CHAPITRE PREMIER
La poupée de mon père

Un matin de printemps, je décidai de déposer un vase de fleurs dans le bureau de mon père, en déplacement. Je remarquai une espèce de bout de plastique rose dépasser du tiroir inférieur du secrétaire. Intriguée, je m’agenouillai et touchai l’étrange matière. C’était doux et élastique.

Même si je savais que la curiosité est un vilain défaut, je ne pus m’empêcher de tenter d’ouvrir le tiroir pour savoir de quoi il s’agissait. Il était un peu dur, visiblement coincé par ce qu’il contenait. Je forçai et pus enfin le faire coulisser. Aussitôt, une énorme baudruche rose se libéra, se souleva en l’air avant de retomber mollement sur la moquette. J’écarquillai les yeux en découvrant qu’il s’agissait d’une femme, grandeur nature, avec des seins, des hanches et des fesses, uniquement vêtue d’une petite culotte blanche.

Paul, mon cousin qui était en pension chez moi, alerté par mon cri de surprise, me rejoignit.

Qu’est-ce qui t’arrive ? me demanda-t-il en restant sur le pas de la porte.

Viens voir ce que j’ai trouvé dans le secrétaire de papa !

Paul s’avança lentement dans la pièce et se figea en découvrant la poupée gonflable, étendue sur le dos.

Merde, alors ! se contenta-t-il de dire.

En s’agenouillant auprès d’elle et, n’y résistant pas, il posa une de ses mains sur un des seins. Je le regardai faire, interdite.

Ma mère a les nichons plus gros et plus fermes, lâcha-t-il en abandonnant le mamelon.

C’est parce qu’elle est dégonflée. Mais tu vas voir, je vais lui redonner forme humaine, et cet aprèm, tu changeras sûrement d’avis !

Pourquoi justement cet aprèm ?

J’ai invité Camille et Madeleine.

Camille et Madeleine de Fleurpine ? C’est trop de la balle !

Madame De Fleurpine était la mère de deux gentilles adolescentes qui avaient l’une pour l’autre une attirance incestueuse et perverse. On voit souvent des frères et sœurs se quereller, afin de savoir qui sucera ou enculera le cadet de la fratrie, puis venir se plaindre à leurs parents après avoir subi sous la contrainte de l’aîné. Jamais on n’entendait une dispute entre les deux adolescentes. Tantôt l’une, tantôt l’autre, cédait au désir vicieux exprimé par sa sœur.

Pourtant, leurs goûts n’étaient pas exactement les mêmes. Camille, l’aînée, plus vive et plus lubrique, préférait faire minette à sa sœur, qui était entièrement glabre, plutôt que toute autre chose. Pendant cette pratique, elle encourageait Madeleine à lui palper ses seins à peine naissants, et elle faisait coulisser un doigt dans son trou du cul. Jamais Camille ne s’amusait autant que lorsqu’il y avait une grande réunion de garçons et de filles, avec qui elle se livrait sans réserve à ses attouchements favoris.

Madeleine avait un net penchant pour la masturbation mutuelle. Elle aimait dénicher le capuchon du clitoris de sa sœur de sa cachette, le palper et le faire durcir, le tripoter pendant de longues minutes. Quand sa sœur jouissait, elle en profitait pour lui butiner la bouche de ses lèvres, un peu plus pulpeuses et voraces. Mais elle n’ôtait pas sa main d’entre les cuisses de Camille.

La seule pratique que les adolescentes avaient en commun était de s’introduire des substituts de quéquettes dans le vagin. Elles utilisaient des stylos, des marqueurs, des bâtons de colle de différentes tailles, des bras de poupées Barbie… Elles se déchiraient les entrailles et atteignaient l’orgasme, tout en prenant garde de préserver leur virginité. Elles avaient très tôt eu l’idée de se lécher la chatte pour décontracter l’orifice vaginal. Même si Madeleine avait eu mal la première fois, quatre ans auparavant, depuis elle en redemandait. Camille, elle, adorait me le faire.

