La visiteuse de la nuit partie 2

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Frederic Gabriel


adultèredomination F/Hpolar



PARTIE 2

Elle laisserait en tout cas des traces, ses éjaculations avaient trempé non seulement le canapé, mais aussi la table basse.
Sans attendre, elle se glissa jusqu’à lui et, s’installant sur le bras du fauteuil, elle entoura sa queue d’une main douce et chaude. C’était autre chose que sa propre main, il devait le reconnaître. Elle le masturba doucement, s’arrêtant chaque fois qu’elle le sentait au bord de la jouissance. Quand il se masturbait lui, sa queue n’était jamais aussi dilatée qu’elle le fut ce soir-là sous la main de Manon.
— Tu veux que je te proposa un jeu ? lui suggéra-t-elle.
Nardin se sentait en confiance, et sans répondre, il décida de l’écouter.
— Qu’est-ce que tu dirais, poursuivit-elle, si je t’attachais, et si je m’occupais de toi ?
On ne lui avait jamais proposé cela avant, et il fut immédiatement d’accord. Ca le changerait un peu. Il n’était pas dans des trips SM, mais ce serait amusant.
Elle désigna le confortable fauteuil en cuir derrière lequel il trônait habituellement.
— Mets-toi sur le fauteuil… Je vais m’occuper de toi.
Totalement en confiance, la queue toute raide, il traversa le bureau. Il l’observa du coin de l’œil. Elle sortit d’un grand sac à main des rubans de tissu de différentes couleurs, avant de s’approcher de Nardin. Ce dernier, sans protester, et parce qu’elle alternait mise en place des liens et caresses manuelles, puis buccales sur la queue roide, se laissa faire. Elle lui attacha les poignets puis passa un troisième lien autour de son torse.
— Et voilà, mon chéri, tu es totalement à ma merci !
Elle se pencha sur lui, et vint donner de petits coups de langue sur sa queue. C’était sacrément bon, rien à voir avec les fellations expéditives auxquelles il avait pu avoir droit ces derniers temps. Il devait se retenir pour ne pas jouir. Elle le prit dans sa bouche, l’avalant jusqu’à la racine, puis vint passer sa langue sur ses couilles. Nardin ne put s’empêcher de gémir. Il perdait totalement le contrôle. Elle le tortura ainsi un moment, le menant au bord de la jouissance. Elle recula finalement, et attrapa dans son immense sac à main un préservatif dont elle défit l’emballage, avant de le poser sur le gland de Nardin d’une main experte, et de le faire coulisser jusqu’à ce qu’il soit gainé totalement de latex.
Elle vint se placer au dessus de lui et ouvrit à nouveau son sexe de ses deux doigts, se rendant aussi béante que possible.
— Je vais rentrer ta queue là-dedans. Dis-moi que c’est ce dont tu as envie ! Allez, dis-le moi, sale chien ! Tu es attaché, tu es à ma merci, et tu me dois obéissance. Je ne ferai rien si tu ne me dis pas que c’est ce que tu veux !
Nardin trouva amusant ce renversement de situation. C’était lui qui, commandait tout le temps, et cela lui plaisait que les rôles soient momentanément renversés.
— J’ai envie que tu me gaines de ton con !
— C’est mieux ainsi.
Elle descendit sur lui, attrapa sa queue et le guida en elle. Il se sentit gainé par la muqueuse chaude, qui l’enveloppa totalement une fois qu’elle fut posée sur lui, ses lèvres touchant son pubis.
— Je vais te faire quelque chose qu’aucune fille ne t’a fait avant, assura-t-elle avec un sourire qui lui sembla démoniaque.
Il ne comprit pas immédiatement, même quand elle eut resserré pour la première fois les muscles de son vagin autour de son membre, et qu’elle les eut desserrés. C’était une sensation étrange. Effectivement, aucune fille ne lui avait fait ça avant, et c’était terriblement excitant. Comme si une main avait comprimé sa queue, puis l’avait relâchée par la suite. Une caresse différente, et qui le mena très vite au bord de la jouissance. Elle savait s’arrêter à temps. Il y eut un moment, pourtant, où il perdit le contrôle, sans plus de possibilité de retour en arrière et il jouit, poussant un hurlement, et lâchant tout le sperme que ses couilles contenaient dans la capote.
Quand il eut plus ou moins repris ses esprits, il se rendit compte que la jeune femme avait passé un imperméable, qu’elle serra autour d’elle, le fermant en serrant la ceinture à sa taille, puis qu’elle avança jusqu’à une grande armoire, dans laquelle il entreposait des dossiers et des livres. Elle s’étira et attrapa tout en haut une caméra DV qu’elle garda à la main, en avançant vers lui.
— Tu peux me détacher, s’il te plait ?
Il fut surpris de voir le nouveau visage qu’elle avait : un masque de dureté qui ne laissait pas passer la moindre compassion.
— Te détacher, mais il n’en est pas question. J’ai serré les liens aussi forts que je le pouvais, et c’est comme cela que la femme de ménage te trouvera demain matin. Attaché à ton fauteuil, la queue à l’air, encore gainée d’une capote pleine de ton sperme. Tu pourrais peut-être te servir de ton téléphone portable, le prendre dans ta poche, le faire basculer sur la table, et appeler au secours, seulement (elle sortit de la poche de son imper le portable, qu’elle cassa en deux sur la table) ce n’est plus possible.
— Mais pourquoi tu fais ça, bredouilla-t-il.
— Pourquoi ? Je vais t’expliquer. D’abord, je ne suis pas une des call-girls dont tu demandes les services une à deux fois par semaine. J’ai piraté ta ligne, et hier ce n’est pas ton habituelle mère maquerelle qui a répondu mais moi. Avoue quand même que je t’ai donné entièrement satisfaction.
— Tu es mieux que la plupart des putes que j’ai vu jusqu’à présent, reconnut-il, en partie par aveu, en partie parce qu’il ne désespérait pas de la faire le détacher.
— Pour t’expliquer pourquoi je suis là, il faut que je revienne vingt ans en arrière. J’avais deux ans à l’époque. Ma mère venait d’être abandonnée par mon père, et elle cherchait désespérément du travail pour nous faire vivre toutes les deux. Nous n’avions plus aucune famille. Elle n’avait pas beaucoup de diplômes, juste un CAP d’esthéticienne, mais elle ne trouvait rien dans sa branche, et elle faisait ce qui se présentait. Des ménages par exemple.
Elle savait qu’ici, au conseil départemental, à l’époque on parlait de conseil général, on recrutait constamment du monde. Elle s’est dit que tu pourrais peut-être l’engager.
À l’époque, j’étais trop petite, mais c’est sa meilleure amie qui m’a tout raconté, tu allais te faire couper les cheveux, chez un coiffeur, en centre ville. Elle s’est donc armée de tout son courage, et elle a été t’aborder là-bas. Je suis sûr que tu ne t’en souviens même pas.
— Je suis constamment sollicité, coupa faiblement Nardin.
— Son amie était avec elle. Il parait que tu as été particulièrement odieux avec elle, que tu l’as mise plus bas que terre.
— Dans ma position, on est obligé de remettre les gens à leur place.
— Je ne saurai jamais si c’est lié à toi ou pas, mais le soir même, elle s’est donné la mort. Peut-être parce que c’est l’humiliation de trop, après des mois d’échec.
Je n’ai su ce qui s’est passé qu’à l’adolescence. Sa meilleure amie m’a élevé. Un jour elle m’a tout dit. Il se trouve que peu avant tu étais venu dans mon collège pour nous présenter le conseil départemental, et je t’avais trouvé fidèle à ce que tu es, froid, arrogant, indifférent aux autres.
Dès lors ce que j’ai voulu, ce n’était pas venger ma mère, mais montrer quel être froid et calculateur tu es.
J’ai tout filmé, mais on ne voit jamais mon visage. Ce n’est pas que je veuille rester anonyme, mais je ne serai que celle qui t’a révélé. Demain matin, quand les gens se connecteront sur le site du Conseil Départemental, ils découvriront cette vidéo, qui partira également en direction de tous les magazines, de tous les journaux. Je sais qu’en France, on accepte que les politiques soient des chauds lapins, mais quand on saura tout de toi, y compris ce que tu as fait à ma mère, je doute qu’on veuille encore de toi.
Elle coupa la caméra et la rangea dans la poche de son imper, puis elle s’éloigna. Il entendit longtemps, même quand la fille eut quitté le bâtiment, les talons de ses cuissardes résonnant sur le sol dans le silence de l’immeuble.

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