Les Ô de la déraisÔn. 2 – Ô Marianne

12345
Loading...

Pierre Triarde


adultère



LES Ô DE LA DÉRAISÔN

2 – Ô MARIANNE

Comme chaque soir je rentrais chez moi après une dure journée de labeur. L’autobus longeait des immeubles dont les façades avaient été couvertes de grandes plaques blanches ajourées. J’avais mal aux bras et aux jambes d’avoir transbahuté toute la journée des tonnes de pavés. Fourbu, mais d’une fatigue saine et émolliente ! Le bus vivait de son flot perpétuel de passagers qui n’arrêtaient pas de descendre ou de monter. Une femme d’une quarantaine d’année vint s’asseoir sur le siège à côté du mien. Ses cheveux noirs et bouclés lui tombaient sur les épaules, elle portait un pantalon de flanelle blanc, une chemise rouge, un blouson de cuir marron, une écharpe grise assortie à ses ongles gris… le genre de bourgeoise qui prenait le bus après avoir passée la journée à glander derrière un bureau. Au moment pile où je me l’imaginais dans son plus simple appareil, elle se tourna vers moi en me montrant la bouteille qui se trouvait dans son sac.

Vous vous y connaissez en whisky ? me demanda-t-elle d’une voix un tantinet arrogante.

La femme me dévisagea d’un regard si insistant que je sentis mon visage rosir. Sa bouche s’avança en une moue dédaigneuse qui la fit ressembler à une gamine capricieuse. L’écarlate dessinait le dessin de ses lèvres en une sorte d’anneau musculeux strié de profondes cannelures. Je ne savais pas où je mettais les pieds mais je décidai de me jeter à l’eau.

Pas du tout ! répondis-je d’un ton cassant.

C’est vrai que vous n’avez pas le look d’un gars qui boit du whisky.

Ce qui signifie ?…

Que vous pourriez parfaire votre éducation en savourant ce whisky avec moi.

Quel est votre prénom ?

Marianne.

Et vous ?

Paul.

Et bien Paul, ça vous dirait que nous dégustions cet alcool ensemble ?

Mes pensées tournaient à toute vitesse. Cette femme m’offrait à boire avec, très certainement, une idée bien précise derrière la tête. Un bon plan pour moi car je n’avais pas touché de femme depuis trois mois. Whisky et baise, une perspective que je n’avais pas vraiment imaginé ce matin en me levant ! L’autocar s’arrêta au bord de l’étang du Grec situé face à la commune de Palavas-les-Flots. Nous marchâmes sur la piste cyclable qui nous amena en moins de dix minutes au centre de la station balnéaire. Un vol de flamands roses passa au dessus de nos têtes en trompetant. Il était agréable de constater qu’en cette soirée du mois de juin, les rues de la ville ne se trouvaient pas encore assaillies par des hordes de touristes. Nous longeâmes la rade pour regagner le cœur de Palavas. Marianne habitait un appartement situé dans un immeuble cossu coincé entre deux maisons anciennes. Elle créchait au deuxième étage. Aussitôt la porte ouverte, une puissante odeur d’encens me chatouilla les narines.

Installe-toi et sers-toi un verre en attendant que je me change. Il y a du gin dans le bar !

Je repérai le bar en question et vis effectivement une bouteille de gin au trois-quarts pleine. Je m’en servis une bonne rasade à la suite de quoi je partis à la recherche d’indices qui me renseigneraient sur la personnalité de mon hôte. Je trouvai dispersés un peu partout sur les fauteuils et les meubles des CD de country et de folk américain, des livres de science-fiction, des polars, des DVD dont trois étaient des classiques de la pornographie. Un des trois films attira mon attention car je me souvenais l’avoir déjà visionné avec des copains. Le château des soupirs, une histoire porno du temps où le genre possédait encore ses lettres de noblesse. Je tournais fébrilement la boite entre mes doigts lorsque je sentis une présence derrière moi. Marianne regardait par-dessus mon épaule l’objet qui accaparait tant mon attention. Pris dans le sac, je reposai vite le DVD sur le meuble de la télévision.

Tu veux que nous le regardions ? me demanda-t-elle en déboutonnant les boutons de ma chemise.

Pourquoi pas ? rétorquais-je sur un ton faussement désinvolte. Un bon film, si ma mémoire est bonne.

Un bon film en effet, du genre qui te fait de l’effet quand tu le regardes…

Marianne avait troqué sa tenue de bourgeoise bien rangée contre une insolite résille noire qui la couvrait du cou jusqu’aux chevilles. Elle se cambra en avant puis en arrière pour bien me montrer toutes les possibilités qu’offrait la nuisette ajourée.

Je ne m’attendais pas à autant d’exotisme, lui révélai-je en reluquant ses deux seins lourds, comprimés par la résille.

Pendant que je m’occupe de lancer le film, tu peux nous servir deux whiskies s’il te plaît. Tu veux des amuse-gueules ?

Ce n’est pas de refus.

