LEAH

J’ai vu Leah.

Ron m’a jeté un œil vague, a répondu « Ah ! » et il s’est éloigné pour aller vider la piscine et la nettoyer.

Je pensais qu’il allait s’exclamer « Quoi ? Leah ? Non, mais tu rêves, c’est pas possible ! » ou me dire « Leah ?  Ici ? Montre-moi la… Si seulement ça pouvait être vrai… Mais après tout pourquoi pas… Elle doit être là pour un tournage. »

C’était plutôt ironique. Il passait ses journées à parler de Leah. Et voilà que je prononçais son prénom devant lui, et que ça n’éveillait absolument rien.

Deux jours plus tôt, on avait regardé la dernière bande qui mettait aux prises Leah avec deux hommes à la queue bien longue et bien dure. Le semblant d’intrigue, d’une grande originalité, la voyait installée dans une riche demeure. On sonnait à la porte. C’était le plombier, avec un jeune stagiaire, convoqués par la mère de Leah pour arranger les tuyaux. On comprenait bien que la situation allait se renverser et que Leah allait s’occuper de leurs tuyaux à eux. Deux minutes plus tard, par une magie qui n’arrive que dans les pornos, Leah était à quatre pattes devant deux queues dilatées, en masturbant une et suçant l’autre. D’un porno à l’autre, elle m’épatait toujours par ses capacités hors du commun, en particulier à avaler des queues dont j’aurais juste pris un tiers dans la bouche – je me disais « Mais où elle met tout ça ? » mais aussi à perdre ses vêtements en un temps record, pour se retrouver totalement nue, avec juste ses chaussures, escarpins ou bottes, mais j’avais à peu près compris que ça excitait les mecs de voir une fille nue, mais avec ses chaussures.

Ils l’avaient entraînée sur le divan, et s’étaient déroulés les actes classiques à trois, classiques aussi dans les films de Leah. Apparemment, ça lui plaisait bien d’avoir deux partenaires. Elle avait commencé avec un sexe dans la bouche, l’autre dans l’anus, puis le type s’était déplacé de sa bouche à son vagin.

J’avais déjà remarqué que dans les films de Leah il y avait toujours le moment « J’aurais pas imaginé que ce soit possible, mais si, ça l’est »… Cette fois, ç’avait été quand elle avait pris la deuxième queue dans  son anus en même temps que la première. Je m’étais dit : « Mais comment ça peut rentrer ? » Eh bien ça rentrait. En fait, il y avait une astuce, seulement une des deux queues pouvait bouger, l’autre devant rester immobile.

Ils avaient joui classiquement dans ce type de production en lui arrosant le visage de sperme.

J’avais surpris Ron regardant un film porno trois mois plus tôt. Je me rendais dans sa chambre parce que j’avais envie de sexe (Ça faisait un an que l’employé de mes parents et moi on avait une relation. On s’efforçait de rester discrets, même si je n’étais pas sure qu’on l’était vraiment. En tout cas mes parents semblaient ne rien voir. Je crois que tout simplement ils s’en fichaient, même si Ron avait sept ans de plus que moi. Après tout, ici dans les Appalaches, on est tellement coupés du reste du monde qu’on ne peut pas espérer que sa fille va épouser un Sénateur…) et je l’avais trouvé regardant un porno en branlant sa belle queue, dont j’avais du mal à me lasser. Il avait voulu couper, mais je lui avais dit ‘Non, laisse j’ai envie de voir, j’ai déjà regardé des pornos tu sais, et je vais te branler, ça sera plus agréable pour toi.’

Ç’avait été comme ça que j’avais fait connaissance de la belle Leah, dont il était un fan. Il visionnait tout ce qui sortait avec elle. Elle était rattaché à un site qui mettait en avant une dizaine de porn stars, et qui balançait deux ou trois moyen ou long métrages par semaine pour chacune  d’entre elles. Mais on trouvait aussi un peu partout de nombreux tournages qu’elle avait fait ou faisait encore pour d’autres compagnies. Apparemment, elle adorait le porno, et pas seulement pour ce que ça pouvait lui rapporter. Elle avait toujours l’air épanouie et joyeuse.

On avait fait l’amour, après cette dernière bande. Je m’étais calée au dessus de lui, je l’avais frotté avec mes fesses. Je lui avais dit :

Moi aussi j’ai de l’imagination. Autant que Leah.

J’avais pris son grognement pour un oui. Je m’étais enculée sur sa queue, pour lui montrer qu’il n’y avait pas que Leah qui se faisait sodomiser à longueur de film. J’aimais me faire prendre par là. C’était bon parce que je sentais vraiment bien la queue, mieux que par la chatte… Ça me donnait l’impression qu’il fouillait réellement mon corps, qu’il me remplissait toute entière. Plutôt enivrant.

Et j’avais bien senti aussi le sperme gicler et remplir le préservatif en tapant contre ma muqueuse serrée. A ce moment, j’avais pensé « Leah…Un rêve…Elle est si loin de nous. »

Je ne m’imaginais pas la voir le lendemain matin à la réception, réserver un bungalow pour une semaine.

Malgré ses lunettes noires qui lui mangeaient le visage, je l’avais immédiatement reconnue. Je m’étais dit : « Non, pas possible… »

A force de la voir dans des pornos, je la connaissais par cœur. Et je reconnaissais ce qui faisait qu’elle était Leah et pas une fille lui ressemblant. Par exemple cette mouche, quasi invisible, au coin de sa bouche, sur sa lèvre supérieure. Sa poitrine menue. La forme de son corps, plus globalement. Et aussi une légère cicatrice sur son épaule gauche.

C’était bien Leah. Aucun doute.

Mais je n’ai rien dit. D’abord parce que malgré tout, je n’étais pas vraiment convaincue que ce soit elle. Que serait-elle venue faire ici, dans les Appalaches, loin du Los Angeles où elle vivait ? Et puis, elle souhaitait sans doute, ses larges et épaisses lunettes noires le disaient clairement, l’incognito.

Je lui ai tendu la clef du bungalow, et je l’ai regardée s’éloigner. Pas de doute c’était bien elle. Sa croupe généreuse, avec ce rebondi unique, tendait son short en jean. Elle était habillée simplement, une chemise d’homme, un gilet blanc en laine par-dessus, et ce short, sous lequel elle avait un collant qui descendait gainer ses jolies jambes, un de ses atouts majeurs pour moi, jambes qui étaient prises par de hautes bottes couleur fauve qui lui arrivaient juste sous le genou. J’avais souvent remarqué que dans ses pornos, elle aimait porter des bottes, et qu’elle les gardait en faisant l’amour, plus que des escarpins. Elle en avait de toutes les couleurs, et de toutes les matières.

