Le Patio partie 1

Le Patio partie 1

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Frederic Gabriel




Partie 1

C’est quand je l’ai aperçue, au fond de la salle, un verre à la main, discutant avec une de nos anciennes enseignantes que j’ai su que, si j’étais venu, c’était pour la revoir, elle. Elle que je n’avais jamais vraiment oubliée. On choisit parfois de tirer un trait sur son passé, pour aller de l’avant, c’était ce que j’avais fait à l’époque, mais elle m’avait marqué, comme elle avait marqué pas mal de personnes. Ce qui se passe dans nos plus jeunes années laisse une empreinte durable en nous, et nous construit.

Elle n’avait pas changé en 10 ans. Les réunions d’anciens élèves, c’est souvent l’occasion d’être témoin de la décrépitude des gens, physique tout autant que morale. Mais quand on s’est quitté à l’âge de 18 ans, et qu’on se retrouve 10 ans plus tard, on n’a pas vraiment changé ou alors en mieux. 

Manon était l’égale d’elle-même. Une magnifique brune, qui avait constamment des talons, atteignant ainsi les deux mètres, avec un visage rond et un rien poupin, de grands yeux marrons qui exprimaient une infinité d’émotions, un petit nez mutin courbé en avant, une bouche toujours maquillée que pas un seul homme ne pouvait regarder sans penser qu’il aimerait qu’elle soit autour de son sexe, et des cheveux bruns arrangés dans des coiffures improbables. Elle avait une nette préférence pour les vêtements moulants qui mettaient en valeur des formes magnifiques. A la regarder, on pouvait avoir une idée précise de ce que DEVAIT être un corps de femme.

Elle avait tout pour elle, et en plus d’être une très jolie femme, elle avait aussi une tête bien faite. Elle avait été, durant les sept années où je l’avais côtoyée, la première de sa classe, et pour autant que je le sache, elle avait intégré une école scientifique après son Bac.

Je ne tenais pas spécialement à m’approcher d’elle et à lui parler. Le passé doit rester le passé. Pourtant, ce feu qui s’allumait dans mon ventre, et le fait que je sente, bien malgré moi, ma queue se durcir me disait clairement que je retrouvais ce désir pour elle qui m’avait habité plusieurs années.

J’ai tourné la tête et continué de parler avec Daniel, mon ancien condisciple. Etait-il passé entre ses mains, lui aussi ? On était nombreux à garder un souvenir d’elle, ou à avoir au contraire choisi de l’enfouir en soi.

A l’époque, j’habitais cette ville de province où je revenais pour les vacances, car mes parents y vivaient toujours. C’était avant que la vie ne m’exile pour les études et le travail, même si je n’étais pas bien loin.

C’était une petite ville de province comme on peut l’imaginer. Où tout est paisible, du moins en apparence. Le poids du passé y est très fort.

Il y avait ici des établissements scolaires publics, et d’autres privés. Ceux du privé étaient préférés par pas mal de personnes qui avaient la certitude, pas forcément à raison, que leurs enfants seraient mieux encadrés, plus soignés. C’était ainsi que j’avais été inscrit à l’Institut Saint Joseph pendant 7 ans. Un assemblage de bâtiments et de cours, qui était là depuis toujours et semblait devoir y être jusqu’à l’éternité. Et il y avait effectivement de nombreux avantages à être là. Des enseignants dévoués, des petits effectifs, un encadrement qui vous aidait si vous aviez des difficultés.

Je continuais de l’observer du coin de l’œil. Elle s’était décalée un peu, et je la voyais maintenant quasi intégralement. Elle était magnifique, comme toujours. Elle portait une simple robe noire, mais celle-ci collait à son corps, le magnifiant. Elle dégageait ses jambes gainées de nylon, apparentes jusqu’à des cuissardes de cuir rouge.

Dans chaque institution, il y a la façade, et tout ce qu’il y a derrière, le non-dit, l’étouffé.

La communauté dans laquelle j’avais passé sept ans était un monde clos, isolé, protégé. C’était sans doute cela qui favorisait l’explosion de pulsions qui pouvaient s’épanouir en toute tranquillité.

J’avais aperçu Manon pour la première fois trois ans après y être rentré. A l’époque, elle portait encore un appareil dentaire et elle ne se maquillait pas, mais c’était déjà une belle jeune femme, au corps épanoui et qui en connaissait un rayon sur le sexe, plus que moi en tout cas, même si les films pornos que j’ingurgitais tous les soirs en me branlant m’apprenaient pas mal de choses. Sauf sans doute que la vraie sexualité était très différente.

C’est mon meilleur copain qui m’avait parlé d’elle pour la première fois. Il avait dit, avec cette manière bien à lui de lâcher des informations importantes sans y toucher :

Si tu as un moment, j’ai quelque chose à te montrer entre midi et deux.

Je ne m’étais pas vraiment posé de questions. Avec lui, c’était tout ou rien. Je n’avais pas idée de ce qui m’attendait.

Je n’avais pas oublié ce moment. Il y avait eu un avant et un après. Ça m’avait laissé hébété, comme assommé, fiévreux. J’avais passé toute l’après-midi, et une partie de la soirée dans un état second, totalement indifférent à ce qui se passait autour de moi. Ça se passe comme ça quand on se prend le sexe, avec toute sa force, dans la figure. Je n’en connaissais pas grand-chose, hormis l’image déformée transmise dans les pornos. C’est quelque chose de voir une paire de seins ou une chatte sur un écran, c’en est une autre de l’avoir près de moi, devant soi, d’en percevoir l’épaisseur, la chaleur…

Il m’avait guidé dans l’établissement, empruntant des escaliers, des couloirs, jusqu’à arriver à un endroit que je ne connaissais pas, que pas grand monde ne connaissait d’ailleurs. C’était certainement pour cela qu’elle s’était installée là. Il y avait des sortes de sculptures en bois, faites en d’autre temps dans le cadre du 1 pour cent étatique, épaisses, massives, qui surplombaient les humains qui s’aventuraient dans cette cour. Elle était pourtant régulièrement visitée, car les parterres de fleurs étaient soigneusement entretenus. Plusieurs bancs longeaient un chemin fait de planches de bois ajoutées les unes aux autres qui formaient un X.

C’était en haut du creux du X que se tenait Manon, assise sur un banc.

J’ai pris cette vision comme une gigantesque gifle en plein visage. Je me suis dit que ce n’était pas possible. Pourtant, bien que je sois un peu loin, mes yeux ne me trompaient pas.

On s’est approchés. Je me suis rendu compte que je tremblais, à la fois d’énervement et de tension, mais aussi d’excitation. J’ai réalisé bien des choses sur mon état plus tard, mais j’étais en pleine érection, et il y a eu un moment où je me suis souillé en m’éjaculant dessus.

J’avais croisé Manon le matin et elle était vêtue, du moins en partie, comme ce matin-là. Un jean très moulant, caché en partie par des bottes mauves qui montaient quasiment jusqu’aux genoux. Par contre, elle avait relevé son chandail, d’un mauve assorti aux bottes, dévoilant son torse et un soutien-gorge lui aussi assorti. Je ne pouvais d’ailleurs pas voir l’intégralité de celui-ci. Elle l’avait laissé attaché, mais en avait sorti ses deux seins. Ils étaient volumineux, ronds, pleins et ils valaient sans nul doute ceux des actrices pornos que je contemplais tous les soirs en me branlant. Sa jeunesse faisait leur fermeté. J’ai aussi remarqué, bien que n’étant pas près, les aréoles, larges, toutes roses, et les pointes, durcies. L’une des pointes à vrai dire, car l’autre avait disparu dans la bouche d’un garçon qui la tétait.

Ça a été comme lorsqu’une caméra fait un panoramique et dévoile, petit à petit, l’ensemble d’une scène. Morceau par morceau, j’ai embrassé l’ensemble de la scène, encore plus captivé et troublé par chaque détail.

Je me suis demandé si c’était elle qui avait voulu que le garçon s’occupe de ses seins, ou si, à l’inverse, c’était lui qui avait demandé, fasciné par une poitrine souvent gainée par des pulls moulants ou au contraire dévoilée par des débardeurs. Elle semblait en tout cas éprouver du plaisir à être ainsi caressée buccalement – la meilleure preuve en était sans doute l’érection de ses tétons.

Mais peut-être aussi éprouvait-elle autant sinon plus de plaisir à masturber les deux garçons qui se tenaient de part et d’autre d’elle. Pantalon aux genoux, slip baissé, ils exhibaient une queue qu’elle s’appliquait à faire s’ériger, et qui l’était déjà en partie.

J’ai été impressionné par son habileté. Il était évident que ce n’était pas la première fois qu’elle masturbait ainsi des sexes de garçons. Elle avait un savoir-faire qu’elle n’avait pu acquérir qu’en faisant des dizaines de branlettes. Elle masturbait les garçons en changeant de rythme et de technique, une manière de contrôler leur érection et d’éviter qu’ils ne jouissent trop vite. Tantôt elle les encerclait et les faisait aller et venir au creux de sa main, tantôt elle faisait courir ses ongles sur leur chair, tantôt elle venait appuyer et frotter la pulpe de son doigt sur leur gland, tantôt elle descendait sur leurs couilles.

Je n’ai même pas pensé à cet instant que j’aurais pu être à leur place. Non, je la trouvais simplement magnifique, et j’étais fasciné par l’érotisme et la sensualité de la scène, cent fois plus fort que toutes les scènes des pornos dont je me délectais.

D’ailleurs, elle ne semblait pas s’apercevoir de notre présence, alors même que nous étions à quelques mètres d’elle.

Le garçon passa sur l’autre sein. Quand il le gaina de sa bouche, elle eut un long frisson, qu’elle ne put réprimer, qui dit clairement le plaisir que ça lui procurait.

J’étais hors du temps à la regarder ainsi. Je ne sais pas combien de temps cela a pris avant que le premier garçon ne jouisse, crachant une semence dont chaque jet prit une direction différente. Plusieurs traits atterrirent sur son visage et ses cheveux. Elle frotta le deuxième garçon avec un peu plus de vigueur, puis, sur une caresse lente, il jouit lui aussi, avec un effet similaire. Les deux garçons rengainèrent leur queue ramollissante  et s’éloignèrent sans un mot, alors que celui qui lui avait sucé les seins se redressait. Je n’avais pas remarqué que sa queue était à nu, toute roide. Elle le branla comme les autres, à ceci près qu’il jouit plus rapidement, sa semence se répandant, elle, sur son torse.

Nous restâmes là, à quelques mètres d’elle, mais elle fit comme si elle ne nous voyait pas.

Je devais voir ce mini-film se dérouler dans mes soirées de masturbation ou mes nuits blanches, quand je frottais ma queue en espérant la jouissance comme le meilleur des plaisirs qui soit.

Elle défit finalement la ceinture qui tenait son jean à sa taille, puis le bouton qui maintenait celui-ci. Je remarquai qu’à l’endroit où le denim couvrait son pubis, le tissu était tout sombre de ses sécrétions.

Elle descendit la fermeture-éclair. J’eus l’occasion d’apercevoir le blanc d’une culotte. C’était suffisant pour qu’elle puisse se caresser. Sa main se glissa sous le coton de la culotte, et elle bougea d’une manière frénétique, comme si un petit animal avait été prisonnier du coton. Très vite, elle  eut un petit orgasme, qui la cambra en arrière, yeux clos, bouche ouverte. Elle était magnifique ainsi. Mais elle  continua encore de frotter, enchaînant rapidement d’autres orgasmes avant de s’affaisser.

Elle resta quelques secondes immobile, avant de se redresser rapidement, de se rhabiller, et de se lever du banc. Elle ne pouvait pas ne pas nous voir, pourtant, elle passa raide, au milieu de nous deux sans même nous regarder.

Je me dis ce jour-là que jamais je n’aurais le privilège de la voir me caresser.

Je me trompais.

 

  1. Quinet Jean-François le à
    Quinet Jean-François

    Bien racontée dans un français pur et pas agressif, Manon est présente à mon esprit, elle me fait bander, je me branle d’une main et un premier jet de ma semence se répand sur mon clavier sous le regard de mon épouse nue qui se masturbe, dont le petit bouton d’amour décalotté est érigé. Son corps se raidit, tremble, elle jouit.

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