LES HORREURS DE SOPHIE

CHAPITRES SIX À NEUF 

CHAPITRE SIXIÈME
Le bouquin cochon

Depuis toute petite, quand je désirais ardemment quelque chose, je le demandais. Si ma mère me le refusait, je redemandais et redemandais jusqu’à ce qu’on me cède. Maintenant, Madame De Séant connaissait le truc et, désormais, elle se contentait de m’envoyer dans ma chambre, pour avoir la paix et ne pas être tentée de céder. Alors, au lieu de ne plus y penser, cela tournait carrément à l’obsession.

Comment faire pour avoir ce que je veux ? J’en ai tellement envie !

Bien souvent, en tentant de l’obtenir par n’importe quel moyen, je me faisais punir, mais je ne me corrigeais pas pour autant. Il n’y avait guère qu’avec Paul que, notre lubricité aidant, j’avais ce que je voulais. Même le grand jeu, parfois.

Un jour, ma mère m’appela pour me montrer un livre, illustré par des photos grand format, d’enfants, d’ados et d’adultes des deux sexes entièrement nus. C’était un envoi de Monsieur De Séant, en déplacement à Bangkok. La couverture de l’ouvrage était en couleurs et papier glacé. Je me récriai en m’apercevant, dès les premières pages, que l’on avait photographié, en gros plan, un zizi enfantin et une vulve imberbe.

Pourquoi ils sont tout nus ? demandai-je. C’est des photos d’un camp naturiste ?

Pas du tout, répondit ma mère avec un sourire. C’est pour montrer comment sont faits les garçons et les files, et les différences qui existent.
— Je les connais, les différences.
— Dans ce cas…

Ma mère referma le livre et se leva du canapé. Mais ma curiosité avait été piquée.

C’est pour qui, ce livre, maman ? demandai-je en souriant, espérant de toutes mes forces que la réponse soit : « C’est pour toi. »

C’est à moi que ton papa l’a envoyé, répondit Madame De Séant.
— Quel dommage ! J’aurais bien aimé l’avoir.
— Tu es déçue que ce soit moi qui aie reçu ce joli livre ?
— Maman, je t’en prie ! Prête-le moi, au moins une fois.
— Tu as dit que ça ne t’intéressait pas. Et puis, après tout, tous ces gens à poil, je me demande si c’est de ton âge.

Mais je vois Paul tout nu ! Et j’ai déjà vu la chatte de Camille et celui de Madeleine, aussi.
— Alors contente-toi de continuer à reluquer ton cousin et tes copines.
— Oh maman ! S’il te plaît ! Je te promets d’en prendre soin. Je ne le garderai pas longtemps.
— Non, Sophie, n’y pense pas !

Renfrognée, je me tus et continuai à regarder la couverture de l’ouvrage qui montrait une petite fille d’à peine dix ans en train de se caresser. Son corps était lisse, blanc, dépourvu de poils et de formes. Je le réclamai à ma mère cinq fois, dix fois, vingt fois. Impatientée, elle m’envoya jouer dans le parc.

J’allai m’asseoir dans mon jardin, l’âme en peine. Je pensais au livre et cherchais un moyen de l’avoir pour moi. Le peu que j’avais vu m’avait émoustillé.

Si j’avais le numéro de mobile de papa, je lui demanderai de me l’envoyer à moi. Mais il ne faut l’appeler qu’en cas d’urgence, et ce n’est pas vraiment un cas d’urgence. Je pourrais bien attendre qu’il soit rentré pour lui demander, mais il faudra que j’attende trop longtemps, et c’est tout de suite que je voudrais avoir ce livre…

Je réfléchis longtemps. Mon visage s’illumina tout à coup et, frottant mes mains l’une contre l’autre, je bondis pour me remettre debout. Je me précipitai vers le manoir.

Maman va quand même pas garder ce livre avec elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre… Dès qu’elle le lâchera, je le prends, je le regarde et je le rapporte, ni vu ni connu.

J’entrai dans la bibliothèque. Le livre était posé sur la table basse, et ma mère s’était éclipsée pour répondre au téléphone. J’avançai avec précaution et fis disparaître l’ouvrage sous mon tee-shirt. Le cœur battant la chamade, je montai dans ma chambre. Je m’allongeai sur mon lit et ouvrit le livre à la première page.

Maman ne s’apercevra peut-être pas tout de suite que le livre a disparu…

Je fis ce que j’avais décidé. Certaines photos étaient tellement obscènes et si sexuellement explicites que je ne pus m’empêcher de me branler, presque à chaque fois. J’aimais reluquer les fentes auréolées d’à peine quelques poils, les bites plus imposantes que celle de Paul, même au repos. Je me vidai de toute énergie vitale, atteignant l’orgasme une bonne demi-douzaine de fois. Je finis par m’endormir, sans avoir la force de remettre le livre là où je l’avais pris. Je n’eus même pas la présence d’esprit de m’en faire le reproche. Je dormis tout l’après-midi, sans que ma mère ne semble s’apercevoir de la subtilisation du livre.

Je me réveillai vers dix-sept heures. Madame De Séant recevait quelques amies qu’elle avait conviées à venir prendre le thé. Je l’entendis leur dire qu’elle allait leur montrer un joli livre, avec des photos très osées. Les femmes piaffaient d’impatience.

Ma mère les précéda jusqu’à la bibliothèque où je venais d’entrer, le livre à la main. M’apercevant, les traits du visage de Madame De Séant se durcirent.

Hé bien, Sophie ! Je te prends sur le fait !

En voyant toutes ces femmes, je me figeai et devins rouge comme un radis. Les larmes aux yeux, je tendis l’ouvrage à ma mère, n’osant pas affronter son regard.

Tu es vraiment naïve, ma pauvre fille. Tu t’imaginais que je ne remarquerais pas le vol ?

Je voulais seulement te l’emprunter, articulai-je entre deux sanglots.

Sans ma permission, j’appelle cela un vol. Tu es une voleuse.

Sans ajouter un seul mot, en présence de ses amies, ma mère m’attrapa par la taille, s’assit dans un fauteuil et, comme la fois précédente, me coucha en travers de ses genoux. Moi qui n’avais jamais reçu de fessées, c’était la deuxième fois en deux semaines.

Mon jean et mon slip furent rapidement baissés.

Redoutant la châtiment, je tortillai du popotin, ressentant un plaisir trouble à exhiber mon cul, bien que la position soit humiliante.

Ma mère se saisit du livre et me fessa avec. Je poussai un cri, surprise par la violence du coup. Je serrais les dents en recevant les autres, les comptant dans ma tête.

Qui a péché par le vice, est châtié par le vice, dit l’une des femmes, l’épouse d’un pasteur.

Le visage déformé par la colère, Madame De Séant fit pleuvoir une avalanche de coups sur mon derrière, et elle ne s’arrêta que lorsqu’il fut marbré de rouge. Mon visage était coloré de la même teinte, et je sentais ma vulve frémir d’excitation. Ma mère ne me permit pas de remonter mon slip et mon jean. Mais elle m’envoya sans tarder dans ma chambre. Je n’avais plus tellement envie de pleurer et j’obéis.

Le lendemain, je reçus la visite de Madame De Séant. J’étais encore couchée.

Écoute donc la lettre qui accompagnait le livre envoyé par ton papa, me dit-elle en la dépliant : « Ma chérie, je viens de dénicher un fabuleux ouvrage érotique, manuel d’éducation sexuelle qui devrait plaire à Sophie. Mais ne le lui dis pas et ne lui donne pas tout de suite. Qu’il soit la récompense de huit jours sans activité sexuelle, que ce soit seule ou avec Paul. A son âge, il faut qu’elle apprenne l’abstinence. Fais-lui voir le livre, cela suscitera sa curiosité, mais je ne veux pas qu’elle devienne chaste et prude par intérêt. Je veux qu’elle devienne une jeune fille modèle. Elle aura bien du plaisir, par la suite, à regarder tous ces gens en position lascive. »

J’étais édifiée.

Vois-tu, reprit ma mère, en fait, tu t’es volée toi-même. A tes traits tirés, j’en déduis que tu t’es branlée en le lisant hier. Je pose donc la fin de l’ultimatum de huit jours d’abstinence à samedi prochain. Après cette leçon, tu auras beau te passer de penser au sexe pendant des mois, tu n’auras jamais ce livre.

Je pleurai, suppliai ma mère de me pardonner. Elle finit par y consentir, mais refusa de me donner le livre. J’avais donc pris du plaisir avec lui, qu’une seule et unique fois. Et je fuis étroitement surveillée pendant la semaine qui suivit.

Quand Paul apprit ce que j’avais fait, il en fut si indigné (l’hypocrite !) qu’il resta les huit jours sans titiller ma libido. Il ne me montra pas sa queue, ne me tripota pas en douce et évita soigneusement de parler de ça. Mais il me vit si affligée et repentante qu’il ne me fit aucune morale. Il me consola et se permit une caresse furtive sur mes fesses encore un peu douloureuses. « Tu sais, Sophie, huit jours, c’est vite passé. Et on ne te surveille quand même pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Moi, quand ma mère est venue me dire bonsoir dans mon lit, je me branle en douce. Tu n’as qu’à faire pareil. »

Je me promis d’essayer et je le fis. Mais le cœur n’y était pas.

CHAPITRE SEPTIEME
Le gros gode

Un samedi midi, je rentrais du lycée avec Paul. Dans le vestibule attendait un coursier qui tenait un paquet sous le bras.

Qui attendez-vous, Monsieur ? lui demanda mon cousin très poliment.

J’ai un colis à remettre à Madame De Séant.

De la part de qui ? demandai-je

Ma mère entra dans le vestibule :

La curiosité est un vilain défaut.

Elle paya le coursier, qui lui donna le paquet. Il la salua et sortit du manoir, avant de faire pétarader le moteur de sa mobylette.

Maman, qu’est-ce qu’il y a dans ce paquet ?

Madame De Séant ne répondit rien. Elle emporta le mystérieux colis au salon. Nous la suivîmes. Elle posa le paquet sur la table basse, s’assit dans le canapé et ouvrit le dernier numéro de Closer. Paul et moi nous regardâmes d’un air complice, mais peiné.

Demande à maman de l’ouvrir, dis-je tout bas à mon cousin.

J’ose pas. Elle vient de dire que la curiosité est un vilain défaut.

On pourrait faire semblant de l’ouvrir à sa place, puisqu’elle est occupée.

J’entends ce que vous dites. Si tu me disais plutôt franchement : « Maman, j’ai envie de savoir ce que contient le paquet, est-ce que je peux l’ouvrir ? », je te l’aurais permis. Maintenant, tu as interdiction d’y toucher.

Comme Paul et moi restions les bras ballants, ma mère nous regarda fixement.

Vous n’avez pas des devoirs à faire ?

Mécontente et confuse, je m’en allai dans ma chambre, accompagnée de mon cousin.

Merde, alors ! Si j’avais su ça, j’aurais pas hésité !

Je te l’avais dit.

Je me demande bien ce qu’il y dans ce paquet. Tu aurais pu demander tout de suite à l’ouvrir.

En tout cas, ne compte pas sur moi pour ouvrir ce paquet sans permission.

C’est bien ce que je pensais ; t’as la trouille. T’es aussi poltron que le jour où je t’ai griffé la bite.

Mon cousin rougit et se tut. J’aurai bien voulu lui demander pardon, mais je préférai rester quelque temps sans lui parler. Il ne m’en voulait pas de l’avoir blessé dans son amour-propre. Mais il ne savait pas comment faire pour reprendre la conversation. Devait-il tout de suite aborder les sujets d’ordre sexuel ? Il se balançait sur sa chaise, tant et si bien qu’il tombât à la renverse. J’accourus pour l’aider à se relever.

Tu t’es fais mal, Paul chéri ? »

Je crois pas, non.

Pas même au zizi ?

Non, pas là !

Pas même un p’tit peu ?…

Paul me laissa défaire la boucle de sa ceinture et j’étais en train de baisser la braguette de son pantalon quand ma mère nous appela depuis le salon.

Nous y entrâmes, impatients de découvrir ce que contenait le mystérieux paquet. Madame de Séant coupa la ficelle qui l’entourait, défit les papiers qui enveloppaient une boîte rectangulaire. Elle l’ouvrit précautionneusement et en sortit un objet de forme oblongue. Je sursautai en lui trouvant des similitudes avec la moulure du sexe de Paul, mais dans des proportions beaucoup plus importantes.

Un godemiché ?

Je vois que tu connais le mot, c’est bien, répondit ma mère.

A quoi ça sert ?

Comme ton père n’est jamais là, et que je me languis à attendre son retour, j’ai acheté ce faux sexe pour me donner du plaisir. Maintenant que vous avez vu ce que contenait la paquet, laissez-moi seule !

Mon cousin et moi allâmes faire quelques pas dans une des allées du parc.

T’as vu la taille de ce truc ? Le sexe des garçons peut vraiment devenir comme ça ?

Peut-être, j’en sais rien…

Le tien, il est pas aussi gros.

J’ai que quinze ans. Normalement, il va grossir jusqu’à mes dix-huit ans !

Nous épiloguâmes sur les dimensions impressionnantes du gode, tandis que par la fenêtre ouverte du salon s’échappaient les rauques feulements de plaisir de Madame De Séant.

Le soir-même, en allant dire bonsoir à ma mère dans sa chambre, je vis qu’elle rangeait le faux phallus dans un tiroir de sa table de chevet. Je regagnai vite mon lit et, aussitôt sous les draps, je me branlai en imaginant que je me faisais défoncer par cet énorme pieu.

Le lendemain, Paul et moi jouions dans « notre jardin », tandis que ma mère allait chiner dans une foire à tout, organisée par une commune voisine.

Mon cousin avait inventé un jeu complètement stupide. Il consistait à ce que, à tour de rôle, nous pissions dans un seau, sans le faire déborder, sinon nous avions un gage. Au début, nous fîmes des pipis conséquents, en nous reluquant, mais le temps passant, nos vessies se vidaient et même en se forçant, cela devenait difficile. Le seau était à moitié rempli quand Paul voulut pisser comme moi, c’est à dire en s’accroupissant. La position était inconfortable et, en équilibre au-dessus du seau, il le renversa sur ses pieds et ses culottes baissées. Il était mortifié, tandis que j’éclatais de rire.

Tu trouves ça drôle ? me demanda-t-il d’un air méchant.

Extrêmement, oui. Tu verrais ta tête !

Je riais aux larmes, à présent.

Mais arrête de rire ! Attends-moi, je vais me changer !

Je vis son petit cul blanc se précipiter vers le manoir et je restai seule. Mais je m’ennuyai assez rapidement. C’est alors que je pensai au godemiché de ma mère. J’avais une envie irrésistible de l’essayer et l’occasion était trop belle.

Je regagnai à mon tour, le manoir, montai précautionneusement à l’étage et entrai en catimini dans la chambre de Madame De Séant.

J’ouvrai le tiroir de la table de chevet ; l’objet était là.

Il tenait à peine dans ma main, tant il était imposant. Il devait être long d’une trentaine de centimètres pour six ou sept de circonférence.

Je m’allongeai sur la couette du lit et tentai de l’entrer dans ma bouche. Mais je faillis étouffer et me contenta de donner des petits coups de langue sur le bout. Je l’embrassai, ça n’avait aucun goût.

Je baissai ma petite culotte et troussai ma jupe. Je commençai par passer le bout du gros sexe le long de ma fente vulvaire, puis me dirigeai vers le vagin. Je forçai l’orifice, qui restait obstinément serré et j’eus l’idée de m’y mettre un doigt pour l’habituer. J’en profitai pour me masturber de deux ou trois va-et-vient et présentai à nouveau le faux sexe face au mien. D’une main, je m’écartais les grandes lèvres et, de l’autre, je présentai le gland disproportionné à mes nymphes. Mais là encore, le gode était beaucoup trop gros. Je me passai le bout le long de la fente, ce qui me procura un peu de plaisir. Mais j’étais tout de même frustrée.

C’est alors que m’est revenu l’idée d’essayer un autre orifice : le trou du cul. Je m’agenouillai, plongeant la tête dans les oreillers et, les fesses bien relevées, je partis à la recherche de mon troufignon, afin d’y loger le gode. Il glissa deux fois le long du périnée, puis se logea enfin devant le trou. Mais dés que je l’enfonçai, il me fit horriblement mal.

Je manquai étouffer en sentant Paul écarter ma main et m’attraper par les hanches. Depuis quand était-il là ? Sans dire un mot, il enfouit sa tête entre mes fesses, écartant les globes jumeaux avec les mains. En faisant les grosses lèvres, il parvint à poser sa bouche sur mon fion. Je me laissai faire, trouvant la situation plutôt amusante. Si j’avais su ce qui m’attendait ! Ma dépression anale fut largement exhibée et mon cousin en raffola. Mes miches était ouvertes au maximum, pour permettre le passage de sa bite qu’il avait sortie de sa culotte. Il se présenta à l’entrée et, avec sa taille correcte, ni trop grosse, ni trop petite, il s’enfonça en moi, tout doucement. Il fut si doux que je ne protestai pas, me contentant de geindre en enfonçant mon visage dans les oreillers. Il entama un mouvement de va-et-vient avec son bassin et, à chaque fois qu’il replongeait entre mes reins, il enfonçait un nouveau morceau de son machin dans le cul. C’était très excitant et terrifiant à la fois. Il se retira avant d’avoir joui et je pensais en avoir fini.

Paul me retourna sur le dos sans douceur et croisa mon regard avec le sien. Je ne le reconnus pas. En baissant les yeux vers sa verge gonflée de désir, décalottant sournoisement, je vis que ses couilles dures et serrées remontaient haut sous son organe déployé.

Il m’écarta les cuisses et replia mes jambes sur ma poitrine, m’obligeant à garder cette pose ignominieuse.

Non, Paul ! S’il te plaît !

Sans un mot, mon cousin se mit en position, et il me perfora de son sexe qu’il m’enfila sans crier gare. La douleur du dépucelage me fit hurler. Malgré son envie et son insistance, Paul ne put s’enfoncer bien loin. Il se retira, puis plongeant à nouveau dans mon intimité, me fit jouir comme jamais. J’en pleurai tellement il me meurtrissait en même temps.

Il quitta enfin mon vagin, le pénis tout flapi et ratatiné. Nous restâmes allongés côte à côte, à bout de souffle et trempés de sueur.

Qu’est-ce que tu avais besoin d’essayer ce gode ? me réprimanda Paul.

Il me faisait envie. Mais je ne pensais pas qu’il était si gros.

Tu as eu les yeux plus gros que le ventre, ma petite Sophie.

Mon cousin se tourna vers moi et me fit un sourire craquant.

La mienne est juste à la bonne taille pour ta petite chatte.

Je lui décochai un baiser sur la bouche, aussi vite que si c’était en cachette, puis je me levai pour me reculotter. Paul fit de même de son côté. Je remis le godemiché à sa place et nous refîmes le lit, afin de ne laisser aucune trace de notre passage.

Je venais d’être dépucelée par mon cousin qui, par la même occasion, fut déniaisé. Et même si nous étions persuadés que cela se voyait sur notre visage, personne ne fit la moindre allusion à ce qu’il s’était passé.

