L’oeil du Faucon

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Monsieur B.


fétichisme



 

Mon nom est Allan, je suis photographe. Je ne suis pas professionnel, je ne vis pas de ma passion pour la photo. Je réserve cette dernière à mon intimité, pas à ma vie publique. Je vis seul. J’ai peu d’amis et pas de copine. Cela ne me gène pas, c’est mon choix. Je préfère ne pas avoir d’attache. Je peux faire ce que je veux, quand je veux. Et cela me fait le plus grand bien.

            Je me trouve actuellement au beau milieu d’un festival de musique métal, j’aime cette musique. Je me sens bien lorsque j’écoute certains groupes, ils me font ressentir tant de choses, c’est géant !

            Là, tout de suite, mon attention n’est cependant pas tournée vers la musique. Je ne connais pas le nom du groupe qui est en train de jouer sur la scène principale, je n’ai pas envie de le connaître. Je me concentre uniquement, pour le moment, sur ce que je vois dans mon objectif. J’attends le bon moment, le moment parfait et clac, je déclenche une rafale. Je suis content de moi. Je viens de prendre une femme aux pieds sublimes en photo, une de plus pour ma collection.

            Ah oui, je suis fétichiste des pieds. J’ai oublié de vous le dire. Qu’est-ce que cela signifie ? Rien de bien extraordinaire, si ce n’est que j’éprouve une certaine attirance pour les pieds féminins. Cette attirance possède deux facettes, je peux ressentir un simple bonheur à photographier ou caresser une jolie paire de pieds tout comme je peux ressentir une excitation sexuelle intense. Je suis excité. Prendre des photos m’excite, prendre des photos de jolies femmes et de leurs beaux pieds à leur insu m’excite encore plus. Je ne suis pas quelqu’un de normal aux yeux de la morale publique, mais je m’en fous. Je ne fais rien de mal, je ne blesse personne, je prends juste des photos. Je me tiens là, au milieu de la foule, et je prends mes photos. J’agis vite, je suis discret, bien souvent moins qu’une ombre. Je me fonds dans la masse, je repère une femme qui me plaît et clac, je l’immortalise. Elle et ses pieds. C’est ma petite passion.

            Cela m’est venu il y a quelques années, le plus naturellement du monde. J’avais un appareil photo dans les mains, lors d’une sortie dans un parc où je faisais des photos d’animaux et puis tout à coup je l’ai vu, une femme somptueuse, rousse avec une petite jupe marron, qui venait d’enlever ses talons pour soulager un peu ses petons en collants. Elle était assise dans l’herbe et lisait un livre, remuant lentement ses orteils de temps en temps. Captivé, excité par une vision si exquise, je n’ai pu m’empêcher, de loin, de faire quelques clichés d’elle. D’elle et de ses pieds. Une fois le soir venu, j’ai passé en revue toutes les photos et je me suis caressé devant. C’était si bon de jouir devant sa jolie paire de collants… De plus, de légères traces noires situées au niveau de la plante des pieds indiquaient qu’elle avait dû les porter depuis de longues heures, laissant libre cours à mon imagination d’une odeur exquise…

            Et c’est depuis ce jour-là que je prends en photo les pieds des jolies demoiselles. Dans les parcs, dans la rue, dans les festivals… Toutes les occasions sont bonnes pour moi. Parfois j’agis de loin, merci Canon de fournir de si puissants objectifs, et parfois j’agis en face, selon mon humeur. Je m’avance vers ma cible, je lui demande gentiment et souvent cela paie. Je ne demande pas grand-chose, juste quelques photos. Comme je l’ai déjà dit, je ne fais de mal à personne. Dites à certains que vous êtes fétichiste des pieds et vous passez pour un monstre, demandez poliment une photo à d’autres et vous l’obtiendrez avec en prime la grâce d’un sourire. Et le soir, je repense à ce sourire, en me caressant, lentement, je l’imagine encore et encore et je jouis. J’adore faire ça, j’ai l’impression que je ne pourrai jamais m’arrêter.

            Tiens, une autre femme vient de s’asseoir, seule dans l’herbe, elle aussi n’a pas l’air passionnée par le concert. Elle commence à défaire les lacets de ses chaussures. Instinctivement, je glisse mon œil derrière mon objectif, obtient le réglage parfait en moins d’une seconde et mitraille ses jolies socquettes noires. C’est une grande femme brune, sans style vestimentaire particulier, une simple tenue d’été et une paire de baskets. Elle remue ses orteils qu’elle vient de libérer puis les masse délicatement du bout de ses doigts. Mon cœur se met à battre au rythme d’une double pédale, sûrement celle du batteur en train de jouer sur scène, et clac, je reprends mes rafales. Je remercie mentalement cette jeune femme qui me donnera certainement un plaisir des plus grands une fois que je serai rentré chez moi, demain. J’ai hâte de passer en revue ses belles socquettes, de revoir ses doigts soulager mollement la base de ses orteils et la plante de ses pieds. Je me sens béni d’aimer tant les pieds des femmes, j’ai l’impression que je ne pourrai jamais ressentir ce type d’excitation si j’avais une sexualité « normale ». C’est si différent…

            Je me déplace, je fais quelques mètres et je repère une fille qui s’apprête à remettre ses chaussures. Elle est pieds nus, clac. Je ne perds pas une seule occasion  pour faire une jolie photo. Je suis attentif, peu de choses m’échappent lorsqu’elles m’intéressent, les années m’ont entrainé à ça et mes quelques amis me surnomment « l’œil du faucon » car je leur ai plus d’une fois prouvé mon aptitude à observer et capturer l’instant en photo dans les parcs animaliers. J’aime bien ce surnom, il met mon seul véritable talent en valeur. Il lui donne de l’importance et ça me plaît beaucoup.

            J’ai dû prendre en photo une vingtaine de femmes différentes aujourd’hui. Je suis fier, c’est rare de trouver autant d’occasions lors d’une journée de festival. Le beau temps aide, certes, mais je reste quelqu’un de très chanceux aujourd’hui. Le concert va se finir, encore un autre et le festival se termine. Je n’aurai plus qu’à rentrer chez moi et regarder mes photos. J’irai sur internet aussi pour me trouver une étudiante en quête d’argent qui acceptera de me laisser ses pieds. J’aime faire ça aussi de temps en temps, mettre mon argent à profit de celles qui en ont besoin en échange d’un moment privilégié avec leurs pieds. Je les contacte sur internet, on va boire un verre et on sympathise, on se met d’accord sur ce qui va suivre.

            Lorsqu’elles viennent chez moi, je les fais toutes s’asseoir sur mon lit et leur interdit d’enlever leur chaussures. C’est à moi de le faire. Je me couche par terre, elles posent leurs pieds sur mon ventre. Puis j’enlève délicatement leurs chaussures et place leurs petons délicats sur mon visage. J’aime sentir l’odeur de leurs chaussettes, de leurs collants ou de leur peau. J’enfoui mon nez à la base de leurs orteils et je sens très fort leur odeur. Je ne suis pas fan de transpiration excessive alors elles font attention pour moi. J’aime sentir une odeur simple, pas parfaite mais pas répugnante non plus. Une odeur de mi-journée. Après, du bout de ma langue, je les taquine lentement. Je suçote tendrement leurs orteils, cela les chatouille parfois et j’adore ça. Elles aiment ça aussi, elles refusent simplement de l’avouer pour la plupart. Certaines me le font comprendre : elles repèrent la bosse dans mon pantalon et joue avec du bout des orteils. Cela me tue et me fait jouir en peu de temps.

            Une fois, une est même descendue pour me faire une fellation. Placée à califourchon sur moi, dos tourné à moi, je pouvais déposer de délicats baisers sous la plante de ses pieds tandis que sa langue s’affairait autour de mon gland. Je sens encore sa bave couler le long de ma verge tandis qu’elle me faisait découvrir les tréfonds de son oralité.

            Elle se prénommait Marine et je pense avoir payé une grande partie de ses études de droit. Une complicité était née entre nous et nous fîmes en quelques années un nombre incalculable de séances. Elle me laissait tout faire avec ses pieds, me suppliait parfois de la faire jouir et m’apportait de nombreuses douceurs du bout de sa langue en retour. Je lui donnais de l’argent en échange. Elle n’en voulait pas systématiquement, m’avouant aimer nos jeux, elle ne voulait pas faire cela pour l’argent tandis que moi je voulais simplement l’aider et lui faire plaisir en retour. Elle en avait besoin et j’avais besoin d’elle. C’était une sorte de cercle vertueux. Cela dura des années et tout se termina à la fin de ses études, lorsqu’elle fût obligée de s’en aller loin pour trouver du travail. Nous nous sommes donc quittés sans regrets, enivrés des doux moments passés ensemble, d’un accord commun pour chasser la nostalgie.

            Elle ne me manque pas aujourd’hui, je suis content de me dire qu’elle à un bon travail même si cela l’éloigne de moi. J’ai repris ma vie là où je l’avais laissé : boulot, photo, dodo. Parfois boulot, étudiante, photo, dodo. Selon l’humeur. J’ai très envie de rencontrer une étudiante, ça me manque. Je passerai des heures à lécher ses pieds et à sucer ses orteils, elle gémira timidement, refoulant l’excitation que je ferai naître en elle, et moi, de mon côté, je m’autoriserai quelques orgasmes plus ou moins assumés selon la nature du courant qui passera entre nous.

            Voilà l’état actuelle de ma vie, je ne vois pas quoi vous dire de plus. Je suis un homme sans véritable ambition, satisfait de savoir vivre de sa passion. Je suis Allan, photographe amateur et je ne fais rien de mal, je ne suis pas un monstre, je prends simplement des photos. 

 

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