L’amour en musique, épisode 1

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Mysterious6227


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Nous reprenons lentement notre souffle. Pour ma part, je suis dans une sorte d’état second. Comateux. Ma partenaire a posé sa tête sur ma poitrine, et laisse glisser ses doigts distraitement sur mes mamelons, puis sur la ligne de poils qui part de la vallée de mes minuscules seins masculins jusqu’à mon pubis. Elle se remet à peine de son tout dernier orgasme. Nous venons de faire l’amour, et c’était beau.

Si l’on m’avait dit que ma banale existence prendrait une telle tournure… Je n’aurais pas mis un seul kopeck sur une aventure, surtout avec une fan du groupe dans lequel je joue. J’avais toujours fait preuve de malchance et de maladresse avec la gente féminine, et ce, depuis l’adolescence et cette fameuse période où les hormones sexuelles mâles font parler d’elles. J’avais enchaîné les râteaux les uns après les autres…parce que je ne savais tout simplement pas m’y prendre correctement. Cependant, les filles du collège et du lycée jugeaient l’emballage du produit sans chercher à en goûter le moindre petit morceau. Avec le temps, j’ai appris à faire avec. Je me suis construit un blindage de plus en plus épais sans toutefois ne pas fermer la porte de mon cœur. Dès qu’une fille me plaisait, je me jetais à l’eau. Mon estime de moi-et donc moi- en prenait un coup dès que la fille répondait à mes mots doux par la négative. C’est ainsi que j’ai petit à petit fermé ma porte aux femmes, même à celles qui auraient très bien pu avoir un faible pour moi. A vingt-quatre, vingt-cinq ans, j’avais été amoureux d’une femme pour la première fois. J’étais persuadé que nous étions faits l’un pour l’autre et que nous pouvions nous apporter beaucoup, l’un à l’autre. Malheureusement, ce ne fut qu’une débâcle, une débâcle de plus à ajouter à mon compteur personnel. Cette femme s’était jouée de moi, et avait joué avec les sentiments et les attentions sincères que je lui portais. Ce chagrin d’amour a duré un temps, mais je suis passé depuis à autre chose. Le naturel revenant au galop, je me dis après tout que cette femme n’en valait pas la peine, et que d’autres femmes méritaient davantage d’attention et de considération. En d’autres termes, j’ai appris à me rouvrir pas à pas à elles.

J’écris depuis que j’ai quinze ans. À la base, il s’agissait purement et simplement d’une thérapie. A la longue, l’écriture est restée un besoin dans mon existence. Je m’en sers pour transformer quelque chose de négatif en positif. J’écrivais à la base des textes de chansons… bien que je ne sache jouer d’aucun instrument. J’écrivais aussi des poèmes. A l’âge de quinze ans, j’écoutais énormément de R&B, et je calquais en quelque sorte ce que faisait M.Pokora et bon nombre de ses confrères. J’aimais Mariah Carey, et je salivais devant la plastique des chanteuses R&B et pop du Nouveau Monde. Avec l’âge, mes influences ont changé. J’ai délaissé le R&B et les histoires où les chanteurs chantent leur amour pour une belle et où ils rêvent de s’unir à elle. Je me suis mis à écouter des groupes comme U2, Queen ou encore Depeche Mode, des artistes solo comme David Bowie, Bruce Springsteen. C’est en écoutant les paroles tourmentées ainsi que les mélodies électroniques de Depeche Mode que l’éclair m’est venu, si je puis dire.Martin Gore est un auteur-compositeur dont les mots et les airs me touchent au plus haut point. De plus, le personnage scénique qu’il incarne est quelque chose qui me parle. Discret sur le devant de la scène, mais qui n’en pense pas moins backstage.

