La visiteuse de la nuit partie 1

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Frederic Gabriel


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Partie 1

Jean Nardin attrapa un verre sur le plateau d’un serveur, le deuxième, il n’y en aurait pas de troisième, car il voulait être capable de bander d’ici une heure, et il savait parfaitement que l’alcool et l’érection sont deux ennemis. Il goûta, apprécia la saveur fruitée du cocktail, et laissa son regard glisser sur l’immense salle de réception que les deux cent convives et les tables garnies de mets et de boissons ne parvenaient pas à remplir. C’était décidément une belle soirée, donnée par le préfet pour célébrer la mise au point d’un projet qui avançait difficilement mais qui avait enfin trouvé sa conclusion, la création d’une marque d’eau minérale, sa mise en bouteille, et sa vente à travers le pays dans une chaîne bien connue de supermarchés. Toutes les parties avaient été prenantes, la préfecture, les mairies, les communautés de communes, et bien sûr le conseil départemental, que présidait Jean Nardin. Et c’était effectivement une magnifique victoire. Le département se dépeuplait, dépérissait, les grandes industries l’avaient déserté. Un événement comme celui-là changeait pas mal de choses.
Il contemplait l’assemblée avec un profond mépris pour celle-ci, y compris pour ceux qui représentaient l’autorité, comme ce colonel de gendarmerie, ou le préfet. Ici, dans le département, le pouvoir était tout entier concentré dans les mains d’un homme. Lui. Lorsqu’il tapait du poing sur la table, tout le monde devait obéir. Il avait fait supprimer des subventions à des maires trop contestataires et refusait de mettre en place des mesures adoptées par tous les autres départements. Tout ce qui concernait, en particulier, le développement durable le hérissait. Pour lui, les histoires de réchauffement climatique étaient une vaste fumisterie.
Sa femme s’approcha de lui, un verre à la main. Comme d’habitude, elle était à moitié ivre, et il faudrait d’ici peu la faire ramener discrètement. Il trouvait difficile de savoir si, comme elle le disait, elle avait commencé à picoler parce qu’il la trompait, ou, à l’inverse, s’il la trompait parce qu’elle s’était mise à boire. Quoi qu’il en soit, le résultat était là. Assez curieusement, elle avait conservé à 48 ans, ce corps qu’il avait trouvé désirable bien des années plus tôt, grand et charnu, même si d’évidence il n’était plus aussi ferme qu’avant, mais c’était sur son visage que s’étaient concentrés les ravages de l’alcool, et ça n’était pas beau à voir. Elle était bouffie, et pour tout dire méconnaissable, pour qui avait connu la jeune femme aux traits délicats qu’elle avait été.
— Alors, tu vas aller retrouver une putain comme d’habitude ?
Par chance, ce qui n’était pas toujours le cas, elle avait parlé modérément fort. Elle tenait un énième verre à la main, plus ivre qu’il ne l’avait cru au premier abord. Le moment était venu de la faire évacuer. Il fit un signe de main discret à l’un de ceux que, s’il avait été un mafiosi, on aurait baptisé ‘homme de main’.
— Tu es bien renseignée…
Il était effectivement surpris, mais il n’aurait pas du. Elle avait, il le savait bien, un réseau d’informateur et d’informatrices assez remarquable, qui ne valait pas le sien, concernant tout ce qui se passait dans le département. L’idéal aurait été d’utiliser celui de son épouse, mais elle lui était trop hostile pour que ce soit le cas.
— Je ne suis plus désirable ?
Il la regarda. Elle avait un verre à la main. Ce n’était pas le premier. Le dixième ? Son haleine puait l’alcool, son regard était glauque, elle avait une élocution difficile, et elle tremblait. Enfin, ça, ça n’était pas forcément un signe. Elle tremblait toujours, à vrai dire.
— Pas vraiment ma chérie… Ça te blesse sans doute ce que je viens de te dire, mais demain matin, quand tu te réveilleras, tu l’auras oublié.
Il fit un signe discret à l’homme qui attendait, un peu plus loin. Il était temps de la ramener.
