Le bazar

Le bazar

12345
Loading...

alex condamines




LE BAZAR

J’étais dans le réduit sur la gauche à l’entrée dans lequel on étiquetait les produits qu’on recevait, généralement l’étiquette était toujours la même, jaune avec le prix marqué dessus. J’étais justement occupé à poser les petites étiquettes jaunes, sur ce qu’on venait de recevoir, des plaids qui venaient d’une faillite, et ils valaient  5 euros, quand mon père m’a appelé :

Je te laisse le magasin, je vais récupérer une cargaison de fruits.

Je m’étais toujours posé pas mal de questions sur la manière dont mon paternel parvenait à se procurer ce qu’il vendait. Il y avait bien sûr les faillites, il avait son réseau, mais pour le reste… Je savais par exemple qu’il allait arriver d’ici une heure, une heure et demi avec des fruits en parfait état, qu’il vendrait un euro le kilo… Alors que les commerces de la ville le vendaient beaucoup plus cher…

J’en étais arrivé à cette conclusion qu’il était en contact avec des réseaux un peu louches.

Avant de tenir ce magasin, il avait eu mille vies. Il avait fait l’armée, où il était devenu maître chien, puis il avait été un moment garde du corps, avant de reprendre cet immense local qui avait toute une histoire. En effet, ça avait été, très longtemps, un garage, jusqu’au décès de son patron. Mon paternel l’avait racheté pour une bouchée de pain, personne n’en voulait. Le local était immense, et gardait des traces de son occupation précédente, un sol qu’on n’avait jamais vraiment pu nettoyer, ainsi que des plaques émaillées que mon père avait volontairement laissées au mur.

Je suis venu me caler à la caisse. Une vieille femme tournait. Elle est revenue avec une prise multiple et elle m’a demandé si je pouvais lui couper un bout de toile cirée. Elle a choisi la teinte qui lui plaisait, bleue avec des citrons, je suis revenu avec le rouleau, j’ai mesuré, coupé, et je l’ai emballé, avant de la faire payer.

Quand j’ai relevé les yeux, Salima était là.

J’étais surpris qu’elle ne soit pas encore passée.

Il se produisait quelque chose de magique. Dès que mon père partait, et que je me retrouvais à tenir le magasin, elle arrivait.

Non, au final, il n’y avait là rien de magique. Elle habitait juste en face, la maison de trois étages sur la gauche, et elle me surveillait quand elle était chez elle. Elle avait 19 ans, et elle était en fac de droit. Moi 18, et je préparais mon bac.

Mais même quand mon père était là, elle passait bien sûr. Elle était simplement moins provocante.

Elle lisait en moi comme dans un livre ouvert, et j’étais le premier à le regretter.

Salima me plaisait énormément. Elle était loin d’être parfaite, mais justement, c’étaient ses imperfections qui me plaisaient. Mais aussi ses qualités. En fait ce qui me séduisait, c’était le tout, unique, qui portait l’étiquette Salima D… , jeune femme de 19 ans.

Je me suis recalé à la caisse, pendant qu’elle partait explorer le magasin. Elle portait ce jour-là un jean noir qui collait à ses formes plus que généreuses, et elle avait un débardeur sous lequel ses seins semblaient bouger sans subir l’emprise d’un soutien-gorge.

J’avais la queue toute dure. Elle m’inspirait un réel désir.

Si j’avais du lister ce qui me séduisait chez elle, j’aurais sans doute dit d’abord que j’aimais qu’elle soit toujours souriante, de bonne humeur. C’était une qualité rare de nos jours. On aurait dit que rien ne pouvait la contrarier. Ensuite, elle était intelligente et avait le sens de l’humour. Et puis son corps me troublait énormément. Elle avait indéniablement des kilos en trop, de la graisse superflue sur le ventre, autour de la taille, sur les hanches, les cuisses, les fesses, mais c’était justement ça qui me plaisait, qu’elle soit épanouie. Je n’aimais pas les filles trop maigres. Je me voyais les mains remplies par ses formes.

Elle achetait souvent des sous-vêtements ici, des culottes et des soutien-gorge.

L’essentiel de notre clientèle était constituée, même s’il y avait des jeunes, par des femmes d’un certain âge, qui n’avaient pas de véhicule pour se déplacer. Leurs enfants leur faisaient l’essentiel de leurs courses, puis elles venaient acheter ici ce qui leur manquait, ou du superflu.

