L’Américaine partie 2

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Frederic Gabriel


lesbien



Partie 2

On parle souvent d’intuition féminine, et c’est sans doute ce qui m’a guidée ce soir là, après le dîner. Quand elle est descendue, elle s’était changée. Elle était somptueuse dans cette simple robe noire et ces chaussures à talons aiguille. Le tissu était souple, élastique, il collait à son corps,soulignant ce qui m’avait sauté au visage à son arrivée. Le regard de mon père, sans doute plus que tout, m’a montré combien elle pouvait être désirable ce soir là.

Nous avons pris le temps de parler. Je suis montée m’allonger, fatiguée et un peu saoule, non d’alcool (je n’en avais pas consommé ce soir-là), mais il y avait quelque chose en elle qui m’avait enivré. Elle était comme une liqueur forte, différente, et je me suis demandée si je pourrais profiter d’elle. Il y avait toutes ces idées qui me tournaient dans la tête, crues, précises.

Je me suis changée pour la nuit. C’est en enlevant ma culotte que j’ai réalisé ce qui ne m’avait pas frappé avant. Elle était inondée de mes sécrétions. Dans une sorte de retour de flamme, j’ai réalisé que j’avais passé la soirée avec le ventre en feu, et que pour m’apaiser, j’avais, comme le font pas mal de filles, frotté mes cuisses l’une contre l’autre, sans jouir, et en m’excitant plus que je ne m’étais apaisée. J’ai attrapé ma culotte et l’ai examinée. Tout le fond jusqu’au devant était saturé de sécrétions. J’ai plongé mon nez dedans et en ai respiré l’odeur. De ma main libre, je suis venue vérifier l’état de mon sexe, et n’ai pas été surprise de le trouver dilaté, lèvres sorties et gorgées de sang, longues et épaisses, Le fait de simplement m’effleurer a été suffisant pour faire éclater en moi l’orgasme qui couvait depuis un bon moment, même si je n’en étais pas conscience… Je me suis dit « Non ! » mais déjà, la jouissance me sciait en deux. Je n’aurais pas du me laisser aller ainsi, parce que c’était entrer dans un engrenage. Quand je commençais, je ne pouvais plus m’arrêter.

Je me suis laissée tomber en travers du lit, sachant que j’allais passer ce qui restait de la soirée à me caresser, m’épuiser à force d’orgasmes, jusqu’à sombrer dans le sommeil. J’avais envie qu’elle me rejoigne, mais n’osais l’espérer.

C’est comme cela qu’elle m’a trouvée, un peu plus tard, allongée sur mon lit, calée contre deux oreillers, le long tee-shirt que je portais pour la nuit roulé sur mon ventre, ma main tournant sur moi, allant de mon sexe dilaté qui coulait d’abondance, trempant l’intérieur de mes cuisses et le drap sous moi, jusqu’à mon clitoris. Elle portait une magnifique nuisette crème, qui arrivait juste sous son pubis, tendue sur ses hanches et ses seins. J’ai eu le sentiment qu’elle venait vers moi comme si c’était quelque chose qui aurait du se produire depuis toujours, et même avant qu’on se connaisse, comme si c’était écrit depuis toujours. Je n’ai pas cherché à cacher que je me caressais. Elle est venue s’asseoir au bord du lit, et avec une complicité qui s’est établie, intense et presque surnaturelle, concernant le sexe, et ne s’est jamais démentie jusqu’à son départ, alors même que nous étions différentes, j’ai enlevé ma main et la sienne est venue sur mes chairs. C’est bon de se caresser, se faire caresser par quelqu’un d’autre est aussi très bon, si cette personne sait comment s’y prendre, et c’était le cas. J’avais déjà joui plusieurs fois, mais ses caresses m’ont pour ainsi dire revivifiée, et elle m’a fait jouir. J’ai eu plusieurs orgasmes. Le dernier, le plus fort, m’a laissée dans une sorte d’hébétude.

Bien qu’elle soit assise, la nuisette était suffisamment longue pour ne rien donner à voir, et en tout cas aucune indication quant à ce qu’elle portait dessous, ou pas. Elle s’est basculée en arrière, offrant un ventre nu, et m’a dit :

Viens sur moi et fais-moi tout ce que tu veux.

J’ai été hypnotisée par la vision de ce sexe, pas tant de le découvrir parce qu’il était conforme à la vision que le pantalon, collant, m’en avait donné, démesuré à l’image du reste de son corps, un pubis proéminent, une fente longue le fendant en deux, que par ce qu’elle m’offrait un monde d’infinies possibilités, et que j’en avais rêvé sans jamais vraiment l’espérer. Aujourd’hui encore, quand je me masturbe, je repense à son sexe, et à ce que j’ai pu faire avec et ces pensées, plus que tout autres, me font jouir tout de suite.

L’excitation avait commencé à le transformer et ses lèvres sortaient, s’étendant, gonflant, du jus coulait d’elle, qui venait faire briller ses chairs. Le plus impressionnant, mais je m’y attendais, ça a été quand son clitoris est sorti de sous le capuchon de peau. Comme je l’avais imaginé, mais en avoir la confirmation a démultiplié mon excitation, son clitoris était une véritable petite bite, qui sous mes yeux s’est érigé comme aurait pu se gonfler un sexe d’homme. Je suis venue poser la pulpe de mon doigt dessus, pour le faire encore grossir. C’était pour moi quelque chose de magique, un peu comme dans les contes de fées, comme le nez de Pinocchio qui s’allonge. Je me demandais quand ça allait s’arrêter. En tout cas, elle était ultra-sensible de ce côté-là, son corps agité de spasmes, le souffle court, ses sécrétions coulant avec autant d’abondance que si elle avait fait pipi. Quand la chose s’est stabilisée, j’ai entrevu ce qu’on pourrait faire avec cette proéminence qui était même plus développée que les micro-pénis de certains hommes.

J’y repense souvent. La différence entre elle et tous les amants et maîtresses que j’ai jamais eu et que j’aurai jamais, c’était qu’avec elle, tous mes fantasmes, même les plus osés prenaient vie, parce que je sentais qu’avec elle, tout était possible, alors qu’avec les autres il existait toujours une barrière qui m’empêchait d’aller jusqu’au bout. Ce jour-là, par exemple, j’ai réalisé ce rêve, basé sur des pratiques passées, et qui serait resté lettre morte avec quelqu’un d’autre. J’ai posé mes doigts sur sa fente, et j’ai commencé à glisser mes doigts en elle, l’un après l’autre. Je n’avais même pas à lui demander si elle l’acceptait. C’était une évidence.

Une fille lui avait-elle déjà fait ça ? Je me suis toujours posé la question de la réalité précise de ce qu’elle avait déjà fait, ce qu’elle connaissait, elle qui semblait avoir un appétit pour le sexe immense et une liberté totale qui l’ouvrait à toutes les possibilités. Mais si elle agissait, elle ne parlait pas forcément, et bien des questions que je me suis posées sont restées sans réponse.

Il m’a semblé que c’était ma main qui était happée par son sexe, plutôt qu’elle ne la pénètre. Il n’y avait pas d’obstacle, de difficulté, de nécessité de lubrifier ma main, tellement il m’était facile de rentrer en elle. Je me suis souvenue à ce moment lorsque j’avais glissé, en retour, ma main dans le ventre de ma copine punk, avoir du rentrer mon pouce à l’intérieur de ma paume. Là, ce n’était même pas la peine. Je me suis retrouvée la main totalement en elle, le bras comme amputé au niveau du poignet. Je me suis laissée envahir par ces sensations, totalement enivrée. Sensations que j’avais connues autrefois, semblables et cependant différentes. Chaleur et humidité, chair délicate au bout des doigts, offerte à la caresse ou à l’exploration, relief, creux, un paysage unique pour chaque corps de femme. Un monde merveilleux à explorer pendant des heures.

Apparemment, ma caresse lui plaisait, et j’ai subodoré qu’en fait, je marquais un point, on ne lui avait pas fait ça auparavant. La meilleure preuve que j’en avais, c’étaient ses sécrétions, abondantes, qui coulaient déjà auparavant, mais étaient maintenant un flux qui dégoulinait le long de mon avant— bras, et venait tremper les draps. Je me suis dit, et cette pensée à intensifié mon excitation, que je pourrais respirer son odeur en me masturbant quand je serais seule…

Mais il n’y avait pas que cela. Elle était parcourue par des spasmes, se tordait, gémissait. Elle a amené sa main sur son clitoris, et s’est mise à le frotter. Je l’ai vu, sous mes yeux surpris, se dilater encore. Je suis remontée plus haut encore, et j’ai frotté son utérus. Ce qui a déclenché sa jouissance. Même si elle s’est retenue pour ne pas crier, parce qu’elle savait que mes parents étaient juste à côté et qu’il lui restait un soupçon de pudeur, elle a ouvert la bouche en un cri muet, alors que son corps se tendait et qu’elle crachait plusieurs jets puissants d’une crème blanche qui m’a éclaboussé.

J’ai retiré ma main d’elle, couverte de cette crème que j’ai léchée, songeuse, en appréciant le goût, amer et légèrement sucré.

Ce n’était pourtant pas fini car elle m’a soufflé, une fois qu’elle a repris ses esprits :

Mets-toi à quatre pattes.

J’ai obéi, très excitée, car je savais ce qui m’attendait. En haut de son pubis, je voyais ce clitoris dilaté qui me faisait envie, parfait sexe pour me pénétrer. Pas besoin d’un gode accroché à ses hanches. Il n’était pas aussi gros, mais il ferait aussi bien l’affaire, peut-être même mieux.

Ce que j’ai ressenti quand elle est venue frotter son clitoris contre mes lèvres… Je me suis dit qu’aucune bite ne ferait aussi bien. C’était une fille, elle savait ce que je ressentais, ce que j’attendais, contrairement à un homme qui ne pense qu’à sa jouissance. A ma grande surprise, j’ai déjà perçu qu’un orgasme montait en moi. J’ai joui, alors qu’elle rentrait en moi.

Imagination ou réalité je n’ai pas vraiment senti de différence entre un sexe d’homme et ce clitoris long et épais… S’accrochant à mes hanches, elle m’a fouillé, sortant pour venir agacer mon petit bouton ou ma muqueuse anale.

Son rythme s’est bientôt fait plus impérieux et j’ai enchaîné les orgasmes, explosant sur le dernier en mille morceaux et m’éparpillant dans l’univers. Je n’avais sans doute jamais joui aussi bien ni aussi fort.

 

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