Cet instant a été très particulier, parce que j’ai senti, pour la première fois de ma vie, que je désirais intensément une fille. Ça m’a surpris, et en même temps, pas tant que cela, parce qu’au fil des pornos, si mon sexe s’était mouillé, c’était pour elle, et pas pour les mecs aux queues gonflées qui l’entouraient.

Ça fait vingt-deux ans que j’habite ici, dans ce petit village des Appalaches, en pleine montagne. Nous sommes ici, ce que l’on appelle des hillbillies, ce que vous appelleriez des bouseux ou des ploucs, si vous traduisiez. On est un peu coupés du monde, mais un peu plus futés que ce que les gens pensent.

Ça fait cinq ans que, pour arrondir leurs fins de mois, mes parents, qui sont à la base des agriculteurs, ils ont des céréales, ils font du bétail, ont décidé de convertir une partie de leurs dépendances en bungalows. Avec une piscine au milieu,  ça fait des résidences tout à fait sympathiques, pour ceux qui aiment la nature et les randonnées, et surtout se changer les idées loin du travail et du stress de la ville. Sans trop y croire, mes parents ont, dès la première année, posté des annonces dans la presse, et sur le net, et depuis cinq ans, ils font carton plein en été, et ont des résidents quasiment tout le reste du temps.

On était en février quand Leah a fait son apparition.

Le soir, elle est venue s’installer dans la grande salle de restauration pour le dîner. Elle avait enlevé ses lunettes. Oui, c’était bien elle, même couleur d’yeux que la porn star, d’un bleu très pâle. J’ai été lui proposer ce qu’on avait. Elle a choisi le menu végan.

Je lui ai dit :

Vous restez quelques jours ?

Une semaine. J’ai besoin de me détendre un peu. Je fais un métier stressant.

J’ai eu envie de lui répondre :

Pas étonnant, se faire démonter aussi régulièrement, à force, ça doit être lassant.

Mais je me suis tue.

Ici, on peut faire de belles randonnées. Vous voulez que je vous donne la carte ?

Je l’ai prise déjà sur le comptoir. Oui, je pense que je vais aller me balader demain matin.

Vous avez ce qu’il vous faut ? Je pense aux chaussures.

Dans la voiture. Ce n’est pas la première fois que je fais de la randonnée.

Je la voyais avançant dans les sentiers creusées d’ornières avec des bottes à talon aiguille. Mais non, ça, elle le réservait pour les pornos.

Je me suis éclipsée et je suis allée retrouver Ron. Sans surprise, dans sa chambre, il se masturbait en regardant un porno avec Leah. Un qu’on avait déjà vu, où sa meilleure copine la rejoignait, et elle lui montrait que sa culotte était mouillée parce qu’elle se caressait en pensant à elle. Leah plongeait sur son sexe avec sa langue. J’aimais cette vidéo entre filles, troublante parce qu’il n’y avait pas à mon sens de tromperie. On voyait bien qu’elles éprouvaient toutes les deux du plaisir, au moins à la manière dont leurs sexes mouillaient .  Leah la fouillait bien, intensément,  de la langue, et sa soi-disant copine lui rendait bien la pareille, avant qu’elles ne se munissent de gode-ceinture pour se pénétrer mutuellement.

Viens avec moi.

Tu ne veux pas t’occuper de ma queue ?

Pas maintenant. Viens avec moi, et ne dis rien.  

Il a rentré tant bien que mal sa queue dilatée dans son pantalon et il m’a suivi jusqu’à la réception.

Bon, regarde, alors là, tu ne te montres pas. Tu vois la fille qui est installée là-bas, qui mange seule ? Hé ben c’est Leah.

Il est effectivement resté très discret. Il l’a regardée très longuement. Et il a fini par me dire :

Elle… Cette fille… Non, c’est pas Leah. Oui, elle lui ressemble, mais non, c’ est pas elle.

Et il est reparti dans sa chambre.

Son déni, aussi stupide que convaincu m’a porté sur les nerfs, et ce soir-là, je l’ai laissé seul. Il n’avait qu’à se branler devant l’image de Leah. Moi, je pensais à Leah, la vraie, celle qu’on avait la chance d’avoir tout près de nous, une semaine durant.

Je n’avais jamais pensé avant ce jour pouvoir être troublée par une fille.

Il y avait l’image, celle des films dans lesquels elle avait tourné, image troublante, bien sûr, et comment en aurait-il été autrement, puisqu’elle donnait ce qu’il y avait de plus intime en elle, et puis la réalité. Celle d’une personne qui se trouve à quelques centimètres de vous, que vous pourriez toucher, embrasser…

Je fantasmais beaucoup, et je me caressais beaucoup. Pas forcément d’ailleurs sur mon amant. Comme pour chaque être humain, je crois, j’étais parfois, ou souvent même, troublée par quelqu’un que je croisais, une silhouette…

Mais c’était la première fois que j’étais troublée par une fille. Des images, des impressions, sa voix, l’odeur de son parfum tournaient dans ma tête. J’avais le ventre en feu, et je sentais mon sexe se gonfler, et se mettre à couler. Allongée sur le lit, fatiguée par une longue journée de travail, j’ai d’abord voulu chasser loin de moi  tout ce qui se rattachait à Leah, puis j’ai cédé. J’ai défait mon jean, tiré bas ma culotte mouillée, et j’ai amené mes doigts sur mon sexe que, sans surprises, j’ai trouvé aussi dilaté qu’inondé. Je me suis masturbée en laissant remonter en moi un magma qui mélangeait le présent, ce que j’avais vu et entendu d’elle le jour même, et les souvenirs des films pornos que j’avais pu voir. Je me suis faite jouir, dans un mélange de plaisir et de honte, avant de m’endormir.

Je me suis réveillée au milieu de la nuit. Je ne fermais jamais totalement la porte-fenêtre, parce que j’aimais sentir l’air, même froid, en ce mois de février, pénétrer dans la pièce. Une manière de lutter contre ma claustrophobie, qui faisait aussi que je ne tirais jamais totalement les rideaux.

La raison pour laquelle j’ai ouvert les yeux, c’est parce que j’ai perçu, de manière inconsciente, une modification dans la quantité d’air qui a pénétré dans la pièce.

Effectivement, plus d’air venait de rentrer dans la pièce. En sa compagnie.

Leah venait de pousser la porte-fenêtre pour pouvoir passer, mais elle l’avait ramenée dans sa position initiale.

J’ai été surprise, mais pas tant que ça. J’avais cru sentir en elle un soupçon d’intérêt pour moi quand elle était arrivée, et au dîner.

Dans la clarté lunaire, je la distinguais plutôt bien. Elle portait un des peignoirs que mes parents mettaient à disposition des clients, matière épaisse et moelleuse, douce contre la peau.

Elle s’est avancée jusqu’à moi.

J’avais envie de sexe. Et de sexe avec une fille. Je me suis lassée de toutes ces queues. J’ai besoin d’un peu de repos. Une semaine sans queue. Avec une fille, c’est toujours plus doux, plus agréable. Si tu m’accueillais un moment dans ton lit ?

Je l’ai regardée avec surprise.

J’ai bien compris que tu m’avais reconnue. Il y a un regard particulier, quand on me reconnaît, que j’ai appris à m’identifier. Il y a beaucoup de filles qui regardent du porno aujourd’hui, plus que des hommes. Tu aimes mes films ? Tu en as vu combien ? Oh, et puis, aucune importance.

Elle a ouvert son peignoir, et en a écarté les pans.

Dessous, elle ne portait absolument rien sauf une culotte blanche qui l’enveloppait, et la chaleur de son corps m’a sauté au visage.

Mes tes mains sur moi.

Quand je la regardais avec Ron pas une seule seconde je n’aurais imaginé qu’elle puisse être ainsi à portée de mes doigts et de ma bouche. Je ne me suis pas faite prier et, me redressant, je suis venue à poser la pulpe de mes doigts sur sa poitrine menue, quasi inexistante, mais avec des tétons que l’air, puis mes caresses, ont fait durcir. Elle a gémi en fermant les yeux.

J’adore qu’on me touche les seins. Dommage que mes partenaires ne pensent qu’à enfoncer leur queue dans mon vagin, mon anus, ou ma bouche.

Elle se laissa glisser sur le lit, pendant que, prenant en compte ce qu’elle vient de me dire, je me penchais sur elle et je portais mon attention et le peu de savoir-faire que j’avais sur cette poitrine quasi inexistante. Du doigt, j’ai travaillé la chair de son sein, de manière concentrique, avant de revenir sur l’aréole, autour de laquelle j’ai tourné,  en percevant le granuleux. Mais c’est bien avec ma bouche que je suis venue gainer son téton. Une sensation étrange. Il était dur et épais, et je l’ai encore senti s’allonger. Ça n’avait rien à voir avec le sexe de Ron, et pourtant j’avais la bouche remplie. Elle se laissait faire, calme et souriante, apparemment heureuse de ma caresse. En baissant les yeux, et parce que je l’ai sentie bouger, de manière furtive, j’ai vu qu’elle glissait la main dans son slip pour se caresser en même temps que je m’occupais de sa poitrine. C’était troublant, et ça, c’était quelque chose que je n’avais vu dans aucun de ces films, que de voir sa main bouger sous la culotte de coton qu’elle déformait, pour se donner du plaisir. Mon sexe à moi était congestionné de désir, tout ouvert, et inondé. J’ai imaginé la scène que ça aurait été, elle et moi face à face nous masturbant, main enfouie dans notre slip. Mais j’avais les mains prises, une main sur chaque sein et la bouche sur un téton, basculant de l’un à l’autre. Ça n’a pas été pour moi une mince fierté que de parvenir à la faire jouir, même si la main qui accompagnait ma caresse buccale, lancée dans une masturbation que je ne pouvais qu’imaginer, ce qui lui donnait plus de force, y était aussi pour quelque chose. Elle a joui d’une manière qui n’avait rien à voir avec celle de ses films, théâtrale, exagérée, avec une sobriété émouvante.

Constatant que je n’avais pas joui, elle a glissé sa main libre, l’autre était toujours dans sa culotte, mais immobile, dans mon slip. Elle est venue frotter mes lèvres. Sa main, et cela ne me surprenait pas, vu l’expérience qu’elle avait, mais aussi son goût prononcé pour le sexe, était extrêmement habile, et elle m’a vite amené, en tournant sur moi et sur mes points les plus sensibles, vers un orgasme, puis encore un autre. J’ai fermé les yeux. Quand je les ai rouverts, elle s’éloignait déjà, le peignoir l’enveloppant à nouveau. Elle s’est retournée, m’a fait un clin d’œil, puis a disparu.

J’ai aperçu la tâche blanche, d’un blanc crème plus foncé que les draps, sur le lit. Je l’ai ramassée et je l’ai effleurée avant de la porter à mes narines. Elle mouillait beaucoup, ce n’était pas un trucage dans les films, et, sur une large partie, tout l’entrejambe, en remontant vers l’avant comme vers l’arrière, ses sécrétions vaginales avaient humidifié le tissu, le rendant transparent. J’ai porté la culotte à mes narines pour respirer cette odeur longuement.

Je me suis rendormie avec le slip à la main.

Le lendemain matin, elle s’est levée tôt, et elle est venue prendre son petit déjeuner dès que les horaires le lui permettaient. C’était moi qui me chargeais de tout, un rituel qui permettait à mes parents de dormir un peu plus.

J’ai compris en voyant à ses pieds des chaussures de marche épaisses, qui gainaient bien coup de pied et chevilles qu’elle avait l’intention d’aller faire de la randonnée. Elle portait un short en toile qui mettait ses appas en relief, collant à ses hanches, à son pubis d’une manière extrêmement précise, tendu par sa croupe dont il remodelait et exacerbait le galbe.

Elle m’a souri, s’est penchée par-dessus le comptoir, il n’y avait encore personne, pour me tendre sa bouche. Nos lèvres se sont jointes, et nos langues frottées. Si on m’avait dit deux jours plus tôt que je pourrais embrasser ainsi une actrice porno que je voyais depuis trois mois quasiment chaque soir sur un écran…

Elle a été s’asseoir, et je lui ai servi son petit déjeuner.