Mon père prenait donc des sous-vêtements taille large. Ce qui convenait tout à fait à Salima.

Dis moi, tu penses qu’elle est à ma taille cette culotte, m’a interpellé Salima, qui tenait dans la main gauche du mascara, et dans la droite une culotte rose.

Regarde l’étiquette.

Il y en a pas justement.

C’est moi qui les ait mises en rayon ce matin, j’ai vérifié, elles ont toutes une étiquette.

Viens voir !

Je me suis levé, et je me suis approché. J’aimais bien le parfum qu’elle portait ce jour-là. Il avait quelque chose de sucré et d’envoûtant.

Je t’ai fait marcher, elle m’a dit, en fait il y a bien une étiquette, mais je voulais que tu viennes près de moi. J’aime quand tu es près de moi. Je voudrais te garder tout le temps à mes côtés, et pas te voir seulement comme ça cinq minutes…Tu es beau, elle a ajouté, le regard chaviré.

Elle a tendu la main vers mon pantalon, et, avant que j’aie pu l’en empêcher, elle a massé ma queue à travers le tissu. Il fallait dire que j’avais une érection bien visible, sur laquelle elle ne pouvait qu’enchaîner, à moins de faire semblant de ne pas la voir.

Mais dis donc, tu bandes ! C’est moi qui te fais bander ou tu regardais un porno avant !

Elle m’a caressé doucement, et j’ai senti ma queue, à moitié gonflée, se rigidifier.

Tiens, tu sais ce que je vais faire, comme il n’y a personne, et même s’il y avait quelqu’un je m’en foutrais, je vais l’essayer cette culotte… Comme ça tu pourras me mater… Tu en rêveras ce soir, quand tu te branleras…

Elle était vulgaire, mais j’aimais bien cette vulgarité.

Avec une totale impudeur, elle a défait le bouton qui tenait son jean noir à sa taille, et elle l’a descendu. Elle l’a sorti après avoir ôté ses escarpins. Dessous, elle avait une culotte noire. Sans le moindre complexe, et alors que je ne pensais pas qu’elle irait aussi loin, elle a tiré la culotte le long de ses jambes, jusqu’à l’enlever. Ça a été la première vision que j’ai pu avoir de ses parties intimes. Un pubis gonflé, qui dans une courbe naturelle, amenait à son sexe, coupé en deux par une fente profonde. Elle passait certainement un rasoir sur ses chairs les plus tendres, pour éclaircir le pourtour de son sexe, mais elle avait dessiné avec ce même rasoir un triangle brun, sombre, épais et bouclé, et j’ai eu l’envie folle d’y balader mes doigts, et ma langue.

Elle a attrapé la culotte, et l’a remontée le long de ses jambes. Ce faisant, elle s’est tournée pour aussi me présenter sa partie pile. Sa croupe était à l’image de ce que ses vêtements, même en la remodelant, offraient, une croupe bien charnue, trop sans doute, plutôt allongée que ronde, fendue en deux par un sillon profond, qu’on avait envie de découvrir et de fouiller, des traces de cellulite. Mais j’aimais ses imperfections.

Ses fesses m’ont été masquées par le coton de la culotte. Elle s’est retournée à nouveau. Le slip s’ajustait bien sur son sexe, trop bien sans doute pour calmer mon excitation, dessinant nettement celui-ci et rentrant dans sa fente. J’ai vu apparaître puis se développer une tâche de mouille près de son sexe.

Elle a eu un petit rire, a regardé autour d’elle. Le grand local était vide à cette heure-ci.

Attends, j’ai une idée, tu vas voir…Un petit jeu…

Avant que je puisse protester, elle a mis ma queue à nu. C’était la première fois qu’elle la voyait, tout comme c’était la première fois que je voyais sa chatte, et elle l’a caressée du regard, avant de la caresser de la main.

Garde le contrôle de toi…

Elle s’est approchée de moi, de manière à ce que nos corps puissent être en contact. Elle tenait toujours ma queue. Je n’ai compris où elle voulait en venir que quand elle a posé mon gland, qui était tout gonflé, contre le coton du slip. J’ai senti contre cette partie de mon corps ultra-sensible la texture du coton, mais aussi la chaleur de sa chair, et la densité de sa toison. J’ai failli lui dire : Non, tu ne vas pas… Mais je l’ai finalement laissée faire. J’étais surexcité…Je me disais que je n’allais pas tenir, jouir, et en même temps que je devais absolument garder le contrôle.