Et pour lui, temps de partir. Il sortit du bâtiment discrètement. Personne ne le remarqua. Sa Laguna l’attendait. Il se mit au volant, et glissa hors du parking pour s’engager dans la rue. A cette heure-ci, pas loin de 11 heures du soir, les rues étaient quasi désertes, sauf pour quelques noctambules. C’était un autre monde. L’asphalte luisait sous ses phares, ou sous les néons des réverbères. Il aimait la nuit. Quand il n’avait pas de rendez-vous avec une putain comme ce soir Il lui arrivait parfois de prendre la voiture et d’aller rouler au milieu de la nuit. Il lui semblait qu’à ce moment le monde entier lui appartenait. Et pas seulement le département.
Il glissa à travers les rues de la ville, pour finir par remonter vers l’immense bâtisse blanche du conseil départemental, qui surplombait la ville. Il ralentit en arrivant devant le poste du gardien. Il connaissait bien celui qui travaillait de nuit. Ce dernier était au courant des visites nocturnes de Nardin. Il s’avança jusqu’à la voiture. C’était un homme d’une quarantaine d’années, obèse, et qui aurait été bien incapable d’affronter le moindre danger, mais il avait une qualité : il savait se taire. Il n’irait pas dire que Nardin recevait la visite d’une pute une fois ou plus, selon ses envies, par semaine.
— Bonsoir, monsieur, dit-il avec infiniment de respect.
— Vous savez que ce soir, j’attends une visite, lui jeta Nardin.
— Elle est déjà là, je l’ai installée dans votre bureau.
— Ah, très bien. Merci.
Nardin avança et alla se garer sur le parking. Il était surpris, à la fois que le gardien, qu’il considérait comme un imbécile, ait eu cette présence d’esprit, mais aussi du fait que la fille soit en avance. C’était bien la première fois qu’une des filles de madame V… était en avance. Les autres arrivaient toutes en retard. Il lui avait même fallu attendre une heure, une fois. Elles se considéraient toutes comme des princesses, pas comme les banales putes qu’elles étaient.
Il pénétra dans l’immense bâtisse vide, prit l’ascenseur jusqu’au dernier étage où se trouvait son bureau. Le gardien n’avait pas menti. Les portes de l’ascenseur ouvraient directement sur le couloir qui amenait à son bureau, les portes à double battant de ce dernier étaient entrouvertes, et il y avait de la lumière. Il entendait même de la musique.
Il avança d’un pas décidé. Comment allait-elle être ? Celle du jeudi précédent était une grande blonde avec un corps magnifique, mais même si elle n’était pas là pour une discussion intellectuelle, il avait été effondré par sa stupidité… Enfin, on ne pouvait pas tout avoir. Quand il avait envie d’une fille, il appelait madame V…Un de ses amis, sénateurs lui avait donné ses coordonnées. Elle avait un réseau de filles, qui malgré tout, représentaient le haut du panier.
La fille était debout devant l’immense baie vitrée et elle contemplait la nuit. Elle se retourna quand elle l’entendit et lui sourit. Il sentit immédiatement sa queue se durcir, et le désir monter dans ses veines. Elle était vraiment magnifique, et elle avait l’air nettement moins stupide que la fille de la semaine précédente.
Avec les talons aiguille de ses cuissardes, elle devait mesurer près de deux mètres. Il avait rarement vu une fille aussi grande. Et contrairement à pas mal de filles très hautes, elle n’était pas osseuse, mais bien en chair. Elle portait une robe de soirée très courte, qui s’arrêtait juste en dessous de son pubis, laissant voir, entre la robe et le haut des cuissardes, des cuisses pleines. La robe collait à sa chair, de manière suffisamment explicite pour qu’il puisse admirer ses hanches, ses seins, et qu’il ait eu le temps de voir, avant qu’elle ne se retourne une croupe haute, pleine et cambrée.
Elle lui fit un sourire chaleureux.
— Ton gardien m’a installé ici. J’espère que ça n’est pas un problème ?
— Pas du tout.
Il remarqua que de la musique sortait d’un téléphone portable.
— J’écoutais un peu de musique, en t’attendant.
— Pas de souci. Tu veux boire un verre ?
— Tu as un bar ?
Il désigna une mappemonde dans un coin de la pièce.
— Un bar, rudimentaire mais quand je reçois c’est bien pratique.
Alors qu’il s’en approchait, elle demanda :
— Je te plais ?
— Tout à fait.