J’attrapai la bouteille de whisky dans le sac de Marianne puis je nous servis deux verres bien tassés. Le gin commençant à faire son effet, il était souhaitable que je ne me siffle pas plus de deux verres supplémentaires. Il aurait été dommage que je ne puisse pas honorer ma charmante hôtesse ! Marianne revenait de la cuisine avec un bol de cacahuètes et un autre rempli d’olives noires. Elle inséra le DVD dans le lecteur puis brancha le téléviseur. Je la regardais s’affairer avec une sorte de ravissement non dissimulé. Si j’avais été un gros matou, je crois bien que je me serais mis à ronronner ! Il faut dire que la nuit était chaude ce soir avec des senteurs pénétrantes qui venaient des étangs. Dans la rue, des étourneaux se chamaillaient dans les arbres. Ces oiseaux là passaient leur temps à piailler et à chier sur tout ce qui se trouvait en dessous de leur perchoir. Le salon s’emplit de la musique du film vite substituée par des scènes de baises torrides ou des queues énormes pourfendaient des fentes ruisselantes de désir. Je buvais mon alcool les yeux rivés sur l’écran plat de la télévision.

Mazette, tu dévores cette télé comme si ta pine entrait dans la chatte de cette gonzesse!

L’écran montrait une soubrette se faire prendre en levrette dans le boudoir du château.

Je pense que nous devrions passer à des choses plus sérieuses, fis-je remarquer en mâchouillant une cacahuète.

Marianne ne se le fit pas dire deux fois. Elle alla chercher une chaise dans la cuisine puis la posa face à la télé. Elle s’attaqua aux quelques boutons de ma chemise qu’elle n’avait pas encore défaits. La ceinture de mon pantalon ne lui résista pas longtemps. Je me retrouvai à poil au milieu du salon, ma chemise et mon pantalon gisant à mes pieds.

Assieds-toi ici ! me somma Marianne en me désignant la chaise.

Je posai mon cul tout en calant mon dos contre le dossier. Le film montrait maintenant un couple qui se baladait à cheval dans le parc du château. Marianne s’agenouilla entre mes jambes puis laissa glisser l’anneau de ses lèvres sur ma queue, plusieurs fois de suite, du gland jusqu’à la racine. Ma hampe n’en finissait pas de se déployer. Marianne avala une olive puis s’enfila son whisky d’un trait. Je pris moi-même mon verre et en siffla tout aussi précipitamment le contenu. Marianne nous resservit une nouvelle rasade.

Je ne sais pas si je devrais boire autant, lui dis-je d’une voix que je trouvais déjà un peu traînante.

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, déclara-t-elle en se redressant entre ses jambes.

Son petit nez retroussé humait l’air à la recherche d’odeurs corporelles. Je me levai à mon tour pour l’embrasser longuement sur la bouche. Nos langues se mêlaient en une lente rotation lubrifiée par nos salives épaisses. Je lui demandai de se défaire de cette résille inutile, ce qu’elle fit sur le champ. Elle pressa contre ma poitrine ses seins lourds aux mamelons de braise. Je m’installai de nouveau sur la chaise en entraînant Marianne de dos contre moi. La femme se retrouva assise sur mes cuisses, tremblante d’excitation.

Ne bouge pas, dis-je en me délectant du parfum de ses cheveux.

J’humectai mon doigt de salive pour lui caresser le clitoris. Ainsi calée de dos contre mon ventre, je masturbais Marianne de la main droite tandis que de la gauche, je lui caressais les tétons. Elle soupira en se blottissant plus étroitement contre moi. Ma queue trouva seule l’entrée de sa chatte engluée de cyprine. Ce fut un véritable délice que de me sentir glisser jusqu’au fond de son ventre.

Ta pine est un véritable miracle, gronda-t-elle en se balançant d’avant en arrière.

Dans la chaleur moite de la nuit, ma cavalière exsudait une transpiration huileuse qui facilitait beaucoup le glissement de sa vulve contre les poils de mon pubis. Les fragrances du sel, de l’iode et des algues hachées par la mer se mêlaient aux nôtres d’odeurs, plus animales. J’avais lu dans un livre de sciences naturelles que les animaux s’attiraient en émettant des phéromones sécrétées par des glandes anales. Aux odeurs entêtantes qui flottaient autour de nous, je me demandais si la femme que je tringlais de ma queue irradiante de chaleur n’émettait pas ce genre de substances. Je lui massais toujours le clitoris d’une pression insistante. Petit bourgeon deviendra grand, elle m’avertit d’une tape sur les cuisses de sa jouissance imminente ! Je lui assénai un ultime et fatal coup de rein. Marianne râla en projetant son bassin en avant. Son orgasme fut si violent qu’elle dérapa de mes cuisses pour s’affaler sur la moquette.

Pas de bobos, m’enquis-je en décollant mon cul de la chaise.

Je la relevai en glissant mes avants bras sous ses aisselles. Je lui proposai de poser les mains à plat sur la table basse du salon puis d’ouvrir les cuisses. D’un coup de rein aussi brutal que précis, j’entrais en elle jusqu’aux burnes. Je n’en pouvais plus, il fallait que je décharge ! La télé montrait la cavalière se faire prendre en levrette par son valeureux chevalier. De toute façon dans ce genre de film, toutes les actrices se faisaient prendre en levrette, histoire de bien filmer les sexes dans le feu de l’action.

Tu connais l’anecdote de cette scène ? me demanda Marianne dans un souffle.

Non, mais tu vas tout me raconter.

Aouchhh… t’es carrément au fond ! hurla-t-elle en frappant des paumes des mains le verre de la table basse.

Alors, ton anecdote ?

L’acteur avait parié avec ses collègues du film qu’il amènerait la donzelle à l’orgasme !

En effet, le mec besognait sa partenaire à une cadence tranquille mais régulière. Près du couple, les chevaux piaffaient d’impatience. Je quittai des yeux l’écran pour fixer ma propre queue. Cette dernière entrait et sortait du vagin de Marianne, rythmiquement, aussi mécaniquement que celui qui pilonnait l’actrice porno. Marianne gémissait, son corps se nimbait d’une myriade de gouttes de transpiration qui la faisait ressembler à une statue incrustée de pierres précieuses. Je la pilonnais sans faiblir et pourtant mon orgasme se tapissait derrière un mur infranchissable. Dans le film, le queutard laminait toujours sa bourgeoise. Dans le réel je m’activais toujours aussi ardemment sans voir venir la plus petite ombre d’orgasme. Cet enculé se tapissait dans mon ventre comme une bête patiente, prête à se détendre à l’improviste.

Tu vas bientôt jouir ? s’écria Marianne.

Encore un peu de patience, grondai-je en accélérant le rythme.

Marianne répondit à mes coups de reins en balançant son cul dans ma direction. Nos mouvements synchrones accentuèrent la violence de la pénétration, mon ventre tapant contre son cul et son cul cognant contre mon ventre. Dans le film, la bourgeoise hurla son orgasme en effrayant les corbeaux qui se repaissaient d’un animal mort. Le chevalier jouit à son tour en grognant comme un goret. Pari gagné ! Le bellâtre avait réussi à faire craquer sa partenaire avant de décharger à son tour la mitraille. Et moi pauvre con, je laminais toujours Marianne avec l’énergie du désespoir. À ses petits cris plaintifs, je devinais qu’elle se trouvait au bord du gouffre. Je n’eus même pas le temps de compter jusqu’à trois qu’elle se tétanisa en enserrant ma bite dans un étau brûlant. Marianne couina en se prenant les fesses à deux mains. Elle m’offrit alors sa fente rouge, luisante de mouille. La simple vue de cette lune pleine et visqueuse fut un véritable déclencheur. Je jouis en projetant mon bassin avec violence.

Ouaouh, punaise quelle giclée… t’as pas fais l’amour depuis combien de temps mon minet ?

Trois mois, dis-je comme si j’avouais une faute grave.

Trois mois !… répéta Marianne sidérée. Nom d’une pipe jamais je pourrais  rester trois mois sans baiser !

Je me retirai du ventre de Marianne en regardant la rivière de sperme s’écouler de sa chatte. Je me resservis un verre de Whisky que je bus d’un trait. Marianne s’en servit un nouveau elle aussi, qu’elle s’enfila cul sec. Je lui embrassai les deux fesses d’un baiser sonore.

Et si on prenait une cuite maintenant ? lançai-je à moitié ivre.

Buvons et baisons toute la nuit !

Marianne tituba. Je plaquai mon ventre contre le sien et la serra fort contre moi. Je sentais son cœur battre contre ma poitrine.

Sur l’écran de la télévision défilait le générique de fin sur fond de gémissements. La nuit habillait la ville d’un linceul de velours noir. Je me disais que j’avais jusqu’à demain matin pour assouvir les désirs de ma pernicieuse inconnue.

Je me resservis un nouveau verre en entraînant Marianne sur le canapé.

Viens sur moi, dis-je en me couchant sur le dos.

Marianne m’enjamba avec une aisance déconcertante. Elle s’empala sur mon membre de tout son poids.

Putain que c’est bon, gronda-t-elle en fermant les yeux.

Je me promis cette fois de faire jouir mon exubérante compagne jusqu’à ce qu’elle demande grâce. À la seule force des abdos, je me redressai sur mon fessier pour lui sucer les tétons. Ils prirent une consistance dure et rugueuse dans ma bouche !         

Prête pour un nouveau rodéo, ma belle ?

Marianne se renversa en arrière en m’exhibant son clitoris rouge comme un rubis.

Prête, mon chou ! Je suis ta chose et tu peux faire de moi ce que tu veux !

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? LAISSEZ UN COMMENTAIRE ET PARTAGEZ-LÀ !

***

Retrouvez les autres histoires de Pierre Triarde :

http://www.meshistoiresporno.com/author/pierre-triarde/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *