Partie 4

Les semaines ont passé trop vite. Je sortais souvent avec Leanna, et c’était à chaque fois une surprise. Elle connaissait des tas de gens, et la plupart des fêtes où nous étions invitées se terminaient par du sexe.

Moi qui était renfermée sur moi-même, et totalement pessimiste, je me surprenais à m’ouvrir aux autres, à la vie, et pas seulement en écartant les jambes ! À avoir foi en l’avenir. Voir vivre Leanna, c’était voir vivre quelqu’un qui avançait, qui faisait tout pour bouger, pour changer les choses…

Ça a eu un effet boule de neige. Moi qui désespérais de trouver un stage pour mon année d’études à venir, j’en ai  enfin obtenu un… Enfin, il faut dire que ce qui a joué, c’était moins que  j’aie plus d’assurance et une meilleure confiance en la vie qu’une tenue que je n’aurais pas porté auparavant, et le fait que je n’aie pas mis de culotte sous mon collant, arguments suffisants pour l’homme installé face à moi.

J’ai vu les dernières semaines arriver avec tristesse. Revenir à la vie d’avant, avant Leanna, alors qu’elle nous avait dynamisés, qu’elle avait tellement de vie et d’enthousiasme en elle…

Elle a apporté beaucoup à tout le monde. Y compris à ma mère.

Une après-midi, on a eu un cours annulé à la face, et je suis rentrée plus tôt. Par chance, je n’ai pas fait de bruit.

J’allais appeler ma mère, mais j’ai entendu des gémissements, et ce n’étaient pas des gémissements de douleur. Très surprise, je me suis glissé jusqu’au fond du couloir, à la pièce où ma mère cousait et repassait.

Un grand miroir collé au mur m’a permis de tout voir en me calant dans l’angle, près de la porte.

Ma mère était installée sur une chaise, nue à partir de la taille, son slip et son jean sur le sol, les jambes aussi ouvertes que possibles pour permettre à Leanna de lui prodiguer une caresse buccale. Celle-ci s’appliquait, comme elle s’était appliquée sur moi ou sur d’autres, y mettant toute son ardeur, son énergie, son savoir-faire. Ma mère avait sorti ses seins de son décolleté et de son soutien-gorge, et elle se massait les tétons, pour compléter sa jouissance, qui était bien réelle à en juger par l’expression de son visage. Sous mes yeux, je l’ai vue jouir, puis encore rechercher les orgasmes, poussant son ventre vers Leanna, en lui jetant :

Rentre ta langue plus loin, je veux qu’elle vienne toucher mon utérus, et continue de branler mon clitoris… C’est trop bon comme ça…

C’est vrai, ça fait toujours un drôle d’effet de voir ses parents à poil, de les voir faire l’amour. On les imagine toujours comme des êtres asexués. Pourtant, j’étais heureuse que ma mère prenne son pied. Je ne l’avais jamais vue aussi épanouie. Elle a joui plusieurs fois avant que Leanna ne se redresse, en lui demandant :

Prends mon clitoris dans ta bouche, suce-le et fais moi jouir. Il est tellement gros que tu auras l’impression de sucer une bite.

Elle a obéi et ça aura été au tour de Leanna de jouir en se tordant.

Je me suis éclipsée, partant dans ma chambre.

On est vite arrivés au dernier jour. Elle devait partir en fin d’après-midi. On avait fait un repas, deux jours plus tôt, un repas d’adieu. Tout le monde était morose, y compris Leanna qui s’était plue dans cet univers européen qui, elle me l’avait confié, la charmait plus que son univers d’origine.

Je devais l’amener à l’aéroport, moi qui n’avais pas été la chercher… À 14 heures, elle a débarqué dans ma chambre, vêtue d’un caleçon qui moulait jusqu’à l’obscénité ces formes que j’avais tant aimées, bottée, embaumant l’un de ses parfums que j’avais le plus aimé, je le lui avais confié. Elle était aussi triste que moi, si elle venait à moi c’était parce qu’on avait la même envie, prendre du plaisir ensemble pour oublier que nous serions bientôt séparées, et pour partager une dernière fois une jouissance que nous n’oublierions pas, pas plus d’ailleurs que tout ce qui s’était passé avant. Avec un petit rire, elle a descendu le devant de son caleçon, sa chair enveloppée non pas par un sous-vêtement, mais par un harnachement. La queue de plastique était calée entre ses cuisses, et elle a jailli comme un diable de sa boîte.

Je vais te prendre avec et ensuite, ce sera toi…

Je veux tout pour la dernière fois. Ton con, ton anus, et aussi que tu me laisses prendre ton clito dans ma bouche… Je veux repenser à tout ça chaque fois que je me branlerai… lui ai-je dit en me mettant à quatre pattes.

Ne t’inquiète pas, ma chérie, tu peux compter sur moi, m’a-t-elle répondu, s’enfonçant dans ma vulve qui en une poignée de secondes, s’était déjà gorgée de sécrétions.

À l’aéroport, on s’est enlacées et on a pris la bouche de l’autre. Tant pis si ça choquait quelqu’un, on s’en foutait.

Avant de s’éloigner, elle m’a tendu une épaisse enveloppe.

C’est pour toi et ta famille, pour vous aider.

J’ai du paraître surprise. Elle a ajouté :

C’est de l’argent que m’ont filé des hommes. En particulier le directeur de l’un des établissements. Je lui ai accordé mes faveurs, et il a cru nécessaire de me payer pour cela. J’ai pris l’argent, j’ai pensé que tu pourrais en profiter.

Je l’ai regardée s’éloigner avec tristesse en repensant à ces dernières heures que nous avions passées ensemble dans ma chambre. Elle vivrait encore longtemps en moi, mais aussi en ceux qu’elle avait côtoyé.

Et puis je devais aller la voir à la fin de l’année. Elle m’avait invitée.

Ça a été comme ça que trois mois plus tard, je suis partie la rejoindre, et je suis restée définitivement. L’attachement qui nous unissait était plus fort que nous le pensions, et depuis nous sommes ensemble, là-bas, dans son pays. J’y ai fini mes études et j’y travaille.

Et nous partageons tout, y compris nos aventures.

 

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