Justice Cajun – 9

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mia michael


BDSMpolarpunition



JUSTICE CAJUN

ÉPISODE 9

On ramène les fruits et légumes invendus qui auraient dû être jetés. Ce qui importe au shérif, c’est ce qu’on nous voit faire. Les honnêtes gens sont ravis que des détenues, quasi des criminelles, s’apprêtent à manger ce qui allait finir à la poubelle.

On charge les vieux fruits et légumes dans la camionnette et on repart…

J’appréhende le pire et j’ai raison : on s’arrête devant un cimetière à la sortie de la vile ! Je déteste les cimetières et les hôpitaux, et, par-dessus tout, les prisons.

On descend de camionnette, maladroitement en ce qui me concerne. Oui, je suis enchaînée ! Un employé du cimetière discute avec un garde. Kelly va leur parler. Le garde est un grand Black costaud et séduisant. Je suis là avec mes chaînes, transpirant sous le soleil… Alors, je rêve : le garde tombe amoureux de moi et il m’aide à m’évader et on va vivre…

— Vous avez bien compris ?

Ouch ! J’étais partie à fond dans cette rêverie. Toutes les filles répondent « Oui, Chef ! », sauf moi. Le garde se dirige vers moi pour me demander :

— Pourquoi tu ne réponds pas ?

En tremblant, j’essaie de me justifier :

— Je… je crois que j’ai fait une chute de tension, et…

— Tu sais que quelques petites décharges électriques, c’est super contre les chutes de tension ?

Sale rat ! Je refuserai de partir avec lui ! Il pousse un gros soupir avant de m’expliquer :

— Lucy Simons, qui présente l’émission de talk-show portant son nom, va venir vous filmer et vous interroger. Tu peux dire la vérité : le fouet, l’aiguillon électrique, la bouffe… C’est grâce à ça que le shérif se fait réélire. Il y a toutes les chances qu’elle t’interroge, vu ton air affolé… Tu as tout compris cette fois-ci ?

— Oui Chef. Je dois dire qu’ici, c’est l’enfer. Ce qui est vrai.

Il sourit et pose sa main sur ma hanche. Ma rêverie deviendrait-elle réalité ? Je lui pardonne de m’avoir menacée de l’aiguillon. En attendant, il nous annonce :

— Suivez-moi, vous allez commencer par faire un peu de gymnastique.

Ah ! Il a le sens de l’humour, en plus.

On traverse le cimetière, je regarde mes pieds et mes chevilles enchaînés, pas les tombes. Tout au fond, il y a une indication « Fosses communes ». Deux hommes d’une soixantaine d’années boivent des bières à l’ombre d’un arbre : un très gros Noir et un Blanc grand et mince. Un peu Laurel et Hardy, mais en version black and white et nettement moins sympas.

Ils se lèvent en nous voyant arriver. Ils saluent le garde et Kelly, avant de me foncer dessus. Je m’enfuirais bien, mais je suis un peu enchaînée, comme vous le savez. Le gros vient me pincer la joue et me dit :

— C’est vrai que tu es mignonne, petite.

— Merci, Monsieur.

Le maigre me donne une claque sur les fesses en demandant :

— Sérieux, Chef, on peut se farcir les deux blondes ?

— J’te l’ai dit, le shérif est très content de votre dernier boulot et Miss Simons aussi.

Alors, primo, je ne veux pas être farcie par Laurel et Hardy et secundo, je préfère ne pas savoir ce qu’ils ont fait comme sale boulot ! Le garde se tourne vers nous en disant :

— Il y a trois fosses à creuser, commencez.

Je vois plus loin trois cercueils, deux normaux et un petit. Oh, non, pas un enfant ! Ginger qui voit mon air affolé murmure :

— C’est pour la frime, pour les journalistes, ils sont vides.

J’espère que c’est vrai. Le garde discute avec les fossoyeurs. Alors, c’est Kelly qui nous dit :

— Prenez une pelle et creusez !

Il y a un gros tas de pelles dont le fer est arrondi, je crois qu’on appelle ça des pelles à charbon. On en prend une et on creuse. Ouch ! Le sol est dur… J’ai du mal à enfoncer ma pelle.

Aïïïe !!!

Une douleur intense me traverse le mollet ! C’est Kelly qui est venue me toucher avec l’aiguillon électrique. Elle me dit :

— Essaye maintenant, ça ira mieux.

Je pousse de tout mon poids de 49 kg sur la pelle et je l’enfonce un peu, puis un peu plus. Les autres le font plus vite que moi, surtout parce que je regarde souvent où sont Kelly et sa saloperie d’aiguillon.