C’est ainsi que je me suis acheté mon premier synthétiseur, un Roland. J’ai collé des notes synthétiques à mes textes. Si Martin était mon nouveau gourou artistique, mes influences littéraires étaient et restent aujourd’hui encore variées: Pétrarque, Ronsard, Ovide, Verlaine ou encore Apollinaire. Je faisais mes gammes et mes classes petit à petit, lentement mais sûrement, dans mon coin. Je continuais aussi d’écrire. J’avais même commencé à publier mes textes sur un blog (que je continue toujours de tenir régulièrement avec amour). C’est ainsi qu’un groupe de rock de la capitale avait pris contact avec moi. C’était un groupe qui chantait en anglais et qui ne jurait apparemment que par ces groupes anglo-saxons des années 1980: U2, The Cure, INXS ou encore… Depeche Mode. Côté mélodies, ils avaient – semble t-il – de la matière et envisageaient d’incorporer un peu d’électronique à leur musique. Mais, ils disaient être confrontés au syndrome connu et universel de la page blanche. Nous avons fait connaissance via e-mail. Ils m’ont proposé de rejoindre leur formation. Ils m’ont chargé d’écrire les paroles de leurs futures chansons.

Thomas est le batteur du groupe. Anthony, le chanteur et guitariste (aussi le musicien aimé de ces filles)Alexandre (Alex pour les intimes), le bassiste. Moi, B****t, je suis devenu le quatrième trublion de la formation, aux claviers et aux chœurs.

Presque caché derrière mon synthé Moog, je jouais en tant que partie du groupe. Oh… il pouvait m’arriver d’exécuter un solo de temps en temps, en fonction de nos compos. Mais, je n’étais pas du genre à me mettre en avant. Je n’aimais pas ça. Les gars aimaient les sonorités vintage de mon Moog. Elles leur rappelaient les bandes-originales de films genre Orange mécanique, et autres chansons glam rock et rock progressif des années 1970. Ils étaient tombés dessus à l’occasion d’une répète chez moi, un jour. En fait, nous étions en plein dans l’écriture d’une chanson, et c’était la première fois que les gars venaient chez moi. Jusqu’alors, soit ça se fait dans notre local de répétition, ou bien soit chez l’un des trois autres. Jusqu’alors, je jouais avec un synthé Casio. Au cours d’une pause, ils étaient donc tombés sur le Moog, et limite, c’était le plus beau jour de leur vie. Comme s’ils venaient de gagner à l’Euro Millions ! Ils n’en revenaient pas. Ils m’ont demandé de jouer un peu de notre compo en travaux sur ce synthé vintage analogique. Et là, c’était le coup de foudre. Il n’y en avait plus que pour ce bon vieux Moog. En contrepartie, je demandai à ce que l’on s’essaie à des chansons dans notre bonne vieille langue de Molière. L’anglais, c’est bien beau. C’est une langue mondiale. Mais, tout le monde ne le comprend et ne le parle pas forcément. Et puis… Le français est une belle langue quand même, non? C’est justement pour l’écriture de ce morceau (un de nos classiques : Les chansons pour se dire je t’aime) que les gars ont accepté mon idée.

Aujourd’hui encore, nous composons une partie de nos titres en anglais, mais nous tenons aussi à rendre hommage le plus possible à notre chère langue française. Pour les trois autres gars (célibataires… et coureurs de jupons par-dessus le marché), chanter des chansons en français – surtout quand elles parlent d’amour – ça fait chavirer le cœur des filles. Ces chansons sont écrites pour frimer, draguer, flirter ou bien parfois pour faire danser. Et ce sont mes collègues de scène qui récoltent les lauriers, les suffrages, les faveurs d’une partie bien ciblée de notre public. Presque caché derrière mon clavier, et presque gêné par ces longues minutes de «confession» (bien que je ne sois pas à l’avant-scène), je suis loin de provoquer les émois de nos admiratrices. Et pourtant… J’étais bien loin de me douter qu’il pouvait en être autrement…

Montpellier, Café des Amours Mortes, 23 heures. Nous quittons tout doucement la scène. Nous venons de jouer une heure notre set, et, sans me vanter, le concert s’est bien passé. Pour nous, les Princes of the Universe (du nom d’une chanson de Queen, de 1986), jouer en province, c’est toujours excitant. À Paris, nous sommes vus et considérés comme une valeur discrète mais montante de la nouvelle scène rock locale. Il faut dire qu’avec trois allumés sur scène, nos gigs commencent petit à petit à attirer du monde, à nous établir une relative réputation et à faire parler de nous. Presque caché derrière mon clavier, on pourrait croire que je suis une erreur de casting, une anomalie dans l’ADN du groupe.

Et pourtant… J’écris toutes les paroles de notre répertoire, et je suis préposé aux chœurs. Il faut dire qu’avec mon timbre de voix atypique… Je suis un homme, et pourtant, ma voix est quasi féminin. Ça a bien surpris les gars au tout début, quand j’avais chantonné, en répète, les paroles d’une des premières chansons que nous composions. Et pourtant… Nous avons décidé, au final, d’allier la voix puissante et suave d’Anthony (qui, avec sa six-cordes Fender Telecaster, se voyait bien être un énième The Edge et autre Noel Gallagher) avec ma voix somme toute androgyne. Les premiers papiers que les fanzines et autres magazines rock ont écrits sur nous pensaient que « le claviériste du groupe (autrement dit…moi) était en fait une femme. » Faux ! Depuis, ils s’en sont faits une raison et s’y sont habitués. Ils soulignaient même progressivement « la dualité de nos deux voix ». Pourtant, ce n’est pas un duel vocal à nos yeux à nous. J’appuie et accompagne le chant d’Anthony.

Notre but n’est pas de se voler la vedette. Nous sommes quatre vedettes sur scène. Thomas, derrière son kit de batterie, est un bon musicien. Il est capable de tenir à la fois un jeu puissant et rythmé, et parfois un tempo plus lent quand il s’agit d’une ballade langoureuse et lancinante. Backstage, il ne se prend jamais au sérieux, chambre toujours gentiment mais sans aucune méchanceté. Alex, lui, est le pendant idéal de Thomas à la section rythmique. On ne l’entend jamais vocalement parlant sur scène, mais quand il a sa quatre-cordes Fender Precision Bass dans les mains, ses lignes de basse sont très agréables à entendre. J’aime tout particulièrement (pour ma part) quand il se met à jouer une mélodie, une vibe plus funky que d’habitude. Je le vois comme notre Adam Clayton à nous. Sur scène, il tente (en vain, pour vous donner mon avis) d’être aussi charismatique que Simon Gallup ou bien Paul Simonon. Mais, c’est un bon musicien. Et, j’ai envie de dire: un bon ami. Au sein du groupe, il n’est pas seulement un collègue de répète et de scène. Il est celui dont je suis le plus proche hors des feux de la scène, même si je constitue un binôme fort avec Anthony pour les mélodies et les vocaux.

Montpellier, 23 heures, retour à la réalité. Ce fut une fois de plus un bon concert. Nous avons eu plutôt un bel accueil de la part de la centaine de Montpelliérains présent dans le modeste café. Nous étions le troisième des quatre groupes à nous produire sur scène ce soir. J’aime ces concerts en province au sens où, déjà, ça me/nous change de Paname. Les Héraultais ont un peu donné de la voix, et, c’est toujours exhalant quand il y a alchimie et interaction avec un/votre public. De l’intro de The Little Bitch jusqu’aux dernières notes de En première ligne en passant par mon éternel passage solo rituel (ce soir sur It’s No Good, de Depeche Mode), nous n’avons pas chômé.

Retour backstage, nous reprenons pas à pas nos esprits. Nous nous détendons. Baptiste, le cinquième membre (officieux) de la bande, notre roadie et sporadiquement guitariste rythmique/clavier, est à nos petits soins : « De quoi as-tu envie ? » « Une bière ? » « Un Coca ? » « Comment tu te sens ? » « Les gars, c’était dément ce soir ! », etc. Je reprenais mes esprits. J’appliquais quelques exercices de sophrologie afin de redonner de l’énergie et de la vitalité à chacun des systèmes de mon organisme. Baptiste et les autres savaient que c’étaient mes minutes de pure douceur, mes minutes à moi ; et que je ne voulais pas en être déconnecté. Je ne suis pas une putain de pop star, de rock star ou de diva. Je ne veux pas tel cocktail ultra compliqué à réaliser, telle marque de vodka ou de champagne. Je veux juste jouir de cinq minutes pour reprendre mes esprits. Pourtant, à 23 heures 04, Baptiste pénétra dans la loge, une jeune femme rousse suivant ses pas.

B****t, excuse-moi, je sais que tu es en pleine sophro, mais je ne peux pas faire autrement…Heu… Le mieux… C’est que je m’éclipse et que… Que je vous laisse tous les deux… Sur ces mots, Baptiste quitta la loge, et me laissa seul, en compagnie de la mignonne petite rousse…

Pendant quelques nanosecondes, nous n’eûmes rien à nous dire. J’essayais de la regarder dans les yeux, de soutenir son regard, mais c’était difficile. Je suis affreusement timide et réservé quand il est question de femmes et d’intimité. Il s’était passé quelques années depuis la nuit sensuelle que j’avais vécu avec Stéphanie, mais elle avait laissé une trace indélébile dans mon cœur et dans mon corps. La jeune femme rousse prit, la première, la parole:

Hmmm… Je vois que je te prends au dépourvu… Tu es donc comme sur scène. Tu n’es pas comme les autres. Ton roadie voulait m’interdire l’accès à votre loge, mais… A force d’être convaincante. J’avais tellement envie de te voir, d’avoir l’opportunité d’échanger quelques mots, avec toi, et peut-être plus si affinités. Je comprendrai que ce ne soit pas réciproque, mais… Oh… Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça d’entrée… Tu ne me connais même pas… Hmm… Je m’appelle Laura, et… J’ai un faible pour toi. Pour votre musique oui, mais pour toi en particulier. Je vous suis d’un concert à un autre. Brest… Dunkerque… Sète… Saint-Étienne… Rouen… J’aime vos chansons, et j’adore tes paroles. Oui, je sais (mon petit doigt me l’a dit) que c’est toi qui les écris. Rien qu’à ta personnalité sur scène, et à ce que je vois là, tes paroles reflètent ce que tu es, qui tu es. J’ignore ce que tu caches en profondeur, mais tu ne peux pas le cacher. Ça finit par te mettre à nu, à un moment ou un autre. Ce soir, sur It’s No Good (ce soir au programme de ton passage solo), tu fermais les yeux, et c’est comme si les mots de Gore prenaient toute leur signification. La foule avait les yeux sur toi, mais moi, j’ai bien entendu qu’il y avait des trémolos dans ta voix, n’est-ce pas ? Ne mens pas… C’est humain de se sentir envahi par un sentiment de nostalgie et de faiblesse, tu sais ? Et moi, je l’ai perçu, tu sais ? Tu n’es pas comme les autres, et c’est ce qui me plaît et me touche. Tu ne cherches pas les lauriers, la gloire, les applaudissements, les gloussements ou carrément les faveurs de ces belles… Non ! Laisse-moi finir pendant que j’y suis… Tu n’es pas parfait. Tu n’es pas un Monsieur Muscle. Et pourtant… Si je viens à chaque gig… Si je vous suis d’un concert à un autre, aux quatre coins de l’Hexagone, c’est pas pour Thomas, Anthony ou Alexandre. C’est pas pour Pierre, Paul ou Jacques. C’est pour toi, B****t. Comme je t’ai dit, j’ignore ce que tu peux cacher derrière cette pudeur, ces paroles et ton personnage, mais… Je veux savoir. C’est comme ça. Je suis sûre que tu caches bien des mystères… et bien des désirs refoulés…

Laura avait tiré en plein dans le mille. Elle ne savait pas même pas à quel point…

Laura ne savait même pas à quel point elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Elle avait été capable de voir l’adolescent que j’avais été à travers l’homme que je suis à présent. Petite rousse âgée d’une vingtaine d’années, elle ne cherchait absolument pas à se tailler une réputation de groupie invétérée. Elle avait juste entendu parler de notre groupe, à l’époque où celui-ci commençait à faire parler de lui. Elle en pinçait pour moi dès qu’elle m’avait vu sur scène… Amoureuse de mes paroles, de nos mélodies, de notre répertoire, son travail du moment (vendeuse à temps partiel dans un magasin de vêtements) lui permettait d’assister à nos concerts. Il faut dire que nous ne sommes encore qu’une formation amateur, et que nous ne jouons que le samedi soir. Cela n’empêchait pas la jeune femme de faire des kilomètres et des kilomètres, uniquement pour venir nous voir jouer. «Fan» discrète du groupe depuis notre popularité somme toute relative médiatiquement parlant, Laura s’était contentée de rester dans la foule, de vibrer avec le reste du public et de chanter à l’unisson.

Petite rousse-un mètre soixante-cinq-elle était célibataire depuis peu. Ça n’avait pas été facile de se séparer de son petit copain. Il débordait d’attentions pour elle, lui préparait des petits plats, lui offrait des fleurs, lui faisait l’amour (en missionnaire) comme si elle était faite de porcelaine etc. A la longue, ça avait tout simplement fini par la lasser. Avec tact et avec diplomatie, elle avait fini par lui avouer qu’elle ne se retrouvait plus dans leur relation, qu’il croyait qu’il la satisfaisait mais que pour elle ce n’était plus le cas. Elle avait fini par le quitter.

Petite rousse aux cheveux longs jusqu’aux épaules, yeux couleur noisette, tout petit piercing rond sur l’une de ses narines, bouche aux lèvres pulpeuses roses-elle était tombée sous mon charme…ou bien sous celui de mon alter-ego scénique (difficile de savoir). Alors que mes trois acolytes de répète et de scène kiffent la vie et se lâchent sur scène, moi, je me fais discret. Je pianote les notes que l’on compose. Je me concentre sur les mots que j’ai écrits, et sur la musique que nous avons composé. J’aime ressentir en moi ce que tout cet ensemble peut susciter émotionnellement parlant. Quand j’effectue mon solo à chaque concert, c’est le mieux que je puisse faire. Ça peut paraître bizarre, mais je ne veux pas que le public se focalise sur ma personne. Essayer d’attirer son attention sur moi pendant une heure relève du cauchemar (pour moi). Laura, elle, se demandait quel serait l’effet que produiraient mes doigts sur elle, sur son corps. Si je touchais et caressais les touches de mon clavier, ainsi… Ce ne serait que pur plaisir sur elle, en elle, hmmm…

Petite rousse à la poitrine plutôt ronde et généreuse (elle était fière de son 90D), à la taille de guêpe, au ventre plat, au nombril non orné d’un piercing et au sexe épilé (bien qu’elle ait conservé un ticket de métro au niveau de son mont de Vénus), elle s’était jusqu’à présent contentée de se faire jouir à l’aide de ses doigts, de son vibro en faux cristal ou bien de son gode préféré en rêvant que je l’embrasse, la prenne dans mes bras, embrasse le moindre recoin de son corps, caresse et titille sa poitrine, la doigte, la lèche et raffole de son miel doux et chaud… Hmmm… Elle, elle se voyait rendre hommage à mes tout petits tétons masculins dans l’espoir de faire naître, grossir et épaissir le petit animal qui se dissimule au niveau de mon entrejambe. Elle serait honorée et fière de s’agenouiller, de me regarder dans les yeux sans lâcher mon regard une seule seconde, de me branler, de me lécher et de me sucer à sa guise et comme bon lui semble. Elle s’imaginait me faire exploser et jouir entre ses lèvres, sur sa langue, dans sa calanque rose. Elle avalerait le fruit de ma jouissance goulûment. Hmmm…

Rien que d’y penser… Elle se sentait déjà trempée, pantelante, sans même que je lui ai dit ou fait quoique ce soit. Cependant, elle n’en pensait pas moins, et avait bien un plan en tête… Heureusement que le hasard faisait bien les choses! Son amie montpelliéraine Sarah était partie en week-end avec son beau gosse de mec à Marseille. Laura avait donc demandé à Sarah si elle pouvait lui emprunter son appart’. Sarah avait accepté de bonne grâce, ravie que son amie de longue date soit dans les environs. Le hasard fait donc bien les choses, et Laura avait bien l’intention de m’offrir à elle, de réaliser ses fantasmes et de faire la lumière sur mes secrets cachés…

Et, quand elle pensait à moi… Elle se demandait souvent si j’étais célibataire moi aussi, ou bien si une femme partageait ma vie. Le cas échéant, elle sentait la jalousie et l’envie prendre possession d’elle. Cependant, il était difficile pour elle d’en savoir plus au regard de mes textes. Après tout, peut-être que les paroles ne reflétaient en fait pas la réalité, et que ça tenait plus de l’art et de la création en fin de compte. Elle, elle se savait sous mon charme. C’était indéniable.

J’ai trente ans. Je suis guide-conférencier de métier mais musicien à mes heures perdues. Je mesure un mètre soixante-dix. Je suis plutôt mince mais je déploie beaucoup de puissance, d’énergie et de vitesse-surtout quand je marche. Mes épaules se sont joliment développées à force de fréquenter les salles de sport. Mes cheveux châtains sont coupés courts. Aux yeux de la jolie rousse, mes yeux sont savoureux à regarder. Ils virent entre le vert et le marron. De plus, je porte des lunettes (même sur scène) et elle, elle estimait que ça me conférait un petit charme.

Elle aimait me regarder jouer, remuer les lèvres quand j’accompagnais la voix du chanteur du groupe. Ce sur quoi elle avait commencé à en pincer pour moi, c’était quand je fermais les yeux pour me concentrer sur la musique ou le chant. Ce dont elle rêvait, c’était de m’imaginer fermer les yeux quand on serait corps-à-corps, quand elle m’effeuillerait lentement, quand elle aurait ma queue dans la bouche et jouerait avec jusqu’à me faire jouir…

23 heures passées, et ses munitions préparées consciencieusement chez son amie Sarah, elle soutenait mon regard, et effectivement, elle m’avait pris au dépourvu. A vrai dire, elle s’y était attendu quand elle avait commencé à envisager une possibilité de venir backstage pour m’adresser la parole. Elle s’apprêtait me faire une proposition…

Tout était prêt dans l’appartement de son amie… Le décor romantique fait de bougies, de parfum, de lumière tamisée et de pétales de roses disposées avec amour sur le lit… Son iPod avec la playlist Love’n’Sex qu’elle avait spécialement concoctée pour nos futurs potentiels ébats… La lingerie qu’elle avait spécifiquement choisie pour moi: un soutien-gorge push-up de couleur bleu poudre en dentelle plus le tanga assorti, une nuisette rose bonbon qui découvrait un peu ses seins mais pas de manière vulgaire, son gloss goût cerise…

Elle n’avait rien laissé du tout au hasard. Elle se disait que j’avais beau être l’homme que j’étais, je n’en étais pas moins un mâle alpha malgré tout. Elle n’aurait pas trop de mal à me faire succomber. Juste avant de remuer les lèvres, un éclair d’incertitude et de doute lui effleura l’esprit : et si je restais de marbre une fois m’avoir fait sa proposition ? Et si tout simplement je refusais ?

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