JUSTICE CAJUN

ÉPISODE 8

Elle me prend par la main et on se dirige vers le fond de la salle. Kelly discute à une table. Ginger se met de façon à être vue par elle, mais pas trop près. C’est tout un cérémonial qu’il faut apprendre. Au bout de quelques minutes, elle tourne la tête vers Ginger qui s’approche et lui parle à l’oreille, tout en lui glissant des billets dans la main. C’est vite gagné pour elle. Ginger lui parle encore un peu, puis Kelly dit, en me regardant :

— Allez vous laver toutes les deux, vous sentez la chatte noire.

Ça, c’est une bonne idée. Ginger m’entraîne vers les toilettes, on se lave, on fait pipi… Puis on retourne dans le bar. Elle va chercher nos deux bières. On boit goulûment, ça chasse le goût que j’avais en bouche. Quand on a fini, elle me dit :

— Tu avais déjà fait ça à une fille ?

— Non… enfin… un peu, il y a longtemps… Le fait que la femme de tout à l’heure soit Black, ne me dérangeait pas, mais… elle n’est pas nette.

— Avec moi, ça te plairait ?

Voilà qui est direct… Pas besoin de réfléchir, je réponds :

— Avec toi, oui

Elle se penche et m’embrasse sur la bouche. Dans ce monde de folie, la beauté et la douceur de Ginger, me fait tellement de bien…

À tout hasard, je lui demande :

— Tu connais un moyen d’avoir une deuxième bière ?

— Peut-être, viens.

On va vers le bar et elle dit au garde Chicano qui est derrière le comptoir :

— On a soif, chef. Si on danse sur le bar, vous nous donnerez une bière ?

— Enlevez vos tee-shirts et montrez-moi vos nichons.

On lui obéit en tendant bien nos seins vers lui.

Ici, une parenthèse me paraît nécessaire : ne m’étant pas beaucoup décrite physiquement, il doit être temps que je le fasse. Je suis une blonde aux yeux bleus, pas très grande mais jolie, même très jolie. J’ai des grands yeux, un petit nez, une bouche naturellement bien dessinée. À l’étage en dessous, j’ai des seins en poire bien fermes avec des aréoles roses un peu trop grandes à mon goût, mais ça plaît aux garçons. Dernier argument pour sauver ma peau ici, j’ai des fesses de Black, mais avec le teint clair, bien sûr.

Ginger, on s’en fout un peu, non ? Non. Elle est blond cendré avec des yeux gris. Elle est un peu plus mince du haut, mais elle a un très beau cul. Elle me plaît… Et puis, comme vous le savez, nos chattes ne sont plus dissimulées par une toison, elles sont aussi nues que si nous avions encore 4 ans.

On va derrière le bar, le barman nous aide à monter en nous mettant la main aux fesses. Ensuite, il met un morceau rapide, genre RnB, rap. On danse, on se frôle, on remue nos fesses. Les hommes viennent nous regarder, ils nous sifflent, font des plaisanteries salaces. Je comprends pourquoi Ginger me demandait si j’aimais les filles, elle les aime à la voir se frotter à moi…

Un client crie :

— Tournez-vous ! Montrez vos culs !

D’accord, on se retourne et on agite nos derrières. Si on m’avait dit, il y a 15 jours, que j’allais me retrouver à poils dans un bouge à secouer mes fesses ! Hélas, demain, ce sera le « chain gang » et le fouet… Ginger comprend que je change d’humeur, peut-être parce que je remue mon derrière avec moins d’enthousiasme. Elle me dit :

— Allez poussin, déprime pas.

Elle s’est rendu compte de ça ! Cette fille est magique….

Quand la musique s’arrête, on est recouverte d’une fine couche de sueur. Les spectateurs nous applaudissent. C’est grisant, malgré tout. Plusieurs clients montrent des petits billets. Ginger se tourne et leur tend ses fesses. Aussitôt, ils glissent les billets dans la raie de son cul. Je fais la même chose ! C’est surprenant : on est devenues des tirelires. Ginger réunit le tout en disant :

— C’est pour Kelly.

Elle est pire qu’un mac, Kelly. Le gars du bar nous donne une bière en disant :

— Beau numéro et beaux culs, les filles.

Ginger lui fait un grand sourire, puis elle va donner l’argent à Kelly qui réagit à peine. Quelle garce ! Il est presque 10h15, on doit retourner à la tente. À 10h30, toutes les lumières s’éteignent. Dans cette tente, il y a deux seaux pour les besoins, donc aucune intimité. Je vais faire pipi, j’embrasse Ginger, puis je m’effondre sur mon lit, épuisée et là, j’entends Kelly dire :

— Jill ?

Je vais vite voir ce quelle veut… Oh non, elle écarte les jambes et me montre sa chatte ! Je me couche entre ses cuisses. Je veux dormir ! Au lieu de ça, je lèche sa chatte, tandis qu’elle caresse mon dos de son pied nu. Elle est mouillée d’avoir fait pipi ! Je remplace le papier ! Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps et je peux retourner me coucher. Je m’endors avec le visage qui sent la chatte !

***

Le lendemain matin, je suis réveillée par une main qui me secoue et une voix qui dit :

— Viens, on doit vider les seaux.

C’est Ginger. Mais pourquoi nous ? Ah oui, parce qu’on n’a pas osé se faire casser la figure par Kelly. On doit attendre que la fille qui est sur un des seaux termine ! Kelly me demande :

— Tu as chié depuis ton arrivée ?

Mais… ça ne la regarde pas ! Je sais que si je mens, elle va s’en apercevoir, je vais devenir rouge, bafouiller… Je ne suis pas faite pour être en prison. Je réponds :

— Non, chef.

— On te donnera quelque chose tout à l’heure.  

Ginger et moi, on prend chacune un seau. Quel boulot de merde, au sens propre du terme ! Je la suis à travers la végétation tropicale. À l’odeur, on sait qu’on approche du lieu de déversage. D’autres filles nous rejoignent pour vider leurs seaux. On balance tout dans un trou. À mon avis, ça se retrouve dans l’eau autour de nous. Ensuite, on va rincer les seaux dans l’eau. Il y a un garde avec une carabine. Ginger me dit :

— Il surveille à cause des alligators.

Sympa ! Enfin, sympa qu’il soit là ! Ginger s’adresse au garde :

— Bonjour chef, la voie est libre ?

— Oui, pouvez y aller.

On nettoie nos seaux. Ginger me dit :

— Lave-le bien. Kelly adore nous fourrer la tête dans le seau.

Normal ! Le garde vient près de nous et me plaque contre lui en disant :

— Tu me plais, toi. Vous venez au pub ce soir ?

Ah bon, c’est un pub, ce bouge ? Ginger répond :

— On va essayer, chef. On peut dire à l’entrée que vous nous invitez ?

— Oui… j’ai bien envie de t’essayer. Ça te plairait de me lécher la bite ?

NON !!!

— J’adorerais ça, chef.

Il me donne une claque sur les fesses en ajoutant :

— A tout à l’heure les filles

— À tout à l’heure, chef.

On retourne à la tente. Ginger me montre comment nettoyer encore mieux les seaux avec des feuilles. Quand on arrive, il n’y a plus que Kelly, qui nous dit :

— Et alors, ça prend 20 minutes pour vider les seaux ?

— Pardon chef, mais le garde nous a parlé et nous a donné rendez-vous pour ce soir.

Elle se radoucit en nous répondant :

— Bien… il est généreux. Dépêchez-vous de faire la chambre, ensuite allez au réfectoire !

On fait les lits et on range ce qui traîne. Les lits doivent être faits « au carré » dit Ginger, un impeccable parallélépipède. Je suis incapable de faire aussi bien qu’elle. Elle rectifie tous les lits que j’ai faits et puis on court jusqu’au réfectoire. On a juste le temps d’avaler une tasse de café tiède et de prendre avec nous le petit déjeuner du jour : un morceau de pain rassis et un gros oignon un peu mou. On embarque sur deux hydroglisseurs, cinq par cinq, je me colle contre Ginger. Arrivées à terre, une garde – une grande Latino – nous attache. On est 9 filles enchaînées. Kelly est libre. La chaîne passe dans l’anneau qu’on a autour de la cheville et elle est bloquée par un cadenas. Je comprends pourquoi nos pantalons d’uniforme s’arrêtent au milieu du mollet : c’est pour qu’on voit bien nos chaînes. On est attachée à environ un mètre l’une de l’autre. Les filles enchaînées, c’est ce qui fait la renommée du shérif. Ginger m’a dit qu’il y avait régulièrement des journalistes et des photographes qui venaient faire des reportages sur le « female chain gang ».

Bien sûr, Ginger et moi, on est les plus belles et… les moins courageuses. Mais je dois reconnaître que les autres ne sont pas mal non plus, dans le genre foncé : Chicas du Mexique et de l’Amérique du Sud, Métisses et Blacks… Au milieu de toutes ces peaux sombres, on nous repère tout de suite.

J’ai toujours mon oignon et mon pain, je lève peureusement la main. Kelly a un petit mouvement du menton que j’interprète comme « Qu’est-ce que tu veux ? »

— Je peux manger, chef ?

Signe de tête. Elle est devenue muette ? Je mords dans mon oignon en faisant la grimace. J’arrive aussi à mordre dans le pain dur.

Ensuite on doit monter dans une grosse camionnette, qui nous dépose devant un restaurant. La garde – oui, je préfère dire garde que gardienne – dit à Kelly :

— Je vais boire un verre, tu t’en occupes.

— Oui chef.

Elle lui donne le fouet et l’aiguillon électrique. Kelly nous dit :

— Je ne veux plus voir un déchet sur le parking. Même pas une allumette ou un cure-dent.