Après un quart d’heure à bêcher le sol dur, on est toutes en sueur et mes mollets sont couverts de points rouges. Et j’ai aussi des cloques sur les paumes des mains. Je ne comprends pas comment tout le monde fait mieux que moi. Bien sûr, je suis la plus légère, mais Ginger n’est pas grosse non plus. Kelly me dit :

— C’est pas possible tu te fous du monde, toi ! Baisse ton pantalon et mets-toi à quatre pattes !

— Nooonn, pitié chef !

— Aaah… tu n’obéis pas ? Tu vas voir.

Elle se tourne vers les fossoyeurs en disant :

— Vous pourriez me donner un coup de mains les gars ?

— Mais avec plaisir, ma belle.

— Déculottez-la et mettez-la à quatre pattes, un coup d’aiguillon dans le cul, ça va la stimuler.

— Nooooonnn, je vais mourriiiirr…

Ça fait rire tout le monde. J’ai dit que c’était l’enfer ici ? Je suis folle, c’est de loin pire. Les fossoyeurs, même vieux et alcoolos, c’est costaud : en un instant, je me retrouve le pantalon sur les talons et à quatre pattes. Deux mains m’écartent bien les fesses et « dddzzzziiiii », la foudre me traverse l’anus ! Je fais un bond en avant en hurlant. Je manque même de faire tomber les deux filles à qui je suis enchaînée. Dans un brouillard, j’entends Kelly dire :

— Je continue ou tu vas faire un effort ?

— JE VAIS FAIRE UN EFFORT, JE LE JURE DEVANT DIEU !!!

Tout le monde se marre, sauf Ginger. ! Kelly me dit :

— Pour faire du cinéma, tu es championne, mais regarde bien. Qui a déjà reçu une décharge dans le cul ?

« Toutes » les filles lèvent la main. Qu’est ce que je peux dire ? Peut-être que je suis la seule humaine perdue au milieu de robots !

— Bon, remettez-vous au travail et toi, je te signale que tu as eu la décharge la plus faible. Tu pourrais dire merci.

— Merci, chef…

On se remet au travail, moi la peur au ventre… Peut-être un quart d’heure plus tard, on voit arriver un groupe de gens. En tête, une jolie femme d’une trentaine d’années, sans doute la vedette de télé dont ils parlaient. Je ne la connais pas et je ne sais pas comment elle est habillée d’habitude, mais là, elle se la joue western : jupe ample qui arrive au-dessus du genou, bottes courtes, un chemisier blanc sans manche, un petit foulard rouge autour de cou et un Stetson sur la tête. Il ne lui manque qu’un cheval ! Elle est suivie d’une jeune fille black qui porte un grand sac et d’un homme d’une cinquantaine d’années, gros et sûr de lui. Le producteur, sans doute. Derrière eux, il y a deux cameramen, un photographe, un homme costaud qui porte un fauteuil de plage et un parasol. Il y a encore trois hommes et une femme pourtant des objets divers. La femme prend sa jupe à deux mains et la fait voler, dévoilant une chatte épilée. D’une voix geignarde, elle dit :

— Putain ! Cet endroit c’est le trou du cul du monde et il fait une chaleur de malade, ici !

Le garde lui répond :

— Bienvenue Miss Simons, le shérif vous remercie de…

Elle le coupe en disant :

— Oui, c’est bon, je le quitte à l’instant.

Sympa comme un crotale, la fille. Elle repère Laurel et Hardy et leur fait signe de venir. Ils se précipitent. Elle leur dit :

— Tout est en ordre, merci, vous avez été très efficaces, je vous parlerai d’autre chose tout à l’heure.

Courbette des deux compères, Hardy lui dit :

— Tout à votre service, Miss Simons.

J’ai peut-être trop d’imagination, mais pour moi, ils ont descendu quelqu’un à sa demande et l’ont enterré…

Un des hommes de la suite installe le fauteuil et le parasol juste devant nous. Miss Simons s’y assoit en demandant :

— Julia, vous ne voyez pas que j’ai chaud, stupide ?

Ben, normal, nous aussi on a chaud et on est au soleil. Aussitôt, Julia répond :

— Pardon Miss Simons.

Elle sort un petit ventilateur et aère sa saleté de patronne.

Le garde lui explique notre travail :

— Les filles vont creuser des tombes pour deux sans-abri et un bébé trouvé dans une poubelle et…

— À poil ?

— Le bébé… euh…

— Mais non, qu’est ce que j’en ai à foutre du bébé. Je veux que les filles soient toutes à poil et enchaînées, c’est ça qui va plaire aux gens. Et j’ai soif, merde, Julia !

— Oui Misse Simons.

Aussitôt, Julia ouvre un frigo, en sort une bouteille de Budweiser et verse la bière dans un verre qu’elle tend à sa patronne. On la regarde boire sa bière fraîche, comme un pauvre du 19e siècle regardait des bourgeois installés dans un restaurant se goinfrer comme des porcs ! Elle boit sa bière, puis fait un renvoi sonore. La classe !

Pendant que Miss Simons se désaltère, Kelly enlève les cadenas de nos chaînes. Ensuite, on doit enlever nos pantalons et nos tee-shirts. Quand, on est nues, elle nous remet nos chaînes. Miss Simons regarde tout ça avec un air dégoûté, puis elle dit à Kelly :

— Qu’elles gardent leurs casquettes.

Voilà, on est nues et enchaînées en plein soleil. On a pour seuls vêtements, une casquette, des cheveux sur le dessus de la tête et même plus un poil sur la chatte. Comment être plus vulnérable que ça ?

Cette garce de Simons apprécie. Elle dit :

— Voilà qui est mieux… des esclaves nues, enchaînées et qui creusent des trous dans le désert. Parce que je me trompe peut-être, mais vous êtes des esclaves, non, les filles ?

On répond plus ou moins ensemble :

— Oui, Miss Simons !

— Bien… Maintenant, au travail et je veux vous voir suer !

On creuse. Les cameramen et le photographe tournent autour de nous en se chamaillant, parce qu’ils sont dans le champ les uns des autres.

Miss Simons dit à notre garde black :

— Elles dorment ou quoi ? Fouette-les !

NON !!! Hélas, Kelly et lui prennent leurs fouets et tournent autour de nous en visant nos fesses et nos cuisses. Même les dures à cuir poussent des cris… à moins que ce ne soit pour montrer à quel point c’est pénible, être prisonnière du Shérif. En tout cas, moi, je crie bien ! Ça dure d’interminables minutes, jusqu’à ce que le garde lui dise :

— On devrait les faire boire et les arroser, ce serait bien pour…

— Oui, bonne idée.

Kelly et le garde vont chercher chacun un tuyau d’arrosage. Ils nous font boire au tuyau, puis, quand c’est fait, ils nous arrosent ensemble. Ooh ! Ça fait du bien… Ça calme même les brûlures du fouet. Miss Simons dit :

— C’est le moment de les interviewer. Mais d’abord, amenez-moi la petite blonde qui crie comme un putois.

C’est Ginger ou moi, ça. C’est moi ! Kelly vient me détacher et me prend par le bras pour m’amener devant Miss Simons. Elle me dit :

— Assieds-toi par terre devant moi.

Quand c’est fait, elle pose ses bottes sur mes cuisses, comme si j’étais un meuble, en disant :

— Enlève mes bottes et masse-moi les pieds

Je tire sur ses bottes. Je dois tirer fort et quand j’arrive à les enlever, elle soupire d’aise et dit :

— Aah, ça fait du bien ! Ce bled est une vraie fournaise.

Elle ajoute pour les cameramen et le photographe :

— Prenez la petite qui me masse les pieds, c’est amusant.

Je prends ses pieds en mains, ils sont moites de transpirations et ils sentent… les pieds qui ont passés des heures dans des bottes en cuir par 35 °. Elle me dit :

— Tu les masses et tu les embrasses…. Ensuite, tu suces mes orteils, j’aime ça.

Pourvu que ne dégobille pas sur ses pieds ! Je commence par les caresser du bout des doigts, franchement dégoûtée… Elle dit aussitôt :

— Tu manques d’enthousiasme.

Elle se tourne vers Kelly en disant :

Fouette-la.

Oui, Miss Simons.

Aussitôt, elle me donne un méchant coup de fouet qui brûle mes fesses déjà bien endolories. Je pousse un cri et me mets à sucer les orteils de cette sale garce. Elle dit :

— Voilà qui est mieux…

A suivre.

Si vous voulez me dire quelque chose de gentil, je suis ici : mia.michael@hotmail.fr

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http://www.lamusardine.com/P31501-mia-sans-dessous-4-morgan-bruce-michael-mia.html 

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Retrouvez les autres épisodes de Justice Cajun et les autres textes de Mia Michael  :

http://www.meshistoiresporno.com/author/mia-michael/

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  1. Marc Micaux le à
    Marc Micaux

    Je parie que certains politiciens seraient très ravis d’appliquer les méthodes du shérif Cabello…

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