CHAPITRE HUITIEME
La tortue

Je n’avais jamais eu l’autorisation d’avoir un animal de compagnie, malgré le grand parc qui entourait le manoir, et un domestique qui pourrait s’en occuper pendant que je serais à l’école.

Quelle bête je pourrais bien avoir ? me demandé-je sans cesse, passant en revue toutes sortes d’animaux. J’en voudrais un qui ne me fasse pas mal, qui peut pas s’échapper et qui n’est pas difficile à soigner.

Quand je posai la question à ma mère, celle-ci répondit en riant :

Alors, je ne vois que la tortue qui puisse te convenir.

C’est vrai, ça. C’est très gentil une tortue. Il n’y a pas de danger qu’elle se sauve. Achète-moi une tortue, maman, s’il te plaît.

Je lui demandai avec tellement d’amour et de gentillesse, que Madame De Séant faillit céder. Mais au dernier moment, elle se ravisa.

Penses-tu pouvoir t’occuper d’un animal aussi sot, lourd, ennuyeux et laid ?

Elle m’amusera beaucoup, j’en suis sûre.

Puisque tu as envie d’une telle bête, je veux bien t’en acheter une. Mais à deux conditions : la première, c’est que tu ne la laisseras pas mourir de faim. La seconde, c’est qu’à la première grosse bêtise, je te la confisquerai et je dirai à Louise d’en faire de la soupe.

Mon cœur se serra à cette idée.

Je te le promets, maman. S’il te plaît, achète-moi une tortue.

Je vais téléphoner de ce pas aux animaleries de la ville, ça ne devrait pas être trop difficile à trouver.

Merci, maman chérie adorée gros cœur d’amour. Paul vient pour les vacances de Pâques, il aura tout le temps de s’amuser avec elle, lui aussi.

Et avec toi, pensa Madame de Séant en décrochant le téléphone.

Mon cousin arriva, comme prévu, le lendemain matin. Il fut précédé par la tortue. Elle était grosse comme une assiette, épaisse comme une cloche à couvrir les plats. Sa couleur était laide et sale. Elle avait rentré sa tête et ses pattes.

Qu’est-ce que c’est que cette horreur ? s’étonna Paul, en la voyant posée sur l’herbe de notre jardin. Dieu que c’est laid ! s’écria-t-il.

Moi, je la trouve plutôt jolie, mentis-je, un peu piquée.

Ta chatte est mille fois plus agréable à regarder.

Laisse mon minou tranquille, et ne te moque pas de ma tortue.

J’avais envie de me jeter sur mon cousin, d’extirper sa grosse queue de son pantalon, et de lui redonner un coup d’ongle. Mais je me souvins de ma promesse d’être sage et je contins ma rage. Je me contentai de lui lancer un regard furieux.

Nous nous amusâmes de voir enfin la tortue sortir de sa torpeur et hasarder quelques pas lents.

Tu vois bien, dis-je, que ma tortue n’est pas si bête, ni si ennuyeuse.

Non, c’est vrai ! avoua Paul. Mais elle est bien laide.

Toi, c’est ta pine qui est laide ! Surtout quand elle est dure et raide !

Mais tu l’aimes bien quand elle est comme ça, non ?

Je me sentis rougir. Je baissai les yeux et fis semblant de m’intéresser à la tortue. Elle s’était arrêtée et mangeait de l’herbe.

Paul et moi continuâmes à nous taquiner, tout en nous occupant de longues journées de la tortue. Elle couchait dans une caisse sur du foin, mangeait de la salade, de l’herbe et semblait heureuse.

Un jour où il faisait très chaud, je me dis que ma tortue devait avoir besoin de se rafraîchir. Un bain dans le petit étang, à côté du bois, me sembla une excellente idée. J’appelai Paul et je lui proposai une baignade avec la tortue.

Nous baigner ? Où ça ?

Dans l’étang. L’eau y est fraîche et claire.

Elle doit être froide en cette saison.

Non, je m’y suis déjà trempée.

Tu n’as pas peur que l’eau ne lui fasse pas que du bien ?

Mais enfin Paul. Toutes les tortues aiment l’eau. Regarde les tortues des Galapagos.

Oui, c’est vrai. On n’a qu’à essayer.

Nous emmenâmes la tortue au bord de l’étang. Nous nous déshabillâmes entièrement avant d’entrer avec précaution dans l’eau un peu froide. Paul ne préoccupa pas plus de mon pubis exposé, que moi de son pénis recroquevillé contre ses bourses. L’onde ne nous arrivait qu’à mi-cuisses et nous permettait de nous rincer l’œil, sans en avoir l’air.

Cela faisait longtemps que nous ne nous étions plus vus entièrement nus.

Paul avait un torse duveteux et des bras galbés, des épaules plus tellement frêles et rondes, des cuisses musclées, et très peu de poils à la base de son membre viril, dont la taille était plus conséquente. Mon cousin me regardait. Malgré la blancheur de ma poitrine, les aréoles étaient marquées en plus rose et les mamelons, qui s’arrondissaient, vibraient déjà sous mes caresses.

Nous prîmes la tortue à deux et la déposèrent à la surface de l’eau. Elle sortit la tête et les pattes, mais parut paniquer. Nous la lâchâmes et elle tomba au fond de l’étang.

Effrayé, je poussai des cris. Paul, dans le plus simple appareil, courut jusqu’à la maison du garde-forestier. L’homme savait que l’eau tuerait la pauvre tortue terrestre. Il accourut, se mit tout nu avant d’entrer dans l’étang. Lorsque sa grosse bite noueuse, velue et imposante, apparût, Mon cousin se figea de stupeur, portant inconsciemment la main à son membre, bien ridicule à côté.

Trop inquiète du sort de ma tortue, je ne remarquai pas tout de suite que le garde-forestier était aussi nu que moi. Ma poitrine adolescente, mes fesses potelées et ma nudité intime étaient exhibées au regard de l’homme. Je n’eus aucun réflexe de pudeur quand il se tourna vers moi, portant la tortue à bout de bras.

Nous la mîmes au soleil pour qu’elle puisse se réchauffer. Le garde-forestier se rhabilla et nous regarda en faire autant. Paul remarqua la forme bosselée du caleçon de l’adulte, puis de la braguette de son pantalon. Mon cousin ne s’étonna même pas d’avoir, lui aussi, un début d’érection.

Est-ce que vous croyez que le bain lui a fait du mal ? demandai-je au garde-forestier, en enfilant ma petite culotte.

Je crains que oui. L’eau ne convient pas à ce genre de tortue.

Vous croyez qu’elle va mourir ? demanda Paul.

Oh, mon Dieu, non ! ajoutai-je

Hélas… répondit le garde.

De retour dans le jardin du manoir, le garde-forestier posa doucement la tortue sur l’herbe, et rentra chez lui. Paul et moi observâmes attentivement l’animal. Il restait immobile, la tête et les pattes rentrées sous la carapace. J’étais inquiète et mon cousin tenta de me rassurer.

Laissons-la tranquille, décida-t-il. Quand elle aura envie de se promener, elle le fera d’elle-même.

Le soir, nous déposâmes la tortue sur son lit de foin et lui mîmes des feuilles de salade fraîches. Le lendemain, nous constatâmes qu’elle n’y avait pas touché. Nous la sortîmes dehors, l’emmenâmes dans « notre jardin », où je laissai Paul m’enculer. Pendant qu’il s’adonnait à cette pratique, il me patinait la moule et me triturait le clitoris. Moi, je prenais un plaisir non dissimulé à lui peloter ses burnes pendantes, les faisant précautionneusement rouler dans la paume de ma main. Après avoir joui simultanément, nous restâmes un instant nus au soleil. Nous nous penchâmes vers la tortue, elle n’avait pas bougé d’un millimètre.

Tu crois qu’elle est morte ?

J’ai bien peur que oui.

Pendant les deux jours suivants, nous continuâmes à faire prendre l’air à la tortue. Elle ne bougeait plus et nous la retrouvions toujours comme nous l’avions posée. Les feuilles de salade du soir étaient retrouvées entières le lendemain matin. Et ce fut le troisième jour que Paul remarqua l’odeur.

Elle est morte, dit-il gravement. Elle sent déjà mauvais.

Nous nous désolâmes du destin de la bête, ne sachant pas quoi faire d’elle. Madame de Séant arriva près de nous en silence.

C’est la tortue qui sent aussi mauvais ? Mais… elle est morte ! réalisa-t-elle tout à coup.

Oui. Elle l’est.

Elle est morte ? Ce n’est pas de faim, puisque vous la mettiez tous les jours sur l’herbe. C’est curieux que l’on ne sache pas de quoi elle a pu mourir.

Je crois, maman, que c’est à cause du bain que je lui ai donné.

Un bain ? Mais, qu’est-ce t’a pris de lui donner un bain ?

Comme il faisait particulièrement chaud, l’autre jour, j’ai pensé que ça lui ferait du bien. Et avec Paul, on l’a baignée dans l’étang, près du bois. Elle est tombée au fond et on n’a pas pu la rattraper. C’est le garde-forestier qui l’a repêchée.

Les tortues terrestres détestent l’eau, espèce de petite ignorante ! Pourquoi n’es-tu pas venue me poser la question ? Tant pis pour toi, je t’avais prévenue. Je vais demander au jardinier de jeter cette bête. Et tu n’en auras pas une autre, Sophie. Je préfère te le dire tout de suite.

Quelques jours plus tard, Paul et moi nous rendîmes chez le garde-forestier. Dans l’intimité de sa modeste chaumière, à l’abri des regards indiscrets, il nous montra son imposante bite, sa toison pubienne, sombre et fournie, ses grosses couilles gonflées. Sans trop nous faire prier, mon cousin et moi nous déshabillâmes à notre tour. Je pense que tout au fond de nous, nous n’attendions que ça.

CHAPITRE NEUVIEME
Un prochain départ

Paul, lui demandai-je un jour, pourquoi ta mère et la mienne causent-elles toujours tout bas ? Elles pleurent toutes les deux aussi.

Je ne sais pas. Peut-être parlent-elles de notre mariage ?

Idiot ! On est trop jeune.

L’autre jour, j’ai entendu maman qui se lamentait au téléphone. Elle disait : « Je ne me résoudrais jamais à abandonner, ma famille, mes amis et mon pays. »

Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

J’ai décroché le poste qui est dans la cuisine, et une voix que je connais pas a parlé d’un voyage aux États-Unis.

Aux États-Unis ? Et c’est pour ça que nos mères pleurent ?

Si ma mère part sans la tienne, il y a des chances.

Mais Paul… Si ta mère part là-bas… toi aussi.

A cette pensée, mon cousin et moi eûmes la même envie de pleurer que nos mères. Nous les rejoignîmes en courant. Elles étaient assises côte à côte sur un des bancs disposés dans le parc. Je me jetai en pleurs dans les bras de Madame De Séant.

Je ne veux pas que Paul s’en aille aux États-Unis sans moi !

Je comprends que cela te fasse de la peine. Moi aussi, je regretterais le départ de ma chère sœur. C’est pourquoi il est question que nous partions ensemble.

C’est vrai ? On irait voir la Statue de la Liberté, Le grand canyon, Beverly Hills… ?

Qui t’a dit que nous allions partir aux États-Unis ? m’interrompit Madame Ladure.

Oh, maman ! Je t’ai entendu en parler au téléphone avec je sais pas qui, répondit Paul.

Nos mères nous prirent dans leur bras et nous tripotèrent en introduisant une de leurs mains dans nos culottes.

Hé bien c’est vrai, dit Madame Ladure. Nous devons nous rendre aux États-Unis Un de nos amis, Monsieur Chifini, qui vivait à Chicago, vient de mourir. Il n’avait pas de famille et était très riche. Vos pères ont hérité de toute sa fortune par testament, et sont obligés d’aller aux États-Unis pour régler les droits de succession et vendre son cabinet d’avocat. Nous ne voulons pas les laisser partir seuls, et bien que cela ne nous enchante guère, nous avons décidé de les accompagner.

Mais, c’est pour toujours ? demandai-je.

Non, répondit ma mère. Un an ou deux, grand maximum.

Deux ans en Amérique avec Paul ? Mais, c’est génial ! Et tu verras tantine quand tu voudras.

Madame de Ladure embrassa son fils à pleine bouche.

Ils ont raison ! dit ma mère à sa sœur. Ils sont les premiers à voir le bon côté des choses.

Et il serait cruel de les séparer.

Quelques jours plus tard, Paul et moi allâmes faire nos adieux à Camille et Madeleine de Fleurpine. Elles furent très étonnées de savoir que nous partions pour les États-Unis

Combien de temps ? demanda l’aînée des sœurs.

Au moins deux ans. C’est si loin.

Quand on reviendra, j’aurais presque dix-huit ans, et Sophie aura fêté les siens.

Moi, j’aurais 15 ans, dit Madeleine.

Et moi, 21, dit Camille.

La vache, tu seras vieille !

J’aurai des seins plus gros et plein de poils sur le con.

Le quoi ? avons-nous demandé en chœur, Paul et moi.

Le con. Le sexe, quoi ! C’est comme ça que ça s’appelle.

Comment tu le sais ?

J’ai entendu papa le dire à la bonne, dimanche matin. Il avait fermé la porte de la buanderie à clé, mais j’ai regardé par le trou de la serrure. Ils parlaient de pipe, de culu… nigus, ou un truc dans le genre.

En racontant, par le détail, les jeux de bouche, de doigts et de sexes auxquels se livraient la bonne et son père, Camille insinua une main par la braguette ouverte du jean de sa sœur. Elles ne firent rien pour se cacher. Son histoire, le visage décomposé de la cadette et le mouvement de la main sur son sexe nu nous excita. Paul fut le plus prompt à se déculotter et il se mit à poil, de la taille jusqu’aux pieds, tandis que je commençais à le branler. Camille se mis à se caresser quand elle me vit m’agenouiller devant mon cousin.

Nos respirations saccadées, nos soupirs étouffés et l’odeur de nos corps échauffés envahirent la chambre des filles de Fleurpine.

Nous nous retrouvâmes rapidement entièrement déshabillés.

La verge noueuse de Paul fit l’admiration de toutes, encore une fois. Elles jouèrent avec, et mouillèrent abondamment. Quand elles voulurent le sucer à leur tour, mon cousin avait débandé. Son pénis, qui paraissait bien petit à présent, n’était plus bon à rien.

Camille, la plus dévergondée, s’allongea sur son lit, ouvrit les cuisses et insista pour que Paul la masturbât. Il l’aurait enfilée, s’il avait pu. Il s’installa pour être à l’aise et posa sa main sur le pubis duveteux. Madeleine s’allongea sur son lit et m’invita à venir la rejoindre. De notre bouche, nous appareillâmes pour des explorations approfondies sur l’anatomie de l’autre.

Paul était très diverti par le sexe de Camille. Ses grosses lèvres étaient parfaitement visibles, contrairement aux miennes, et béaient sous l’action de son index. Il l’avait glissé dans la fente intime du sexe ivoirin, trempé de mouille, et le faisait coulisser comme une minuscule quéquette.

J’avais introduit mon visage entre les cuisses écartées de Madeleine. Du bout des lèvres, je lui butinai sa longue amande de chair nue et fraîche, partagée par une fente profonde. Le sexe était d’une blancheur de neige avec une discrète touche de rose dessus.

L’intérieur du vagin de Camille était constitué de plis et de replis sanguinolents. Elle posa sa main sur celle de Paul et l’encouragea à descendre plus bas. Son doigt s’enfonça dans le fourreau humide de la moule, comme le couteau dans le beurre. Mon cousin sentit une douche chaleur irradier son bas-ventre. Il y porta son autre main, la gauche, et saisit son membre, qui commençait à se dresser. Une érection toute débutante.

La langue de Madeleine ripa contre mon clitoris. Il était encore petit, rose vif et n’avait connu que la bouche experte de Louise. Depuis que mes rapports sexuels avec Paul était autorisés, ma gouvernante ne me touchait plus, pas même en douce. De ses lèvres, Madeleine dérapa jusqu’au périnée, remonta le long du vagin. Mes grandes lèvres, allongées et charnues, étaient suintantes de mouille.

La main de Camille lâcha celle de Paul puis se saisit de son organe viril. L’adolescente le sentit gonflé, très ferme et dur. Elle passa un doigt le long du petit sac et fut étonnée de la protubérance qui gonflait ce qu’il contenait. Elle attira mon cousin jusqu’à elle et l’embrassa sur la bouche. Elle le fit s’allonger sur le lit à sa place. Cette fois-ci, c’est elle qui emboucha la queue virile, qui bandait avec peine. Elle se mit à travailler de la bouche, de la langue et des lèvres avec enthousiasme, avalant une bonne moitié de la longueur du pénis.

Je jouis avec un sanglot de bonheur sous les léchages insistants et les suçages incessants de Madeleine. Je me lovai contre ma petite amie et la terminai avec la paume de ma main, qu’elle enserra entre ses cuisses.

Camille recracha la bite luisante de Paul avant d’étouffer. Malgré tout ses efforts, elle n’était pas parvenue à le conduire jusqu’à l’orgasme. Vidée de toute vitalité, elle se laissa tomber à côté de mon cousin sur le lit.

Un silence pesant permit à nos cœurs de retrouver un rythme normal, et à nos sexes juvéniles d’apprécier le souvenir des attouchements interdits.

Le matin du départ fut un triste moment. Paul et moi pleurâmes en quittant le manoir, même si la perspective de notre baptême de l’air nous excitaient.

Nous demeurâmes quelques jours à Paris, le temps d’acheter ce qui était encore nécessaire à notre installation aux États-Unis Pendant ce laps de temps, mon cousin me sodomisa deux fois et me pénétra une fois devant. Nous nous reluquâmes tous nus pas mal et nous permîmes quelques attouchements vicieusement mal placés. Pour cela, nous nous assurions d’être seuls, à l’abri des grandes personnes.

Enfin arriva le jour tant désiré du départ pour Chicago, via New-York, en Boeing 747. Madame De Ladure et Madame De Séant pleurèrent un peu quand l’avion s’envola du tarmac de Roissy. Leurs maris les consolèrent comme ils purent, les embrassant sur la bouche, leur pinçant gentiment la fesse, leur palpant la poitrine. Paul et moi, les observant de loin, eûmes envie de faire pareil, mais nous nous retînmes.

Nous envions les adultes, à qui tout semblait permis, et il nous tardait d’atteindre nos dix-huit ans. En ce qui nous concernait, nous n’avions pas à nous plaindre. Le consentement mutuel de nos mères à ce que nous puissions donner libre cours à notre attirance, aussi sexuelle soit-elle, nous arrangeait bien.

Lors de l’escale d’une heure à New-York, Paul prit une grande résolution et annonça :

Ma décision est prise. Je vais devenir pilote de ligne et je visiterai tous les pays du monde.

Pas du tout ! rétorqué-je. Je ne veux pas que tu sois pilote. Tu resteras toujours avec moi.

Tu n’auras qu’à devenir hôtesse de l’air.

Non, j’ai pas envie de devenir hôtesse. Et tu resteras avec moi, tu entends ?

Bon, d’accord. Puisque tu insistes.

Et mon gentil cousin resta auprès de moi tout le temps de notre séjour aux États-Unis Mais nous n’y restâmes que six mois, car le rêve américain vira au cauchemar, comme vous l’apprendrez plus tard.

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