Le plombier et  l’auto-stoppeuse partie 4

Le plombier et l’auto-stoppeuse partie 4

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Frederic Gabriel




PARTIE 4

ANNE

Je m’éloigne sur l’avenue. Je sens son regard sur moi. Je fume très rarement, mais quand je joue un rôle, c’est toujours le cas, surtout quand j’ai fini. Il y a une période de transition où je cesse d’être celle que j’ai été pendant quelques heures, pour redevenir moi, Anne. C’est une période douloureuse, même si tout s’est bien passé. Ça a été le cas une fois de plus. Je crois que je n’ai jamais été aussi bonne.

Chaque fois, quand je deviens quelqu’un d’autre, il se produit un phénomène étrange. Le rôle que je dois jouer me pénètre totalement et je suis une autre personne. Ma personnalité est reléguée dans un coin, même si elle ne disparaît pas totalement.

Et puis, comme lui, je prépare soigneusement mon rôle. Ce que je vais faire, dire, où je vais me positionner, le costume. Je me joue le scénario cent fois dans ma tête les jours précédents, même si rien ne se passe au final comme je l’avais prévu. Je laisse toujours une large place à l’improvisation.

Je me suis garée ce matin sur l’aire de co-voiturage, pour attendre Pierre à l’arrêt de bus et jouer une auto-stoppeuse. J’avais choisi une tenue d’auto-stoppeuse sexy. C’est un cliché, mais nous nous amusons justement à prendre des clichés pour mieux les pervertir, depuis trois ans.

Le débardeur, la jupe en jean courte, les cuissardes, que j’ai achetées exprès… Et la perruque blonde que j’enlève enfin. Elle me gratte. J’avais attaché mes cheveux noirs, longs et épais, je secoue la tête pour les faire couler sur mes épaules. J’aime bien changer de couleur de cheveux. Ça me permet de basculer plus facilement dans mon personnage.

Quand je joue ainsi un rôle, je suis comme possédée. Je n’imaginais pas aller aussi loin aujourd’hui. Je pensais le faire jouir dans mon cul, pas ainsi, en le faisant frotter sa queue sur le cuir de mes cuissardes. Ni même vider ma vessie devant lui. J’ai suivi mon inspiration. C’est vrai que j’ai trouvé très sensuel de mettre des cuissardes, de me sentir gainée par elles, j’ai aimé en toucher la matière, et j’ai pensé que ça lui plairait. Quand je suis seule, je me caresse en regardant des pornos, et l’un des derniers que j’ai regardés mettait en scène un homme qui n’aimait que les filles bottées, et se faire jouir sur leur cuir de leurs bottes. C’est un peu pareil pour la miction que je lui ai offerte. Je suis tombée sur une série de films mettant en scène des filles qui pissaient. Pierre est un homme comme tous les hommes, j’ai lu dans son regard que ça lui plaisait.

Le sperme a laissé des traces sombres sur le cuir. Je me sens sexy avec ces cuissardes, et me sentir gainée ainsi les jambes serrées, me procure une excitation toute nouvelle. Je pense que je les mettrai à nouveau. Je pense aussi que, comme j’ai la matinée,  une fois rentrée à la maison je les garderai et je me caresserai en les portant. Je ne sais pas si ce moment l’a apaisé, moi ça m’a excitée à un tel point que j’ai encore envie. Je sens mon sexe encore ouvert, mon clitoris dilaté, et que de la mouille coule de moi.

Je croise un homme vieux et obèse. Cela fait un moment déjà que nous marchons l’un vers l’autre. Il me jette un regard sans aménité, et me jette, au moment où nous allons nous croiser, d’amertume et de dépit : « Sale pute ! »

Sa remarque n’appelle pas de réponse, mais j’ai justement le temps de lui dire, alors qu’il s’éloigne, « mais j’en suis fière, gros porc. Une pute que tu n’auras jamais ! Tu es trop laid. »

Je vais jusqu’à l’arrêt de bus, voir quand est le prochain bus qui me ramènera sur mes pas.

Il y a trois ans, Pierre m’a dit un soir :

Ça fait dix ans qu’on est mariés, et je pense que ce serait bien si on évoluait. On va finir par s’asphyxier. Voilà ce que je te propose.

Et c’était une excellente idée que ce jeu de rôle. On en avait établi les règles ensemble. Un jeu de rôles, où un mois un, un mois l’autre, on deviendrait quelqu’un d’autre, pour séduire notre partenaire. Ça durerait quelques heures, avant qu’on revienne  à notre vie plus quotidienne. Une brèche dans la routine.

Je n’avais pas imaginé qu’on en tirerait autant de plaisir. On ne s’en lassait pas. A chaque fois, c’était un sacré travail d’imagination pour se renouveler. On cherchait, on cherchait, mais finalement l’idée s’imposait et on préparait jusqu’au jour J.

Mais on ne prévoit jamais tout. La preuve, le prochain bus est dans une heure et demie.

Il ralentit et vient se garer juste devant moi. Il a une vingtaine d’années, blond, arrogant, sûr de lui. Convaincu qu’il est irrésistible, il me jette :

Le prochain bus, il faut l’attendre. Je peux vous déposer quelque part ?

J’ai envie de lui dire non, mais je me rends compte de ce que je perdrais. Il est beau, et la bosse qui déforme son pantalon dit que la nature l’a bien pourvu. J’ai encore envie de sexe. L’idée de le manipuler, alors que c’est lui qui croira me manipuler, et de pouvoir mettre sa queue partout où j’en ai envie me rend toute chose. Pourquoi ne pas envisager un second arrêt sur le parking de la petite départementale ?

Je lui explique ma destination. Il me sourit.

Allez, je vous emmène.

On a à peine démarré que je lui dis :

Je vois que je te fais bander. Allez, montre moi ta queue.

Je le défais, et je tire sa bite de son caleçon. Il est effectivement bien pourvu par la nature.

Si tu as un peu de temps, il y a un parking pas très loin, je lui suggère après qu’on ait pris l’embranchement.

Il ne dit pas non.

A chaque fois, c’est toujours pareil. Il y a toujours des moments pas prévus, qui sont certes des coups de canif dans le contrat de mariage. Mais je ne culpabilise pas. Parce que dans de tels moments, je ne suis pas moi, je suis une autre, et ça me donne toutes les excuses.

PIERRE

Je sors de la maison et je vais jusqu’à la camionnette. Encore une franche réussite. J’ai négocié avec Marcel pour qu’il me prête son fourgon, me trouve un bleu. Je n’avais jamais encore pensé utiliser le personnage du plombier. Ultra classique jusqu’au cliché. Mais c’est paradoxalement en jouant sur les stéréotypes qu’on arrive à des situations excitantes. D’autant qu’on pervertit les clichés.

Je m’approche de la camionnette. C’est à ce moment que notre nouvelle voisine surgit. Elle a la quarantaine. Je l’ai déjà remarquée quand elle est venue se présenter il y a quelque jours de cela. C’est une petite blonde, le corps plutôt sec, mais pourvue d’une poitrine et d’une croupe volumineuses qui semblent avoir été posés sur son corps en fin de fabrication. C’est ce contraste qui la rend désirable.

Quand elle est venue à la maison pour la première fois, elle me lorgnait sans vergogne. Elle s’est, je crois, rendue compte qu’elle ne me laissait pas indifférent. Depuis, je la mate de manière discrète. Je sais quand elle part le matin, quand elle rentre le soir, et je jette un coup d’œil, puisque je pars après et que je reviens avant. Elle porte des tenues moulantes, qui mettent en valeur ses charmes, sa taille fine, sa croupe rebondie et des seins dont je me demande s’ils sont naturels. J’ai plein d’idées qui me viennent quand je la regarde. Deux termes tournent dans ma tête, branlette espagnole, et branlette brésilienne, termes sans doute vulgaires qui me font dessiner dans ma tête des situations bien réelles, dans lesquelles je viens loger ma queue dans les deux sillons profonds qui à n’en pas douter se dessinent dans ces deux masses de chair, et elle me caresse jusqu’ à me faire jouir. C’est que m’adonner à tous ces jeux de rôles m’ont donné des idées auxquelles je ne pensais pas avant.

C’est son jour de songé. Quelqu’un de pervers me dirait que j’ai choisi cette journée pour jouer mon rôle et faire d’une pierre deux coups. J’ai toujours pensé que, quand j’étais autre, j’avais tous les droits, et j’en ai déjà profité plusieurs fois.

Bonjour, monsieur le  plombier, sussure-t-elle, vous avez un moment ? J’ai des problèmes.

Un autre client m’attend, mais je suis avance sur mon horaire. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

Heureusement, la camionnette nous masque. De toute façon j’ai laissé mon épouse sur le lit, endormie après la jouissance.

En fait, j’ai besoin d’un bon tuyau bien dur sur plusieurs parties de mon anatomie.

Et pour mieux me faire comprendre ses besoins, elle commence par descendre les fines bretelles qui tiennent son débardeur et me dévoile une poitrine, qui sans aucun doute est artificielle, mais qui dans son ovale gonflé, n’en est pas moins impressionnante.

Tu pourrais le mettre là, entre mes lolos, ça me ferait du bien.

Elle attrape ses seins à pleines mains et les écarte, pour me faire comprendre que ce n’est pas qu’une simple vue de l’esprit.

Elle se retourne et baisse son caleçon. Dessous elle a un string dont le cordon est profondément enfoncé au milieu de sa croupe, qui, je l’espère, on n’est pas au Brésil ici, est naturelle. Elle attrape ses fesses et ouvre sa croupe, et je vois le fin morceau de tissu planté dans le sillon, couvrant, mais de manière très partielle ses plissements anaux.

Ou ici…

Et pour finir de me convaincre, elle se retourne encore, et écarte le tissu qui masque un sexe imberbe. Elle se plante les deux index dedans et elle s’ouvre, me laissant voir un intérieur tout rose.

Et là dedans aussi si tu as envie. Mais avec une capote sur le tuyau.

Vaincu, je la suis à l’intérieur.

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Retrouvez les autres épisodes du Plombier et l’auto-stoppeuse :

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-1/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-2/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-3/

http://www.meshistoiresporno.com/histoire/le-plombier-et-lauto-stoppeuse-partie-4/

Retrouvez les autres histoires de Frédéric Gabriel :

http://www.meshistoiresporno.com/author/frederic-gabriel/

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