La Maîtresse de mon mec partie 2

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Frederic Gabriel


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PARTIE 2

Cela faisait plus d’une centaine d’années que le Pontié existait. Une immense bâtisse qui heureusement avait été rénovée avec le temps, dont une partie était composée d’appartements, et l’autre de locaux commerciaux. Sur deux étages, on pouvait prendre un café ou une boisson, ou déjeuner à midi et dîner le soir. On était toujours bien accueilli ici, une tradition qui avait perduré avec le temps.

J’ai traversé l’esplanade qui y amenait avec en moi un mélange d’excitation et d’angoisse. Comment serait-elle en vrai ? Serais-je déçue ou pas ? Et si je n’étais pas déçue, que se passerait-il entre nous ? C’était étrange. 24 heures plus tôt, je ne connaissais même pas son existence, et à ce moment même, je ne m’étonnais même plus d’avoir été séduite par une femme et d’envisager des possibles, moi qui étais hétéro et qui vivais jusqu’alors une vie aussi confortable que terne.

Le Pontié était un établissement qui avait toujours une assez forte fréquentation. J’ai scruté les personnes présentes. L’étage était réservé aux repas. Elle était donc forcément en bas. Ou alors pas encore arrivée. Et il fallait sans doute choisir la deuxième option. De toute façon, j’étais en avance. Je me suis installée, et j’ai commandé un chocolat. Je me suis placée au fond, face à l’entrée.

Elle est arrivée sur le côté. Je l’ai reconnue immédiatement. C’était bien la même fille que sur la photo. La seule différence c’était qu’elle était encore plus appétissante dans la réalité que sur les photos. Mais qu’est-ce qui m’arrive, je me suis demandé, alors que j’ai senti mon sexe se dilater d’excitation, s’ouvrir pour expulser un jet de mouille qui a trempé mon collant. J’en avais pourtant croisé des filles, et des belles, mais jamais aucune ne m’avait fait l’effet qu’elle me faisait.

Contrairement à moi qui avais opté pour une robe, alors que d’habitude j’étais en pantalon, elle avait pris l’option inverse. En robe sur la photo, elle avait opté pour un de ces faux jeans que l’on porte aujourd’hui, avec du lycra dans la matière, et qui sont troublants, parce qu’extrêmement moulants, comme une seconde peau, accompagné d’un gilet d’homme sous un blouson, gilet dont sortait à moitié une poitrine volumineuse, dont j’avais pu admirer la totalité sur les clichés. L’espace d’un instant, j’ai eu un fantasme cru, celui de faire jaillir un globe après l’autre, et de les fourrer, l’un après l’autre dans ma bouche, l’enfonçant aussi loin que possible. Je glissais dans un état étrange. Jamais auparavant, je n’avais eu de telles idées.

Elle a laissé glisser son regard sur la salle. J’ai fait un signe de la main qu’elle a capté, et elle a avancé vers moi. J’ai su à cet instant que j’aimais tout d’elle, et que rien ne me décevrait. Déjà, j’étais capté et fasciné par une infinité de détails. La vivacité de son regard, qu’elle posait sur le monde avec bienveillance me semblait-il. Quelque chose de souple et d’érotique dans sa démarche. Sa sensualité naturelle, qui n’avait rien de forcé. Mon ventre était chaud, et mon sexe ouvert coulait avec régularité. Ça ne m’était plus arrivé depuis longtemps avec un homme. Le motif originel de ma venue ici me semblait lointain et ridicule. Et pourtant, il fallait bien que je l’aborde.

Je peux m’asseoir ?

On est là pour parler, non ?

Elle s’est installée face à moi. Le serveur qui se trouvait tout près est passé. Elle a commandé un chocolat chaud, elle aussi. Elle m’a examinée, mais sans nulle hostilité. Elle a finalement dit :

Vous êtes la petite amie de l’homme à qui j’ai envoyé ces clichés, et dont je pensais qu’il était célibataire, c’est ça ?

J’ai acquiescé. Elle était remarquablement intelligente. Elle avait compris très rapidement la situation. Le serveur est revenu avec le chocolat. Elle portait un parfum que je ne connaissais pas, mais qui m’envoûtait, comme le reste de sa personne.

Je suis vraiment désolée. Je le connais depuis trois semaines, et pas une seconde il ne m’a laissé entendre qu’il était en couple avec quelqu’un. Je vais me retirer, rassurez-vous. Et je m’excuse d’une telle situation, qui a dû vous blesser, et qui me met mal à l’aise.

Je la regardais avec en moi une sorte d’émerveillement que je m’efforçais de cacher, et qui me stupéfiait. Je me rendais compte que j’étais en train de tomber amoureuse d’elle. Tout en elle me troublait, me figeait, m’attirait. Je la découvrais, et chaque nouvelle étape de cette découverte me charmait. Sa voix. La couleur de ses cheveux. J’aurais du la détester puisqu’elle était, elle ne le niait même pas, la maîtresse de mon mec. Or, de cela, je me moquais totalement. J’avais des envies qui naissaient en moi. Envie de poser mes mains sur elle. Envie de poser ma bouche sur elle. Pouvait-on parler de coup de foudre ? Pas vraiment, dans la mesure où le mot coup de foudre me semblait faire référence à quelque chose d’irraisonné. Et là, on était dans le domaine de la liaison. Je savais d’ores et déjà que la relation que j’entretenais avec mon mec était terminée, définitivement terminée, et pas seulement parce qu’il m’avait trompée. Elle m’intéressait, plus que personne ne m’avait intéressé ces derniers temps.

A vrai dire, ça s’est noué très vite. Il est chargé de la communication, si j’ai bien compris ce qu’il m’a dit, dans sa boite. Je me suis rendu à leur siège. J’ai récupéré les produits que je devais photographier.

Les produits, je les connaissais. Mon chéri, je devrais dire mon ancien chéri était le directeur de la com d’une entreprise en pleine expansion, qui faisait des pâtes locales. Lancée presque comme un canular, le produit, parce que les gens sont tournés vers une consommation locale, avait énormément de succès, suffisamment en tout cas pour que la société se paye une campagne de pub.

On a convenu de faire des photos en milieu naturel. Il a tenu à m’accompagner. Le courant est plutôt bien passé entre nous.

J’avais envie de mettre mes mains sur elle, et je devais me retenir. J’avais envie de lui dire que mon sexe était mouillé, mouillé à cause d’elle, mouillé pour elle, qu’elle pouvait le vérifier si elle en avait envie. Il lui suffisait de tendre la main, la glisser entre mes cuisses, et caresser mon sexe, nu sous mon collant, que je sentais ruisseler sans relâche. Mais je ne lui accorderais ce geste qu’à condition de pouvoir lui rendre la pareille, remonter sur ses cuisses, et venir la caresser à travers le jean, vérifier à mon tour si elle aussi était humide. Je me suis dit que j’étais folle d’avoir des idées pareilles.

Ça a dérapé à la fin de la journée. Je crois qu’on avait envie tous les deux.

J’aurais aimé qu’elle me dise là, maintenant, qu’elle avait envie. Moi, j’avais envie. Je n’avais encore jamais fait l’amour avec une fille, mais ça n’était pas vraiment un problème. Il y a des choses qui viennent toutes seules. Question d’instinct. C’était ce que je m’étais dit la première fois où j’avais eu une relation avec un garçon, surprise que les choses se fassent aussi naturellement, mais comprenant que la nature remontait en moi, me traversait et me guidait.

On était installés dans la voiture, je faisais défiler les photos que j’avais prises. Il bandait, sans doute parce que j’étais près de lui. A vrai dire, ça faisait un moment qu’il était dur. Je me suis penchée sur lui, j’ai sorti sa queue de son pantalon et je l’ai prise dans ma bouche. Il était vraiment tout raide. Je l’ai sucé un moment, et puis je lui ai dit que mon fantasme, c’était qu’il me prenne contre la voiture. J’en suis descendue, je me suis pliée en deux, et il est venu me fouiller. C’était vraiment très bon.

J’aurais du la détester parce qu’elle me racontait qu’elle avait baisé mon mec. Au lieu de cela, sa description m’excitait. Je n’avais pas de queue, mais j’aurais aimé la fouiller, de mes doigts et de ma langue. Ou même, j’avais déjà vu ça dans des pornos, avec une queue de plastique accrochée à la ceinture. J’étais sûre que ça aurait fait pareil, et que ça m’aurait donné l’illusion d’avoir une vraie queue.

Ensuite…On s’est revus quatre ou cinq fois. Il est venu à mon studio, une fois on a pris une chambre d’hôtel. Je crois qu’on ne s’est pas vraiment posé de questions. On avait envie l’un de l’autre. On ne s’est pas dit que quelque chose était possible entre nous. On a juste profité du moment présent.

J’ai été surprise de mon audace, je n’en ai jamais eu autant, quand je lui ai dit :

Et entre nous… Tu crois que quelque chose serait possible ?

Elle m’a fixé. Je me suis dit que j’avais été trop vite, trop brusque, que j’allais étouffer une flamme  peine allumée, tout gâcher. Mais au contraire, elle s’est levée, et m’a dit :

Viens !

Je l’ai suivie. Mais je savais déjà où elle me conduisait. Elle est partie sur la droite, vers les toilettes. Un escalier de quelques marches à descendre, et nous nous sommes trouvées dans le vaste local, simple et fonctionnel, qui sentait les produits ménagers. Deux lavabos sur la gauche, sur la droite, trop cabines. C’était vide pour l’instant. Exactement ce qu’il nous fallait.

Je ne saurai jamais laquelle a plaqué la première son corps à l’autre. J’ai beau essayer d’analyser, tout ce que je sais c’est qu’ on s’est collées l’une à l’autre et nos bouches sont rentrées en contact en même temps que nos corps. On s’est accrochées l’une à l’autre, nos langues se touchant. Nos mains ont exploré l’autre maladroitement. Quand on s’est finalement détachées l’une de l’autre, j’ai dit, incrédule :

Je ne sais pas ce qui nous arrive…

Un coup de foudre, un vrai coup de foudre… Ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

On s’est embrassées à nouveau. J’ai accroché mes mains à ses fesses. Elles étaient dures et chaudes.

Viens, elle a proposé, on va aller chez moi. J’habite pas loin d’ici. J’ai envie de toi. Je mouille tellement que j’ai l’impression de me faire pipi dessus.

Qu’est-ce que je devrais dire !

On est revenues dans la salle presque en courant. Malgré tout, on s’est encore posées quelques minutes, le temps de finir nos chocolats. On n’a pas parlé, dans la contemplation de l’autre. Ma main est remontée le long de sa cuisse. Elle m’a rendu la pareille. J’ai d’abord été timide, puis, dans un coup d’audace, je suis venue caler mes doigts sur son pubis, dont sentir le relief m’a transportée. Les perceptions m’ont envahi, le gonflement de son mont de Vénus, la fente au milieu, que j’ai senti, malgré les tissus entre nous, ouverte, et surtout cette sensation d’humidité qui équivalait à la mienne, et qui avait abondamment trempé le jean et la culotte que je percevais en dessous.

Dès qu’elle a posé sa main sur mon genou, à l’intérieur de celui-ci, de l’électricité m’a traversé le corps, en même temps que je sentais la chaleur se décupler dans mon ventre. Elle a remonté le long de ma cuisse. Je voulais lui dire d’arrêter, et pourtant j’avais envie qu’elle continue. Ce qui séparait mon sexe de ses doigts était une lisière beaucoup plus fragile, et la sensation qui m’a envahie, quand simplement, elle a posé ses doigts sur moi a été si forte qu’elle m’a menée au bord de l’orgasme. J’ai senti quelque chose monter en moi, très rapidement, et j’ai été perdue, ne sachant si je devais me laisser aller à jouir, ou contraire me contenir. La salle était quasiment vide, le barman occupé, et je me suis laissée aller, alors que simplement, elle appuyait la pulpe de ses doigts contre moi, contre mes lèvres, gardant le pouce pour le poser à hauteur de mon clitoris. Sa caresse a été subtile et délicate, et c’est sans doute pour cela que l’orgasme a explosé en moi, que je me suis efforcée de masquer, sans être sûre de vraiment y parvenir, sauf pour le fait que, contrairement à l’habitude, je ne m’étais pas laissée aller à crier. J’ai senti que j’éclaboussais l’intérieur du collant de ce qui jaillissait de moi.

Ce même collant que, cinq minutes plus tard, elle devait baisser, renifler, laper, tant la partie intérieure était trempée des jus qui coulaient de moi, avant de venir sur moi.

Mais on n’en était pas encore là. Elle m’a laissée revenir à moi, on s’est levées. Inconscient, ou bien alors trop conscient de ce  qui se passait entre nous, le serveur nous a jeté :

Bonne journée, mesdames, profitez-en bien.

Avait-il compris ce qui se passait ? A vrai dire, on s’en fichait. On a marché côte côté, se frôlant, sur l’esplanade, avant qu’elle ne m’entraîne le long d’une des artères commerçantes de la ville. On est arrivées sur une petite place. Elle a désigné la devanture d’un magasin FIONA PHOTOGRAPHIES ainsi que l’étage au dessus.

Je suis installée là depuis cinq ans.

Elle a ouvert une porte sur le côté, qui amenait directement, après un petit vestibule, sur escalier plutôt raide. Elle est passée la première. Devant moi, il y avait cette croupe pleine, auquel le jean élastiqué collait, marquant bien la fente qui la découpait en deux. C’était plus fort que moi, j’ai plaqué mes mains sur ses fesses. La chaleur est aussitôt montée dans mes mains, alors qu’elle s’immobilisait pour prendre le temps de profiter de ma caresse.

Touche-moi bien le cul, j’adore ça, je suis très sensible de ce côté-là.

Je ne me suis pas faite prier, caressant ce corps que je découvrais, mais qu’il me tardait de connaître par cœur. Je me suis rendu compte, à cette pensée, que je rêvais déjà d’une relation qui durerait entre nous. C’était quelque chose qui me mettait du baume au cœur, après la déception de la veille, alors qu’ironiquement, j’envisageais un avenir à la fille qui était à l’origine de ma détresse et de ma colère. La vie est étrange.

On a fini par reprendre notre chemin pour déboucher dans un grand appartement lumineux. Elle s’est retournée vers moi, et on s’est plaquées l’une vers l’autre. J’avais envie de la sentir contre moi, de sentir ses formes. Nos bouches se sont accrochées à nouveau, nos langues dansant une sarabande folle. On a fini par se détacher l’une de l’autre, nos bouches dégoulinantes de salive. J’ai pris l’initiative la première, j’ai été chercher ses seins dans le décolleté profond qu’autorisait le gilet. Je les ai trouvés, les ai extraits du soutien-gorge qui les maintenait. Ils étaient, comme sur les photos qu’elle avait pu envoyer, ronds et fermes. La seule différence, c’était la taille des tétons. Elle était sans doute moins excitée quand elle avait pris les photos, car les tétons que j’avais sous les yeux étaient impeccablement durcis, épais et longs. Je les ai pris dans ma bouche, et je les ai sucés doucement. Apparemment cette caresse-là lui plaisait aussi, car elle a penché la tête en arrière et a gémi. Ses tétons m’ont rempli la bouche, et j’ai presque eu l’impression d’avoir un sexe d’homme dans la bouche. A ceci près que c’était plus délicat, plus suave. Je me suis dit que c’était sans doute cela qui faisait la différence entre avoir des rapports avec un homme et avec une femme, et que cela sans doute orienterait ma sexualité à l’avenir.

Je suis passée d’un sein à l’autre en même temps que je caressais mon sexe à travers ma robe, avec autant de maladresse qu’elle se frottait à travers son jean. La situation a évolué quand elle s’est dégagée et m’a attrapée par les hanches pour me soulever et m’amener sur le divan qui était pas loin derrière. Quand elle m’a déposé, la robe, déjà très courte, est, par un mouvement naturel, remontée jusqu’à mes hanches. Elle a examiné mon ventre, en même temps qu’elle caressait l’intérieur de mes cuisses, caresse qui, pourtant simple, m’a fait gémir.

Tu as une belle chatte. Tu es toute dilatée et tu coules. J’ai envie de boire tout ce qui sort de toi, jusqu’à la moindre goutte.

Elle a remonté ses mains jusqu’à mes hanches, et elle a tiré mon collant bas. A ma grande surprise, au lieu de venir directement sur ma chatte, elle a retourné le collant, et a reniflé la partie interne du polyélasthanne, avec une expression de contentement.

C’est bon l’odeur d’une chatte… Tu as bien macéré dans ton collant… Et en plus il est plein de jus…

Elle a lapé l’intérieur du collant, humide de mes jus, mais ça n’a pas duré longtemps, heureusement, je me sentais délaissée. Elle est venue sur mon sexe. Le premier coup de langue sur mes chairs les plus intimes m’a donné l’impression d’être traversée par une ligne de haute tension, et ça ne s’est pas arrangé avec les suivants. Elle avait une manière de faire qui laissait clairement entendre que ce n’était pas le premier coup de langue qu’elle donnait sur une chatte, de telle sorte que, petit à petit, je me suis laissée emporter par son habileté, et par la jouissance qui montait en moi, conséquence de son efficacité. Elle était extrêmement douée, et je me suis dit que la caresse d’une langue sur moi, qui allait de mes muqueuses à mon clitoris, puis revenait, qui s’enfonçait en moi puis ressortait, qui glissait jusqu’à mon anus et redessinait mes plissements, valait cent fois mieux qu’une queue même très raide, qui bougerait dans mon sexe sans vraiment se soucier de mon plaisir.

C’est quand elle a poussé sa langue en moi, de plus en plus loin, m’a-t-il semblé, même si c’était une illusion, que j’ai joui pour la première fois. J’ai eu l’image, partiellement vraie, de sa langue forant loin dans mes muqueuses. J’aurais voulu qu’elle soit trois fois plus longue, et vienne jusqu’à mon utérus, et caresse chaque centimètre de mon intérieur. Mais c’était déjà bien ainsi.

J’avais envie de lui rendre la pareille, et je me suis dégagée pour la faire basculer à ma place. Elle m’a laissée faire quand, fébrile, j’ai défait son jean. Dessous elle avait une simple culotte en coton, blanche, que les sécrétions qui coulaient de son sexe avaient rendu transparente sur une large part. On distinguait parfaitement les lèvres gonflées dessous, dont le dessin m’a été confirmé quelques instants plus tard quand j’ai tiré le slip à ses genoux. Elle était dans le même état que moi, à ceci près que ses lèvres étaient sorties d’elle, représentant un gros paquet de chair, et que son clitoris, qui dardait en haut de son sexe, était d’une taille impressionnante.

Comme elle était très dilatée, je distinguais bien son intérieur, tout rose. Je n’imaginais pas pouvoir avoir autant envie d’une femme. Si on m’avait dit une semaine plus tôt que je serais là à explorer un vagin de fille avec l’envie de tout rentrer dedans, ma langue, mes doigts, je ne l’aurais pas cru. Je ne pensais que bite. A l’avenir, je ne penserais plus que chatte.

Le premier de mes doigts a glissé en elle avec une rare facilité, tellement elle était ouverte et coulante. J’ai eu une sensation de chaleur et d’humidité autour de moi. C’est tout naturellement, alors que deux secondes l’idée ne me traversait même pas que j’ai rentré encore un doigt en elle, puis un troisième. Ça s’est fait si facilement… Elle m’a regardée faire, on était là, aussi fascinées l’une que l’autre par le processus. Je me suis dit que je n’allais pas arriver à fourrer ma main entière dedans, pourtant, à présent, l’envie d’y arriver était irrésistible, elle dévorait tout. J’ai eu l’idée de replier mon pouce, et le miracle s’est produit. Il y a eu une sorte de bruit visqueux, ainsi qu’un appel d’air, un jet de sécrétions qui sont sorties au moment où je rentrais ma main toute entière, qui a été en partie bloqué, mais qui a quand même été expulsé en partie, souillant nos chairs…

J’étais en elle. C’était une petite victoire. J’ai continué de frotter mon clitoris de manière compulsive, plus excitée que tout à ce moment, tellement proche de jouir que je devais me maîtriser. Ma main était en elle, je l’ai laissée d’abord immobile, et si tout a d’abord été neutre, les sensations m’ont envahie, aussi surprenantes que délicieuses. Celle d’être entourée par les parois de son vagin, par de la chaleur, mais aussi de sentir du liquide couler d’elle, qui m’a trempée, comme si j’étais au milieu d’une cascade. Si on m’avait dit ne serait-ce que la veille, que j’aurais aujourd’hui la main entièrement fichée dans le vagin d’une fille, pour la caresser à l’intérieur, je ne l’aurais pas cru… Pour moi la seule chose qui pouvait entrer dans le sexe d’une fille, c’était la queue d’un homme… Mille possibilités se dessinaient aujourd’hui, dont je me suis dit qu’elles étaient plus excitantes qu’une bite aveugle, qui ne pouvait qu’aller et venir. Une main ça peut aller de droite à gauche, s’ouvrir, se fermer, se replier, utiliser un doigt, deux, trois quatre…

Elle a gémi quand j’ai déplié ma main, et commencé à la caresser à l’intérieur, d’abord de manière timorée. Son intérieur m’a semblé d’une incroyable complexité, un mélange de creux et de relief, de plein et de vide…Je l’ai caressée, sans suivre un plan défini. Ce devait être très bon, et j’ai pensé qu’il faudrait qu’elle me rende la pareille tôt ou tard, car elle s’est cambrée, a gémi, et inondé ma main de liquides qui débordaient, coulant le long de mon poignet et de mon avant-bras. J’ai caressé ses parois, le renflement de son utérus, avec du ravissement, et le sentiment de vivre quelque chose de très rare, et cela a renforcé ma certitude que mon bonheur était ici, plutôt qu’avec l’homme qui me trompait, et donc la queue ne m’avait jamais de toute façon apporté la félicité que pouvait me donner cette fille, fut-ce par un simple baiser.

Son corps a été agité par un spasme puissant, qui a expulsé ma main en même temps qu’un jet puissant d’un liquide blanc, qui ressemblait à du sperme, mais n’en avait pas vraiment la texture. Elle a joui en hurlant, et en crachant sur nos deux corps et sur tout ce qui était alentour ces filaments de jouissance. J’ai appuyé plus fort sur mon clitoris, pour m’arracher un orgasme, et la rejoindre dans le plaisir, même si j’ai été un peu déçue que nous ne soyons pas totalement synchronisées. Je me suis dit qu’il y aurait plein d’autres fois où nous pourrions coupler notre orgasme, dès la première seconde, et que ce serait très bon. Mais c’était déjà bien comme ça, pour un début. D’ailleurs, je me suis bien rendue compte, alors qu’il se prolongeait, que j’avais rarement eu un aussi bon orgasme. Parfois, quand je m’envoyais en l’air avec mon copain, je ne jouissais même pas. Lui, si, crachant sa semence dans la capote dont il se gainait, par peur de me faire un enfant.

On s’est souri. Pensant la même chose : quelques jours plus tôt, on ne se connaissait pas, et déjà, se tissaient entre nous des liens si forts. Je l’avais prise pour une rivale, elle était devenue mon amour.

Ce soir-là, quand il est rentré, celui qui en quelques heures était devenu mon ex-chéri a eu l’immense surprise de nous trouver, moi sa régulière, et celle dont il avait fait sa maîtresse ensemble. La manière dont son bras était passé autour de ma taille lui a clairement fait comprendre qu’un incroyable basculement avait eu lieu. Sans qu’un mot soit échangé, il a pris les quelques sacs que je lui avais préparés, et il est parti.

Je me suis retournée vers ma maîtresse. Je me voyais bien passer le reste de mon existence avec elle, sans éprouver la moindre lassitude.

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