Partie 3

Le lendemain, Leanna est partie prendre son poste. Elle devait être assistante pendant cinq mois sur plusieurs établissements scolaires. Elle avait délaissé ses cuissardes, mais je me suis dit que sa robe courte et collante allait sans doute donner pas mal de sueurs froides aux hommes qui allaient la croiser. J’ai eu un spasme vaginal en pensant à ce qu’on avait fait ensemble, et à ce que j’avais encore envie de faire.

Petit à petit elle a pris ses habitudes, même si on ne savait jamais vraiment où elle était, et je n’ai jamais vraiment tout su. Elle travaillait quatre jours par semaine. Pour le reste, elle ne semblait pas avoir d’emploi du temps précis. On ne savait jamais si elle était à la maison. Ce que j’ai vite compris, cependant, c’était qu’elle était guidée par la recherche du plaisir. Elle m’a un jour expliqué sa démarche. Dans son pays, la recherche du plaisir était bridée par l’hypocrisie et le puritanisme. Elle estimait qu’ici tout était possible et elle voulait en profiter à fond avant de retourner chez elle où tout était corseté.

Le terme « en profiter » recouvrait une multitude de facettes. Un soir, par exemple, rentrant après mes cours, passant devant chez nos voisins, ceux de la maison de gauche, je l’ai vue, à genoux, faisant une fellation à notre jeune voisin d’une trentaine d’années devant le garage de celui-ci. Ils n’avaient même pas pris la précaution de sa cacher. En profiter c’était aussi me rejoindre quand elle avait l’envie. Le matin le soir, au milieu de la nuit. Parfois, elle passait trois soirs d’affilée avec moi, parfois je ne la voyais pas de quinze jours. Mais j’en avais pris mon parti.

Un après-midi, elle a fait irruption dans ma chambre. Jean collant, T-shirt tendu sur ses seins, blouson, plus irrésistible que jamais. Je pensais qu’elle venait pour du sexe, mais au lieu de cela elle m’a proposé :

Viens, je t’emmène faire du shopping. Tu es jolie, mais tu seras plus jolie encore après. Tu n’as pas de garçons dans ta vie. Tu n’as que moi et quand je partirai, tu n’auras plus personne.

Je n’ai pas beaucoup d’argent, pas suffisamment en tout cas pour m’acheter des tonnes de vêtements, qui plus est chers.

C’est moi qui paierai tout. Prends-le comme un cadeau.

Elle connaissait la ville mieux que moi. Elle m’a emmenée dans une petite boutique du centre qui regorgeait de fringues, et m’en a fait essayer des tonnes. On est reparties avec deux sacs, et d’évidence entre pantalon ultra collants, débardeurs décolletés, transparents ou les deux, jupes courtes et fendues et robes sexy, je serais irrésistible. J’avais aimé l’image que me renvoyaient les miroirs quand on essayait ensemble. Ça me donnait une autre image de moi, moins terne, et j’appréciais me découvrir autre. Un jean est par essence érotique, mais on peut toujours mieux faire.

C’était d’ailleurs curieux, parce que je me rendais compte qu’elle modifiait la vie de toutes les personnes qu’elle croisait. Elle était souvent avec ma mère, elles cuisinaient ensemble, discutaient souvent, et je voyais ma mère sourire à nouveau, elle qui présentait un visage renfrogné depuis des années. J’ai surpris mon voisin, à qui elle avait administré une fellation, après des années de célibat , au bras d’une ravissante blonde. Et moi-même, qui me renfermais sur moi-même, je m’ouvrais de nouveau aux autres.

Quand on est rentré avec les vêtements, elle m’a proposé :

Ce soir, on sort. Je suis invitée à une soirée. Fais-toi belle après le dîner, je viendrai te chercher.

Après de multiples hésitations, j’ai opté pour le plus simple : une belle robe noire près du corps, et des talons. Elle a surgi sur le coup de huit heures, et s’est exclamé :

Tu es magnifique comme ça !

Nous nous sommes retrouvées dans une magnifique villa. Il y avait beaucoup d’invités. Elle m’a soufflé à l’oreille qu’elle avait sympathisé avec le fils de l’ambassadrice qui l’avait invité à cette soirée, pour son anniversaire.

Tu as… ?

Il n’est pas pour moi. Mais peut-être pour quelqu’un d’autre.

Quand il l’a aperçue, il est venu vers nous. Il était immense, près de deux mètres, tout en muscles, avec de magnifiques yeux bleus. Il devait avoir le même âge que moi. Je pensais qu’il n’aurait d’yeux que pour elle, mais au lieu de cela, son regard s’est posé sur moi et ne s’est pas détaché immédiatement. J’ai été très surprise. Tous mes fiancés, et toutes mes fiancées jusqu’à présent avaient été des personnes que j’avais côtoyé, et les choses s’étaient faites naturellement parce qu’on se connaissait, qu’on avait envie, peut-être un sentiment de solitude, de tristesse qu’on voulait gommer pour un moment. Je n’avais sans doute jamais réellement plu à personne et ce sentiment était tout nouveau.

Je me suis rendu soudain compte que Leanna s’était éclipsée. On a discuté un bon moment avec John. Il s’est éclipsé, appelé par quelqu’un, mais est revenu. Il m’a proposé qu’on danse ensemble, car l’un de ses camarades, après avoir installé des platines venait de se caler dans le rôle de DJ et donnait aux gens une occasion de danser. C’est sur un slow que je me suis rendu compte à la fois qu’il me désirait, et que j’étais moi aussi, à la fois fiévreuse et trempée. Je lui ai soufflé :

J’ai envie qu’on s’isole un moment…

Il m’a souri.

Il y a beaucoup de place ici.

Je cherchais Leanna du regard depuis un moment, mais elle avait disparu. Je l’ai retrouvée dans la chambre où il m’a emmenée. Elle était avec le beau brun qu’elle avait rejoint dès le début de la soirée. Je me souviens encore de leur position. À chaque fois, avec Leanna, qu’elle soit avec moi ou avec les autres, j’apprenais quelque chose de nouveau. Il y avait énormément de grâce dans leur position, elle était aussi extrêmement troublante.  Ils étaient tête-bêche, mais pas comme pour un banal 69, ils étaient couchés sur le lit, au lieu d’être l’un sur l’autre, elle avait son membre congestionné dans la main, qu’elle caressait de la pointe de sa langue, alors que lui fouillait ses chairs intimes, qu’elle avait dévoilées en ôtant son pantalon en vinyle et son string. On a eu immédiatement envie de faire pareil, et on s’est allongés près d’eux. Il a retroussé ma jupe, et descendu mon slip, et est venu sur moi de sa langue et de mes doigts, tandis que je faisais jaillir sa queue de son pantalon, et que je frémissais de la trouver aussi épaisse et longue, gorgée de sang. J’avais eu la bonne idée de me placer de telle manière qu’en me retournant je me trouvais face à Leanna, et nous nous embrassions régulièrement, fouillant la bouche de l’autre de notre langue, avant de la ramener sur le sexe congestionné qui nous était offert.

J’ai vite compris que nous ne serions pas deux, mais quatre, et cette intuition s’est vérifiée quand elle m’a glissé :

Changeons de place !

En quelques reptations, je suis venu la remplacer, me remplissant la bouche de la queue roide de son petit copain, tandis qu’elle prolongeait la fellation que j’avais amorcée. Les deux hommes avaient l’air ravis, et se sont mis à fouiller ce nouveau sexe qui s’offrait, et qu’ils n’avaient pas imaginé avoir avec ardeur. D’autres lèvres, un autre clitoris, d’autres sécrétions, un autre goût…

Une expérience que, comme bien d’autres, je n’aurais pas vécue si Leanna n’était pas venue en France.

Quand nous nous sommes dégagées, tout s’est mis en place sans qu’une parole soit échangée. On se comprenait presque par télépathie. Elle a attrapé deux préservatifs dans la poche du pantalon posé au sol, et nous en avons gainé les deux queues roides. Puis elle est venue se ficher sur la queue de son amant, face à lui. J’ai attrapé John et je l’ai guidé vers l’anus offert entre les fesses de Leanna, que sa position offrait. Il a vite compris, et est venu appuyer son gland enveloppé de plastique contre la muqueuse anale, rentrant avec une facilité qui disait clairement que Leanna n’avait jamais négligé ce type de pratiques. Voir cette scène m’a excitée au plus haut point. Je me suis mise à me caresser et je suis venue porter ma bouche sur les deux queues qui bougeaient dans les deux organes, tournant sur les membres qui rentraient et sortaient et sur les muqueuses. Leanna semblait apprécier ça… Deux queues dans son ventre… Je n’avais jamais osé rêver de cela.

Elle les a pourtant expulsés l’un et l’autre, et m’a dit :

À toi, maintenant…

Je lui ai soufflé à l’oreille ce que je voulais, et ce qu’elle a mis en œuvre. Je me suis mise à quatre pattes, et elle a amené une première queue près de ma bouche, après avoir enlevé le plastique. Je me suis mise à la lécher. La deuxième queue, elle est venue la poser contre mon anus, après avoir ouvert celui-ci des doigts. Je n’avais pas sa pratique, mais elle avait pris l’habitude ces derniers temps de me fouiller avec un gode-ceinture, et ma muqueuse anale s’était assouplie. Le membre s’est enfoncé en moi. Mais ça n’a pris du sens que quand elle a, comme elle le faisait si souvent, sans que jamais je me lasse, enfoncé sa main toute entière dans mon vagin, et qu’elle s’est mise à me fouiller.

Ce que je n’avais pourtant pas imaginé, c’était qu’un contact puisse se faire au niveau de la paroi fine séparant mon anus de mon vagin, et que je sente, sans doute au même moment qu’elle, que la queue qui me fouillait, et la main qui en faisait de même, pouvaient rentrer en contact. Elle s’est mise à caresser le sexe à travers la membrane, et c’est cet acte, tellement insolite, qui a fait monter un orgasme en moi. Le deuxième est venu quand, sans doute excité par la caresse, ou de m’avoir senti jouir, l’homme qui était dans rectum a craché des jets de semence, qui, tout en restant dans le préservatif, sont venus taper contre mes muqueuses, et le troisième quand le sexe qui était dans ma bouche s’est libéré, faisant couler dans mon gosier une substance poisseuse dont j’aurais voulu boire des litres.

 

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