé, c’est-à-dire que le dessus donne vers l’habitacle. On roule longtemps… J’ai faim, soif, et envie de faire pipi.

Enfin, on s’arrête à une pompe à essence. Les femmes parlent en chinois. Je voudrais un vêtement et pouvoir aller aux toilettes. Et, boire… Non, on prend de l’essence et on repart ! Je dois faire quelque chose : gémir ? On s’arrête à nouveau… Le garde ouvre le coffre et dit :

— Tu peux sortir.

On est sur une petite route en bordure d’un champ de tabac à voir la dimension des feuilles. Je lui demande :

— Je peux faire pipi ? S’il vous plaît.

Il tire un petit coup sur ma laisse en répondant :

— Fais ici !

Je m’accroupis. Mon jet éclabousse mes jambes nues. Quand c’est fini, je prends vite une grande feuille pour m’essuyer. Le garde recommence déjà à tirer sur ma laisse.

Les femmes m’ont regardée distraitement, en mangeant des sandwichs. La fille me demande :

— Tu as faim ?

— Oh oui, Mademoiselle !

— Alors mendie.

Si ce n’est que ça, je l’ai assez fait au mess de la prison. Je me mets à genoux devant elle et je la regarde en disant :

— J’ai très faim, Mademoiselle.

— Mieux que ça…

Je me baisse et j’embrasse ses chevilles et ses pieds, nus dans des sandales Elle me dit

— C’est mieux. Tiens !

Elle enlève des morceaux de son sandwich et me les tend. Elle me nourrit à la main. J’ai tellement faim que j’avale goulûment, jusqu’à ce qu’elle me donne un claque sur la tête en disant :

— Doucement, si je sens tes dents, tu seras punie.

Je prends du bout des lèvres. Il doit y avoir une sorte de pâté dans ce sandwich. On mange tout, d’abord elle une bouchée, puis elle m’en donne également une. Elle mord dans un autre sandwich, mâche un peu, puis fait la grimace en disant :

— Trop sucré.

Elle crache la bouchée dans le creux de sa main et me la tend. Après tout ce que j’ai dû faire en prison, manger de la nourriture qu’une fille vient de mâcher, c’est vraiment un détail. J’avale la bouchée avec sa salive. C’est bon et effectivement sucré. Elle me regarde faire avec attention, avant de me demander :

— Tu aimes ce que je crache ?

— Oui, Mademoiselle.

Elle me tend le sandwich en disant :

— C’est bien, tu peux manger.

— Merci Mademoiselle.

S’il suffit de s’humilier pour la satisfaire, je peux m’y faire, avant de m’évader. Quand j’ai fini de manger, elle me tend une bouteille de soda, après avoir bu une gorgée au goulot. Elle me demande :

— Tu n’as pas envie de te faire fouetter, Lilou ?

— Oh, non, Maîtresse !

— Alors voici ce que tu devras faire quand tu seras à mon service. Si je te fais appeler, tu viens le plus vite possible, tu te mets à genoux, puis tu t’inclines et tu poses ton front devant mes pieds en disant « Votre servante est prête à exécuter vos ordres, Maîtresse », ensuite tu te relèves et tu me fais un grand sourire. Mais attention, il faut qu’on voie que tu es infiniment heureuse de voir ta maîtresse. Tu comprends Lilou ?

— Oui Maîtresse.

— Bien, éloigne-toi.

Je vais à cinq ou six mètres de là. Elle crie :

— Lilou, aux pieds !

Aussitôt, je vais me mettre à genoux entre ses jambes, le front sur le sol. Je débite le petit compliment : « Votre servante… etc. » Puis je lui fais un grand sourire en essayant de mettre le maximum de conviction. Elle me donne une gifle – qui claque fort sur ma joue – en disant :

— Recommence !

Une fois, deux fois, trois fois… elle n’est jamais satisfaite, je reçois chaque fois une gifle. J’ai une joue très rouge et les larmes aux yeux. Enfin, à la quatrième reprise, j’embrasse sa cheville, puis je lui dis :

— Votre servante attend vos ordres, Maîtresse.

Et je souris comme Marilyn starlette quand elle levait les yeux vers un gros producteur, avant de descendre la fermeture éclair de sa braguette.

Rien ne vaut des gifles pour transformer une fille timide en excellente comédienne. Elle me gratte un peu la tête au-dessus de l’oreille, comme on fait à une chienne. Justement, sa mère lui dit :

— T’as fini de jouer avec ta chienne, Feng ? On doit y aller.

— Oui M’man, elle commence a être dressée.

— Toutes tes comédiennes.

Feng me demande :

— Tu es une comédienne ?

Toujours à genoux, j’embrasse à nouveau sa cheville en disant :

— Je suis ce que vous voulez, Maîtresse.

Je n’ai jamais prétendu être une guerrière, juste une fille qui ne veut que deux choses : sa vie d’avant et ne pas se faire fouetter ! Ma servilité plaît à ma Maîtresse, elle caresse la touffe de cheveux. Je ne me fais aucune illusion sur elle. Chez le shérif, je l’ai entendue parler à sa mère et elle était tout sauf gentille.

Le chauffeur ouvre le coffre. Je saute dedans et je me couche en rond, comme la chienne que je suis devenue. On roule beaucoup… Quand on finit par s’arrêter, je lève la tête et je vois un café et une pompe à essence. Feng me jette un vêtement en disant :

— Mets ça.

C’est une petite robe à fleurs chiffonnée et pas très propre. En me contorsionnant, je la passe dans le coffre. Le chauffeur ouvre, retire ma laisse et me dit :

Marche derrière Mademoiselle.

Il fait très chaud, plus qu’en Louisiane où il y avait de l’air. Les gens sont des ploucs américains, mais il y a aussi beaucoup de Mexicains. Tout le monde nous regarde : trois Chinois avec une Occidentale pieds nus, ce n’est pas très courant… On entre dans le café. Il y a pas mal de monde, des ploucs mâles et femelles. Madame me dit :

— Assieds-toi ici.

Elle m’indique une table à côté de celle où ils sont assis… Les serviettes n’ont pas envie de se mélanger au torchon. Une serveuse vient prendre la commande. Madame veut une omelette, et Feng, une énorme glace. Pour Tao, le chauffeur, c’est un sandwich. Et moi ? Rien ? La serveuse leur demande :

— Et la petite, elle ne mange pas ?

— Après nous.

Ah, il y a encore de l’espoir. La serveuse est surprise mais ne dit rien, elle doit penser que c’est comme ça en Chine. En prison, j’ai compris comment ces gens fonctionnaient : si on demande quelque chose, on est sûr de ne pas l’avoir… Alors j’attends, sans même les regarder manger. D’ailleurs c’est mieux, sinon je vais me mettre à baver, tellement j’ai faim et envie d’une glace.

Les ploucs du coin nous observent en faisant des commentaires, sûrement sur les Chinois et moi, qui ne reçoit même pas un peu de nourriture. Madame fait signe au patron, il vient près de la table en traînant la jambe. Elle lui dit :

— On cherche une propriété pour nous installer dans votre belle région. Je serais heureuse d’offrir une tournée générale.

Grand sourire du plouc patron, qui annonce ensuite aux ploucs clients :

— Madame offre une tournée générale.

Ah, elle sait y faire… Ils sont ravis et remercient abondamment.

Quand elle a mangé le tiers de sa glace, Feng me dit :

— Lilou ?

— Oui Mademoiselle ?

— Tu veux finir ma glace ?

— Oh oui, Mademoiselle !

Le chauffeur me donne la glace. Je regarde Feng, elle me fait un petit signe de la tête, alors je mange. Oh putain ! C’est trop bon, j’ai presque un orgasme gustatif ! À la fin, je murmure :

— Merci Mademoiselle.

Le chauffeur me donne un passeport et une feuille de papier en disant :

— Apprends ça par cœur.

J’ouvre le passeport et je regarde la photo d’identité faite en prison. Je lis que mon nom est Lilou Plumtree (Prunier). Pourquoi pas ? C’est très courant les Plumtree, ça court les rues… ou plutôt les vergers ! Je prends le papier et je lis ma biographie : date et lieu de naissance, ville, domicile, nom de mes parents, école où je suis allée. Je le relis jusqu’à ce que Madame me dise :

— Viens ici.

— Oui, Madame.

Elle m’interroge : nom, prénom, etc.

Comme les clients nous regardent en chuchotant, Madame dit :

— Je serai heureuse de vous d’offrir encore une tournée.

Cris de joie, applaudissements ! Offrez des verres à des picoleurs et ils deviendront vos meilleurs amis. Elle reprend son interrogatoire. Lilou Plumtree née à Seattle, ça, ça va… mais je me trompe dans le nom de mes écoles et les sports pratiqués à l’université… Au lieu de me défendre, Feng dit à sa mère :

— Il faut lui flanquer une bonne fessée, rien de tel pour la mémoire.

Saleté de petite garce à face de citron… Madame s’adresse au patron qui est derrière le bar :

— Cher Monsieur, je viens de m’apercevoir que ma servante m’a volé 20 $. Est-ce qu’il y a un endroit où mon chauffeur pourrait lui donner une bonne fessée ?

— Vous pouvez très bien punir cette petite voleuse ici, Madame.

Les clients sont tous d’accord et ils le disent bien haut.

J’ai sur le bout de la langue de dire à Madame « C’est impossible de retenir tout ça en cinq minutes ! », mais à quoi bon ? Je risquerais d’être punie encore plus. Madame se tourne vers le chauffeur en disant :

— Donne-lui une bonne fessée.

Elle est folle ! Une fessée ici, en public ! Quelqu’un va certainement appeler la police… D’ailleurs, plusieurs personnes ont déjà leurs téléphones en main car… ils s’apprêtent à faire des photos et des vidéos.

Le chauffeur me montre ses cuisses du doigt. C’est vraiment injuste ! Seigneur, aidez-moi, foudroyez-les tous ! Je regarde vers le ciel, mais le Seigneur doit être occupé à quelque chose de plus important, parce que rien ne se passe, alors que le chauffeur remonte ma jupe jusqu’à mes reins et pose la main sur mes fesses. C’est le moment que choisit le patron pour lui tendre un « strap », une très large lanière de cuir qui se sépare en deux dans sa deuxième moitié. Il dit :

— C’est ce que j’emploie dans mon ménage et tout le monde file droit.

Le chauffeur le prend, lève le bras et claaac !, une barre de feu atterrit sur mes fesses ! Je crie :

— Aïeee !!! Pardon Madame !

Mais ça repart :

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

Il s’arrête, j’en profite pour gémir :

— Pardon Madame, ça fait maal….

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

— Aïïeee !!

Claaac !!

— Aïïeee !!

Tous les quatre coups, il s’arrête… J’ai l’impression que mes fesses sont en enfer, tellement elles brûlent et me font mal. Les clients se sont regroupés autour de nous, ils crient et encouragent le chauffeur. Après une trentaine de coups de lanière, Madame dit enfin :

— C’est bon. Approche-toi, Lilou.

Je vais devant elle en pleurant et en frottant mes fesses. Elle me tend le papier, sans un mot. Je retourne m’asseoir :

— Aaaiiieee ! 

À travers mes larmes, je lis et relis le papier. Madame offre encore une tournée, ce qui achève de la rendre super populaire : non seulement cette bande de bouseux a reçu à boire, mais en plus, ils ont eu un spectacle gratuit…

Vingt minutes plus tard, elle leur dit :

— Mes amis, on doit aller voir des propriétés, mais je reviendrai vous voir.

Applaudissements, on quitte l’établissement, en laissant les ploucs bourrés et hilares.

À suivre.

Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 Mia sans dessous sont ici :
http://www.lamusardine.com/P31501-mia-sans-dessous-4-morgan-bruce-michael-mia.html … …

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    hmmmm un épisode que j’adore

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    Marc Micaux

    Après celui de la prison, Jill doit faire face au « dressage chinois » et j’ai comme l’impression qu’il ne sera pas très plus aisé du précédent…

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