Elle sort un rouleau de sacs plastique de sa poche et en donne un à chacune. Sur un rang, à cause des chaînes, on se met à ramasser les déchets. Dès que les gens nous aperçoivent, ils s’approchent et font des photos et des selfies. Ils discutent avec Kelly. Une longue voiture s’arrête pas loin de nous. Un gros Texan avec stetson sur la tête en sort. Il est suivi de sa femme et de ses enfants, garçon et fille. Le Texan dit à Kelly :

— On est ravi de voir un « female chain gang ». On envisage d’avoir ça chez nous, c’est très dissuasif pour les jeunes. On peut prendre des photos ?

— Bien sûr… Le shérif souhaite qu’on parle de de ses méthodes.

— A juste titre… Dites, vous employez parfois le fouet et l’aiguillon électrique ?

— Si elles lambinent, je les stimule un peu. Ou parfois pour m’amuser à les voir sauter.

Tout le monde rit, sauf nous, bien sûr. La fille du Texan intervient en disant :

— J’aimerais bien voir ça, vous pourriez les « stimuler » ?

— C’est que… elles travaillent bien pour le moment.

Du coin de l’œil, je vois le Texan sortir un gros portefeuille de sa poche. Aïe, aïe, aie ! Il prend des billets et les tend à Kelly. L’effet est magique, elle les attrape, se lève et vient inspecter la partie qu’on a nettoyée. Elle ramasse deux ou trois minuscules débris en gueulant :

— Non mais, vous vous foutez de moi ? J’ai dit tout ramasser ! Allez, toutes le pantalon sur les talons et tendez vos grosses fesses !

Oh non !! Salope de fille de Texan ! Qu’elle vienne à notre place, elle saura ce que c’est ! On obéit toutes. Aussitôt, les gens s’approchent pour bien voir le spectacle. À tour de rôle, Kelly donne à chacune deux ou trois coups de fouet sur les fesses. Ça fait « Schlllac ! » Il n’y a que Ginger et moi qui crions. À croire que les autres sont des robots ! Les spectateurs rient et applaudissent ! Et ce n’est pas tout, le Texan donne encore quelques billets à Kelly en disant :

— Ma fille voudrait les voir sauter un peu !

On est toujours dans la même position indécente, étant donné qu’elle n’a pas donné l’ordre de remonter nos pantalons. C’est au tour de l’aiguillon électrique. À nouveau, Ginger et moi, on fait un bond en gueulant comme des putois. Je hais ce truc ! Kelly nous dit :

— Remontez vos pantalons et au travail !

On recommence à traquer la moindre impureté sur ce parking de merde. Je gémis en me frottant les fesses. On continue de se faire photographier, y compris des selfies. À midi, Kelly nous dit :

— On va manger dans un coin à l’ombre.

Ça va faire du bien parce qu’ici, le soleil tape sec. Heureusement qu’on a des casquettes… Sinon, on a juste un pantalon qui s’arrête à mi-mollets et un tee shirt portant dans le dos l’inscription « Sherif Norman Cabello’s inmate », rien de superflu ! On mange beaucoup mieux qu’à la cantine de la prison : un tout grand chili bien épicé ! Un cadeau de la mairie, nous dit Kelly. On a aussi du pain pas trop sec et une orange. C’est la fête. La garde qui est censée nous surveiller sort du café. Elle est accompagnée par une jolie black. La garde parle à Kelly avant de s’en aller, une main sur les fesses rebondies de sa compagne.

Après le parking, on va au marché. Oui, sur la place du pilori. Il y a marché tous les matins et ensuite, il continue d’y avoir beaucoup de monde. On doit passer chez chaque commerçant pour récupérer ce qu’ils veulent jeter. C’est avec ça qu’on fait la délicieuse tambouille de la prison…. Ginger et moi, nous sommes les filles qu’on photographie le plus. On nous caresse aussi les fesses, mais bah, tant qu’on ne les pince pas, je m’en fous. Après tout ce que j’ai déjà subi, quelle importance, une main aux fesses !

A suivre.

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Mia sans dessous 5 qui vient d’être publié a déjà été plusieurs fois N° 1 des ventes de La Musardine

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Retrouvez les autres chapitres de Justice Cajun et les autres textes de Mia Michael  :

http://www.meshistoiresporno.com/author/mia-michael/

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  1. exes69 le à
    exes69

    Toujours un bon moment les histoires de Mia.
    j ai une petite tendresse pour celle la…
    vivement la suite.,
    et pour ceux qui ne connaissent pas les autres je vous conseille 100% blanche.

  2. Marc Micaux le à
    Marc Micaux

    Heureusement Jill a trouvé une amie douce, gentille et sensuelle avec laquelle s’amuser de temps en temps. Elle en avait vraiment besoin… Qui sait, probablement un jour elles réussiront à fuir ensemble.

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