Elle a descendu lentement ma queue, et les sensations se sont succédé. Son sexe se transformait à mon contact. J’ai senti une sorte de boule, celle de son clitoris sans doute, qui avait du émerger, puis la densité et la complexité de ses lèvres, et une sensation forte d’humidité, d’une humidité qui aurait augmenté.

Elle me guidait, et elle était pour ainsi dire prise à son propre piège, perdant le contrôle, et me rassurant, parce que j’avais l’impression d’être sur une corde raide.

Oh que c’est bon de sentir ta queue contre moi…

Elle a fermé les yeux, poussé un petit gémissement. Elle ne lâchait pas ma queue, et elle s’est mise à la frotter plus vite le long de ses lèvres, de bas en haut…

Oh oui, oui, elle a gémi… Je jouis… Oh putain oui…

J’ai senti son corps se tendre. C’était trop pour moi, et j’ai arrosé son slip de sperme. Ça n’arrêtait pas de sortir. Entre ses sécrétions, qui faisaient à présent une large auréole, et mon sperme, qui avait explosé en une multitude de jets, devenues des tâches sombres, le slip était inondé.

Je pensais qu’elle allait repasser l’autre, sec, mais elle a remis son jean.

Je veux garder ce slip avec la trace de ce qu’on a fait ensemble. Il n’y aura peut-être jamais d’autre fois. Je me masturberai en tenant la culotte, en la reniflant, et en y repensant.

Je me suis éloigné. Je ne risquais pas, moi non plus, d’oublier ce moment. Ça avait été la première fois qu’on était aussi proches. Et je n’avais pas été déçu. Salima me plaisait, et ce premier contact intime avait été à l’image de ce dont je rêvais, rêve par ailleurs flou.

Elle a finalement pris deux autres culottes, et est venue les payer.

On s’en servira pour d’autres jeux ensemble, je les mets de côté. Embrasse-moi, vite, il n’y a personne dans le magasin ni dans la rue, j’ai envie de ta bouche.

J’hésitais, mais elle s’est penchée vers moi et a pris ma bouche, pour un baiser qui s’est prolongé quand nos langues se sont accrochées. C’est elle qui a coupé court la première, j’aurais pu rester comme ça un moment, c’était trop bon.

Elle s’est éloignée, mon regard sur ses fesses. Je me suis demandé si elle le sentait.

Je ne l’ai pas revue le lendemain, ni le surlendemain. Je me suis rendu compte que ça me manquait. Cet après-midi là, elle m’avait vraiment envoûté, et depuis, je ne faisais que penser à elle. Le lendemain matin, excité, je m’étais branlé en pensant à elle. J’avais joui trop vite.J’aurais aimé qu’elle soit là, qu’elle me masturbe m’aurait simplement suffi. Je repensais à sa main chaude, autour de ma queue.

Je n’avais pas de numéro de téléphone. Je savais où elle habitait, mais je ne me voyais pas aller frapper à sa porte. Je me suis demandé si elle boudait, si elle était malade, si elle était partie…

Et puis deux jours après ce trop bref moment de sexe, je l’ai vue apparaître. Elle avait une belle robe, blanche avec des cerises dessus, ses jambes étaient gainées de nylon, elle avait des escarpins, et un sac bien rempli sur l’épaule. J’ai compris qu’elle rentrait de la Fac.

Pffff, je viens de finir mes examens…Je sais pas ce que ça donnera…

Elle s’est approchée, et a soulevé sa robe, me laissant voir ce qu’il y avait dessous. Elle n’avait pas de collants, mais des bas stay-up, dont les jarretières élastiquées entouraient ses cuisses pleines, et j’ai bien évidemment reconnu la culotte, celle que j’avais arrosée de mon sperme deux jours plus tôt.

Je l’ai pas lavée, je l’ai portée comme ça pendant deux jours pour qu’elle me porte chance… J’espère que ce sera le cas… Je me suis caressée en la portant plusieurs fois, elle doit vraiment puer… Dedans, il y a toujours ma chatte, tu veux la voir ?

Elle n’a pas attendu ma réponse, a tiré sur la culotte de sa main libre, l’autre maintenait la robe, et m’a montré ce que j’avais un moment désespéré de voir, un triangle de poils, et ses lèvres. Aujourd’hui, son sexe n’était pas une simple fente close, mais un gros bout de lèvre dépassait, hasard de la nature, ou excitation…

Fais gaffe, je lui ai dit, en désignant les deux vieilles, qui au fond du magasin, regardaient précisément les culottes.

Bah, elles sont miro… J’ai envie de te sucer… Attends, elles reviennent par ici, tu vas voir…

Le comptoir était long et fermé sur le côté. Elle a ouvert le battant, l’a refermé, et est venue se poser près de moi. J’étais posé sur un tabouret. Invisible pour qui ne regarderait pas au-delà du comptoir, elle a défait mon pantalon et m’a trouvé en pleine érection. Sans la moindre hésitation, elle s’est mise à me sucer, avec des techniques diverses, et beaucoup d’envie. Donnant tantôt des coups de langue, tantôt me prenant dans sa bouche, tantôt me masturbant. J’étais heureux de l’avoir retrouvée et excité par sa caresse, excité aussi de voir les femmes revenir vers moi et de ne pas même soupçonner que Salima me suçait le comptoir. Elles ont payé machinalement, discutant entre elles, sans même vraiment me regarder. Avaient-elles eu de tels plaisirs quand elles étaient plus jeunes ? Elles sont parties sans que je leur aie posé la question…

Salima n’a pas été jusqu’à me faire jouir. Elle s’est redressée et a désigné le bureau sombre derrière.

Viens, j’ai envie que tu me prennes, les clients attendront. Si on n’allume pas, personne ne se rendra compte de rien…

J’avais terriblement envie, moi aussi.

Elle avait sans aucun doute préparé sa venue, car elle a sorti  de son sac une capote emballée. Elle a déchiré l’emballage, et a ajusté le condom sur ma queue toute dure et toute droite.

J’ai envie de te sentir dans mon ventre.

Elle m’a pris par la main et tiré vers le bureau. On est parti sur la gauche, là où on ne risquait pas d’être vus du magasin. Elle m’a poussé sur le fauteuil de cuir sur lequel mon père s’asseyait pour faire les comptes, et elle est venue au dessus de moi. Elle a retroussé sa robe, la roulant jusqu’à sa taille, et a tiré le slip rose dans son aine. Son sexe était tout dilaté d’excitation, ouvert, avec ses lèvres sorties. Gorgées de sang, elles étaient à l’image du reste de son corps : impressionnantes.

Elle a attrapé ma queue et elle l’a guidée vers son sexe, se faisant descendre sur moi. J’avais tellement envie d’elle qu’un filet de pré-sécrétions coulait avec abondance de mon méat.  Mon gland est rentré en contact avec ses lèvres. Je me suis dit un instant que ça n’allait pas rentrer, mais ça s’est fait tout seul. J’ai senti le fourreau de sa chatte me gainer, comme j’en avais rêvé. Elle s’est finalement posée sur moi, ma queue entièrement en elle, entourée de chaleur et de moiteur.

C’est comme ça que je voulais être depuis un bon moment.

J’ai cédé à mon envie, et attrapé ses fesses à pleines mains. Elles étaient grasses et chaudes, débordant de mes mains. Je les ai pétries avant qu’elle ne se mette à bouger sur moi, se faisant monter et descendre, moi accompagnant son mouvement.

Il ne faut pas qu’on traîne, elle m’a dit, j’ai entendu du monde arriver. Fais-moi jouir. De toute façon, ça n’est pas la fin, ça n’est que le début.

Elle a accéléré son mouvement. J’ai senti son corps se tendre au même moment où je me vidais de mon sperme dans la capote.

On s’est rajustés. Avant de quitter l’ombre du bureau, on s’est longuement embrassés.

Quand tu auras fini ce soir, passe à la maison, tu sais que je suis en face je vis avec ma famille au deuxième, sonne, je t’ouvrirai. Je te les présenterai. Et je vais te donner mon numéro…

Je l’ai regardée traverser la rue en me disant que si parfois la vie était moche, elle pouvait aussi être très belle.

***

Retrouvez les autres histoires d’Alex Condamines :

http://www.meshistoiresporno.com/author/alex-condamines/

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *