Le tiroir a culottes partie 1

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Frederic Gabriel


fétichisme



 

Partie 1

Le dimanche, c’est détente. Je peux traîner dans l’appartement toute la journée, libre. Généralement, je consacre cette journée à soigner mes courbatures… Le samedi, je fais de l’aïkido. Je suis seule face à moi-même, et ce n’est pas plus mal, sauf si je sors avec quelqu’un, mais ce ne sera pas le cas ce dimanche. À moins que…
Après le petit déjeuner je vais chercher le résultat de la lessive de la nuit dans la machine à laver pour l’étendre sur le balcon. Plusieurs jeans. J’ai la malencontreuse habitude de me balader à poil dans l’appartement, et je me rappelle que je dois passer un T-shirt au moment où je vais sortir à l’extérieur. Le mal est de toute façon fait, car tous les rideaux ne sont pas tirés.
S’il y en a un qui en profite, c’est mon voisin en face mais sur le côté. Nous sommes en vis-à-vis, dans cet immeuble de trois étages en L, une ancienne usine aménagée, aux angles biscornus. Comme par hasard, lorsque je me présente sur le balcon, il sort sur le sien. Il me fait un grand signe de la main, auquel je réponds de manière plus mesurée. Bon, je le reconnais, il me plaît plutôt. Il a dans mes âges, la trentaine, il est brun, athlétique et souriant.
Comme je ne réponds pas, et au cas où je serais aveugle, il me fait de grands signes, encore plus visibles. Lassée, avant de mettre l’ultime jean sur le fil, je lui dédie un mouvement de bras.
— Vous allez bien ?
— Suffisamment bien pour étendre du linge.
— Ça vous dirait de sortir avec moi en fin d’après-midi ? Il y a un café sympa qui s’est ouvert il y a quelques semaines, j’aimerais bien vous y inviter…
— Hé bien, vous ne perdez pas le temps en ce dimanche matin.
Tout l’immeuble, du moins ceux qui ne dorment pas encore, doit profiter de notre conversation. L’autre jour, en montant, j’ai croisé la femme d’un voisin, elle a soixante-dix-ans, un regard méchant et elle ne sourit pas souvent. Je l’ai saluée, elle m’a répondu du bout des lèvres, et j’ai cru entendre, après mon passage, le mot « pute ». Je me suis retournée et je lui ai dit : « Je peux encore l’être, parce que je suis jeune et belle. Pour vous, c’est trop tard. » Elle a avalé de travers. Je ne me suis pas fait une amie.
— La vie est courte. Il faut savoir en profiter.
Je ne réfléchis qu’une seconde.
— Alors disons ce soir, 16 heures.
Je reviens à l’intérieur et je me mets au repassage. J’ai déjà fait une machine dans la nuit du vendredi au samedi. Je vais ranger le linge.
J’ai plusieurs armoires, et une commode. La commode, comme pour pas mal de femmes, est réservée à ma lingerie intime. Il y a quatre tiroirs, deux pour mes culottes, un pour mes soutien-gorge, le dernier divisé en deux, d’un côté bas et collants, de l’autre un autre type de lingerie, des caracos par exemple.
C’est en rangeant mes culottes au milieu des autres que je me rends compte que chacune d’entre elles, ou presque, a une histoire. Liée à un homme. C’est d’ailleurs pour cela que je les garde, même quand elles sont usées, et que je ne souhaite pas m’en séparer.
Tiens cette culotte en dentelle noire, par exemple. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas portée. Elle est liée à une histoire de séduction, une de plus. A l’époque, dans le service administratif où je travaille, était arrivé un remplaçant. On était en pénurie de personnel, il avait fallu le recruter en passant par l’ANPE. Il était là pour trois mois. On avait sympathisé, lui et moi. Il était très différent de mes collègues, beaucoup plus âgés que moi, et qui ne souriaient jamais. Il venait me demander des conseils. Il finissait un doctorat d’économie, mais avait besoin d’argent pour manger. Un jour, on prenait un café, dans la petite salle attenante, bien équipée, c’était le seul point positif de mes collègues. On était seuls lui et moi. On flirtait lui, on se plaisait bien, et l’autre voyait bien que son vis-à-vis était séduit par la personne en face. Il avait fini par me dire :
— Je trouve que c’est très sexy et très classe à la fois de porter une petite culotte en dentelle.
Je m’étais mise à rougir.
— Comment tu sais que je porte une culotte en dentelle ?
— En ce moment, tu es appuyée sur la table sur laquelle est posée la machine à café. Tu as une jupe très courte, et l’ourlet de la jupe s’est accroché au bord de la table. Comme celle-ci est haute, ta jupe s’est relevée, et en ce moment j’ai une vue imprenable sur une charmante petite culotte de dentelle noire.
— Tu préférerais que je n’en aie pas ?
— Non, je préférerais te l’enlever. Il n’y a rien que j’aime plus que d’enlever le slip d’une fille et la dévoiler.
— Et tu aimerais que je te donne cette opportunité ?
Il s’était rembruni.
— Tu es trop belle pour moi.
C’était pour cela que, quelques jours plus tard, je l’avais invité à dîner.
On était dans un restaurant du centre ville, avec des alcôves. Au milieu du repas, j’ai glissé sur la banquette sur laquelle j’étais assise, et j’ai ouvert les cuisses. J’avais une robe noire très courte, qui n’était plus sur mes cuisses que par quelques centimètres depuis que je m’étais assise, et qui dans ce mouvement, est remontée à mes hanches, lui donnant à voir mon pubis, gainé par la même petite culotte en dentelle noire.
— Je l’ai remise ce soir, j’ai pensé que ça te plairait.
Son expression, tout comme l’érection qui déformait son pantalon disaient clairement oui.
— Si tu veux, tu peux toucher.
Il a eu un moment d’hésitation, puis celle-ci s’est dissoute, et il est venu poser le bout de ses doigts sur moi. Il m’a caressé à travers la culotte, et c’était vraiment très bon. Le tissu frottait sur mon clitoris et s’enfonçait entre les lèvres de mon sexe qui s’ouvrait. On a du s’interrompre parce que le serveur revenait. J’étais très excitée et je sentais mes sécrétions couler d’abondance et saturer le tissu.
Ça a été chez moi, quand je me suis laissé tomber sur le divan que je lui ai dit, en ouvrant les cuisses au maximum :
— Je veux que tu me baises avec ma culotte.
J’ai mis sa queue à nu. Elle était belle, longue et gorgée de sang, et je n’avais qu’une envie, qu’elle me remplisse d’abord, et ensuite qu’elle bouge en moi.
Il a fait comme je le voulais, une fois que je l’ai eu gainé d’une capote. Il a même été au-delà de ce que j’attendais. Il s’est installé sur le divan et m’a prise sur ses genoux. Il s’est tourné vers la partie du mur auquel était accroché un miroir mural qui m’a permis de tout voir, ce qui a redoublé mon excitation. Il a attrapé sa queue, l’a posée dans mon aine, puis a écarté la culotte, dévoilant mes lèvres gorgées de sang et dégoulinantes, qui avaient eu le temps de tremper le tissu sur une grande partie, tout sombre. Lentement, centimètre après centimètre il a fait rentrer sa queue en moi. Le voir m’a tellement excitée que j’ai joui, une première fois.
Je jette un œil affectueux à la petite culotte. Oui, un bon souvenir.
Ma main vole à travers les tissus repliés. Tiens, un slip fuchsia, assorti à un soutien-gorge qui est dans le tiroir en dessous. Un excellent souvenir. A l’époque, j’étais stagiaire, dans un autre département, et on avait, ce qui ne s’est pas reproduit ici, des casiers pour recevoir du courrier. Ils étaient installés au 3eme ou je travaillais, mais les casiers couvraient les trois étages, ce qui faisait que les gens des étages inférieurs et du 4eme montaient ou descendaient le chercher, ou éventuellement mettre un mot pour quelqu’un.
J’ai trouvé un jour un petit mot :
« Salut, c’est Max, je travaille à l’étage du dessous, je te croise régulièrement, et j’avais envie de te dire que je te trouve ravissante. Je ne sais pas si tu m’as déjà remarqué. Je n’attends pas grand-chose, c’est déjà bien de te voir dans les couloirs, et de pouvoir t’admirer. »
Je m’étais renseignée sans faire de vagues et j’avais appris le nom de famille du dénommé Max. Je lui avais mis un petit mot moi aussi.
« Moi aussi je t’ai remarqué. Tu es beau garçon. On pourrait aller prendre un café ensemble, qu’en dis-tu ? »
Il m’avait répondu le lendemain :
« Je crois que tu es trop bien pour moi. Trop belle. Moi je suis quelqu’un de plus quelconque. »
Je lui avais répondu :
« Comment tu peux penser ça ? Je te trouve très bien ! »
Et c’était sincère. Il était apparemment pris par une sorte de complexe d’infériorité, qui lui faisait penser et dire qu’il ne pouvait pas m’avoir.
On avait continué de s’écrire sur ce mode.
On avait tous une adresse mail pro identique, nom/prénom plus le nom du service et. fr. Je me suis mise à lui envoyer des clichés de moi en petite tenue. Dont avec cet ensemble fuchsia. Je ne voulais pas suivre une gradation, mais les images sont devenues de plus en plus excitantes et provocatrices. Je me souviens en particulier de cette photo prise en contre-plongée, réussie, où j’avais deux doigts enfoncés dans le sexe, l’ouvrant, laissant voir l’intérieur tout rose, et mon visage souriant un peu plus haut, avec le commentaire : Alors, pas intéressé ?
Le message était à peu près toujours le même. Je suis prête à te donner tout ça. Et tu penses que je ne suis pas intéressé ?
Mais il était toujours hésitant.
Je l’ai fait basculer avec une petite culotte. La fuchsia, puisque apparemment l’ensemble lui plaisait.
Le matin, avant de venir, je m’en suis gainé le ventre, chez moi. Avec juste ce sous-vêtement, allongée sur le lit, je me suis mise à me caresser. J’ai commencé par mes seins. Je mouille très facilement, et j’adore qu’on me touche les seins, qui sont très sensibles, une zone ultra-érogène pour moi. Avant même que je ne descende plus bas, le slip était tout sombre sur l’entrejambe, inondé par mes sécrétions. Et ça n’a fait que s’amplifier quand je suis descendu le long de mon ventre, touchant ma peau, puis que je me suis caressée à travers le slip. Je voulais que le slip dégouline littéralement de mes sécrétions. Ce que j’aimais bien, c’était que le tissu s’enfonce entre mes lèvres. La sensation me rendait folle. J’ai joui sans toucher ma chair, sentant que j’éjaculais dans le slip.
Je l’ai fait glisser le long de mes jambes, et j’ai constaté le résultat. Exactement ce que je voulais. Le tissu était littéralement inondé, avec une odeur forte. Par contre, je n’étais pas suffisamment calmée. Je suis venue tourner sur mon clitoris de mes doigts, pour me faire jouir encore une fois.
J’ai fourré le slip dans une enveloppe matelassée, et j’ai rajouté un petit mot :
« La preuve que je te désire. Branle-toi en la regardant et la reniflant avec mais garde de l’énergie pour me faire l’amour. Je serai à toi quand tu le voudras. »
Le soir même on est partis ensemble.

 

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