Le plombier et l’auto-stoppeuse partie 1

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Frederic Gabriel


adultère



PARTIE 1

ANNE

Je finis de prendre mon petit déjeuner quand on sonne à la porte. C’est sans doute Marcel, notre plombier. J’ai été obligée de lui téléphoner hier soir. Mon mari et moi on a acheté cette maison à un couple qui est parti à la retraite, leur maison, qu’ils avaient eux-mêmes hérité de leurs parents avait été construite dans les années cinquante, et la tuyauterie est défaillante. On a souvent des surprises, pas forcément très bonnes. La dernière fois, quand tout s’est bouché, il a fallu aménager quelques ouvertures pour une éventuelle purge. Cette fois-ci, on a des soucis avec des robinets en fin de vie et l’un d’entre eux a rendu l’âme la veille au soir. On a coupé l’eau. Ce matin, pas de douche en vue. Jean est parti se doucher chez un ami. Quant à moi, c’est la journée où je ne travaille pas. Je suis encore en nuisette. Par réflexe, je passe une robe de chambre par-dessus mes épaules. De toute façon, même si j’étais toute nue, je ne risquerais pas de troubler Marcel. Il a 65 ans, une belle moustache de plombier et il est gay.

J’ouvre la porte, et je suis très surprise. Si devant moi se tient bien quelqu’un qui ressemble à un plombier, il en a du moins l’uniforme, le bleu de travail, et la caisse à outils au bout des doigts, il ne ressemble pas à Marcel. Il a facilement trente ans de moins, et une toute autre allure. Il est brun, et le bleu laisse entrevoir qu’il va régulièrement à la salle. Son corps est bien découpé. Il me sourit.

Bonjour, vous êtes bien Madame L… ?

Un rien décontenancée, je réponds que c’est effectivement le cas.

Je suis le neveu de votre plombier habituel. J’étais en Bretagne, installé à mon compte, mais il m’a proposé de le rejoindre et de prendre sa suite d’ici deux ou trois ans quand il arrêtera. Je suis content de retrouver le Sud.

Je me rappelle qu’il m’a effectivement parlé plusieurs fois de son neveu. Je n’imaginais pas le retrouver devant moi. J’ai le réflexe de resserrer ma robe de chambre autour de moi. Elle est courte, arrivant un peu en dessous de ma nuisette qui elle descend péniblement sur mes cuisses. Pourtant, il ne semble pas intéressé par le spectacle que je lui offre. A vrai dire, on est plutôt dans une situation inverse, et c’est plutôt moi qui suis troublée par ses charmes. Il est vraiment beau garçon. Je suis mariée depuis dix ans, mais je n’ai jamais été une personne très morale, et l’idée d’aller avec quelqu’un d’autre que mon mari ne m’a jamais effrayée. J’ai toujours pensé que la jeunesse ne durait qu’un temps, qu’il ne fallait pas avoir de regrets et profiter des bons moments quand ils se présentaient. Qu’un moment de plaisir n’entachait en rien l’attachement que l’on pouvait avoir pour quelqu’un. Vision peut-être immorale des choses…

Je le fais rentrer. Dans le jeu de la séduction, nous jouons, hommes et femmes, à armes inégales. Je sais que je pourrai le faire succomber sans aucun problème.

J’ai lu le message. Il m’a dit que vous aviez des problèmes de robinet. Marcel m’a dit qu’il y avait pas mal de travail. J’ai réservé une grande plage horaire.

C’est parfait. Bien plus qu’il ne m’en faudra. Je l’amène à la cuisine. Il pose sa boite sur la table et se met au travail.

Je vous fais un café ?

Plus tard.

Ça ne va pas être évident, mais je me fais confiance.

PIERRE

Je tiens depuis dix ans une petite supérette au village de G… dans ce Sud-Ouest que je n’ai jamais eu envie de quitter. Ici, la nature a encore une grande place et les centres urbains, ce n’est pas pour moi.

J’habite à R… une bourgade toute proche et le matin, je fais le trajet entre mon domicile et mon lieu de travail en passant par des petites départementales. Trajet que je connais par cœur. Une très longue ligne droite, quelques virages, à nouveau une ligne droite, des virages, une nouvelle ligne droite, un parcours sinueux à travers bois et j’y suis. J’ai pris l’habitude, au fil du temps, de profiter du parcours et je pourrais citer une infinité de détails qui selon les saisons, me charment.  Cette forêt verdoyante sur la dernière partie, des cerisiers en fleurs un peu avant, un bout de vigne soigneusement entretenu par ses propriétaires…C’est un monde paisible.

Un bout du trajet parle un peu plus à mon instinct de mâle. Il s’agit, au milieu du trajet d’une zone qui a été goudronnée voici peu et qui a plusieurs usages. On y a installé un abribus. Plusieurs d’entre eux s’y arrêtent à des horaires réguliers pour prendre les personnes qui attendent. Mais je me suis rendu compte que c’était aussi devenu une aire de co-voiturage où certaines personnes attendaient d’être récupérées par une voiture.

Ce sont souvent des femmes qui attendent ici et, dans le temps, forcément bref, où je m’approche, je peux profiter de leur beauté. Mes horaires de départ varient d’une minute ou deux selon les jours, je me dois d’être ponctuel, j’ouvre le magasin à neuf heures, avec une demi-heure d’installation avant, et j’aperçois à peu près toujours les mêmes silhouettes.

Certaines me parlent plus que d’autres. Par exemple, du lundi au vendredi, j’aperçois toujours une jolie brune. Elle est dans mes âges. Elle attend qu’on la récupère. Je ne passe jamais au même moment, certains jours je ne la vois même pas, mais à force de fragments, j’ai pu reconstituer le peu que j’ai le droit de savoir d’elle. Elle arrive à l’arrêt par la route qui, un peu sur la droite, amène au village en contrebas. Elle est toujours élégante, en tailleur ou robe avec des talons, les jambes gainées de nylon, son épaisse crinière brune coulant sur ses épaules. Elle a un très joli visage, maquillé. Elle a toujours à ses côtés un sac à main et une mallette. Je l’imagine bien travaillant dans une banque. Un homme la récupère, dans une berline noire, et démarre souplement. Nos destins ne se croiseront jamais, mais je la trouve attirante. On se plaît toujours à imaginer des destins possibles avec des personnes que l’on rencontre, construire une histoire qui n’aura pas lieu.

Je ralentis en sortant du virage. Ce matin, elle n’est pas là, et je ressens une pointe de déception. Bah, je l’apercevrai sans doute demain.

Mais ma déception est de courte durée. Dans mon champ de vision, assise sous l’abri, mais se manifestant, apparaît une immense blonde, qui se positionne au bord de la route, dans une position claire, le pouce levé.

Une auto-stoppeuse.

C’est bien la première fois que j’en vois une à cet arrêt.

Dans la vie, il faut  savoir prendre des décisions au bon moment, sous peine d’avoir des regrets.

Je freine pour m’arrêter à sa hauteur.

ANNE

J’avais quelques inquiétudes, mais , bien que jeune, il travaille efficacement. Il remplace le robinet rapidement.

Il faut en faire autant dans la salle de bains.

C’est en pénétrant dans celle-ci que je remarque le tas de linge sale posé à même le sol. Je me plie en deux pour le ramasser. C’est à ce moment que je me rappelle que, si j’ai acheté la nuisette avec une culotte assortie, je ne mets jamais celle-ci pour dormir, et je l’enfile encore moins au réveil. J’aime la sensation d’avoir mon ventre nu, de pouvoir y accéder de mes doigts quand j’ai envie de me caresser, mais aussi que mon mari puisse approcher librement de mon intimité s’il a envie de moi.

J’y pense alors que je suis pliée en deux. Je le sens derrière moi. Il doit en prendre plein les mirettes. Pourtant je ne fais rien pour remédier à la situation. Au contraire, je prends tout mon temps pour ramasser le linge. Au moins, il en aura bien profité.

Quand je me redresse enfin, on peut dire qu’il me connaît intimement. Je me retourne vers lui. Il est cramoisi.

Voilà, je vous ai dégagé le chemin. Pardon si je n’avais pas bien rangé. Je vous laisse. Vous me rejoindrez après ? Je vais préparer du café. Ça vous conviendra ?

Il acquiesce, l’air perdu. J’ai souvent remarqué que les hommes fonctionnaient avec des réflexes de Pavlov. Il ne leur en faut pas beaucoup pour les perturber. En même temps, il a eu une vision très complète de mon intimité.

Je vais jusqu’à la cuisine. Je passe une main sur moi. Je me sens ouverte et humide. Il me plaît bien. Ce qui me plaît aussi, c’est ce que j’ai remarqué en quittant la salle de bains, cette grosse bosse qui n’y était pas quand il est arrivé, et qui déformait son pantalon. J’ai envie de défaire les boutons qui ferment, sur le devant, la combinaison et de voir ce qu’il y a dessous.

Il met le temps, mais il finit par me rejoindre, une demi-heure après. Il y a sur son visage une expression de satisfaction, et la grosse bosse a dégonflé. Mais je me dis que ça ne doit pas être difficile de la faire apparaître à nouveau. Je me suis installée sur le canapé, toujours en robe de chambre et nuisette. La seule différence c’est que je me suis parfumée, et peignée. Il faut toujours soigner les détails, c’est sur eux que tout se joue.

J’ai cru que je n’y arriverais pas, mais ça y est, vous avez des robinets tous neufs.

Après l’effort, le réconfort. Tenez, je vous ai préparé du café, et il y a une tarte aux pommes que j’ai faite hier soir. Vous aimez la tarte aux pommes ?

Bien sûr.

Il s’approche pour s’asseoir. C’est à ce moment-là que je décroise les jambes. Je prends mon temps avant de les recroiser. Ainsi, il a une vision complète et suffisamment longue pour imprégner sa rétine et son cerveau de mon intimité. Je sais ce qu’il voit. Une toison épilée dont il reste un triangle, la fente de mon sexe avec un bout de lèvre qui dépasse. Il s’assied, avec l’expression de quelqu’un de totalement perdu.

Je vais vous servir, je propose, charitable.

Je m’inquiétais pour rien. La grosse bosse qui déformait son pantalon et qui avait disparu est revenue à une vitesse impressionnante. J’ai envie de poser ma main dessus, pour la masser, mais je sens que c’est trop tôt. Je me penche pour le servir. Ce faisant, je pose mes jambes et je les garde ouvertes. Bien sûr, il n’a pas le même angle de vision, mais c’est suffisant pour qu’il puisse voir une bonne partie de mon intimité. Je l’observe du coin de l’œil. Le spectacle semble l’intéresser. Je lui coupe une part de tarte aux pommes et je lui sers un café. Je lui tends. Il les prend mais les repose. A la place, il pose ses mains sur mes genoux, et me fait tourner vers lui.

Est-ce que je pourrais avoir ça à la place ?

Avec, c’est aussi possible.

Mais il ne souhaite ni la part de tarte ni le café pour le moment. Il a un autre objectif. Il se laisse glisser et vient s’équilibrer sur le sol. Je crois que sais où il veut en venir.

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Retrouvez les autres épisodes du Plombier et l’auto-stoppeuse :

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-1/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-2/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-3/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-4/

Retrouvez les autres histoires de Frédéric Gabriel :

http://www.meshistoiresporno.com/author/frederic-gabriel/

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