Je vais aller faire de la rando ce matin, ça va être bon d’être en pleine nature. Ça va me changer les idées. Tu veux venir avec moi ?

Il y a tellement de choses à faire, même à la morte saison.

Je lui ai amené son assiette. J’avais quelques minutes avant que les autres clients arrivent. Je me suis posée face à elle.

Je ne t’ai pas répondu, hier soir, je lui ai dit, pendant qu’elle mangeait avec bon appétit. C’est mon copain qui aime regarder des pornos. C’est comme ça que je t’ai découverte. Il est fan de toi, et je crois que j’ai vu la plupart des bandes qui te mettent en scène.

Tu lui as dit que j’étais là ?

Mmmm. Je t’ai reconnue tout de suite. Mais il est convaincu que ce n’est pas toi.

Elle s’est mise à rire.

J’en ai marre de voir des bites à longueur de journée, et de m’en prendre plein les trous. On se lasse vite, surtout quand on enchaîne parfois trois tournages par jour sur plusieurs semaines. A force, tu as l’impression que tu n’es plus qu’un immense réceptacle à foutre, qui dégouline de sperme à longueur de journée. J’ai besoin de faire un break. J’ai envie de filles, pour me changer. C’est bien que je t’aie trouvé sur ma route. Tu t’es bien occupée de mes seins cette nuit.

J’étais retournée au comptoir, elle avait fini quand elle est venue me ramener le plateau. Puis elle a contourné le comptoir, et se pliant en deux sur celui-ci, elle a débouclé sa ceinture, descendu son short, puis la culotte qu’elle avait dessous, m’offrant tout d’elle.

On n’a pas trop le temps, mais j’ai envie que tu mettes ta langue sur moi.

Il y a des moments dans la vie où vous avez l’impression que le Père Noël a frappé à votre porte. C’est ce que je me suis dit en regardant son cul, ainsi offert. Elle me donnait tout : le charnu de ses fesses, pleines et magnifiquement rebondies, le gros gonflement de sa moule entre ses cuisses, ouvert sur un gros paquet de lèvres qui sortait d’elles, longues et plissées, et la chair au fond de son sillon fessier, marquée par les plissements de son anus. Je crois bien que j’étais comme un gamin devant la vitrine d’un pâtissier : je voulais tout, et pourtant j’avais peu de temps.

Si tu veux mon cul, mes seins et ma chatte toute la semaine, viens les prendre aussi souvent que tu en auras envie, m’a-t-elle proposé, puis elle n’a plus rien dit, parce que je suis venu poser la pointe de ma langue sur sa muqueuse anale, et j’ai appuyé. Elle avait chié, s’était lavée, mais il restait la trace d’un goût âcre. J’ai travaillé son anus avec la pointe de ma langue, en même temps que mes doigts venaient caresser son sexe, restant d’abord en dehors, puis pénétrant en elle. J’ai senti la chaleur de son intérieur, ses sécrétions venant tremper mes doigts, en même temps qu’elle laissait échapper un petit gémissement.

On a entendu les pas qui approchaient, et, aussi frustrées l’une que l’autre, on a du s’interrompre. J’ai reculé, léchant mes doigts couverts de liquide, pendant qu’elle remontait sa culotte et son short et rattachait sa ceinture. J’ai eu une dernière vision de son cul qui allait me hanter toute la journée. Elle m’a glissé :

Quand je rentrerai de ballade, je veux que tu me caresses à l’intérieur.

Et elle s’est éclipsée.

Une demi-heure plus tard, j’avais servi tous les petits déjeuners. On n’avait que cinq pensionnaires. Après avoir discuté un moment avec eux, je me suis éclipsée.

J’avais l’intention d’aller faire le ménage de plusieurs chambres qui allaient être occupées dans les jours qui venaient, mais quelque chose me trottait dans la tête.

Une sorte de pressentiment.

Je suis revenue dans ma chambre, j’ai passé mes chaussures de randonnée, mis une veste et je suis partie sur le chemin qui conduisait à la forêt.

J’étais là depuis l’enfance, je connaissais ces montagnes par cœur.

J’étais aussi une excellente pisteuse, capable de repérer les moindres traces sur un sol, qu’il soit sec ou humide. Je n’ai donc eu aucun mal à la retrouver, même si elle avait une demi-heure d’avance sur moi. Elle s’était installée dans une clairière aménagée pour les randonneurs avec deux tables en bois encadrées chacune par deux bancs. Autour d’elle, se trouvaient trois filles. J’ai reconnu la grande brune, haute et fine, ainsi que la petite blonde parce que je les avais déjà aperçues dans les scènes lesbiennes de ses films. Je ne connaissais par contre pas la femme, dans la quarantaine, qui sortait d’une valise une caméra et la vérifiait, mais elle devait sans doute rester derrière la caméra. Leah se tenait face aux filles.

Bon, voilà la trame que je vous propose. Et je vous laisse improviser dessus, mais vous avez l’habitude. Vous êtes deux randonneuses…

La grande brune et la petite blonde étaient effectivement habillées en randonneuses, jean toutes les deux, chemise, veste épaisse et chaussures solides au pied. Même sans réelle trace de féminité, elles étaient quand même appétissantes, et elles l’étaient encore plus quand on repensait aux scènes des pornos qu’on avait pu voir et dans lesquels elles jouaient.

Vous faites une pause, et vous avez envie l’une de l’autre. Vous commencez à satisfaire vos envies. Et moi je vais arriver en tenue de garde forestier. Je m’adresse à vous, rappel à la décence, vous me convainquez de vous rejoindre…

Je me suis dit que le scénario était prometteur. J’étais impatiente de le voir se mettre en place. L’arbre derrière lequel j’étais calée, avait un tronc qui montait de quelques mètres seulement avant d’offrir un creux masqué par du feuillage. Je m’y suis calée, espérant être invisible, et j’ai attendu.

D’elles-mêmes, les filles avaient délimité le plateau de tournage et s’étaient écarté de son périmètre. La cadreuse avait fini de vérifier sa caméra. Leah s’était positionnée près de l’arbre au pied duquel étaient disposées une dizaine de valises, et elle tirait de l’une d’entre elles un uniforme de garde forestier. Elle s’est déshabillée, faisant tomber au sol ce qu’elle portait le matin même pour passer, sans garder de sous-vêtement, un pantalon beige, avec une bande foncée le long des jambes, une chemise du même beige, et un blouson plus sombre. La voir se déshabiller puis se rhabiller a suffi pour me troubler. 

