Le tiroir a culottes partie 2

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Frederic Gabriel


fétichisme



 

Partie 2

Je poursuis mon voyage dans le temps en effleurant les tissus divers.
Ce slip… Une simple culotte blanche, en coton, enveloppante. Une culotte basique, qui m’en rappelle une autre.
Ça c’est un souvenir de quand j’étais étudiante, et que je travaillais à droite à gauche pour gagner de l’argent. J’avais fait un remplacement à la Poste. Je devais trier le courrier. On était dans une grande salle, jeunes pour la plupart, exploités par la Poste, sous payés, triant du milieu de la nuit au petit matin. Garçons et filles. Un des gars, un immense Africain passait son temps à nous draguer. Il ne parlait que d’une chose : de sexe . C’étaient des réflexions du style « Hé les filles, avec une queue comme la mienne, vous ne seriez pas déçues. Là vous sauriez ce que c’est que le plaisir… » ou « J’ai rendu des dizaines de filles heureuses… Pourquoi pas vous ? »

Bien sûr, on le rembarrait toutes. Mais on était partagées. Si on se fichait toutes de lui, on fantasmait, sans trop oser se l’avouer. On imaginait une queue énorme, dilatée, tellement longue et épaisse qu’on ne pourrait pas l’engloutir totalement, seulement en prendre un bout.
Son autre passion, c’était le fétichisme. Il collectionnait les sous-vêtements féminins. Il m’avait dit un jour :

Ça ne te dirait pas de me faire une petite culotte ? Je te donne 100 euros.
— Faire ? Qu’est-ce que tu entends par là ? je lui avais demandé.
— Je voudrais que tu la portes pendant une semaine. Matin, midi et soir. Et même la nuit. Au bout d’une semaine, elle sera parfaite pour moi. Elle me tiendra compagnie, et je me branlerai en la regardant et la reniflant quand je n’aurai rien à mettre autour de ma queue.
J’étais suffisamment perverse pour que le défi me plaise.
— Tu auras ta culotte dans une semaine.
Je m’étais d’abord demandé si je n’avais pas accepté trop vite, enthousiasmée par un défi à relever. J’ai toujours été tout sauf crade, et le soir, ma culotte de la journée finissait dans le panier à linge. La garder une semaine alors qu’elle serait de plus en plus sale… Mais il y a en chacun d’entre nous suffisamment de perversité, pour que j’éprouve un plaisir trouble à porter ce sous-vêtement souillé, et à le souiller encore plus. Ce n’était d’ailleurs pas difficile. Je me suis masturbée en le gardant, et j’ai fait pipi à travers. Je n’ai d’ailleurs pas pu garder le slip une semaine, tellement les odeurs, mêlées étaient fortes. Au bout de cinq jours, je l’ai enveloppé dans un sac plastique et je lui ai amené. Il était ravi :

Rares sont les filles qui m’ont fait ce cadeau.