Nardin était sincère, d’autant que la fille lui semblait plus maligne que celle de la semaine précédente.
Il prépara deux verres de whisky. Quand il se retourna vers elle, elle avait roulé sa robe plus haut, lui dévoilant son corps. Elle avait quelques kilos de trop, mais ses formes étaient suffisamment épanouies pour qu’on lui pardonne. Il s’attarda sur tout ce qui la composait : ses seins lourds, et cependant fermes, avec de larges aréoles, son ventre bombé, ses hanches larges, son pubis et son sexe rasé… Elle eut un petit gloussement, se retourna pour lui présenter ses fesses pleines. Il y avait là de quoi se remplir les mains.
Elle s’approcha, ayant laissé retomber sa robe et vint s’installer sur le fauteuil en face de lui, se penchant pour prendre le verre qu’il lui tendait. Elle eut le réflexe de trinquer, et dit :
— A cette soirée !
Elle but deux gorgées avant de commencer à se mettre en scène. Il apprécia. La blonde de la semaine précédente lui avait platement demandé :
— Alors, tu veux que je te fasse quoi ?
Quand elle s’était assise, la robe s’était naturellement relevée, et comme elle était très courte, cela faisait déjà quelques secondes qu’il voyait son sexe. Hasard ou manipulation de la jeune femme ? Il ne saurait jamais. Par contre, le mouvement qu’elle eut d’ouvrir les cuisses ne devait, lui, rien au hasard. Elle sourit, le laissant se repaître de la vision de son pubis. Elle avait deux grosses lèvres, au milieu desquelles sortait un petit bout de chair.
— Je vais me caresser devant toi. Ça te dit ?
Nardin poussa un grognement sourd. C’était, finalement, une fille en or. Il faudrait qu’il demande à madame V… de la lui envoyer à nouveau. Elle était imaginative. Aucune fille ne lui avait proposé quelque chose d’aussi simple, mais aussi excitant.
— Je vais te présenter ma chatte…
Elle enfonça deux doigts en elle, les écartant pour lui révéler un intérieur tout rose. Il aperçut le trou de son urètre. Elle eut une sorte de contraction qui projeta ses chairs vers lui. Elle enleva les deux doigts pour ramener son index en haut de son sexe, et dévoiler son clitoris. Elle frotta la pulpe de son index dessus, faisant gonfler et s’allonger le clitoris, qui, était en harmonie avec le reste de son corps : volumineux.
— Tu as vu, j’ai un beau clito ? Et si tu me montrais ta bite ?
Surpris, mais subjugué, pris dans le jeu qu’elle lui proposait, Nardin se défit et mit à nu une queue dont il avait toujours été fier, pas tellement épaisse, mais longue et fine.
— Tu as une belle queue, le complimenta la fille. Au fait, je m’appelle Manon.
Elle se caressait de plus belle, et Nardin trouvait cela extrêmement excitant. Elle avait un moment frotté son clitoris, qui saillait, en haut de son sexe, obscène, et maintenant elle faisait tourner deux doigts sur son sexe, qui coulait d’abondance, un liquide visqueux et luisant, preuve qu’elle ne faisait pas semblant. Ses lèvres se dilataient, s’allongeaient, incroyablement longues et épaisses.
— Ça te plaît ?
Il acquiesça. Incapable de se retenir, il se mit à frotter sa queue. Il songea qu’ils faisaient un duo impeccable, lui et elle, se masturbant face à face. Si la voir se caresser était un spectacle troublant au possible, la situation, qu’ils soient ainsi face à face à se toucher en se regardant l’était encore plus. Un instant, il eut un spasme, et lâche un jet de sperme, mais il se ressaisit. Les yeux mi-clos, Manon faisait tourner ses doigts sur elle en alternant les rythmes, plus lentement, puis plus rapidement, et elle coulait d’abondance, ses liquides intimes inondant ses aines, l’intérieur de ses cuisses, mais aussi le cuir du canapé. Nardin ne put s’empêcher de sourire en s’imaginant, le lendemain, profitant d’un moment de pause pour venir coller son nez sur le cuir et renifler son odeur de femme.
Elle explosa dans un orgasme qui la tendit en arrière, bouche ouverte, en même temps qu’elle crachait plusieurs jets de sécrétions, un peu comme un homme aurait éjaculé. Nardin avait déjà eu beaucoup de maîtresses, mais il n’avait jamais encore vu cela. Décidément, cette fille était exceptionnelle.

 

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