Le tournage n’a pas tardé à démarrer. La cameraman a gueulé ‘Moteur !’ et, au bout de quelques secondes, sous l’œil attentif de Leah, hors champ, les deux filles ont fait leur apparition sur l’un des trois chemins qui amenaient à ce terre-plein. Avec chacune un sac sur le dos, elles discutaient de ce qu’elles avaient vu durant leur promenade. La brune a soupiré :

C’est bien qu’on puisse faire une pause… Je suis crevée.

Elle s’est posée sur un banc. La blonde s’est installée près d’elle. Elles ont sorti chacune une bouteille d’eau de leur sac après l’avoir posé sur le sol. On critique souvent le jeu des acteurs porno, mais l’une comme l’autre jouaient plutôt juste, même si elles n’avaient d’évidence pas le style Actor’s studio.  La brune a soupiré en s’étirant.

On est bien ici, en pleine nature… Ça me donne envie ?

Envie de quoi ?

Devine.

Elle s’est penchée vers la blonde, laissant son visage à quelques centimètres du sien. C’est la blonde qui a réagi. Elle a sorti sa langue. En réponse, la brune a aussi sorti la sienne. Elles l’ont frotté longuement. La cameraman s’est légèrement déplacée. Le porno, je commençais à le comprendre, vu le nombre que j’en avais vu, c’était ça, toujours mettre en scène l’acte sexuel, pour que ce soit bien visible et excitant, en faisant ce qu’on ne ferait pas forcément dans la vie réelle. La brune a commencé à défaire la chemise de la petite blonde, qui ne portait pas de soutien-gorge dessous. Elle a mis à nu une poitrine ronde, charnue, et bien ferme, sur laquelle elle a plongé de la bouche.

J’observais Leah du coin de l’œil. Elle était attentive, guettant les fausses notes. La cameraman elle se déplaçait. Elle s’était rapprochée pour mieux filmer et tournait autour des filles, multipliant les plans.

La brune a ouvert sa chemise, laissant la petite blonde venir également sur elle. La blonde a léché ses seins, tout en posant ses mains sur la poitrine de la blonde et la caressant pendant que celle-ci la suçait. C’était excitant de les voir ainsi. Ce qui l’était aussi c’était d’assister à un tournage, de voir, pour la première fois, l’envers du décor. J’avais le corps en feu.

La brune s’est finalement écartée de la blonde. En défaisant la ceinture qui tenait son jean à sa taille, elle lui a dit :

J’ai envie de plus.

La blonde lui jetait un regard énamouré. Je me suis demandée si elles étaient juste partenaires pour le film ou si elles étaient ensemble dans la vie. Beaucoup d’acteurs et d’actrices pornos se mettaient ensemble, conscients, à juste titre que le reste du monde risquait de ne pas les comprendre. La brune a descendu son jean le long de ses jambes, dans un lent strip-tease qui a dévoilé une chair cuivrée par des bains de soleil. Dessous, elle avait un string rose, et même d’où je me trouvais, je pouvais voir que le tissu était marqué par des tâches d’humidité. Le slip que je portais était sans doute dans le même état. Je me sentais très humide.

Elle l’a descendu aussi, a fait passer le jean et le string au-delà de ses chevilles, a eu de la difficulté à cause des chaussures épaisses, puis, jambes et ventre nu, elle s’est installé sur le banc et a ouvert les jambes pour que la petite blonde vienne s’installer entre ses cuisses.

Elles avaient apparemment très envie… Ou alors elles étaient d’excellentes comédiennes. La blonde a posé sur elle une langue avide, calant deux doigts sur le pourtour du sexe de sa partenaire pour mieux l’ouvrir. Elle a entrepris de fouiller la brune du mieux qu’elle le pouvait, appuyant sur les lèvres, remontant sur le clitoris, puis allant aussi loin qu’elle le pouvait, à l’intérieur de la muqueuse. La brune se cambrait en gémissant et caressant ses seins. J’ai pensé que ça ferait une excellente vidéo.  Et encore plus quand elle s’est mise à crier une jouissance réelle ou supposée.

J’avais envie de me toucher, une envie trop forte, et à laquelle j’ai cédé, en essayant de ne pas faire trop de bruit. Mais elles étaient trop concentrées sur le tournage, pour prêter attention à moi.

J’ai défait le bouton qui tenait mon jean à ma taille, et j’ai glissé la main dessous, à la rencontre de mon sexe.

Leah a choisi ce moment pour rentrer sur scène.

Eh bien, mesdemoiselles, que faites-vous ici ?

Tout comme son uniforme, l’expression sévère qu’elle avait prise lui allait bien. Elle était sans doute la meilleure comédienne des trois. Même si les filles se sont bien débrouillées, en prenant un air coupable.

Mais on ne faisait rien, on se reposait simplement.

Vous ne faisiez rien ? Alors expliquez moi pourquoi cette jeune femme est dénudée de la taille aux chevilles ? Et pourquoi vous êtes installée entre ses cuisses. Vous savez que l’exhibitionnisme et l’atteinte aux bonnes mœurs sont deux crimes qui sont sévèrement punis dans notre état ?

Je vous en supplie, madame, s’est mise à pleurnicher la brune, on n’a rien fait de mal. On n’est même pas d’ici.

Dans cet État, on ne plaisante pas avec la loi. Je vais devoir vous remettre aux autorités. A moins que..

A moins que ?, ont déclaré les deux filles reprenant espoir.

On pourrait s’arranger, a déclaré Leah, en débouclant sa ceinture. On va voir si vous savez bien lécher.

Elle a tiré son pantalon bas, dévoilant sa nudité. La blonde s’est positionnée devant, la brune derrière. Pendant que l’une travaillait le vagin de Leah, l’autre glissait sur sa muqueuse anale. Elles y mettaient tout leur cœur et leur savoir-faire de filles qui étaient des pros du porno. Leah se tordait sous leurs caresses. Je me touchais avec énergie, littéralement subjuguée par la scène. Elles ont fini par l’entraîner vers la table, et la faire basculer dessus, lui enlevant ses chaussures, son pantalon, sa veste et sa chemise. Elles se sont également mises à nu, et elles sont montées à ses côtés. La brune est venue sur ses seins, l’autre sur son sexe. Les choses ont basculé dans l’autre sens quand Leah a réuni deux doigts de chaque main comme un pénis rudimentaire, et les a plantés dans chaque vulve. Elle les a bien fouillées, les filles se tordant comme un ver au soleil, criant leur jouissance. On aurait pu penser que c’était du cinéma mais la manière qu’elles ont eu de cracher des sécrétions faisait clairement comprendre qu’elles avaient eu du plaisir.

Le tournage s’est arrêté là. Leah a repris ses vêtements civils, les deux filles se sont rhabillées. Moi aussi je me suis reboutonnée, sans avoir joui. Je me sentais frustrée. Je me suis tassée dans le creux de l’arbre, pendant qu’elles se préparaient à partir. J’ai entendu leurs dernières phrases :

Je fais le montage cet après-midi, et je te l’envoie ce soir, tu me diras ce que tu en penses. On refait un tournage demain ?

J’ai une idée, je te tiens au courant.

Je les ai laissées s’éclipser, avant de reprendre le chemin de la résidence. Je connaissais un tas de raccourcis, de telle sorte que j’ai été sur les lieux bien avant elle. Je faisais le ménage de l’un des bungalows lorsque je l’ai vue s’encadrer dans sur le seuil de la porte.

Alors, c’était bien, cette randonnée ?

Si on reprenait où on s’est arrêtées ?

Au moins, tu as de la suite dans les idées.

J’ai été fermer la porte pendant qu’elle basculait sur le lit à quatre pattes, descendant son jean, son slip, pour s’offrir à moi comme elle l’avait fait trois heures plus tôt.

Viens dedans, mets-y ta langue et des doigts. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, j’ai envie que tu me fouilles.

J’étais repartie de la scène du tournage frustrée. Elle a été surprise de me sentir venir sur elle avec autant d’ardeur :

Ben dis donc, tu as vraiment envie, ça se voit !

Ce dont j’avais envie, surtout, c’était de lui montrer qu’il y avait en moi autant d’ardeur que celle dont faisaient montre les filles du tournage, ou même elle dans l’un des innombrables pornos qu’elle avait pu tourner.

Je suis revenu au même endroit où je m’étais attardée deux heures plus tôt, sur sa muqueuse anale, la travaillant de la pointe de ma langue. J’ai dessiné et redessiné les plissements de son anus. Il y a eu une subtile évolution, qui a fait que sa muqueuse s’est peu à peu ouverte. Un anus, ce n’est pas une chatte, mais je me suis efforcée de rentrer en elle, poussant un petit peu plus loin à chaque fois que je reculais et que je revenais. Je me suis rendue compte qu’elle avait glissé sa main entre ses cuisses et qu’elle frottait frénétiquement son clitoris, caressant son vagin de ses doigts, pendant que je caressais son anus de ma langue. Elle m’a dit le souffle court :

Tu devrais faire du porno…Tu as de l’audace et beaucoup d’imagination…

J’ ai pas le physique qu’il faut, je lui ai répondu.

Et moi, tu crois que je l’ai ?

Ce n’était pas faux. Quand elle avait commencé, elle avait encore des bagues sur les dents, quasiment pas de poitrine, elle n’en avait pas plus depuis, parce qu’elle n’avait pas cédé à la manie qu’avaient la plupart des actrices porno de se payer de faux seins, certaines changeant même de taille de prothèse à mesure que leurs cachets augmentaient, elle était jolie, très naturelle, pas du tout sophistiquée, l’inverse des actrices pornos plus classiques, elle ne se maquillait jamais. Je pouvais très bien démarrer une carrière dans le porno moi aussi.

On n’a plus rien dit, parce que, sous l’effet conjugué de ma langue sur son anus, et de ses doigts sur sa chatte, elle a eu un orgasme, puis encore un autre, éjaculant comme un homme, comme dans certains de ses films, mais pas tous, crachant des traits blancs crémeux.

Alors que je n’attendais rien d’elle, elle m’a fouillée avec ses doigts, comme elle l’avait fait dans le porno avec ses deux copines. J’ai eu la sensation, enivrante, que ses doigts rentraient loin en moi, et j’ai joui, plusieurs fois.

Ça a été un peu plus tard, alors que nous étions l’une et l’autre allongées sur le lit, l’une près de l’autre, tête bêche, qu’elle m’a dit :

Ça te dirait de faire du porno ?

Je l’ai regardée avec surprise.

Je croyais que tu disais…

Des paroles en l’air ? Non. J’ai décidé de faire un break et partir sur un nouveau modèle. Si je suis ici, c’est parce que je viens de créer ma propre maison de production. Je veux faire des films exclusivement lesbiens. Que des filles entre elles. Tu me diras que ce n’est pas nouveau, les films lesbiens, mais la différence, c’est que ce seront des films pornos tournés par des filles pour des filles, pas des pornos tournés par des hommes pour exciter d’autres hommes. Tu as tout ce qu’il faut.

Et on le tournerait où ?

Hé bien ici, tout simplement…

Il y a mes parents…

Crois-moi, j’ai l’habitude de tourner au nez et à la barbe des gens… Ils n’y verront que du feu…

Ça serait chouette… Propose-moi un canevas, tu as carte blanche, on le tourne demain ou après-demain… Fais-moi une feuille pour ce soir, et tu me proposes tes idées. On les arrange ensemble. Ça te va comme ça ?

Tu jouerais avec moi ?

Si tu ne veux pas qu’on joue ensemble, j’appelle des copines.

Non, non…

Pouvais-je oser lui dire que c’était mon rêve depuis toujours, de tourner avec elle. Non, pour être plus proche de la vérité, je n’avais jamais même osé en rêver. Mon rêve, c’était juste de faire l’amour avec elle.

Je suis parti vaquer à mes occupations. Le soir, on s’est retrouvées après le dîner, dans sa chambre. Je lui ai tendu la feuille sur laquelle j’avais résumé mon canevas.

Alors qu’est-ce que tu en dis ?

Parfait. C’est tout à fait faisable. Tu veux qu’on tourne quand ?

Demain après-midi, comme tous les mercredi après-midi, mes parents s’absenteront pour aller chercher des provisions à la principale ville du conté. Ils partent aux alentours de 13 heures, et ils seront là sur le coup de 17.

Parfait, on a largement le temps.

Ce soir-là, en sortant de la chambre de Leah, j’ai croisé Ron.

Tu sais ce que j’ai appris ? Leah a créé sa propre maison de production, et elle va très bientôt proposer ses propres films sur un site dédié. Ca va être formidable. Tu passes ce soir ?

Je ne peux pas en ce moment, je suis très occupée, je l’ai rembarré.

Ah, si seulement Leah pouvait être dans le coin, il a répondu. Elle, elle serait disponible.

Le lendemain après-midi, mes parents sont partis comme d’habitude, réglés comme une horloge, sur le coup de 13 heures. Au fil des années, ils ne variaient jamais. Je savais qu’ils seraient là à 17 heures…

Sans doute guettait-elle leur départ, car, cinq minutes seulement après qu’ils soient partis, la Camaro pilotée par la cameraman a fait son apparition. Je la voyais de plus près que la veille. Au début de la quarantaine, elle avait pas mal de charme. Elle a descendu plusieurs valises. Leah, qui guettait, est venue à notre rencontre.

Je te présente Priscilla. C’est elle qui va filmer…Elle m’aide à monter ma boite. Tu as tout ce qu’il faut, lui a-t-elle demandé ?

On s’est installées dans le bungalow de Leah. L’intimité qui semblait exister entre Priscilla et Leah, comme par exemple quand cette dernière, pendant que Priscilla s’assurait que la caméra fonctionnait, a glissé sa main sous sa jupe pour la caresser, m’a laissé penser qu’elles étaient certainement ensemble.

D’après mon scénario, je devais porter une tenue de soubrette. Je n’en avais pas, ici on n’utilisait pas ça, évidemment, mais Priscilla avait amené tout ce qu’il fallait. Une petite robe très courte, avec un tablier blanc, et comme toutes les actrices porno, des escarpins avec des talons de douze centimètres. On avait à peine commencé  que je sentais déjà mes sécrétions couler le long de mes cuisses. J’avais rarement été aussi excitée. J’avais, quelque part en moi, pas vraiment affirmée, la folle idée de tourner des pornos. J’étais une fille banale, comme Leah. Je me voyais bien faire la même carrière. C’était vrai que j’aimais le sexe. Et puis j’avais une imagination débordante. J’aurais pu lui soumettre mille scenarii.

On a commencé à tourner très rapidement. D’après le script que j’avais imaginé, je devais arriver avec un plateau pour lui amener le petit déjeuner, mais les choses se passaient différemment parce que j’avais des idées pas très propres plein la tête.

Priscilla me suivait, caméra au poing. Au début, ça m’a fait un peu bizarre. Après, je n’y ai plus pensé.

J’ai frappé deux fois, puis poussé la porte du bungalow. Leah était supposée être encore endormie. J’ai claironné :

Je vous réveille comme vous me l’avez demandé, madame. Sept heures pile. Je vous amène un bon petit déjeuner. Parfait pour prendre des forces avant une journée de randonnée.

J’allais tirer les rideaux. Le spectateur attentif verrait bien qu’il n’était pas vraiment sept heures du matin, mais à mon humble avis, il s’en moquerait.

Elle ne bougeait pas, les draps toujours tirés sur elle. Je me suis approchée, et j’ai tiré le drap bas. Elle dormait, du moins elle faisait semblant. Elle portait juste une petite culotte blanche, et rien d’autre. Jusqu’à ce moment, je me souciais surtout de  bien jouer mon rôle, mais à la voir ainsi, ce qui m’a submergée, ça a été le désir, un désir cru, brut, qui m’a submergée. J’ai du me retenir pour continuer de jouer mon rôle, et pas simplement venir sur elle, de la bouche et des doigts, plonger sur ses seins, descendre sa culotte et lécher son sexe.

Elle a poussé un grognement.

Mais vous ne pouvez pas me laisser dormir, à la fin ! Je suis fatiguée !

Mais madame, j’ai répondu, je ne fais qu’exécuter votre requête. C’est bien ce que vous m’avez demandé hier soir, non, de vous réveiller à sept heures ce matin ! Il est sept heures !

Elle a ouvert un œil. M’a fixé avec intérêt.

Vous êtes très jolie avec cet uniforme de soubrette.

Je le mets pour servir les filles qui me plaisent.

Elle a ouvert le deuxième œil.

Et je vous plais ?

En guise de réponse, et comme le prévoyait le scénario, je lui ai répondu :

Oui, je bande en pensant à toi.

Et j’ai soulevé la petite jupette de la tenue de soubrette, pour dévoiler la queue en plastique accrochée à mes hanches par un harnachement. Gadget que je ne possédais pas dans mes stocks, même si j’avais, comme toute fille, deux ou trois godes qui me servaient à me donner du plaisir dans mes moments de solitude. Priscilla avait ouvert une des valises et m’avait laissé choisir le gode, me tendant un harnachement. J’avais été séduite par un gros gode bleu, qui représentait une queue longue et ferme. Elle m’avait aidé pour passer le harnachement autour de ma taille, puis y accrocher la queue de plastique. Je m’étais rendue compte en bougeant, dès les premiers pas, que sa base reposait contre le haut de mes lèvres, les frottant, et frottant mon clitoris, et me mettant à vif.

Hmmm… C’est une belle queue. Si on l’essayait ?

Elle s’est redressée, et m’a attirée à elle, sur le lit. On s’est retrouvées, torse contre torse, à s’embrasser, pendant que nos mains partaient explorer le corps de l’autre. La caméra tournait autour de nous, souple et mobile, menée de main de maître par Priscilla. C’était étrange, mais j’avais le sentiment d’avoir basculé du jeu d’actrice où je me serais moins impliquée, à quelque chose de plus personnel, de plus intime, dans lequel je me serais vraiment mise à nu, dévoilant ma personnalité.

J’ai légèrement reculé, pour tirer son slip blanc le long de ses jambes. Il y avait des tâches d’humidité bien visibles à l’endroit où le tissu collait à son sexe. J’ai regardé avec une avidité que pour le moment rien ne devait tarir cette chatte qui s’offrait à moi, humide, entrouverte, avec deux gros bouts de lèvre qui en sortaient. J’ai plongé sur elle avec l’idée d’offrir à la caméra quelque chose qui ferait date, et donnerait à ceux qui regarderaient du plaisir. Elle s’est basculée en arrière et a gémi sous la précision de mes caresses.

J’ai longtemps travaillé son sexe de ma langue. Une des raisons pour lesquelles je lui avais proposé ce scénario, c’était parce qu’il inversait celui qu’elle jouait dans la plupart de ses films, où c’était elle qui allait chercher ses partenaires. Ici, c’était moi qui allais vers elle, qui lui proposait ma queue de plastique, là où, dans les bandes que j’avais vues, elle allait mettre sa chatte sous le nez des hommes qu’elle croisait, elle encore qui prenait leurs queues dans les bouches, les entraînait vers un divan ou un lit, et faisait rentrer leurs queues en elle.

Quand j’en ai eu assez, je me suis redressée, et je l’ai attirée jusqu’à moi. Je l’ai amenée au dessus de la bite de plastique. Contrairement à ce qu’elle faisait dans ses films, où elle attrapait la bite et la guidait en elle, c’est moi qui ai amené la tête du pénis de plastique bleu contre ses lèvres, et qui l’ai calée. Je lui ai dit :

Ne bouge pas !

Et j’ai posé la tête contre ses lèvres. Je ne voulais pas la faire rentrer, simplement frotter ses lèvres. La main bien resserrée autour du pénis de plastique, je lui ai donné un mouvement d’oscillation, de haut en bas, et de bas en haut. Elle a approuvé :

C’est bon…Tu as beaucoup d’idées…

C’est au moment où elle ne s’y attendait pas vraiment que j’ai fait rentrer la queue en elle. D’ailleurs, au tout début, je ne l’ai faite rentrer que de quelques millimètres, et elle ne s’est pas rendu compte, les yeux clos, que j’étais en elle. J’ai continué de pousser le gode en elle… Elle a eu un petit hoquet de surprise… Je l’ai attrapée par les fesses, et je l’ai faite descendre sur moi, jusqu’à ce que la queue soit entièrement en elle, engloutie, et qu’elle soit posée sur mes cuisses. Assez curieusement, par un effet de mon imagination, alors même que la queue n’était que du plastique, j’éprouvais des sensations, comme si ç’avait été de la chair, la sensation d’être gainée par une muqueuse chaude et humide, qui me coulait dessus. Peut-être elle, sentait-elle que c’était une vraie queue qui était dans son sexe, une queue de chair et pas un substitut.

J’ai pris son cul bien plein au creux de mes mains, et je me suis mise à la faire monter et descendre sur ce qui était devenu ma queue. Elle s’est laissée faire, poupée gémissante, emportée par ses sensations. Pour finalement, se dégager comme le scénario le prévoyait. J’avais pensé que ce serait bien de varier les positions, et aussi nos sensations, mais ça le spectateur ne pourrait que le lire sur nos visages, et les imaginer.

La queue de plastique dégoulinait littéralement de ses sécrétions vaginales, qui pendaient de ses lèvres en longs filets. Je ne l’avais jamais vue comme cela dans aucun film, j’ai pensé qu’elle était vraiment excitée.

Elle est descendue du lit, elle s’est appuyée contre le mur. La caméra tournait toujours, nous collait. Elle s’est pliée en deux, et s’est tournée vers moi, me disant :

Viens, remonte moi ta queue jusqu’à la gorge.

Sa position, son regard… J’ai cru que je perdais la raison… Je me suis approchée, et je l’ai pénétrée, comme un homme aime pénétrer une femme, allant et venant en elle, la faisant crier. Son sexe coulait, bavait. Le mien chauffait, parce que chaque mouvement, fut-il d’un centimètre, du socle sur mon sexe massait le sommet de mes lèvres et mon clitoris. J’ai été saisie par un orgasme que je n’avais pas vu venir, et qui a déchiré mes chairs. J’ai joui en me cambrant et en hurlant, continuant pourtant, poussée par une force que rien ne pouvait arrêter, à la fouiller, la faisant finalement exploser dans une série d’orgasmes qui l’ont figée sur place.

C’est bon, coupez, c’est dans la boite, est intervenue Priscilla. C’est sans doute le meilleur tournage que tu aies fait depuis longtemps.

Je me suis laissée tomber en travers du lit, vidée de toute énergie.

Ce tournage a changé pas mal de choses, pour elle comme pour moi. Le soir même, elle m’a dit :

Écoute, je viens de visionner ce qu’on a tourné…Tu es vraiment…Exceptionnelle… Tu apportes un plus indéniable à la vidéo… Je voudrais faire tous les tournages avec toi… Tu as d’autres scenarii ?

Je lui ai fait des propositions. Des idées j’en avais plein.

Malgré la présence de mes parents, on a fait un tournage par jour jusqu’à son départ. On a tourné une scène de petit déjeuner, qui ne faisait que reproduire, et le développant, ce qui s’était passé deux jours plus tôt. Une scène de piscine. On a aussi tourné dans la salle de détente que mes parents avaient crée deux ans plus tôt. On a utilisé la table de billard d’une manière tout à faire différente de sa vocation première, et ceux qui utiliseront les boules à l’avenir n’auront pas idée de la manière dont nous avons pu les utiliser. Je me suis joui dessus, sans même me toucher, en lui enfonçant dans le sexe, alors qu’elle était posée sur le feutre, les jambes grandes ouvertes.

Elle devait repartir le dimanche en début de matinée. Le samedi soir, on avait regardé ensemble les films montés.

Tu as un talent exceptionnel. Pourquoi tu ne repars pas avec moi… Tu es faite pour être une star du porno…

Je crois que j’en aurais vite assez. A moins de n’avoir qu’une partenaire. Toi.

Tout est possible. Tu ne feras des tournages qu’avec moi.

Je te fascine, mais tu le lasseras vite.

Elle savait au fond d’elle-même que j’avais raison.

Le lendemain matin, elle partait très tôt. Je lui avais demandé de ne pas me dire au revoir. Son départ m’a fait très mal au cœur.

J’ai repris ma petite vie. Retrouvé Ron, qui estimait que je l’avais négligé.

Un soir, une semaine plus tard, j’étais dans sa chambre. Il s’est connecté au net.

Je me suis abonné au site qu’a créé Leah. Elle a créé sa boite de prod, je te l’ai déjà dit. On va regarder le premier film qu’elle vient de mettre en ligne…Mais c’est marrant, on dirait…Mais c’est toi… Et ça a été tourné ici… Alors, c’était vraiment elle ?

Ron, tu sais quoi ? Tu es un pauvre con, je lui ai dit, en quittant la chambre.

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