Il m’a donné l’argent. Je lui ai demandé, me surprenant d’être aussi perverse :
— Je voudrais que tu fasses devant moi, maintenant, ce que tu avais l’intention de faire tout seul.
Je voulais voir. Je n’ai pas été déçue. Il a sorti une queue à moitié bandée de dimensions impressionnantes et il l’a frottée en reniflant le slip blanc. Sa queue, déjà grosse, s’est allongée et épaissie de manière spectaculaire. Il ne mentait pas. Pour une fille, rentrer ça en soi, même si le vagin d’une femme est élastique serait un véritable exploit. Il s’est fait jouir, balançant des traits de sperme dans les airs, mais il n’a pas débandé, et il a continué de se branler, jouissant une dernière fois, mais dégonflant à peine. J’ai pensé un instant enlever ma culotte et lui donner, elle était trempée de mon excitation, mais elle était trop fraîche pour lui.
Et ce slip bleu ciel, lui aussi assorti à un soutien-gorge qui est en dessous…Il me rappelle aussi un souvenir. J’ai toujours été très inventive en ce qui concerne le sexe. À chaque nouvel amant, j’aime bien inaugurer de nouveaux jeux. Je ne connais aucun mâle qui ne soit pas friand de jeux innovants.
J’avais passé six mois avec un homme qui m’avait rendue vraiment heureuse, mais malheureusement avait quitté le pays pour un travail qu’on lui avait proposé. Il était attentionné, et ne voulait pas que du sexe. Je m’étais surpassée, parce que je voulais lui donner le meilleur de moi. Lors de notre premier rendez-vous, je l’avais invitée chez moi, et je lui avais fait un bon dîner. Avant de manger, on avait flirté, ça avait été rapidement très chaud. J’avais sorti sa queue de son pantalon, et je l’avais pris dans ma bouche. Dans ma volonté d’être constamment innovante, j’avais soudain eu un éclair de génie. J’avais glissé mes mains sous ma robe, et j’avais descendu ma culotte à mes chevilles, avant de l’enlever. Je l’avais enroulée autour de ma main, un peu comme un gant, et je m’étais mise à le masturber avec. Ça lui avait énormément plu, à tel point qu’il avait joui très rapidement. J’avais fait en sorte que le sperme ne parte pas dans les airs, mais atterrisse sur la culotte, que j’avais léchée devant lui. Il avait adoré, et je lui avais plusieurs fois le coup, avec d’autres culottes.
Et là… Ça ce sont des souvenirs liés à des cadeaux. Des amants qui avaient voulu sortir du type de sous-vêtements que je portais habituellement, soutien—gorge et culotte. L’un d’entre eux m’avait offert des slips transparents. Pas le genre de lingerie que l’on porte habituellement, ou que l’on pense à porter. Je ne savais pas où il les avait trouvés, dans un sex-shop peut-être. Au premier abord, j’avais trouvé ça ridicule, mais au deuxième, j’avais adoré. En fait, les culottes ne montraient qu’une partie, l’autre était cachée, une partie des fesses et du sillon derrière, ou devant le pubis, jusqu’à un petit bout des lèvres. J’avais testé leur effet dans un bar, en écartant les cuisses avec une mini. C’était irrésistible !
Il y avait eu aussi un de mes amants qui avait voulu m’initier aux strings. Il m’en avait offert plusieurs, un midi, enveloppés dans une pochette. Curieuse, je les avais essayés dès que j’étais rentrée à la maison après le travail. Juste après avoir porté une culotte classique, c’était une sensation particulière, celle d’avoir le cul nu, et quelque chose de fiché au milieu. Ça n’avait été qu’en me rhabillant (j’avais décidé de tester un ensemble pour la soirée, mais aussi de lui faire plaisir) que j’avais ressenti le trouble que ce pouvait être d’avoir les fesses nues sous un vêtement, de laisser la place au doute de celui qui regarderait pour un pantalon (qu’est ce qu’elle porte en dessous ?) ou au contraire, de les laisser apercevoir, dans un mouvement, sous une jupe courte.
J’ai un délicieux souvenir de ce qui s’est passé quand je l’ai retrouvé dans la voiture. Il m’a embrassée. Je lui ai dit :
— Mets ta main sous ma jupe. Derrière. Tu découvriras un nouveau paysage.
Enchanté, il a glissé sa main dans mon collant, au contact de mes fesses nues, puis il s’est aventuré dans mon sillon, suivant le trait du cordon enfoncé dans mes fesses. Je me suis mise à haleter. Contrairement à pas mal de filles, j’étais très sensible de cette partie-là de mon corps. Il a fait quelque chose qu’aucun garçon ne m’avait fait avant, il a massé doucement mon anus. A ma grande surprise, j’ai senti un orgasme monter en moi, qui m’a traversée. Je n’avais jamais pensé qu’on pouvait jouir par le cul.
Que de bons souvenirs ! J’ai refermé le tiroir.
L’après-midi, je me suis préparée. Je venais, la veille, d’acheter de nouveaux sous-vêtements, qui étaient encore dans leur sac. J’ai finalement opté pour un ensemble jaune paille. En espérant que l’homme avec qui je sortais me l’enlèverait.
Ce serait une nouvelle histoire dont je pourrais me souvenir en fouillant dans mon tiroir à culottes.

 

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  1. kaiser le à
    kaiser

    Très bien écrit avec des mots qui sentent bon le vrai. Y-aura-t-il d’autres chapitres aussi agréables ?

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