Mais la différence de leurs goûts n’empêchait pas leur parfaite union, la cadette abandonnait avec plaisir le conin de sa sœur pour lui offrir le sien à lécher, dès que l’aînée en exprimait le désir. Cette dernière, de son côté, sacrifiait son amour pour le cunnilingus, dès que Madeleine témoignait l’envie de se livrer à des amusements plus manuels.

Elles étaient parfaitement heureuses, à se gnougnouter entre elles ou avec leurs amis. Leur mère les aimait tendrement. Elle leur témoignait sa tendresse en glissant sa main sous les draps, quand elle venait leur dire bonsoir dans leur chambre commune. Souvent, l’une d’elles quittait son lit et rejoignait sa sœur dans le sien, pour se livrer à des caresses interdites. Toutes les personnes qui connaissaient leurs vilaines habitudes les aimaient et cherchaient toujours à leur faire plaisir.

Pourtant, elles n’étaient pas franchement élégantes, malgré un train de vie particulièrement aisé. Leurs habits étaient simples et passés de mode. Les jolis cheveux blonds de Camille étaient coiffés en une queue de cheval, ceux de sa sœur, châtains clairs, en deux nattes attachées à l’extrémité par un petit élastique de couleur jaune.

A mon avis, tu ne devrais pas montrer la poupée à Camille et à Madeleine, me dit Paul.

Pourquoi ?

Parce que je les connais, elles vont l’abîmer en jouant avec.

Et bien je ne la leur prêterai pas, c’est simple !

Je voudrais vérifier quelque chose…

Mon cousin tendit la main puis, témérairement, la glissa sous la culotte de coton. Il la fit se mouvoir un court instant et la retira en faisant la moue.

C’est froid et sec. Maman, quand je lui touche la chatte, c’est chaud et tout mouillé ! C’est bizarre…

Le front plissé par la réflexion, Paul saisit le slip de la poupée à la ceinture et le baissa jusqu’à mi-cuisses. Un sexe de substitution, grossièrement imité, apparut, rose et lisse comme celui d’une fillette. Moi, au même endroit, j’avais déjà  des poils. Mon cousin posa la main dessus et y fit jouer ses doigts en tentant de dénicher l’orifice du vagin qui, logiquement, devait s’y trouver.

Arrête ! lui dis-je en le poussant un peu violemment. Tu vas l’abîmer, à force ! Tu n’as qu’à t’amuser avec celle de ton père ! ajouté-je en prenant la poupée dans mes bras.

Paul n’osa pas me dire qu’il savait que son père ne possédait pas un tel jouet. Lorsqu’il voulait tirer son coup, il culbutait la bonne. Mon cousin, lui, se contentait de masturber sa mère d’une main, se branlant de l’autre. Depuis qu’elle l‘avait surpris en train de bander, après le bain, Madame De Ladure léchait la queue et les burnes de son fils. Depuis son huitième anniversaire, elle le sodomisait d’un doigt après lui avoir bien humecter de salive le sillon anal.

Paul s’installa dans le gros fauteuil en cuir noir du bureau. Par sa braguette ouverte, il extirpa une bite dressée et raide. Je m’approchai en silence et observai la chose. Elle ressemblait à une saucisse, toute blanche, au bout de laquelle pointait, comme une blessure, la couleur pourpre du gland. Avec une grimace d’aise, mon cousin fit coulisser son prépuce et commença à se masturber. Debout face à lui, je le regardai faire sans rien dire. Ce n’était pas la première fois qu’il exhibait son sexe en ma présence.

Quand nous étions enfants, Paul s’amusait à pisser devant moi, fréquemment, pour me prouver qu’il pouvait faire pipi debout, prenant un malin plaisir à me mouiller les pieds, ce qui me faisait toujours pleurer. Pour me consoler, mon cousin me prenait dans ses bras et m’embrassait « comme au cinéma » avait-il pris l’habitude de dire.

A la même époque, quand il passait la nuit chez mes parents, Paul sortait en catimini de sa chambre et me rejoignait dans la mienne. Sous les draps, il saisissait à tâtons ma menotte et la posait d’autorité sur son pénis inerte. Il me faisait sentir les manœuvres dont il usait et dont il était friand pour faire devenir dure, gonflée et dressée son imposante quéquette.

Paul parvint rapidement à l’orgasme, éjaculant copieusement, en tendant son corps de tout son long. A chaque fois qu’il le faisait devant moi, cela l’excitait encore plus que lorsqu’il était seul, ne pouvant jamais se retenir très longtemps, et ne faisait rien pour. Il s’affala dans le fauteuil en cuir, les yeux mi-clos, la tête penchée de côté, la langue pendante. Passablement dégoûtée, je détournai le regard. Je préférai retourner m’occuper de la poupée de mon père.

Je cherchai la valve, l’ouvris, puis la dégonflai pour pouvoir l’emmener discrètement dans ma chambre. Pendant ce temps, Paul se reboutonna prestement. Son pénis ayant perdu de sa rigidité, il n’eut aucun mal à le remettre dans sa culotte.

Après le déjeuner, je regonflai, le plus que je pus, la poupée. Ses seins et son cul étaient bien arrondis, encore plus que les miens. Ses hanches et ses cuisses galbées exagéraient encore plus ses formes. Entre les jambes apparaissaient le schéma de la vulve, le faux clitoris inerte et l’entaille du vagin de substitution. Il était entouré de deux grosses lèvres flasques et allongées, un peu plus foncées que le reste de la chair. je la peignis et la rhabilla de son slip, parce que Caille et Madeleine allaient arriver.

Je trouvai que la poupée avait mauvaise mine, les traits tirés.

Évidemment ! me dis-je. A tout le temps se faire tringler par papa… Dans son tiroir, elle ne doit pas tellement voir la lumière du jour. Je vais la mettre au soleil, ça ne lui fera que du bien.

Je l’installai en position assise, retenue par la balustrade, sur le rebord de la fenêtre de sa chambre.

Que fais-tu à la fenêtre, Sophie ? me demanda ma mère.

Je fais prendre l’air à ma poupée, maman ; elle n’a pas bonne mine.

Fais bien attention, elle risque d’éclater.

Je ne voulus pas croire ma mère. Je mis la poupée, étendue de tout son long, au soleil qui était brûlant. Au même instant, j’entendis le moteur d’une voiture : c’était mes copines qui arrivaient. Je courus au-devant d’elles, descendant l’escalier à califourchon sur la rampe.

C’était Paul qui m’avait montré la manœuvre. Au début, j’avais refusé, prétextant que ça ne se faisait pas. Puis j’avais finalement fait comme mon cousin pour l’imiter, et ne pas passer pour une poule mouillée à ses yeux. J’avais trouvé ça amusant, et beaucoup plus rapide que de descendre les nombreuses marches de marbre. Je recommençai souvent et sentis que le frottement de la rampe me titillait agréablement le sexe. C’était plus par plaisir, à présent, plutôt que de faire comme mon cousin, que je descendais ainsi les étages du manoir où je résidais avec mes parents.

Paul avait attendu les invitées sur le perron. Nous entrâmes au salon en courant et parlant tous à la fois. Malgré leur impatience de voir la poupée, Camille et Madeleine commencèrent par dire bonjour à ma mère. Nous allâmes ensuite dans ma chambre. Je tenais un lambeau de plastique rose à la main.

Ma… ma poupée… Dès que je l’ai touchée, elle a explosé.

Je regardai ce qu’il en restait et me mis à pleurer.

Je t’avais dit, Sophie, qu’il arriverait un malheur à ta poupée, si tu t’obstinais à la mettre au soleil.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je cessai de pleurer et invitai mes copines, puisqu’elles étaient là, à venir enterrer le peu qu’il restait de la poupée gonflable. Camille et Madeleine furent enchantées de la perspective d’assister à un enterrement. Paul et moi n’étions pas moins heureux.

Venez vite, allons faire le cercueil de la poupée.

Mais dans quoi on va la mettre ? Me demanda Camille.

Une boîte à chaussures suffira. Je n’ai retrouvé que quelques petits morceaux de la poupée. Ma mère l’a recouverte de papier crépon. Venez voir !

Nous courûmes chez ma mère et nous admirâmes le joli cercueil. Nous y mîmes les pauvres restes de la poupée. Nous voulions tous porter la boîte : c’était pourtant impossible puisqu’il ne suffisait que d’une seule paire de bras. Après que nous nous fûmes un peu poussés, disputés, il fut décidé que ce serait Paul, puisqu’il était le seul garçon. Il marcherait devant, suivi par Camille, par Madeleine, puis par moi, portant un panier de fleurs que nous jetterions sur la tombe.

Quand nous arrivâmes au jardin de Sophie et de Paul, ce dernier posa par terre la boîte qui contenait les restes de la malheureuse poupée.

Cette parcelle du grand parc avait été appelée « Le jardin de Sophie et de Paul » car, depuis notre plus jeune âge, mon cousin et moi avions pris l’habitude de nous y retrouver pour jouer ou pour bavarder. Nous étions invisibles depuis le manoir, cachés par un rideau de thuyas. C’était là que Paul m’avait montré, pour la première fois, son zizi. Il m’avait prouvé qu’il n’avait pas besoin de s’accroupir, contrairement à moi, pour faire pipi. Quand il se mettait à bander, il sortait sa petite gaule de sa culotte, et lui faisait prendre l’air jusqu’à ce qu’elle se dégonfle et se remette à pendouiller entre ses cuisses. Parfois, il se branlait.

Nous nous mîmes à creuser une fosse. Nous y descendîmes la boîte, jetâmes dessus des fleurs, puis la terre que nous avions retirée. Nous ratissâmes promptement tout autour et y plantâmes des crocus. Comme nous avions oublié un arrosoir et qu’il était hors de question d’aller en chercher un, Camille baissa sa petite culotte, retroussa sa jupe et s’accroupit au-dessus de la tombe, pour arroser les fleurs.

Tout en urinant, elle nous dévoila, à sa sœur et à moi, deux petites fesses nues. La gorge sèche, Madeleine et moi les détaillâmes. Roses pâles et charnues, elles étaient potelées et soulignées de petites fossettes adorables. Paul se tenait face à Camille, et lui admirait un tout autre spectacle. Il avait une vue imprenable sur la fente vulvaire qui scindait en deux une étroite motte rebondie. Le tout était magnifique, un vague duvet clairsemé commençait à pousser au-dessus de la moule.

Les deux moitiés d’abricot s’ouvrirent et laissèrent échapper un jet ambré, qui tomba en averse continue sur les fleurs et leurs feuilles. Nous apercevant de ce qu’elle était en train de faire, Madeleine et moi rejoignîmes Paul, et nous jouîmes avec lui de la vision que Camille nous offrait. Elle écartait vicieusement ses petites lèvres potelées avec ses doigts, tout en continuant à déverser son urine sur les fleurs, qui n’en demandaient pas tant. Même la terre avait du mal à absorber ce trop-plein. Quand elle eut fini, l’ado agita le bassin et le popotin pour se débarrasser des ultimes gouttelettes de pisse. Sans un regard vis-à-vis de Paul, elle remonta sa culotte et laissa retomber sa jupe.

Ce fut alors l’occasion de nouveaux jeux et de nouveaux rires, lorsque Madeleine et moi, nous troussant à notre tour, et malgré que nous dûmes nous accroupir, arrosâmes les pieds des autres. Paul saisit son pénis. Il bandait d’une gentille érection. S’en servant comme d’un pistolet à eau, il nous poursuivit. Nous nous sauvions en riant et en criant. On n’avait jamais vu un enterrement aussi gai et aussi cochon.

Camille, malgré ses mollets trempés de l’urine de sa sœur, sentait quelque chose couler à l’intérieur de ses cuisses. Ses propres sécrétions vaginales.

La journée se termina gaiement, et lorsque Camille et Madeleine s’en allèrent, elles nous demandèrent de vite casser autre chose, pour pouvoir recommencer un enterrement aussi amusant et dévergondé.

(À suivre)

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *