LE JEU

À genoux, Diane referme sa main autour du membre dressé de son partenaire.

Eli les contemple et s’enivre de l’instant.
Cette position a toujours éveillé en lui un puissant sentiment.
Que sa femme s’agenouille devant lui ou devant un autre n’est pas important.

Non, ce qui domine l’instant présent, c’est l’excitation qu’il éprouve par son ascendant.

Mains sur les accoudoirs du fauteuil sur lequel il est assis, visage baissé, Eli observe silencieusement la langue humide de son épouse frôler la peau de leur amant. Avec lenteur et langueur, elle sème des tressaillements en redessinant les contours de son gland.

Enfonce la.

Sans le regarder, Eli s’adresse à Niels. Il n’est pas d’humeur à faire durer. Le jeu de ce soir est un de ses préférés.

Niels crispe sa poigne dans les cheveux de Diane et, d’un brusque coup de reins, s’impose entre les lèvres désormais grandes ouvertes. Un râle de frustration soulage le désir. Le choses sérieuses vont enfin commencer. Niels se déhanche.

Eli bouge sur son fauteuil. La rudesse de Niels éveille sa bestialité.

Malgré son calme apparent, son corps bouillonne déjà. Son esprit s’égare. Son cœur s’emballe. Les images du visage de sa femme souillée par son sperme refont surface. Souvenirs qu’il veut à nouveau réalité.

Eli s’abstient encore, malgré l’obsédante envie qui enfle douloureusement dans son pantalon, il s’abstient de se toucher.

Les gémissements de Niels envahissent la chambre. Plus régulièrement. Plus bruyamment. Chaque fois que son gland bute au fond de la gorge de Diane. Chaque fois que son bassin cogne contre sa bouche.

Elle peine de plus en plus à respirer.

Et Eli a de plus en plus de mal à se retenir. Le visage crispé de sa femme. La queue qui déforme sa bouche. Les va-et-viens violents. Les râles obsédants de leur amant. Son propre corps se tend. Il passe une main sur son pantalon. Appuie et masse brièvement son membre pour atténuer le désir douloureux.

Il veut d’abord voir jouir l’amant.

Mon amour, regarde-moi.

Les yeux plissés, Diane dévie son regard vers lui. Ce regard envoûtant. Envoûté. Celui qu’elle a sous l’effet de l’abandon sexuel. L’envie de se lever, de la saisir, de l’embrasser, de mettre sa queue entre ses lèvres, de la pénétrer, de la malmener… Milles pensées l’agressent.

Eli défait sa boucle de ceinture et ouvre son pantalon. Il extirpe sa queue épaisse pulsant au rythme de ses violentes pensées et l’empoigne avec fermeté.

Aux râles bestiaux de Niels, aux soupirs asphyxiés de Diane, se mêlent désormais les aveux d’Eli.

Mais sa main ne suffit pas. Se masturber ne fait qu’obséder son besoin vital de la pénétrer. De sentir la chaleur de ses lèvres chaudes et mouillées. D’éprouver son étroitesse lorsqu’elle l’enserre de ses fesses.

D’un bond, Eli se redresse.

Il s’empare du gel sur la table et se dirige vers le duo. Dans le dos de Niels, il relâche son pantalon, baisse son caleçon et s’agenouille derrière lui. Par dessus son épaule dénudée, il fixe sa femme.

Niels ralentit la cadence. Le corps tendu. Le souffle court. Proche de l’orgasme, ses doigts restent crispés sur les cheveux de Diane, mais son regard dévie derrière lui. Diane lui arrache un dernier gémissement, lorsqu’elle fait courir sa langue sur son gland en retirant sa queue de sa bouche.

Gel appliqué, Eli prend la relève. Buste contre son dos, queue contre ses fesses, il referme sa main sur le membre de Niels, et commence à le masturber en regardant sa femme.

Elle joue. Elle ne cesse de jouer. De le provoquer. Eli peut presque sentir ses lèvres en massant Niels. Sa langue. Sa langue s’égare à nouveau sur le gland de Niels, qui peine à résister à l’envie de la pénétrer de nouveau.

Mais Eli ne veut plus jouer. Il veut en finir, et d’un geste brusque, contraint Niels à se pencher en avant et plaque ses mains sur ses fesses pour les masser en les écartant. Son regard alterne entre le regard amusé de son épouse et l’entrée huilée des fesses de Niels.

Lente. Enivrante. Pesante est la sensation qu’il éprouve en appuyant son gland contre ses fesses. Eli ferme les yeux. Le plaisir l’assaille. D’un coup de rein ferme et sec, il met un terme au calvaire sexuel.

Niels grogne d’une plaisante douleur.
Diane glisse une main sous la dentelle de sa culotte.
Eli gémit d’un étouffant soulagement.

Un soulagement partiel et frustrant. Son gland aspiré, c’est sa queue qu’il veut enfoncer complètement. Alors, malgré la résistance des fesses étroites de son amant, il se cambre d’un insistant, pesant et constant mouvement.

Sa femme gémit en se caressant. Mais il n’entend plus que son cœur battant au rythme des millimètres. Niels se soumet en se penchant un peu plus. Mais il ne sent plus que cette chair exiguë qui comprime son membre pulsant à chaque instant.

Ses mains serrent douloureusement les fesses de Niels. Son bassin poursuit son lent mouvement jusqu’à sentir la peau de son amant. Jusqu’à ce que sa queue soit immergée totalement.

Enfin Eli rouvre les yeux sur sa femme agenouillée. L’esprit et le regard voilés par la tension. Niels se masturbe sur le visage de Diane. Sa queue fouette parfois ses joues et ses lèvres. Sans pouvoir le voir, Eli sait que les doigts de sa femme stimulent son clitoris.

Il ferme les yeux. Ressent. Voit les lèvres mouillées. Imagine sa langue titiller cette chair brûlante qui la fait soupirer. Eli commence lentement à se retirer. Il a envie d’y aller sauvagement, mais il s’abstient quelques instants, pour habituer son amant à son membre imposant.

Les jeux auxquels sa femme et lui aiment s’adonner lui ont fait prendre goût à un plaisir plus débridé.

Ses mains écartent davantage ses fesses. Seul son gland est encore immergé entre elles. Mais à nouveau, il amorce un cambrement.

Le frottement intense de sa peau contre celle des fesses de Niels lui arrachent un léger et court grognement. Et son amant réagit en se déhanchant légèrement. Sa queue s’enfonce plus rapidement dans son cul et lui vole un râle plus franc.

D’un soudain mouvement, il s’immerge totalement en lui.

Et c’est le déchaînement.

Des à-coups brusques. Réguliers. Douloureux. Ses mains se plaquent sur les épaules de Niels pour empêcher son corps malmené d’échapper à ses bestiaux déhanchés. Avec lenteur, il se retire avant de le sodomiser brusquement.

D’une pénétration, il s’interrompt ensuite. Pour savourer cette oppressante immersion. Mais Niels met un terme à sa danse de domination. Sous ses yeux, il éjacule.

Le sperme gicle sur le visage de sa femme. Eli sent sa queue palpiter dans le cul de Niels. Il cesse tout mouvement, profondément ancré en lui, le temps d’admirer ce qui lui fait toujours autant tourner la tête.

Sur ses magnifique yeux, ses délicieuses lèvres… Sur son nez ou son front, Niels jouit de blanchâtres coulées qu’elle accueille le visage redressé. Soupirant sous l’effet de ses propres caresses et de l’indécent contexte.

Eli n’a pas qu’à peine le temps de se retirer. Le plaisir aussi soudain que violent l’assaillit brusquement. Une première giclée de sperme lui échappe au creux de son amant. Il se retire sèchement et se masturbe d’une poigne ferme pour achever de gicler sur les fesses dilatées de Niels en relâchant un puissant gémissement. Le corps tressautant.

Le regard perdu d’abord sur son cul de leur amant, puis sur le visage de sa femme. Sur les lèvres de Diane. Sur cette langue qui suce ce gland. Récoltant les dernières larmes de son sperme en jouissant.

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  1. Quinet Jean-François le à
    Quinet Jean-François

    Je viens en lisant ce texte de me branler et d’éjaculer…..C’était bon de jouir ainsi.

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