Le canapé partie 2

Le canapé partie 2

12345
Loading...

Frederic Gabriel




 

Partie 2

Le temps glissa. Il y eut l’automne, l’hiver, puis le renouveau du printemps.

Le canapé, bien qu’installé à l’extérieur, était relativement protégé par les arbres des intempéries. Il n’avait pas vraiment pâli et conservait de sa superbe. Il était demeuré une source d’attrait même dans la période froide, des personnes venant s’y installer. Dont de plus en plus de couples. Il avait pris une valeur de symbole pour les amoureux du camping, qui venaient tous l’essayer. Certains disaient même qu’il portait bonheur à leur relation.

Il la croisait régulièrement, mais, même si elle lui disait bonjour, elle gardait ses distances.

Lui aussi allait s’asseoir sur le divan. Mais seul. Le matin quand il n’y avait personne. Il rêvait qu’elle était près de lui.

Il s’asseyait et se laissait bercer par le mouvement hypnotique des flots, rêvant à ce qui aurait pu être et n’était pas.

Un matin, il entendit un bruit, un craquement de brindilles, et il releva la tête.

Éléonore approchait.

Il fut très surpris. Il l’avait aperçue le matin même, devant la cabane qu’elle occupait. Il ne pensait pas la revoir un peu plus tard, ici. Il se demanda même si ce n’était pas une hallucination induite par son obsession pour elle.

Pourtant, c’était bien elle, en simple jean et t-shirt, avec tout ce qui faisait qu’il était épris d’elle. Sa féminité, son corps épanoui, son sourire éclatant, son regard aux nuances changeantes, et ce quelque chose de pas vraiment définissable qui faisait qu’il la trouvait attirante, alors qu’une fille plus jeune, plus jolie, plus parfaite sans doute ne l’aurait pas attiré.

Elle se positionna face à lui, lui masquant la vue de l’océan. Mais il préférait la voir elle. Il savait qu’il pourrait se lasser un jour de l’océan, mais jamais d’elle, même quand elle serait plus vieille.

Je suis une idiote. Je n’ai pas compris que c’était pour moi. Que tu avais entendu mon souhait et que tu l’avais exaucé. On a perdu du temps. Mais je saurai me faire pardonner.

Elle défit le bouton qui tenait le jean ultra-moulant à sa taille et le fit descendre. La simple culotte en coton qu’elle portait dessous suivit le même chemin, dévoilant une fente glabre, sur laquelle il plongea de la langue quand elle lui eut dit, du regard d’abord, avec des mots ensuite :

Viens sur moi !

Elle gémit immédiatement, et quelques secondes plus tard, un jus au goût sucré coulait sur ces chairs qu’il parcourait, et qui avaient été sèches dans un premier temps. Il connaissait ses points forts et ses faiblesses, et il savait qu’il était habile pour caresser une femme. Il sentit et vit le corps de la femme se mettre en branle, comme s’il prenait vie, répondant à ses caresses buccales. Ses seins se gonflant, ses tétons durcissant et s’allongeant, les sécrétions devenant plus abondantes et changeant de consistance, coulant dans sa bouche. Il aurait voulu tout boire d’elle, jusqu’à la dernière goutte de ce nectar sirupeux, une manière de l’absorber toute entière. Il ne savait pas s’il l’aimait, mais indéniablement, il était amoureux d’elle, et il la désirait profondément. Il aurait voulu l’engloutir toute entière, et que des moments tels que celui-ci durent une éternité.

Il remonta jusqu’à l’endroit où il savait se trouver son clitoris, et il appuya sur le capuchon de chair qui recouvrait celui-ci. Comme pour une majorité, sinon toutes les femmes, c’était son point sensible, et elle se mit à gémir plus fort. Le clitoris finit par émerger.

Elle l’interpella.

Il y a une capote dans la poche arrière de mon jean. Déchire l’emballage et passe là sur ta queue. J’ai envie que tu viennes en moi et que tu me fouilles.

Il renversa le jean et trouva effectivement l’emballage. Il l’ouvrit et fit glisser le plastique sur son sexe congestionné. L’attendant, elle se masturbait, autant parce qu’elle était excitée que pour l’aguicher, concentrant sa caresse sur son clitoris qu’elle frottait de deux doigts, comme elle aurait masturbé un pénis, et qui s’érigeait comme il n’aurait pas imaginé, puis plongeant ces deux mêmes doigts dans sa vulve, et les faisant aller et venir, ses doigts et sa main éclaboussés par ses sécrétions.

Ce fut elle qui prit la direction des opérations, une fois qu’il fut encapoté. Elle vint se placer à quatre pattes sur le divan, totalement offerte ainsi. Elle tourna son visage vers lui et son sourire et son regard lui dirent clairement qu’il pouvait venir sur elle, et en elle. Comme pour le lui confirmer, elle lui dit :

Tu peux me faire tout ce que tu veux !

Son regard glissa sur la croupe pleine, rebondie, ouverte sur les plissements de son anus, et les reliefs complexes de ses lèvres et il se dit que ce moment était et serait l’un des plus heureux dans son existence qui avait connue plus de bas que de hauts.

Il s’approcha et se guida en elle. Ses muqueuses chaudes l’enveloppèrent et le prirent.

Elle le laissa aller et venir en elle avant de resserrer les muscles de son con, l’immobilisant et le caressant ainsi. Aucune fille ne lui avait fait ça avant. Il faillit jouir plusieurs fois, mais, sans doute mue par un instinct purement féminin, elle sût s’arrêter à temps pour lui permettre de reprendre la maîtrise de lui-même.

Ce fut d’une même contraction qu’elle l’expulsa de son vagin. Tendant la main vers l’arrière, elle attrapa sa queue, dilatée à exploser, et la remonta de quelques centimètres pour la poser sur les plissements de son anus.

Elle le fit résolument rentrer en elle, mais ce ne fut pas difficile, sans doute parce que le préservatif dégoulinait de sécrétions, et sans doute aussi parce que des garçons étaient déjà passés par là. Elle justifia son envie en lui disant :

C’est tellement meilleur par là que par la chatte !

Il rentra en elle jusqu’à venir buter contre sa rosace. Il se dit qu’il devrait se souvenir de ce moment. Il n’y en aurait peut-être jamais d’autre. Ou peut-être que si. Impossible de prévoir ce qui arriverait. La seule certitude, c’était que ce moment était exceptionnel, et qu’il le devait à ce divan sur lequel ils s’ébattaient, comme il l’avait toujours rêvé. Il aurait aimé que ce soit le début d’une relation qui ne se terminerait jamais. Mais il n’y aurait peut-être que cette fois unique. Difficile de prendre une option sur l’avenir.

Il prit inconsciemment un rythme plus rapide, qui parut lui plaire. En étaient les signes ses gémissements, puis bientôt ses cris, ses halètements, la manière dont son corps vibrait, et l’abondance de sécrétions qu’elle crachait, les trempant elle et lui.

Ils jouirent, et il en fut heureux, à l’unisson, explosant en criant.

Après, ils restèrent longtemps sur le canapé, enlacés.

 

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *